Vallée sacrée des Incas

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La vallée sacrée des Incas
Machu Picchu regardant de haut la Vallée Urubamba

La Vallée sacrée des Incas ou Vallée de l'Urubamba est située dans les Andes du Pérou, près de la capitale de l'Empire Inca, Cuzco, et au-dessus de la ville sacrée de Machu Picchu. La vallée est généralement considérée comme incluant tout ce qui se trouve entre Písac et Ollantaytambo, parallèle à la rivière Urubamba (Vilcanota ou Willcamayo), la rivière sacrée qui traverse cette vallée. Elle est alimentée par les nombreuses rivières qui descendent des vallées et gorges attenantes et regroupe de nombreux sites archéologiques et villages. La vallée était autrefois appréciée par les Incas pour ses caractéristiques géographiques et climatiques. C'était un des principaux points pour l'extraction de richesses naturelles, et on y retrouvait la plus grande production de maïs du Pérou.

Principaux sites[modifier | modifier le code]

Dans la Vallée sacrée des Incas et au-dessus se trouvent notamment les sites :

Písac[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Písac.

Huchuy Qosqo[modifier | modifier le code]

La "petite Cusco", surplombe la Vallée Sacrée au-dessus du village de Lamay et de la ville de Calca. C'est une ancienne résidence des souverains incas. On accède au site à pied depuis Tambomachay, la communauté indigène de Patabamba ou encore le village de Chinchero. Depuis la Vallée Sacrée un chemin monte depuis Lamay jusqu'au site. [réf. souhaitée]

Yucay[modifier | modifier le code]

Résidence d'été des Sapa Inca le site de Yucay a été principalement aménagé par le dernier inca Huayna Capacc. Le système monumental de terrasses et de canaux d'irrigations est un des plus impressionnants avec ceux de Pisaq et d'Ollantaytambo. L'alignement des terrasses et de leurs énormes murs de contention inclinés et le tracé absolument rectiligne des canaux d'irrigation sont parmi les exemples les plus achevés d'aménagements incas. On raconte qu'il a fallu plus de 10 000 mitayoc (hommes des communautés de l'époque ou "Ayllus" qui payaient un impôt en journée de travail à l'Inca) pour construire ce complexe et qu'il a fallu amener la terre depuis la plaine d'Anta située à près de 50 km de là. [réf. souhaitée]

Chichubamba et l'ancien palais de Huayna Capacc[modifier | modifier le code]

Situé autrefois à l'emplacement du cimetière actuel mais de dimensions plus grandes, les vestiges du palais du dernier inca montrent une architecture adaptée a la famille élargie des temps précolombiens, l'ayllu, ou dans les cas de la noblesse de l'empire, les panacas royales. Constitué d'une cancha (enclos entourée d'un mur de pierres et d'adobe)et de plusieurs maisons individuelles séparées par des patios et des murs intérieurs de séparation, le palais traditionnel incas peut couvrir plusieurs hectares. [réf. souhaitée]

Les salines de Maras[modifier | modifier le code]

Situé au-dessus de la Vallée Sacrée vers le village troglodyte de Pinocchio les femmes de Maras sont exploitées par les familles de la communauté paysanne de Maras, gros bourg campagnard situé sur le plateau qui surplombe la Vallée. Ce sont plusieurs centaines de petites terrasses qui s'étagent à flanc de la quebrada qui descend du plateau et ou le sel sèche en attendant d'être récolté et iodé. [réf. souhaitée]

La quebrada de Pumahuanca[modifier | modifier le code]

Classé comme réserve la quebrada qui s'élève jusqu'aux cimes enneigées des Pumahuanca est peuplées de nombreuses plantes endémiques et principalement de bois de qeuñas. Le qeuña est certainement l'arbre le plus haut du monde et on en retrouve à des altitudes supérieures à 5 000 m. La particularité de cet arbre est qu'il se développe en général sur les pierriers et qu'il produit lui-même son propre humus grâce à l'aspect feuilleté renouvelable de son écorce, dont les débris tombent en permanence à ses pieds et en se décomposant lui fournissent les nutriments dont il a besoin. Ses feuilles sont recouvertes d'une sorte de vernis qui empêche une trop grande évaporation de ses ressources hydriques la journée et d'un fin duvet blanc qui les protège du froid intense de l'altitude la nuit. Malheureusement et depuis l'arrivée du conquérant espagnol au XV siècle le qeuña a pratiquement disparu des environs de la Vallée Sacrée, transformé en bois de chauffage et de construction. Le fond de la quebrada de Pumahuanca montrent de beaux exemple de "qeuñales" (bois de qeuñas). [réf. souhaitée]

Les communautés indigènes d'altitude au-dessus de la Vallée Sacrée[modifier | modifier le code]

Même si a proprement parler ces communautés ne vivent pas géographiquement dans la Vallée mais plutôt dans la cordillère qui la surplombe les habitants de la Vallée les appellent "comunidades de las alturas del Valle Sagrado" (communautés des altitudes de la Vallée Sacrée). Depuis Ollantaytambo les communautés de Huilloc et Patacancha sont les plus accessibles et accueillent quelques touristes chaque année. Plus éloignées et vivant dans les quebradas qui se trouvent derrière la chaîne qui s'étend du Pitusiray au Halancoma, les communautés de Huacahuasi, Cuncani, Quishuarani, Chupani, Quelccanca, Cochayoc et Ccachín partagent les mêmes traits culturels on croise souvent leur habitants, reconnaissables à leur poncho rouge, sur les marchés de la Vallée Sacrée entre Urubamba et Ollantaytambo, ou sur la place d'Ollantaytambo. Ce sont ces "wayruros" qui forment le gros des porteurs qui travaillent sur le célèbre chemin de l'inca. D'autres communautés comme celles de Cancha Cancha et de Pacchacc, perchées au fond des quebradas adjacentes à la Vallée forment aussi partie de ce groupe culturel très distinct parmi les communautés indigènes des Andes de la région. [réf. souhaitée]

Machu Picchu[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Machu Picchu.

Ollantaytambo[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ollantaytambo.

Moray[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Moray.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

13° 20′ S 72° 05′ O / -13.33, -72.083 ()