La Tour-de-Peilz

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La Tour-de-Peilz
Blason de La Tour-de-Peilz
Héraldique
Vue de la maison communale de La Tour-de-Peilz
Vue de la maison communale de La Tour-de-Peilz
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Vaud
District Riviera-Pays-d'Enhaut
Localité(s) et Communes limitrophes
(voir carte)
Localités :
La Tour-de-Peilz
Communes limitrophes :
Montreux, Vevey, Blonay, Saint-Légier-La Chiésaz
Syndic Lyonel Kaufmann
Code postal 1814
N° OFS 5889
Démographie
Gentilé Boélands
Population 11 207 hab. (31 décembre 2014)
Densité 3 459 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 27′ 00″ N 6° 52′ 00″ E / 46.45, 6.866646° 27′ 00″ Nord 6° 52′ 00″ Est / 46.45, 6.8666
Altitude 382 m
Superficie 324 ha = 3,24 km2
Divers
Langue Français
Localisation

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La Tour-de-Peilz
Liens
Site web www.la-tour-de-peilz.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

La Tour-de-Peilz est une ville et une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district de la Riviera-Pays-d'Enhaut.

Origine[modifier | modifier le code]

Dans son livre « Noms de lieux des pays franco-provençaux[3] », Georges Richard Wipf écrit que « le gallois blaidd (loup) étant à l'origine des termes bela, belau, bele et bel, ce qui postule blebel, on peut penser que *bleiz a aussi pu évoluer [...] en *beilz, d'où *peilz[3]. » L'auteur prend toutefois soin de préciser qu'« il ne s'agit que d'une hypothèse, mais elle expliquerait le nom de Peilz (La Tour-de-Peilz, VD)[3]. »

Cette étymologie est toutefois controversée et plusieurs autres explications ont été avancées. Celle retenue de préférence aujourd'hui est une origine remontant à un gentilice latin Pellius, hypothèse confortée par le lieu-dit En Peilz, à l'est de la ville, où ont été retrouvés de nombreux vestiges romains[4].

Premières mentions du toponyme: 1163, (la) Philippus de Turre; 1229, (la) pro vinea de Pel; 1294, (la) apud Turrim de Peilt[4].

La commune aurait également donné son nom à l'île de Peilz, îlot se situant à l'embouchure du lac. À son sujet, un article paru en 1868 dans un numéro de la Revue moderne sous la plume d'un militaire et homme politique français — le comte Émile de Kératry — précise ce qui suit :

« Il n'existe que deux petites îles dans le lac de Genève [...] La seconde est à un quart de lieue en avant du port de Villeneuve ; elle est plantée de peupliers et n'a guère plus de 20 mètres carrés. Elle porte le nom d’île de Peilz ; on lui a aussi donné récemment celui d’île des Deux-Amants, après une triste catastrophe dont elle fut le théâtre[5]. »

Géographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, La Tour-de-Peilz mesure 3,24 km2[2].

La Tour-de-Peilz se situe au bord du lac Léman, entre Vevey et Montreux.

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, La Tour-de-Peilz possède 11 207 habitants fin 2014[1] Sa densité de population atteint 3 459 hab./km². Les habitants s'appellent les Boélands et les Boélandes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le sol de La Tour-de-Peilz a livré des vestiges celtes, Romains et Burgondes. Vers le milieu du XIIe siècle, ce territoire dépend de l'évêque de Sion, qui l'a donné en fief aux comtes du Genevois. Ces derniers inféodent la partie nord aux seigneurs de Fruence[6], et la partie méridionale à des ministériaux qui prennent le nom de La Tour (première mention en 1160). Vers 1250, Pierre II de Savoie acquiert ce territoire et son successeur, le comte Philippe Ier de Savoie, y fonde en 1282 une ville neuve dotée de franchises. Pour renforcer sa position, il agrandit le château (1282-1288) et contribue à l'édification d'une enceinte urbaine (dès 1284 en bois, 1288 en maçonnerie)[7].

Dans le cadre des guerres de Bourgogne le , la ville est prise et pillée par les troupes confédérées. Après la conquête du Pays de Vaud par les Bernois en 1536, La Tour-de-Peilz fait partie du bailliage de Chillon (soit Vevey dès 1735)[7], organisation politique qui prévaut jusqu'au , date de la Révolution vaudoise.

Formation[modifier | modifier le code]

La Tour-de-Peilz compte plusieurs établissements scolaires publics et privés. Les Collèges de Vassin (enfantine), Cadet Rousselle (enfantine et 1-2 primaire), Bel-Air (enfantine et 1-4 primaire), Courbet (enfantine et 1-4 primaire), Marronniers (5-6-7 secondaire), Mousquetaires (7-8-9 secondaire), Charlemagne (3 primaire et classe à effectif réduit) ainsi que le gymnase de Burier (CESSEV) font partie du domaine public, alors que l'établissement Blancpain est privé.

Patrimoine bâti[modifier | modifier le code]

Domaine de La Doges, maison de campagne, aujourd'hui siège de la section vaudoise de Patrimoine suisse.

Musées[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Gustave Courbet (1819-1877), peintre français, chef de file du courant réaliste. Engagé dans les mouvements politiques de son temps, il a été l'un des élus de la Commune de 1871. S'exile et meurt à La Tour-de-Peilz, jumelée à Ornans, sa ville de naissance.
  • Henri Duparc, compositeur français, (1848 - 1933) vit à La Tour-de-Peilz de 1906 à 1913.
  • Jacques de Bourbon (1870-1931), duc d'Anjou et de Madrid, y est né.
  • A. J. Cronin (1896-1981), l'auteur écossais, y est enterré.
  • La famille d'Igor Markevitch (1912-1983), compositeur et chef d'orchestre, s'y installe en 1916, après avoir quitté la Russie et un bref séjour à Paris.
  • Claude Nicollier, (1944), astrophysicien et 1er astronaute suisse, y a passé son enfance. Il a effectué plusieurs vols dans l'espace, et lors d'une mission, a réparé le télescope spatial Hubble.
  • Claude de Ribeaupière, dit Derib, dessinateur de bandes dessinées, créateur de Buddy Longway, Yakari, etc.
  • Jacques Piccard, scientifique, océanographe, fils d'Auguste Piccard et père de Bertrand Piccard, il est le premier homme avec Don Walsh à être descendu, en 1960 à 10'916 mètres au fond de la Fosse des Mariannes, au large des Philippines (Fosse océanique de plus de 10'000 mètres de profondeur, endroit le plus bas du monde). Jacques Piccard est mort à La Tour-de-Peilz le .
  • Jacqueline de Quattro, Conseillère d'État du Canton de Vaud (PRD) (2007).
  • Peter Brabeck-Letmathe, directeur et président du conseil d’administration de Nestlé.
  • Jean Jardin, (1904-1976) directeur du Cabinet du président du Conseil, Pierre Laval, réfugié en Suisse après la guerre.
  • Yves Débonnaire (1956), entraîneur-formateur de l'ASF et consultant sportif de la TSR.
  • Jean-Claude Biver (1949) président du pôle horloger du groupe de luxe LVMH, a acquis en 2005 le château La Poneyre, situé sur les hauteurs de La Tour-de-peilz.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Population résidante permanente au 31 décembre 2014 », sur Statistiques Vaud (consulté le 3 mars 2015)
  2. a et b « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  3. a, b et c Georges Richard Wipf, Noms de lieux des pays franco-provençaux : région Rhône-Alpes, Suisse romande, Val d'Aoste : histoire et étymologie, La Ravoire, imprimeries réunies de Chambéry,‎ , 342 p. (ISBN 2-904234-00-4, notice BnF no FRBNF34728901, lire en ligne), p. 223
  4. a et b Dictionnaire toponymique des communes suisses (Centre de dialectologie, Université de Neuchâtel), Frauenfeld, Lausanne 2005, p. 501.
  5. Émile de Kératry (directeur de publication), Revue moderne, vol. 48, Paris, bureaux de la Revue moderne, Lacroix, Verboeckhoven & Cie,‎ (ISSN 1246-0028, notice BnF no FRBNF32860778, lire en ligne), pp. 490-491
  6. Ernst Tremp, « Fruence » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du 8 octobre 2009.
  7. a et b Elisabeth Salvi, « Tour-de-Peilz (La) » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du 25 février 2014.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]