Alghero

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Alghero (L'Alguer en catalan,S'Alighéra en sarde et L'Alieraen sassarese) est une ville italienne d'environ 44 000 habitants, située dans la province de Sassari en Sardaigne, sur la côte nord-occidentale.

Alghero
L'Alguer
Vue de la côte de la ville et ses bastions.
Vue de la côte de la ville et ses bastions.
Nom sarde S'Alighéra
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Flag of the Italian region Sardinia.svg Sardaigne 
Province Sassari 
Code postal 07041
Code ISTAT 090003
Code cadastral A192
Préfixe tel. 079
Démographie
Gentilé (it) algheresi, (ca) alguerès, algueresa
Population 44,000 hab. (31-12-2010[1])
Densité 0,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 40° 33′ 00″ N 8° 19′ 00″ E / 40.55, 8.3166740° 33′ 00″ Nord 8° 19′ 00″ Est / 40.55, 8.31667
Altitude Min. 7 m – Max. 7 m
Superficie 22 443 ha = 224,43 km2
Divers
Saint patron San Michele Arcangelo
Fête patronale 29 septembre
Localisation

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L'Alguer
Liens
Site web (it) http://www.comune.alghero.ss.it/ (ca) http://www.ciutatdelalguer.it/

Une partie de sa population est originaire de la Catalogne de la fin de l’âge moyenne, quand à l’époque l’île faisait partie du Royaume d’Aragon. La ville a en fait préservé l’usage de la langue catalane, reconnue comme officielle par la République Italienne et par la région, sous le nom de dialecte alguérois (alguerès). Alghero abrite aussi une délégation institutionnel de la Generalitat de Catalunya, le gouvernement catalan.

La ville est l’une des principales en Sardaigne, étant la cinquième en population et une des portes d’accès à l’île grâce à l’aéroport de Alghero – Fertilia. Sa côte est connue comme la Rivière du Corail, à cause du fait qu’on peut trouver une variété de corail rouge très précieux. L’artisanat et la vente de corail sont l’un des moteurs économiques de la ville.

Alghero est aussi une ville universitaire, la 3ème de la région après Cagliari et Sassari, elle abrite le département d’architecture de l’Università degli Studi di Sassari, le marché touristique représentant une grosse partie des activités de la ville. Elle fut la 10ème ville plus visité de l’Italie en 2012.

Situation[modifier | modifier le code]

Alghero est située dans le nord-ouest de l'île de Sardaigne, sur une petite péninsule. Sa côte est longue de 68 km grâce à sa géographie assez complexe, avec plusieurs petites baies et petits fleuves. Le cap Caccia, situé à 24 km de la ville, fait partie d'une zone protégée. Alghero est contigu aux communes de : Olmedo, Putifigari, Sassari, Uri, Villanova Monteleone. Elle fait partie de la Riviera del Corallo, connue pour ses coraux rouges, très prisés.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat d’Alghero est humide à cause de la présence de la mer, ce qui donne des températures moins froides en hiver. Les étés sont chauds et agréables, comme dans la plupart de la méditerranée. Au nord de la ville on trouve des observatoires météorologiques où des prévisions pour tout le nord de l’île sont faites.

Caractéristique linguistique[modifier | modifier le code]

Monument à l'unité de la langue catalane à Alghero

Alghero est un îlot linguistique, la seule ville de l’Italie où le catalan est officiel et où l’on parle le dialecte alguérois depuis des siècles. La ville fut repeuplé par des Catalans au XIVe siècle et à cause de cela jusqu’à il n’y a pas longtemps la plupart de la population parlait catalan alguérois. Après la Seconde guerre mondiale, par contre, l’immigration des personnes parlant le sarde, l’école, la télévision et les journaux en italien ont fait que moins de familles aient transmis le catalan à les nouvelles générations.

Depuis 1997 le catalan a une reconnaissance e des lois spécifiques de promotion, et des entités comme Omnium Cultural ou Obra Cultural de l’Alguer promeuvent la langue et culture propres. Un 30% de la population parle encore alguérois, figure vachement plus élevée quand il s’agit des personnes qui la comprennent.

La ville ancienne d’Alghero montre beaucoup de caractéristiques de l’architecture médiévale des Pays Catalans. Les alguérois appellent leur ville aussi ‘Barceloneta’ –petite Barcelone- à cause de leur ascendance et de la fraternité avec la capitale catalane. La signalisation toponymique est affichée en double forme bilingue.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Plaque de signalisation bilingue

Alghero est nommé L'Alguer en catalan, S'Alighéra en sarde et L'Aliera en sassarese. Les origines du toponyme sont incertaines : il dériverait des algues (des posidonies), mais il s'agit sans doute d'une étymologie populaire, même si le même phénomène et le même radical existent pour Algajola et sa voisine L'Île-Rousse (ancienne Algilla), en Haute-Corse. D'autres revendiquent une origine arabe, de « al giaz ira », qui veut dire « péninsule ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Le territoire d'Alghero fut tout d'abord peuplé il y a environ 6 000 ans pendant le néolithique : de nombreux monuments, dont des nécropoles dites ipogeiche à Santu Pedru et à Aghelu Ruju, et les villages nuragiques de Palmavera et Sant'Imbenia sont dus à la culture nuragique. Les Phéniciens y construisirent l'un de leurs ports les plus importants grâce aux nombreuses ressources, surtout d'eau douce.

Alghero garde peu de traces de l'époque romaine, dont le village de Santa Imbenia, le sanctuaire de la Purissima et le pont sur l'étang du Calich.

La ville subit plusieurs dominations de pays plus puissants. La vieille ville fut fondée dans la première moitié du XIe siècle par les nobles de la famille génoise des Doria. Sa position stratégique et la présence d'eau souterraine (alimentant encore des puits dans la vieille ville) attira de nombreuses convoitises. En 1283, les Pisans essayèrent d'en prendre le contrôle mais échouèrent et, en 1353, la ville fut conquise par le royaume d'Aragon, qui expulsa la population locale et y installa massivement des familles catalanophones de Barcelone. Certains soutiennent que ces Catalans étaient en majeure partie des criminels graciés sortis des prisons catalanes, et des prostituées, thèse non acceptée par les algheresi d'aujourd'hui[réf. nécessaire]. C'est à la même époque que la ville est frappée par la peste noire.

Alghero est laissée sans protection militaire pendant la seconde moitié du XIVe siècle et la crise du royaume d'Aragon, laissant la voie libre à Eleonora d'Arborea et à son mari Brancaleone Doria de conquérir la ville.

L'économie se trouve en crise en 1492 lors de l'expulsion des Juifs du territoire (il y avait une grande communauté juive) ; elle restera faible jusqu'en 1503 et l'édit papal.

L'empereur Charles Quint visite Alghero en 1541, accompagné de l'amiral Andrea Doria.

La peste frappa de nouveau en 1652 lors de l'arrivée d'un navire provenant de Catalogne ; de nombreux Algheresi tentant d'échapper à l'épidémie en fuyant la ville répandirent la maladie sur tout le territoire. L'épidémie ne s'éteindra qu'après quatre années.

En 1720, la maison de Savoie prit le contrôle, mais Alghero et sa culture catalane résistèrent aux changements imposés par les Savoyards.

La région fut bombardée pendant la Seconde Guerre mondiale et occupée par les troupes allemandes. Les Algheresi réussirent à se révolter, surtout parce que la ville elle-même ne fut pas trop endommagée par les bombes. Les habitants qui perdirent leurs maisons furent logés dans le collège des Jésuites et l'église San Michele ; ces lieux gardent encore des traces de leur passage.

Pendant les années 1960, Alghero vit une période de grande croissance accompagnée d'une forte spéculation immobilière, et la construction de plusieurs hôtels le long de la côte.

Monuments et patrimoine[modifier | modifier le code]

Les plusieurs étapes historiques que Alghero a vécu ont crée une variété de monuments, bâtiments et lieux d’intérêt très riche. Depuis le néolithique, époque dont on conserve encore beaucoup de vestiges, jusqu’au présent, dans les dernières décades Alghero s’est développée tant que ville touristique pas juste grâce aux plages et beautés naturelles mais aussi par le patrimoine bien préservé.

Sites archéologiques[modifier | modifier le code]

Il existe de nombreux sites archéologiques extra-urbains : la nécropole d'Anghelu Ruju et celle de Santu Pedru, une villa de l'époque romaine, Santa Imbenia, le lieu dit Purissima (peut-être l'emplacement de la cité perdue de Carbia), et les complexes nuragiques de Palmavera et Santa Imbenia, ainsi que plusieurs monuments nuragiques éparpillés dans le territoire. Il y a aussi une tombe de la famille royale d'Aragon.

Fortifications[modifier | modifier le code]

Fortifications de la ville d'Alghero

Alghero est l'une des seules villes italiennes à avoir gardé environ 70 % de ses fortifications (il manque la partie qui va du Fort de la Maddalena à la Tour de l'Esperò Rejal). Récemment restaurés, les tours et le mur offrent une promenade sur la côte qui continue avec un chemin construit pendant les années 1950, et qui va de la plage de Bosa au port d'Alghero, où il rejoint la rambla. Les bastions qui défendent la vieille ville sont de l'époque catalano-aragonaise ; partant de la piazza de Sulis, ils portent tous des noms de célèbres explorateurs : Marco Polo, Pigafetta, Magellan, Maddalena... Il y a plusieurs portes et tours à partir de la piazza di Porta Terre : Torre di Porta Terra ou degli Ebrei, construite grâce aux contributions de l'importante communauté juive, Torre di San Giovanni, Torre del 'Esperó Reial ou dello Sperone, di San Giacomo ou dei cani (« des chiens », parce qu'elle servait autrefois de fourrière), della Campana, della Polveriera, di Sant'Elena, di Garibaldi ou della Maddalena, où se trouve le fort de la Maddalena, aujourd'hui en ruines. Au port se trouve une petite tour qui servait à saluer et à protéger les marins qui partaient, la tour della Madonnina (« petite Madone »), où l'on prie encore pour une bonne prise et du beau temps. Il existe plusieurs autres tours à Alghero, dont del Lazzaretto, Nuova, del Bulo, Pegna, del Porticciolo, et de Bantini Sale à Porto Ferro.

Il n'y a pas que des fortifications catalanes ; pendant la Seconde Guerre mondiale furent construits plusieurs forts et fortifications à Alghero et dans toute la Sardaigne. Beaucoup furent utilisés comme habitations temporaires ; certains le sont encore, provoquant des tensions avec les bases de l'Otan proches. Plusieurs sont encore visitables.

Palazzi[modifier | modifier le code]

Il y a de nombreux palais à Alghero, de styles les plus variés. Les ruines de la maison de Giuseppe Manno, un homme politique italien, ont été démolies il y a plusieurs années. L'ancien hôpital, longtemps abandonné, abrite aujourd'hui la faculté d'architecture de l'université de la Méditerranée.

Églises[modifier | modifier le code]

Dôme polychrome de Saint Michel

Les églises de la ville ont surtout été construites dans la période allant du XIVe au XVIIe siècles. La cathédrale, vouée à Sainte Marie, fut construite au XVIe siècle. Il existe d'autres lieux de culte catholique aux alentours, dont le sanctuaire de Notre-Dame de Valverde. En ville, au delà de la cathédrale, les églises plus importantes sont:

  • Notre Dame du Carme, du XVIIe;
  • Église de Santa Barbara, du XVe: la plus vieille de la ville, à présent orthodoxe;
  • Église de Saint François avec le cloître, du XIVe;
  • Église de Saint Michel et dôme polychrome, du XVIe.

Territoire[modifier | modifier le code]

Une autre caractéristique d’Alghero c’est son paysage. Hors centre historique et les quartiers urbains, le vaste territoire de la commune a plusieurs plages, baies et parques naturels. Le Cap Caccia est l’un des symboles de la ville.

Côte et plages[modifier | modifier le code]

  • Spiaggia di Poglina o della Speranza
  • San Giovanni.
  • Maria Pia.
  • Le Bombarde.
  • Lazzareto

Parcs naturels[modifier | modifier le code]

  • Area naturale marina protetta Capo Caccia - Isola Piana.
  • Parco regionale di Porto Conte.
Vue panoramique de l'Isola Foradada

Transports[modifier | modifier le code]

Transport[modifier | modifier le code]

Même placée sur une île, Alghero est une ville bien communiquée. Des routes connectent avec Sassari, la capitale de la province, avec le port principal à Porto Torres ou encore l’aéroport de Fertilia, qui fait d’Alghero l’une des villes plus visitées en Italie grâce aux vols nationaux et internationaux. 

Routes[modifier | modifier le code]

Port de la ville d'Alghero.

Strada statale 127bis Settentrionale Sarda, jusqu’à Porto Conte au nord et vers Sassari a l'est.

Strada statale 291 della Nurra, de Fertilia jusqu’à Sassari.

Strada provinciale 42 dei Due Mari, elle arrive jusqu’au port de Porto Torres

Strada provinciale 105 Alghero-Bosa, route panoramique começant au sud de la ville et en parcourant le litoral jusqu’à Bosa.

Strada statale 291 dir del Calich, reliant La ville et l’aéroport.

Train[modifier | modifier le code]

Alghero possède aussi une station de trains au quartier de la Pietraia, avec plusieurs liaisons journalières avec Sassari, capitale de la province.   

Port[modifier | modifier le code]

La ville a un port sportif aux pieds du centre, modern et équipé pour les plaisanciers. La liaison par bateau de passagers, par contre, est assurée à Porto Torres, a quelques 30 kilomètres au nord. Depuis là on peut arriver à Gênes, Civitavecchia ou Barcelone

Aéroport[modifier | modifier le code]

L’aéroport international de Alghero – Fertilia (code AITA : AHO) est placé à quelques 10 kilomètres du centre ville, et constitue la principal liaison entre le nord-ouest de l’île, l’Italie continentale et l’Europe. Le développement de la ville pendant les derniers ans et une partie clé de l’économie de Alghero se doivent aussi à la croissance de l’aéroport.

Jumelage[modifier | modifier le code]

Alghero est jumelée avec quatre villes des pays catalans, deux en Catalogne, Balaguer et Tarragona, une en Andorre, Encamp, et une aux iles baléares, Palma.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Habitants recensés


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • L'écrivain Pasqual Scanu y est né en 1908.
  • Francesco Manunta (1928 - 1995), né et décédé à Alghero
  • Le footballeur Antonello Cuccureddu est né à Alghero en 1949 et y a passé son enfance.

Mention littéraire[modifier | modifier le code]

  • Nicole Yrle, Couleur corail, éditions Cap Béar,‎ , 236 p. (ISBN 9782350661223) : une grande partie du roman se déroule à Alghero.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Source de traduction[modifier | modifier le code]