Rive-de-Gier

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Rive-de-Gier
Vue générale du nord-ouest de Rive-de-Gier.
Vue générale du nord-ouest de Rive-de-Gier.
Blason de Rive-de-Gier
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Saint-Étienne
Canton Rive-de-Gier
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté urbaine Saint-Étienne Métropole
Maire
Mandat
Jean-Claude Charvin
2014-2020
Code postal 42800
Code commune 42186
Démographie
Gentilé Ripagériens
Population
municipale
14 730 hab. (2014en diminution de -3.69 % par rapport à 2009)
Densité 2 010 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 31′ 49″ nord, 4° 37′ 04″ est
Altitude Min. 227 m – Max. 394 m
Superficie 7,33 km2
Localisation

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Liens
Site web rivedegier.fr

Rive-de-Gier est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Ripagériens.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Entrée de la Loire en Rhône-Alpes, Rive-de-Gier est à la croisée des deux départements de la Loire et du Rhône.

Situation[modifier | modifier le code]

La commune s'étend sur 7,33 km2, en fond de vallée, marquée par une urbanisation dense et ancienne.

Elle est desservie par l'autoroute A47 (Lyon - Saint-Étienne) et par une voie ferrée (parmi l'une des premières construites en France), avec un cadencement de 70 TER par jour ouvré en direction des deux métropoles régionales.

Elle est bordée de coteaux, avec au sud le massif du Pilat et au nord les monts du Lyonnais.

Communes limitrophes de Rive-de-Gier
Genilac Saint-Martin-la-Plaine Saint-Joseph
Lorette Rive-de-Gier Saint-Maurice-sur-Dargoire
Farnay Farnay Châteauneuf

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Plusieurs affluents du Gier délimitent les différents quartiers de la ville. Sur la rive gauche, au sud de la ville se trouve la Durèze qui prend sa source à Valfleury et qui croise le Gier vers l'ancien château du Sardon. Le Feloin qui prend sa source à Saint Romain en Jarez qui longe le quartier des Vernes et qui rejoint le Gier sous sa couverture au niveau de la Boirie. Le Frigerin est un petit ruisseau qui passe par Montbressieux et se jette dans le Gier au niveau du quartier de la Roche. Le Besançon vient de Sainte Catherine sous Riverie et retrouve le Gier vers la Madeleine. Sur la rive droite, le Grézieux délimite la ville de Lorette et de Rive de Gier. L'Egarande nait à Farnay et se termine vers la gare SNCF. Le Couzon a pour origine la commune de Pavezin et se jette dans le Gier sur le quartier Couzon vers la Maison des jeunes et de la culture. Le Bourbouillon apparait dans le quartier Couzon et la Gaise qui passe par le vieux bourg de Chateauneuf et rejoint le Gier au niveau de la Madeleine[1].

Le 2 novembre 2008, la ville a subi une importante inondation causant des dégâts dans le centre-ville, dans les commerces et les équipements locaux. Le débit maximum estimé est de 295 m3/seconde et la crue atteint à certains endroits du centre-ville 230 cm de hauteur[2].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le territoire communal se trouve au-dessus du bassin houiller de la Loire.

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans l'ensemble de la région lyonnaise, le climat y est de type océanique dégradé (selon les critères de la classification de Köppen). Il présente cependant un caractère continental assez marqué avec des hivers parfois rigoureux (gelées fortes et chutes de neiges épisodiques) et des influences méditerranéennes avec des périodes de sécheresse estivale qui alternent avec des épisodes orageux. Le territoire de la commune, située au fond de la vallée du Gier entre les monts du Lyonnais et le Pilat, profite d'une position d'abri par rapport aux vents dominants l'ouest. Il est par contre exposé à l'affrontement des masses d'air continentales et méditerranéennes canalisées par l'encaissement des vallées de la Saône et du Rhône. Il en résulte une grande variabilité du temps qui ne permet pas aux moyennes climatiques de rendre compte de la réalité des intempéries qui s'y succèdent : orages violents et sècheresse de l'été, épisodes neigeux ou gelées succédant à un printemps précoce…

Relevé météorologique de Rive-de-Gier
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0 1 4 6 10 14 16 16 12 9 4 2 7,9
Température moyenne (°C) 3 4,5 8,5 12,5 15 19 21,5 21,5 17 13 7 4,5 12,25
Température maximale moyenne (°C) 6 8 13 15 20 24 27 27 22 17 10 7 16,3
Précipitations (mm) 38,2 34,3 33,1 59,7 59,5 50,8 45,3 50,3 65,2 82,9 67,8 43,3 6 304
Source : Relevé météo de Rive-de-Gier[3]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
6
0
38,2
 
 
 
8
1
34,3
 
 
 
13
4
33,1
 
 
 
15
6
59,7
 
 
 
20
10
59,5
 
 
 
24
14
50,8
 
 
 
27
16
45,3
 
 
 
27
16
50,3
 
 
 
22
12
65,2
 
 
 
17
9
82,9
 
 
 
10
4
67,8
 
 
 
7
2
43,3
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Les données[4].

Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Nice 2 694 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Rive-de-Gier 2 007 h/an 708 mm/an 25 j/an 29 j/an 20 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le quartier du Grand-Pont demeure excentré, regroupe plus de 20 % de la population totale de la commune et concentre des équipements éducatifs (collège François-Truffaut, centre social Armand-Lanoux), sportifs (stade d'honneur et gymnase) et culturels (chapelle et mosquée) importants, le grand-pont va faire l'objet de grande transformation urbaine par le biais de l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU).

Voies et lieux-dits[modifier | modifier le code]

229 odonymes recensés à Rive-de-Gier
au 8 mai 2014
Allée Ave. Bld Chemin Clos Cours Imp. Montée Pass. Place Pont Quai Rd-point Route Rue Ruelle Square Autres Total
1 [N 1] 3 [N 2] 1 [N 3] 39 4 [N 4] 6 [N 5] 27 [N 6] 0 2 [N 7] 7 [N 8] 1 [N 9] 1 [N 10] 0 11 106 [N 11] 0 1 [N 12] 19 [N 13] 229
Notes « N »
  1. Allée des Peschures.
  2. Avenue Charles de Gaulle, Avenue du Forez et Avenue Maréchal Juin.
  3. Boulevard des Provinces.
  4. Clos Cegedur, Clos Grataloup, Clos Hutter et Clos Pinchon.
  5. Cours du 8-Mai-1945, Cours du 11 novembre, Cours de l'Arzelier, Cours de Verdun, Cours Gambetta et Cours Nelson Mandela
  6. Dont Impasse du 1er-Mai.
  7. Passage de la Rivière et Passage Jean Mermoz.
  8. Place Chipier, Place d'Egarande, Place de l'Hôtel de Ville, Place du Commerce, Place du Forez, Place du Général Valluy et Place Pasteur.
  9. Pont Lamartine.
  10. Quai Fleurdelix.
  11. Dont Rue du 19-Mars-1962 et Rue du 1er-Mai.
  12. Square Marcel Paul.
  13. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, lotissements, résidences, quartiers, parcs, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & OpenStreetMap

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

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Au fil du temps[modifier | modifier le code]

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Au temps des Celtes et de la Gaule romaine, une frontière entre les Ségusiaves et les Allobroges[modifier | modifier le code]

Rive-de-Gier s'écrit sans « s », bien que cette ville occupe, actuellement, les deux rives de la rivière qui se nomme le Gier.

Le Gier a été couvert sur la majeure partie de sa traversée de Rive-de-Gier et il n'est plus possible de le voir dans le centre de la ville.

Au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Jarez et Permutation (1173).

Le nom de Rive-de-Gier est utilisé pour la première fois au XIe siècle[5].

Sous le règne de Philippe-Auguste (1165-1223), Renaud de Forez fit entourer de murs et fossoyer la cité.

En 1447, un livre terrier fait mention d'un hôpital.

À la fin du XVIe siècle la population est estimée à entre 1 600 et 1 700 âmes.

Entre 1562 et 1864 ont lieu des affrontements entre Protestants et Catholiques.[réf. souhaitée]
[réf. souhaitée]

Le roi Henry IV (1553-1610) serait passé à Rive-de-Gier[6].

La ville subit la peste de 1629 qui amène la création de la confrérie des Pénitents blancs, puis une autre calamité naturelle, la crue catastrophique du Gier en 1684 et ensuite la famine de 1694. Le XVIIe siècle voit également l’essor de l’extraction de la houille qui s’exporte vers la vallée du rhône par une navette quotidienne de muletiers.

Pendant le soulèvement de Lyon contre la convention nationale en 1793, 13 des 1200 lyonnais passant par la ville en revenant de Saint-Étienne où ils étaient allés chercher des armes périrent, massacrés par les habitants de Rive-de-Gier au lieu-dit du Grand-Pont.

Ni le château, ni l'église romane de Rive-de-Gier ne subsistent aujourd'hui.

Une ville pionnière de la Révolution industrielle[modifier | modifier le code]

Le Gier n'étant pas navigable, un canal fut ouvert vers Givors en 1779, le Canal de Givors dont il ne reste aujourd'hui plus que quelques vestiges, pour assurer le transport du charbon de Rive-de-Gier. Même si les tarifs de ce canal sont jugés prohibitifs, des usines sont installées au pied des mines, d'abord surtout des verreries (1800-1820) puis plus tard des forges. Un an après la percée du canal, la première verrerie de Rive de Gier fut érigée, vers 1780 et deux autres la suivirent. La famille Robichon rachète une verrerie en 1814 pour y introduire le verre à vitre. Elle sera rejointe par les Lanoir et en 1834 par les Richarme.

Le canal sera remplacé par la première voie ferrée pour voyageurs en France construite à partir de 1827 par la Compagnie du chemin de fer de Saint-Étienne à Lyon. Rive-de-Gier abrite le premier tunnel ferroviaire sans doute réalisé en France, au lieu-dit Couzon sur la voie qui relie Saint-Étienne à Lyon. Le charbon augmente ses débouchés, ce qui permet d'investir et réaliser des économies d'échelles avec d'autres usages. En 1830, 20% de la production de charbon de Rive-de-Gier servait à alimenter les verreries. La profession a la réputation d'avoir des valeurs familiales et catholique extrêmement fortes: devenir aumônier des verriers était l'un des postes les plus demandés au sein du clergé[7]. En 1844, un auteur constate que la population a deux fois doublé en trente ans et que le nombre de verreries est passé de cinq à quarante[8]. Toutes les verreries fusionnent en 1853[7], pour former la "Compagnie Générale des verreries de la Loire et du Rhône", qui concentre 37 fours à verre, parmi lesquels 7 fours à vitres et 22 fours à bouteille, répartis entre Givors (9), Rive-de-Gier (25), tandis que Vienne en compte une et Saint Étienne deux[7].

La région stéphanoise doit ses succès au charbon et sa relative abondance mais aussi au dynamisme inventif de ses entrepreneurs, souvent extérieurs à la région, dans le ruban (Denis Épitalon, Jean-Étienne Giron), le lacet (Richard), le coton (Déchelette), la métallurgie (Petin et Gaudet, Félix-François Verdié), ou la construction mécanique (Benoît Fourneyron, Adrien de Montgolfier-Verpilleux) ont laissé un souvenir dans la région[9]. En 1856, la voisine Saint-Etienne, septième ville de France, est promue préfecture et abrite la plus grande manufacture d'armes portatives du pays.

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L'exploitation de la houille[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Houillères de la Loire.

En 1837, les différentes compagnies de mine de Rive-de-Gier vont s'associer pour créer la Compagnie Générale des Mines de Rive-de-Gier afin de pouvoir acheter les pompes nécessaires à l'exhaure des travaux souterrains. Cette compagnie voyant ses réserves de charbon s'épuiser, elle va tenter de s'implanter à Saint-Étienne vers 1840. Elle deviendra dans un premier temps la Compagnie Générale des Mines de la Loire puis après absorption des compagnies stéphanoises la puissante Compagnie des Mines de la Loire.

En 1840, le bassin forézien (Firminy, Saint-Étienne, Rive-de-Gier) est le plus important de France. Environ 2.400 mineurs travaillent dans 86 puits, appartenant à 17 compagnies[10], soit une moyenne de 145 mineurs par compagnies, avec un actionnariat distant: “le bassin de Saint-Étienne est sorti presque tout entier des mains des habitants du pays ; il a appartenu, en réalité, à des Parisiens, à des Lyonnais, etc.”. À Rive-de-Gier, une partie de la population vit de la mine depuis déjà cinquante ans. La production a été multipliée par 4 depuis la fin de l’Empire (1815)[10]. La hausse du prix du charbon en 1831-1836 entraîne une forte demande sur les concessions. La baisse du prix amène rapidement à créer une "Compagnie de l’Union", association pour la vente, et une "Compagnie Générale" pour "éviter les inconvénients d’une trop grande concurrence”. Elle réduit les salaires, ce qui déclenche une première grève, lancée le 17 février 1840[10].

Face à la baisse des salaires journaliers et l'augmentation de la durée de la journée imposée par le nouveau directeur de la compagnie, Ambert, les mineurs entamèrent en avril 1844 une longue grève (dite "coalition des mineurs de Rive-de-Gier") qui se prolongea jusqu'à la mi-mai et constitua le premier mouvement social de cette ampleur sur le bassin. Riposte déterminée et organisée à une coalition patronale, ce mouvement utilise la violence, les grévistes tendent une embuscade sanglante aux troupes qui emmenaient vers Saint-Étienne des mineurs prisonniers[10]. Mais chez les mineurs, la combativité ne se prolonge pas spontanément en conscience politique : à la fin de 1844, ils ne signent pas (à la différence des verriers) la pétition du Censeur “pour l’organisation du travail”[10].

La verrerie[modifier | modifier le code]

Si la production du Verre a été longtemps localisée près des forêts qui fournissaient le charbon de bois nécessaire à la combustion, leur diminution au XVIIIe siècle amené les verriers à se rapprocher des lieux de production de Houille. En 1749, la Verrerie de Michel Robichon originaire de Franche-Comté s'est installée à Givors où elle utilisait le sable du Rhône comme matière première et le charbon de Rive-de-Gier comme combustible. En 1788, il existait deux verreries à Rive-de-Gier, elles produisaient des bouteilles et des gobelets. Au début du XIXe siècle, la société Robichon vint s'installer à Rive-de-Gier en rachetant plusieurs verreries, elle introduisit la production de verre plat. Vers 1830, la trentaine de verreries présentes dans la ville employait environ 1200 personnes. La verrerie Richarme fondée en 1826 dans le quartier d'Egarande s'était spécialisée dans la fabrication des bouteilles.

En 1848 c'est Jean-Marie Sigward[11], un verrier, qui fait acclamer la République[12].

L’introduction du four à gaz de coke de Siemens en 1877 par Pétrus Richarme, qui sera député de la Loire de 1876 à 1881, rend possible le travail 24 heures sur 24 avec l'introduction de la coulée en continue et des augmentations de cadences, ce qui accule à la fermeture les usines les moins rentables. En parallèle, la production de charbon s'est mise à décroitre vers 1880, à cause de la concurrence de nouveaux gisements houillers plus jeunes (Nord, Saint Étienne, Alès), d'où un déclin industriel de la commune, qui est cependant appelée ponctuellement à suppléer d'autres régions en cas de conflit, comme lors de la longue grève des verriers de Carmaux en 1894, ou d'occupation allemande comme à la fin de la première guerre mondiale. L'entreprise de Pétrus Richarme a fonctionné jusqu'en 1958 avant d'être démolie. Duralex, qui a cessé son activité en 2006, était la dernière verrerie. Fondée en 1906 par Emile Hémain avant de fusionner avec Souchon-Neuvesel en 1958 et d'intégrer le groupe BSN en 1966, elle était installée dans le quartier de Couzon.

La métallurgie[modifier | modifier le code]

Des ateliers de forge constituent les véritables moteurs économiques de la ville avec les noms de Lucien Arbel, Marrel, Petin-Gaudet… Symbole de cette époque, la cheminée des Forges anciennement Marrel sur le site de Châteauneuf (Loire), construite en 1866 et l'une des plus hautes d'Europe avec ses 108 mètres, a été classée monument historique en 1992.

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La construction mécanique[modifier | modifier le code]
Paysage urbain des années 1900 : la rue de Lyon.

Rive-de-Gier dans la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

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Pendant la guerre, Rive-de-Gier fut un haut lieu de la résistance. Le commandement de l'armée secrète LOIRE de 1942 à 1945 est dirigé par le commandant Jean Marey très aimé par ses hommes. Le commandant René Gentgent le seconde et fait la liaison avec les différents chefs de la Loire. (Un certain antagonisme a existé entre les deux hommes, Marey s'étant vu imposer Gentgen à son poste).

À Rive-de-Gier le lieutenant colonel de réserve Marcel Arnaud travaille dans le civil à l'usine Duralumin (proche de Rive-de-Gier). En 1942, il fonde un petit groupe avec du personnel de tout niveau de cet établissement pour tenter de résister dans la discrétion mais leurs moyens restent très faibles (en particulier des ouvriers).

En juillet 43, le commandant Jean Marey se déplace pour lui demander de prendre le commandement de l'Armée Secrète du secteur de Rive-de-Gier. L'A.S de Rive-de-Gier est constituée avec les éléments d'origines de Duramulin. En octobre 43, différents petits groupes de résistance sont englobés ( "Libération", "Combat", "Franc-Tireur"). En février 44, après l'arrestation du lieutenant Brodin responsable du secteur de Saint-Chamond, Marcel Arnaud assume la responsabilité de l'armée secrète de l'ensemble de la Vallée du Gier (Rive-de-Gier, Lorette, Grand-Croix et Saint-Chamond). Un lieutenant d'Arnaud finit par être arrêté avec ses deux fils sûrement sur dénonciation (Van Geit André et Gilbert). Arnaud décide de quitter son appartement (qui sera visité deux fois par les Allemands) et est caché par la directrice d'une école primaire (école Burdeau puis rapidement Benoît Bouché). Il fonde alors un maquis sur les hauteurs de Rive-de-Gier à Rémilleux avec une dizaine d'hommes le 6 juin 1944. Effectif qui passe à 30 hommes en juillet et 70 hommes en août 1944. Leurs activités consisteront à faire sauter des trains, couper l’électricité, faire parvenir des journaux, organiser des parachutages etc. Parallèlement, existeront un groupe de partisans de 25 hommes à Grand-Croix et un groupe de partisans de 50 hommes à Rive-de-Gier. Tout cet ensemble va former en août 1944 le G.M.O VOSGES et une compagnie de secteur, lesquels participent aux combats de Rive-de-Gier (le 20 et 21 août 1944). Ils continuent avec l'aide du G.M.O Bonnevial de Saint-Chamond à Givors, Brignais, St-Genis-Laval et Lyon (du 22 au 28 août 1944)[13].

À noter : plusieurs parachutistes anglais et américains furent cachés dans l'école par la directrice pendant plusieurs années, les Allemands ne les trouvèrent jamais. R.Gentgen a écrit trois ouvrages après les décès de J. Marey et M. Arnaud, il a minoré l’œuvre de Marcel Arnaud ou, simplement, ne l'a que peu citée. Les deux personnages étant en froid et ayant des convictions opposées.

Armée Secrète de Rive-de-Gier 1944 "Maquis de l'AS Rémilleux qui devient le G.M.O VOSGES

  • Commandant A.S Vallée du Gier : ARNAUD Marcel (nom de guerre Michel)
  • Commandant du groupe : lieutenant KUPPISH Robert (nom de guerre Servais)
  • Adjoints : sous-lieutenant MONNET Marius ; sous-lieutenant COSTES Joseph ; sous-lieutenant ALBERT Louis
  • Maquisards :

COSTE Joseph dit Laffy : COSTE Antoine dit Bob : BONNAY Antoine dit Tane: DOREL dit Fil de Fer ou Pépé : MARTIN-ROSSET dit Lili : OTTAVIANO Jean dit Robin : RIVOLLIER Jean-Marie : FREDO Joseph : MURE dit Gicus: LOCHE Louis dit Loulou : LOCHE Jean dit Jeannot : KUPPICH dit Servais : TOLEDO Joseph : CHOMAT Jean : CHARMET Étienne : REYNAUD Léon : PLANCOULAINE Roger.

Le 20 août 1944, l’Armée Secrète de Rive-de Gier se sera particulièrement distinguée au combat causant la mort du chef de la Gestapo de Saint-Étienne Neumann dit "Armand Bernard et Laloue chef de la milice ainsi que la récupération de matériels militaires, de documents, sans omettre la retraite désespérée des Allemands qui en découla.

Libération : le 21 août un comité local de libération se forme, parmi ses membres on retrouve Marcel Arnaud, Germaine Martin-Rosset et Alice Escoffier. Marcel Arnaud est pressenti un temps pour devenir maire. C'est finalement Claude Drivon qui sera rétabli dans ses fonctions[14].

L'après guerre[modifier | modifier le code]

Rive-de-Gier a subi de plein fouet la désindustralisation massive des années 1980-90, avec la perte massive d'emplois industriels, la fermeture de la SSFR dont le point d'orgue fut la démolition de l'ancienne Halle sur la ZAC JB Berlier en 1995 (le dernier vestige étant "l'arc de triomphe" métallique, ancien pont en fer puddler sur la place Chipier), et la fermeture récente de la dernière verrerie en activité dans la vallée du Gier (juillet 2008).

Chronologie[modifier | modifier le code]

  • 1749: création de la Verrerie de Michel Robichon à Givors, 200 salariés
  • 1780: percée du Canal de Givors
  • 1785: un lyonnais, nommé Claudius, construit une verrerie à Rive-de-Gier
  • 1788: les de Bolot s'associent aux de Neuvesel, originaires de Plancher-les- Mines, pour construite des fours à Givors
  • 1788: la production de charbon atteint 150 000 tonnes
  • début du XIXe siècle, la Verrerie de Michel Robichon s'installe à Rive-de-Gier en rachetant plusieurs verreries
  • 1810: le canal de Saint-Quentin, entre l’Oise et l’Escaut, facilite l’arrivée de houille du Nord et d’outre-quiévrain à Paris
  • 1812: travaux cartographiques de Louis-Antoine Beaunier, sous-sol découpé en 64 concessions. Les mines emploient alors entre 300 et 400 hommes autour de Saint-Étienne3, un peu plus du double sur l'ensemble du bassin
  • 1815: la production de charbon décolle, elle sera multipliée par 4 en 25 ans
  • 1820: l'activité dopée par la perte des départements belges et la Roer
  • 1822: projet fragile du canal latéral à la Loire entre Briare et Digoin, qui ignore Saint-Étienne et Roanne
  • 1826: les frères Richarme créent leur verrerie
  • 1827: ouverture de la Compagnie du chemin de fer de Saint-Étienne à Lyon, fini en 1834
  • 1828: cahier des charges de la Compagnie du chemin de fer d’Andrézieux à Roanne
  • 1831: la ville compte une trentaine de verreries, dont 12 consacrées à la fabrication de verre à vitres, qui emploie 1200 personnes[15]
  • 1831-1836: hausse du prix du charbon, forte demande sur les concessions.
  • 1836: la production de charbon dépasse le million de tonnes
  • 1837: les compagnies de mine de Rive-de-Gier réunies dans la Compagnie Générale des Mines de Rive-de-Gier
  • 1840: le bassin forézien est le 1er de France: 2.400 mineurs, 86 puits, appartenant à 17 compagnies[10].
  • 17 février 1840: 1re grève des mineurs
  • 1844: "coalition des mineurs de Rive-de-Gier"
  • septembre 1845: formation d'un trust: la Compagnie des Mines de la Loire née de la fusion de la Compagnie Générale des Mines de la Loire et la nouvelle "Compagnie des Houillères de Saint-Étienne"
  • 1851: 33% du charbon produit en France vient du bassin de la Loire contre 22% dans le Nords[16]
  • 1853: toutes les verreries fusionnent en une Compagnie unique
  • 1859: les 2 bassins, Nord et Loire, sont à égalité avec 2 millions de tonnes[16]
  • 1865: Félix-François Verdié lance à Firminy la production du procédé des frères Martin pour le rail
  • 1867: Terrenoire, leader français du rail Bessemer, adopte à son tour le procédé des frères Martin
  • 1867: La Compagnie verrière décline tandis que certains dissidents progressent rapidement[15]
  • 1876: Petrus Richarme ouvre ses usines de Rive-de-Gier, premiers fours à gaz de houille de la région
  • 1873: la production de charbon atteint 3,3 millions de tonnes[17],[18].
  • 1880: Déclin général de la production de charbon et de verre
  • 1896: une statistique des verreries de la Loire et du Rhône fait état de 5 450 salariés dans cinq verreries à bouteilles, 1450 dans quatre verreries à vitres, 1 500 dans dix usines de gobeleterie et topetterie[15]
  • Entre-deux-guerres: la production atteint son apogée avec plus de 4 millions de tonnes[17],[18]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Élections[modifier | modifier le code]

La ville de Rive-de-Gier est incluse dans la circonscription de Saint-Chamond, dont le député est François Rochebloine depuis les législatives de 1988. Il a siégé successivement aux groupes Union du Centre (1988-1993), UDF (1993-2007), Nouveau Centre (2007-2012) puis Union des démocrates et indépendants (depuis juin 2012).

Élections municipales[modifier | modifier le code]

Les électeurs ripagériens ont voté lors dès le premier tour des élections municipales de 2008 à (54,28 % des suffrages exprimés en faveur de la liste conduite par le maire sortant et conseiller général UMP Jean-Claude Charvin. La liste de gauche (PS) conduite par laconseillère régionale PS Christiane Farigoule a obtenu 20,07 % (démissionnaire depuis le 27/01/2011)[19] des suffrages exprimés et la liste Gauche citoyenne et écologiste (PC-Les verts-DVG) conduite par Jean Point 26,65 %. La taux de participation était de 61,69 %[20].


Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire de la commune de Rive-de-Gier sont les suivantes :

Élection Territoire Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Municipales Rive-de-Gier Maire Jean-Claude Charvin 2014 2020
Départementales Rive-de-Gier Conseillers départementaux Jean-Claude Charvin
Séverine Reynaud
29 mars 2015 2021
Législatives 3e circonscription Député François Rochebloine
Régionales Rhône-Alpes Président du conseil régional Jean-Jack Queyranne 2015
Présidentielles France Président de la République François Hollande
Autres résultats : Élections à Rive-de-Gier

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Rive-de-Gier.
Liste des maires depuis 1944[21]
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1946 Claude Drivon    
1946 mai 1953 Eugène Condamin    
mai 1953 mars 1977 Emile Hémain CNIP Industriel
mars 1977 juin 1995 André Géry PCF Conseiller général du canton de Rive-de-Gier (1979-1985) - Conseiller régional (1986-2004)
juin 1995 en cours Jean-Claude Charvin  ? puis UMP puis Les Rép. Vice-président du conseil général de la Loire jusqu'en 2011
Conseiller général (1985-2015) puis départemental (depuis 2015) du canton de Rive-de-Gier
Vice-président de Saint-Étienne Métropole

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Prévention et sécurité[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages et partenariats[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[22],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 14 730 habitants, en diminution de -3,69 % par rapport à 2009 (Loire : 1,48 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 226 4 263 5 300 6 456 9 706 9 567 11 543 11 911 13 186
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
14 720 14 202 14 381 13 946 15 004 16 816 14 304 13 134 13 803
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
16 087 15 567 15 663 15 336 14 886 14 707 14 483 13 931 15 118
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
16 565 16 855 17 706 15 806 15 623 14 383 14 678 14 709 14 730
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006 [24].)
Histogramme de l'évolution démographique

À des fins de statistiques, l'Insee rattachait Rive-de-Gier, en 1999, à l'unité urbaine de Saint-Chamond (84 925 hab.) et à l'aire urbaine de Saint-Étienne (321 703 hab.)

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville administre 00écoles maternelles et 00 écoles élémentaires communales. Les Ripagériens disposent également de deux écoles privées et d'un collège privé. Le département gère deux collèges et la région un lycée général et technologique et deux lycées professionnels.

Établissements éducatifs[modifier | modifier le code]

Rive-de-Gier relève de l'académie de Lyon et de l'inspection départementale de l'Éducation nationale de la Loire.

Voici ci-dessous la liste des principaux établissements scolaires de la commune :

Établissements spécialisés[modifier | modifier le code]

Cette section n’est pas rédigée dans un style encyclopédique. Améliorez sa rédaction !
  • Chaque mardi et vendredi matin, l'un des marchés des plus importants du sud de la Loire se déroule sur la grande place, la place de la Libération. Ce marché attire près de 200 commerçants, ce qui permet de la classer au second rang des marchés de la Loire, aussi bien en termes de diversité que de qualité. Il s'agit également du premier marché du département à s'être engagé dans une démarche "marché propre". En effet, les commerçants des marchés doivent ramener l'ensemble de leurs déchets à la fin de chaque marché,
  • Chaque samedi matin, un marché de producteurs et d'artisans de bouche se déroule sur cette même place, dans le prolongement de la rue du Canal.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

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Équipements socio-culturels[modifier | modifier le code]

  • Cinéma Chaplin, situé rue Jules-Guesdes, peut se prévaloir d'une salle classée art et essai et d'une programmation mensuelle thématique intitulée les rencontres du jeudi, envisagée sous l'angle de l'information et de la participation au débat public.
  • Médiathèque Louis-Aragon, située près de l'ancien bassin du canal, a été en partie détruite lors de la crue du 2 novembre 2008.
  • L'Imprimerie : c'est un café-théâtre installé dans un ancien atelier d'imprimerie.
  • Les centres sociaux Armand-Lanoux et Henri-Matisse.
  • Le théâtre Couzon :
  • La salle de spectacle Jean-Dasté :
  • L'école de musique Vincent-d'Indy, classée "Conservatoire à Rayonnement Communal", fut créée en 1969. Elle est située 18 rue Claude-Drivon.
  • Le Festival de musique de Jazz RHINO JAZZ s'est déroulé pendant 30 ans à Rive-de-Gier (les éditions suivantes, 2009 incluse, se dérouleront à Saint-Chamond)
  • Le Festival de bande dessinée BD'ART a tenu sa 10e édition en décembre 2008;
  • Le Salon d'Automne de peinture et sculpture des Arts Ripageriens
  • Le Festival de théâtre "Les CO Errantes" se déroule chaque année pendant une semaine à Saint-Chamond, L'Horme et Rive-de-Gier. Il est organisé par l'association Coécie Théâtre et Musique.

Santé[modifier | modifier le code]

  • Hôpital Marrel qui est fait partie du centre hospitalier du pays du Gier (avec Saint-Chamond). Ce fut un hôpital général jusqu'à la fin des années 1990, toutes ces compétences ont été basculées à Saint-Chamond. Aujourd'hui il est un centre de rééducation pour les accidentés de la route, des personnes à la suite d'AVC…
  • Établissement d'accueil pour les personnes âgées dépendantes L'Orée du Pilat

Sports[modifier | modifier le code]

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Clubs[modifier | modifier le code]

Les clubs sportifs sont organisés en associations

Médias[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune de Rive-de-Gier a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ », résultat confirmé en 2014[28].

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Comme dans beaucoup des communautés avoisinantes, les services aux particuliers sont surreprésentés[32].

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Il existe une gare SNCF à Rive-de-Gier. C'est d’ailleurs sur la ligne Rive-de-Gier/Givors que roulèrent les premières locomotives françaises[réf. nécessaire].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Plan du réseau de transport (cliquer sur le lien pour le visualiser).

La commune est reliée au réseau de Saint-Étienne Métropole (STAS) par la ligne 5 (La Madeleine / Châteaucreux) et est desservie par la ligne 47 (Rive de Gier / Génilac), la ligne 46 (Rive-de-Gier / St-Martin-la-Plaine / St-Joseph). Les lignes appartiennent à la zone Grand Gier et sont accessibles grâce à un pass Grand Gier ou Toute Zone (pour aller sur Saint-Étienne).

  • La ligne 5 circule tous les jours, en semaine de 4 h 20 à 21 h 50 avec une fréquence de 10 à 15 minutes. Elle dessert Le Grand Pont, Lorette, La Grand Croix, L'horme, Saint-Chamond et Saint-Étienne son terminus.
  • La ligne 47 permet de relier la Gare et le Grand Pont au centre de la commune de 7 h à 20 h 30.
  • La ligne 47 permet de relier Gravenand et Baldeyrou au centre de la commune de 7 h à 20 h 30.

Rive-de-Gier est aussi reliée au réseau du Rhône avec la ligne 125 qui fait Rive-de-Gier - Lyon-Perrache. Cette ligne dessert Saint-Maurice-sur-Dargoire, Mornant, Brignais, Saint-Genis-Laval, Oullins et Lyon-Perrache son terminus. Les cars (moins réguliers que la ligne 5) circulent de 6 h 30 à 20 h.

Transports aériens[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments publics[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville (ancien Hôtel du canal)[modifier | modifier le code]

Patrimoine industriel et minier[modifier | modifier le code]

  • La statue de saint Éloi : elle représente Éloi de Noyon, patron des orfèvres et des forgerons devant l'entrée principale de la première usine de l'entreprise Marrel frères
  • Le canal de Rive-de-Gier à Givors : L'hôtel de ville est installé dans l'ancien hôtel de la Compagnie du Canal il est classé à l'inventaire des monuments historiques par arrêté du (arrêté du 24 juillet 1995). Le canal devait primitivement relier le Rhône à la Loire mais seule la section Givors - Rive-de-Gier a été achevée et exploitée.
  • L'ancien tunnel de Couzon : percé lors de la construction de la ligne Saint-Étienne- Lyon, c'est le premier tunnel ferroviaire français. Il a été construit par les frères Seguin entre 1826 et 1832. Désaffecté en 1858 Il est classé à l'inventaire des monuments historiques par arrêté du 2 mai 1995. Sa tête d'amont figure au cadastre AD 71, lieudit Egarande, et sa tête d'aval au cadastre AW 44, lieudit Mont Durozeil :
  • Le site de Gourd-Marin (en amont d'Egarande), est le témoin de l'exploitation minière au milieu du XIXe siècle .La tour dite de Warocquère ainsi que de l'ancien bâtiment des bains-douches qui lui est contigu (cad. AE 56) sont inscrits sur l'inventaire monuments historiques par arrêté par arrêté du 31 juillet 1995. Le puits a été ouvert au début du XIXe siècle. Vers 1850, le système de descente du personnel a été modernisé (la tour abritait une machine inventée par Abel Warocquée, destinée à la descente et à la remontée des mineurs).
Un ruban de pellicule de film déroulé
Le bâtiment d'exploitation de Gourd-Marin.

Le bâtiment des bains fut le premier de tout le bassin stéphanois (il contenait une piscine d'eau chaude destinée aux mineurs). L'ensemble des installations a cessé de fonctionner en 1953.

  • Le chevalement du puits Combélibert :
Chevalement de Combélibert
Le chevalement du puits Combélibert.

Situé à l'origine au 31, rue Michelet, il a été déplacé sur le site de Gourd-Marin et inscrit sur l'inventaire monuments historiques (date de protection : 25 août 1995). Il s'agit probablement du seul chevalement en bois datant du XIXe siècle conservé en Europe.

  • Le puits du Pré du Gourd-Marin et le chevalement de Combélibert sont des vestiges rares et particulièrement symboliques de l'exploitation houillère en France.

Habitations privées[modifier | modifier le code]

  • Château du Mouillon  : Si la partie centrale qui correspond à la maison primitive remonte au XVIIIe siècle, l'ensemble a été acquis et aménagé successivement par deux familles d'industriels ripagériens à partir de 1850. D'abord par Lucien Arbel puis en 1894 par Jean-Marie Marrel et son fils Henri qui l'on fait aménager par des décorateurs et artisans parisiens. Le bâtiment, les communs, le jardin et certaines pièces (hall d'entrée, escalier, ancienne salle à manger au nord, grand salon ovale au sud, boiseries et décor de l'ancienne bibliothèque au rez-de-chaussée, cheminée en bois du premier étage), sont inscrits à l'inventaire des monuments historiques par arrêté du 21 mars 1995[33].
  • "La maison des Hommes de pierre" a été construite entre 1880 et 1883 par Charles et Étienne Marrel à proximité de la première usine de l'entreprise Marrel Frères, rue Neuve des Verchères (aujourd' hui rue Barthélémy Brunon). La façade principale située alors route de Lyon (aujourd'hui rue Claude Drivon se distingue par ses balcons de pierre ornés de ferronneries, ses linteaux de fenêtres sculptées et les deux imposantes statues des hommes de pierre qui soutiennent le balcon du premier étage : à l'ouest le forgeron avec sa masse et son tablier de cuir, à l'est la métallurgie représentée par la pince.
Le rez-de-chaussée est occupé par trois salons de réception en enfilade qui ouvrent sur un couloir décoré par des panneaux de bois décorés faux-marbre avec un sol en mosaïque.

À gauche après l'entrée on se trouve dans un petit salon orné d'une cheminée blanche de style Louis XV . Le plafond bleu est orné de roses en trompe-l'œil. Deux doubles portes conduisent au "Grand salon" orné de boiseries et d'une cheminée noires, d'un plafond peint, oerné d'une rosace en plâtre. Un autre petit salon permet de rejoindre le couloir.

En suivant ce couloir on trouve un coin toilette avec deux vasques encastrées dans une boiserie sculptée.Ce couloir ouvre sur une cour intérieure par une verrière ornée de motifs floraux ou géométriques.
  • Les maisons de verriers.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église Notre-Dame : construite au début du XIXe siècle elle est inscrite à l'inventaire des monuments historiques y compris son décor intérieur ( arrêté du 11 mai 1981).
  • L'église Saint-Jean.

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Rive-de-Gier bénéficie du label « ville fleurie » avec « deux fleurs » attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[34].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Rive de Gier

Les armoiries de Rive de Gier se blasonnent ainsi :

D’azur à la ruche d’or ouverte de gueules, accompagnée de quatorze abeilles d’or volantes, sept de chaque côté ordonnées 4 et 3 et soutenue en pointe par deux branches de laurier de sinople, les tiges passées en sautoir en pointe et nouées de gueules.

Archives Départementales – Dossier Louis XIV – 1696 et site Armorialdefrance Daniel Juric.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Michelle Blanc, « Les bords du Gier », Mémoire des pays du Gier, no 21,‎ (ISSN 1251-0793)
  2. Roland Fournel, « Crues et inondations en 2003 et 2008 », Mémoire des pays du gier, no 22,‎ , p. 52 (ISSN 1251-0793)
  3. « Relevé météo de Rive-de-Gier », MSN Météo
  4. [1], Ville de référence Saint-Étienne.
  5. "in ripa de Gerio", Cart. Savigny, no 470, p. 253 Lire en ligne
  6. Recherches historiques sur la ville de Rive-de-Gier, Jean-Baptiste Chambeyron
  7. a, b et c "RIVE DE GIER la capitale du verre au XIXe siècle", site de la famille David, verriers. [2]
  8. "Histoire de Rive de Gier", par J.B. Chambeyron, Lyon, 1844
  9. "Les patrons du Second Empire: Loire, Saint-Étienne", par Dominique Barjot, Institut d'histoire moderne et contemporaine (Centre national de la recherche scientifique), Université de Caen. Centre de recherche d'histoire quantitative Picard, 2010
  10. a, b, c, d, e et f "Luttes ouvrières et dialecte. Guillaume Roquille, Rive-de-Gier", 1840, S.E.H.T.D, 1989, par René Merle [3]
  11. « Anarchistes? Vous avez bien dit Anarchistes? Joseph Sigward, n°19, mars 2007, 23 pages. », sur http://arrh.wordpress.com (consulté le 16 mai 2015)
  12. La Commune de Saint-Étienne, sur le portail régional Forez Info.
  13. Archives départementales de Saint-Étienne
  14. Michelle Destour, Rive-de-Gier 1939-1945 : Une ville ouvrière dans la guerre, vol. 1, Sutton, , 128 p. (ISBN 9782813806659), p. 106
  15. a, b et c "L'industrie du verre dans la région Rhône-Alpes", par Michel Laferrere, dans la Revue de géographie de Lyon 1993 [4]
  16. a et b B. MATTEI, Rebelle, rebelle, Révoltes et mythes du mineurs 1830-46, coll. milieux Champs Vallon, 1987, p.25.
  17. a et b http://dht.revues.org/633
  18. a et b Couriot l'album, Musée de la mine de Saint-Étienne, p. 17
  19. https://docs.google.com/viewer?a=v&q=cache:Oygh6zF_x9cJ:www.rivedegier.fr/files/2011/02/Conseil-Municipal-Rive-de-Gier-janvier-2011.pdf+d%C3%A9mission+de+christiane+farigoule&hl=fr&gl=fr&pid=bl&srcid=ADGEESgcYFGx3z4wyZIgmXvMGlCJroNScpO9lsehbAGFHcij5plM9HQ5pVFsFXxpnGGersQRmVJWvrFKWHZMwgQb1MBz0X1a89zMBZht4au1C6FrMXyKNRzskqLZSsyOWblDEXuee6m3&sig=AHIEtbTp4-y-J-rKZcvglFBKxLzRfFcmOw
  20. Les résultats des élections du 21/04/2002.
  21. Sources Mairie de Rive-de-Gier
  22. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  25. [5]
  26. Site officiel du club
  27. [6]
  28. « Les Villes Internet 2014 », sur le site officiel de l’association « Ville Internet » (consulté le 20 juillet 2014).
  29. Site officiel de la paroisse de Sainte-Marie-Madeleine en Gier
  30. Site de l'Église évangélique du Gier
  31. Site officiel des Témoins de Jéhovah
  32. Les territoires de l'économie lyonnaise
  33. « Château du Mouillon », base Mérimée, ministère français de la Culture
  34. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Association ripagérienne de Recherches historiques, Rive de Gier, Alan Sutton, 2000 (ISBN 2-84253-542-1).
  • Gérard Chaperon, Le Bassin minier de la vallée du Gier, Actes graphiques, 2004,
  • Claudius Chomienne, Histoire de la ville de Rive-de-Gier du canton et de ses principales industries, 1912 ; réédition : Le Livre d'histoire-Lorisse, Paris, 2003 (ISBN 2-84373-281-6)
  • Michelle Destours, Rive de Gier 1939-1945, Une ville ouvrière dans la guerre Édition Sutton, 2013, (ISBN 978-2-8138-0665-9)
  • Christian Epalle, Un canal oublié - de Givors à La Grand-Croix, Édition Atramenta, mars 2012, (ISBN 978-952-273-024-4)
  • René Gentgen, Résistance Loire, Esperluette éditions, 1993
  • Gilbert Gardes, (sous la direction de), Grande Encyclopédie du Forez et des communes de la Loire : la vallée du Gier - le Pilat, Éditions Horvarth, 1986 (ISBN 2-7171-0333-3)
  • Gilbert Gardes, La Cité industrielle, Rive-de-Gier, Mémoire d'un patrimoine, Azossi (Mémoire sculptée Association internationale), 2010 (ISBN 978-2-9535333-0-9)
  • Robert Lacombe, Recherches historiques II sur la Ville de Rive de Gier, F. Paillart, Abbeville, 1985
  • Robert Lacombe, Souvenirs sur Rive de Gier, Société d'ethnographie, 1994
  • Bernard Plessy, La vie quotidienne en Forez avant 1914, Hachette (ISBN 2-01005672-8)
  • Bernard Plessy, Le Pays du Gier, Éditions lyonnaises d'art et d'histoire, 1996, (ISBN 2 84147 028 8)
  • Marthe Arnaud, De mémoire et d'amour, Marcel Arnaud 1911 - 1944, Éditions Paradigme (ISBN 2-86878-213-2) www.editions-paradigme.com

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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