Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer

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Institut français de recherche
pour l'exploitation de la mer
image illustrative de l’article Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer

Création
Siège Issy-les-Moulineaux
Pays Drapeau de la France France
Rattachement Ministère de l'Écologie
Ministère de l'Agriculture
Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche
Président François Jacq (qui pourrait en 2018 devenir directeur du CEA, en remplacement de Daniel Verwaerde)[1].
Disciplines Biologie marine, océanographie, aquaculture, géosciences marines, gestion des ressources vivantes,
Site web www.ifremer.fr

L'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer ou IFREMER) est un établissement public à caractère industriel et commercial sous la tutelle du ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie et du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

Le budget de l'IFREMER est rattaché au programme 172 Recherche et enseignement supérieur du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche au titre du PLF 2016.

Cet institut est né de la fusion des deux organismes, le Centre national pour l'exploitation des océans (CNEXO) et l'Institut scientifique et technique des pêches maritimes (ISTPM) par le décret du .

Missions[modifier | modifier le code]

Les missions de cet Établissement public à caractère industriel et commercial(EPIC) sont les suivantes :

  • Connaître, évaluer et mettre en valeur les ressources des océans et permettre leur exploitation durable.
  • Améliorer les méthodes de surveillance, de prévision, d'évolution, de protection et de mise en valeur du milieu marin et côtier.
  • Favoriser le développement économique du monde maritime.

En collaboration avec les universités du littoral, les principaux organismes de recherche français, (CNRS, IRD, INRA, SHOM) et l'Union européenne (DG Recherche, DG Pêche, DG Environnement), l'Ifremer participe à la stratégie nationale pour la mer et les océans[2]. L'Ifremer est en première ligne sur la priorité de cette stratégie, appelée « investir dans l'avenir », qui suppose de « mieux connaître pour mieux gérer ».

Robert Ballard obtient un partenariat avec l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) en 1985 afin de retrouver l'épave du Titanic. En juillet, tandis que Ballard recherche les deux sous-marins nucléaires, l'équipe française dirigée par l'océanographe Jean-Louis Michel entame la recherche du Titanic à bord du navire océanographique Le Suroît.

Domaines d'activité[modifier | modifier le code]

L'Ifremer concentre son action dans les domaines suivants :

  • Surveillance, usage et mise en valeur des mers côtières
  • Surveillance et optimisation des productions aquacoles
  • Ressources halieutiques
  • Exploration et exploitation des fonds océaniques et de leur biodiversité
  • Circulation et écosystèmes marins, mécanismes, évolution et prévision
  • Grands équipements au service de l'océanographie
  • Transfert de connaissances vers les entreprises et valorisation de ses activités

L'Ifremer a publié des ouvrages retraçant ses activités de recherche. Les activités éditoriales sont désormais confiées aux éditions Quæ, qui regroupent les éditions de quatre instituts de recherche : Cemagref, Cirad, Ifremer, Inra.

L'Ifremer détient 14 % de la société CLS (Collecte Localisation Satellites) basée à Ramonville et dont l'une des activités principales est l'océanographie opérationnelle[3]

Accusations concernant la mortalité inhabituelle des huîtres[modifier | modifier le code]

Face à la mortalité inhabituelle frappant les huîtres françaises depuis 2008, le tribunal administratif de Rennes, saisi en 2010 d’une demande d’enquête judiciaire, a sévèrement mis en cause le rôle de l'Ifremer face à l'infection herpétique qui touche les huîtres[4]. Les ostréiculteurs accusent par ailleurs l’Ifremer d’être, via la création et commercialisation d’huîtres stériles modifiées au niveau des chromosomes et à croissance rapide, les huîtres "triploïdes", la cause d’un appauvrissement du patrimoine génétique des huîtres traditionnelles bivalves[5]. Ces soupçons ont conduit une de leurs associations  à saisir en référé le tribunal administratif de Rennes contre l’Ifremer en octobre 2014[6].

Historique[modifier | modifier le code]

La loi de finances du , avait créé l'Office scientifique et technique des pêches maritimes (OSPTM), devenu l'ISTPM (Institut scientifique et technique des pêches maritimes), succédant au Service scientifique des pêches maritimes, lui-même successeur du Service technique des pêches maritimes[7].

Le CNEXO est lui créé en 1967 par Yves La Prairie pour remplacer le COMEXO (Comité pour l'exploitation des océans).

L'Ifremer est issu de la fusion entre le CNEXO et ISTPM décidée en conseil des ministres le « afin d'assurer la cohérence et la pleine efficacité de la recherche marine »[8]. La création officielle est entérinée par un décret du .

Implantation géographique[modifier | modifier le code]

L'Ifremer est présent dans 25 sites répartis sur tout le littoral métropolitain et dans les DOM-TOM. L'Institut est composé de 5 centres (Boulogne, Brest, Nantes, Toulon et Tahiti), d'un siège social (Issy-les-Moulineaux) et d'une vingtaine de départements de recherche rattachés à ces centres :

Coopérations internationales[modifier | modifier le code]

Sismographe pouvant être installé pour une durée temporaire au fond des océans

L'Ifremer participe activement aux travaux de l'Union européenne (programmes de la direction générale de la Recherche et de la direction générale de la Pêche) et au Marine Board de la Fondation européenne de la science (ESF).

Il est aussi membre d'organisations internationales œuvrant dans son domaine de compétence (Commission générale des pêches en Méditerranée, Commission océanographique intergouvernementale, convention Ospar, Conseil international pour l'exploitation de la mer).

Il contribue aux programmes internationaux de recherche (étude du climat, de l'environnement et de la biodiversité).

Il anime de nombreux accords bilatéraux (Japon, États-Unis, Canada, Australie, pays européens).

Flotte[modifier | modifier le code]

Les navires et équipements sous-marins de l'Ifremer sont gérés par Genavir, un armateur externe.

Navires[modifier | modifier le code]

Le Pourquoi pas ? et la Thalassa à quai à Brest

Hauturiers[modifier | modifier le code]

Côtiers[modifier | modifier le code]

Systèmes sous-marins[modifier | modifier le code]

Engin d'observation sous-marine
Le Cyana

Présidents[modifier | modifier le code]

L'Ifremer est dirigé par le président du conseil d'administration, nommé par décret pour un mandat de cinq ans[10].

Période Nom Nomination
1984-1990 Yves Sillard
1990-1995 Pierre Papon
1995-2000 Pierre David
2000-2005 Jean-François Minster
2005-2013 Jean-Yves Perrot
Depuis septembre 2013[11] François Jacq Décrets 12 septembre 2013[12] et 18 juin 2015[13].

Il est assisté par un directeur général délégué, actuellement Patrick Vincent.

Archive Institutionnelle[modifier | modifier le code]

Archimer est l'archive institutionnelle de l'Ifremer, lancée en 2005 à l'initiative de la Bibliothèque La Pérouse. Elle permet aux chercheurs de l'Institut de déposer leurs publications, rapports, thèses, actes de colloques en libre accès.

Toutes les disciplines de l'Ifremer y sont représentées : biologie, écologie, aquaculture, pêche, océanographie physique, géologie, climatologie, économie, droit, etc.

Cet outil, basé sur le mouvement Libre accès, permet de valoriser les travaux des chercheurs ; sans se substituer aux revues scientifiques à comité de lecture dans le cas des publications.

Archimer est conforme au protocole de l’Open Archive Initiative : (OAI-PMH) et respecte les politiques des éditeurs en matière d'auto-archivage[14].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'actuel patron de l'Ifremer va prendre la tête du CEA , AFP et Connaissance des énergies, le 06 avril 2018
  2. livre bleu: la stratégie nationale pour la mer et les océans http://www.sgmer.gouv.fr/IMG/pdf/2009-12-08_-_Livre_bleu.pdf
  3. http://www.cls.fr/web/fr/3-groupe-cls.php
  4. Martine Valo, « Les éleveurs d'huîtres et de moules crient leur désarroi », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  5. Charlotte Chabas, « Mort des huîtres : l'un des suspects chargé d'enquêter », Rue 89,‎ (lire en ligne)
  6. Isabelle Rimbert, « Les huîtres sont malades, l’Ifremer est attaqué », Reporterre,‎ (lire en ligne)
  7. « Archives historiques: OSTPM (Office Scientifique et Technique des Pêches Maritimes) », Ifremer, (consulté le 5 décembre 2016)
  8. Rapport annuel 1982 [lire en ligne], Cnexo, p. 9
  9. Décret no 2009-33 du 9 janvier 2009 portant création de l'établissement public de coopération scientifique « Université Lille Nord de France » Lire sur Légifrance (Université du Littoral - École centrale de Lille)
  10. Archives de l'Ifremer, Ifremer.fr, consulté le 14 octobre 2013
  11. « François Jacq, nouveau patron de l'Ifremer », sur Le Télégramme,
  12. Décret du 12 septembre 2013, JORF no 0213 du 13 septembre 2013 page 15441
  13. Décret du 18 juin 1995, JORF no 0140 du 19 juin 2015 page 10108
  14. Sherpa/Romeo, politique d'auto-archivage des éditeurs

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]