Saint-Romain-en-Jarez

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Saint-Romain-en-Jarez
Vue générale.
Vue générale.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Saint-Étienne
Canton Sorbiers
Intercommunalité Communauté urbaine Saint-Étienne Métropole
Maire
Mandat
Gilles Pérache
2014-2020
Code postal 42800
Code commune 42283
Démographie
Population
municipale
1 212 hab. (2014en augmentation de 5.57 % par rapport à 2009)
Densité 71 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 33′ 25″ nord, 4° 32′ 06″ est
Altitude Min. 360 m – Max. 920 m
Superficie 16,96 km2
Localisation

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Saint-Romain-en-Jarez est une commune française située dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie du département de la Loire, de l'arrondissement de Saint-Étienne, et du canton de Sorbiers. Les habitants de Saint-Romain-en-Jarez s'appellent les Saint-Romanaires. Les communes limitrophes sont Chagnon, Valfleury, Saint-Christo-en-Jarez, Marcenod, Sainte-Catherine (Rhône), Saint-Martin-la-Plaine, Genilac.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Romain-en-Jarez
Marcenod Larajasse, Sainte-Catherine
(Rhône)
Saint-Didier-sous-Riverie
(Rhône)
Saint-Christo-en-Jarez Saint-Romain-en-Jarez Saint-Martin-la-Plaine
Valfleury Chagnon Genilac

Étymologie[modifier | modifier le code]

Avant la Révolution française, Saint-Romain-en-Jarez était une paroisse très étendue qui recouvrait un territoire correspondant aux communes actuelles de Cellieu, Chagnon, Saint-Christo-en-Jarez, Sorbiers, Fontanès (Loire).

Elle s'est placée sous la protection de saint Romain, nom porté par plusieurs martyrs et saints de l'Église (institution), et assez répandu dans la région lyonnaise. La commune prit le nom de Romain-les-Vergers en l'an II 1793, pendant la Révolution française, avant de s'appeler Saint Romain en Jarret en 1801 puis Saint-Romain-en-Jarez en 1914.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Jarez.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Ce sont les moines bénédictins partis du monastère de La Chaise-Dieu qui les premiers vinrent dans le pays pour le défricher et y fonder un prieuré. (Vers 1050). Le prieuré dépendait de l'abbaye de Île Barbe près de Lyon ; cette affiliation est confirmée par une bulle (diplomatique) du pape Eugène III le 26 février 1153, puis d'Innocent IV le 17 novembre 1250[1].

Le prieuré, protégé des regards extérieurs par une muraille occupait le centre du village.

Il était constitué d'une église dont le clocher faisait office de tour de guet, et d'un logement pour les religieux. Comme il devait gérer un temporel constitué de censives, il était bordé par des bâtiments d'exploitation, écurie, cellier, pressoir, four, halle aux grains... pour l'usage desquels les habitants devaient acquitter les banalité (droit seigneurial).

Photographies anciennes[modifier | modifier le code]

alternative textuelle
Saint-Romain-en-Jarez au début du XXe siècle.
alternative textuelle
Greffeurs de ceps de vigne au début du XXe siècle.

2 octobre 2003, explosion à Saint-Romain-en-Jarez[modifier | modifier le code]

Un incendie se déclare à Saint-Romain-en-Jarez, dans un hangar agricole contenant de gros ballots de paille (démarrage de l'incendie), une chambre froide pour la conservation des fruits, des cagettes en plastique de fruits, vides et quatre tonnes d'ammonitrate conditionné en big-bags (sacs de 500 kg).

L'incendie se propage de la paille aux parois de la chambre froide, puis aux cagettes en plastique, qui brûlent et fondent, faisant ainsi un mélange détonant avec le nitrate agricole. Il s'est écoulé environ 1 heure 15 minutes entre l'appel aux pompiers pour éteindre le feu de paille et l'explosion du nitrate. Dix-huit personnes ont été blessées, principalement des pompiers, dont deux grièvement[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Saint-Romain-en-Jarez est l'une des 10 communes du canton de Rive-de-Gier qui totalisait 26 521 habitants en 1999. Le canton fait partie de la troisième circonscription de la Loire et de l'arrondissement de Saint-Étienne.

Saint-Romain-en-Jarez fait partie de la juridiction d’instance de Rive-de-Gier et de grande instance ainsi que de commerce de Saint-Étienne.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

  • La commune de Saint-Romain-en-Jarez adhère à la communauté urbaine Saint-Étienne Métropole . La communauté urbaine de Saint-Étienne Métropole est un établissement public de coopération intercommunale (EPCI). Son organisation se rapproche de celle d'une commune. Chaque collectivité adhérente dispose d'un nombre de sièges proportionnel au nombre des habitants. Ses compétences concernent le développement économique, l'aménagement du territoire, l'enseignement et l'éducation, les équipements sportifs et culturels, l'environnement et le cadre de vie, les transports.
  • Le Syndicat intercommunal du pays du Gier[3], est l'héritier de la "Conférence intercommunale" organisée par les communes de la Vallée du Gier au cours des années 1980. De 13 adhérents en 1986, la "Conférence" se transforme en syndicat intercommunal regroupant 23 communes en 1995. Ses missions concernent la promotion du territoire, la vie sociale et culturelle, l'agriculture, le tourisme, l'environnement…

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Saint-Romain-en-Jarez 1948 à 1972[4]
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Henri Poncet    
2003 2008 Claude Fleury    
mars 2008 octobre 2008 Henri Poncet    
octobre 2008 en cours
(au avril 2014)
Gilles Perache    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 212 habitants, en augmentation de 5,57 % par rapport à 2009 (Loire : 1,48 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 112 1 116 1 173 1 181 1 206 1 160 1 169 1 214 1 217
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 206 1 141 1 105 1 047 1 044 1 023 1 062 1 018 990
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 008 963 885 817 807 838 820 781 805
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
783 739 705 767 813 926 1 080 1 168 1 212
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La chapelle du Pinay[modifier | modifier le code]

La première chapelle de petites dimensions avait été construite à la suite de la peste de 1522, sur une colline face au village. L'édifice actuel a été construit sur le même emplacement, en 1859, dans le style néogothique très en vogue à l'époque.

L'église[modifier | modifier le code]

Elle est située sur l'emplacement de l'église (édifice) romane du prieuré, tombée en ruines au début du XIXe siècle.

Le château de Senevas[modifier | modifier le code]

Adossé sur les pentes de la montagne du Châtelard, c'est une ancienne maison forte qui dépendait de la baronnie de Riverie. Il a appartenu à plusieurs familles avant d'être démantelé pendant la Révolution française.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

François Chorel[modifier | modifier le code]

  • Né à Saint-Romain vers 1640, émigré en Amérique, marchand et trafiquant de fourrures il se fit attribuer des terres dans l'ancien comté de Champlain au Québec[9].

Melchior Arod, marquis de Saint-Romain (1611-1694)[modifier | modifier le code]

Son père, Antoine Arod avait acheté la seigneurie de Senevas au seigneur de Riverie en 1625. Filleul de Melchior Mitte de Chevrières, seigneur de Saint-Chamond, il lui servit de secrétaire lorsque Richelieu l'envoya en Allemagne pendant la Guerre de Trente Ans. À partir de 1641, Melchior Arod a en qualité de Résident, représenté la France auprès de la Suède avant d'accomplir plusieurs missions en Allemagne ; ses succès lui valurent d'être nommé ambassadeur extraordinaire chargé de négociations plus difficiles.

Après la signature des Traités de Westphalie en 1648, il prit le parti de la Fronde ce qui lui valut plusieurs années d'exil dans son château de Senevas où il résida jusqu'en 1664. Profitant des rentes procurées par la commende de plusieurs abbayes, il aménagea et embellit la forteresse de Senevas. Entre 1664 et 1669 il fut envoyé au auprès du roi Alphonse VI de Portugal. À son retour Louis XIV, lui décerna le titre d'ambassadeur et le chargea de missions importantes entre 1671 et 1685 : au Portugal, en Suisse, à Francfort en 1682, puis encore deux ans au Portugal avant de terminer sa carrière comme conseiller d'État.

Sport[modifier | modifier le code]

En 1955 est créé le club de basket-ball de la Jeanne d'arc Saint Romain en Jarez. L'équipe une évolue actuellement en DM3 dans la salle municipale Henri Poncet[réf. nécessaire].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gardes, Gilbert (sous la direction de), Grande Encyclopédie du Forez et des communes de la Loire : la vallée du Gier - le Pilat, Éditions Horvarth, 1986, (ISBN 2-7171-0333-3)
  • Houssel Jean-Pierre, Les Monts du lyonnais, La Taillanderie, 2005, (ISBN 2-87629-314-5)
  • Latreille André (sous la direction de), Histoire de Lyon et du Lyonnais, Éditions Privat, 1988, (ISBN 2-7089-4751-6)
  • Plessy Bernard, La vie quotidienne en Forez avant 1914, Hachette, ISBNAdossé sur les pentes de la montagne du Châtelard, c'est une ancienne maison forte qui dépendait de la Baronnie de Riverie. Il a appartenu à plusieurs familles avant d' être démantelé pendant la Révolution française. 2-01005672-8
  • Plessy Bernard, Le Pays du Gier, Éditions lyonnaises d'art et d'histoire, 1996, (ISBN 2 84147 028 8)
  • Poncet Michel, Atlas des paysages de la Loire, Conseil général de la Loire, 2002, (ISBN 2-912026-00-8)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Saint-Romain en Jarez, in Gardes, Gilbert (sous la direction de), Grande Encyclopédie du Forez et des communes de la Loire : la vallée du Gier - le Pilat, Éditions Horvarth, 1986, (ISBN 2-7171-0333-3)
  2. « Incendie dans un hangar agricole et explosion d'engrais à Saint Romain en Jarez (42), le 2 octobre 2003 », base ARIA (analyse, recherche et information sur les accidents), Ministère du Développement durable (consulté le 20 avril 2013).
  3. Syndicat intercommunal du Pays du gier, site officiel
  4. Archives municipales de
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. Commission Franco-Québécoise sur les lieux de Mémoire Communs, ces villes et villages de France... berceau de l'Amérique française, LDMC. Publication, juin 2008, (ISBN 978-2-917808-02-3), p. 73