Túpac Amaru II

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Túpac Amaru II

Description de l'image  TupacAmaruII.jpg.
Nom de naissance José Gabriel Condorcanqui Noguera
Alias
Túpac Amaru II
Naissance
Tinta, Vice-royauté du Pérou
Empire espagnol Empire espagnol
Décès (à 39 ans)
Cuzco, Vice-royauté du Pérou
Empire espagnol Empire espagnol
Activité principale Caudillo
Conjoint
Micaela Bastidas Puyucahua

José Gabriel Túpac Amaru II (), né José Gabriel Condorcanqui Noguera, fut en 1780 le chef d'un mouvement de rébellion k'ana et qanchi contre les colons espagnols au Pérou. Le mouvement échoua mais Túpac Amaru II devint une figure mythique de la lutte péruvienne pour l'indépendance et pour la reconnaissance des droits des indigènes. En 1781, il fut écartelé et décapité à Cuzco. Son action a inspiré et continue d’inspirer un grand nombre de mouvements amérindiens.

Biographie[modifier | modifier le code]

José Gabriel Condorcanqui Noguera naît le à Tinta (es), dans la province de Cusco, et reçoit une éducation jésuite à l'école San Francisco de Borja, tout en préservant une forte identification avec la population indigène. En 1760, il épouse Micaela Bastidas Puyucahua. Riche propriétaire et curaca (chef de familles indigènes), il prétend descendre en ligne paternelle du dernier Inca, Túpac Amaru (signifiant « serpent brillant » en quéchua). Il se fait donc appeler Túpac Amaru II.

Le , il prend la tête d'une révolte contre le corrégidor de Tinta, Antonio de Arriaga, qu'il fait pendre. Il réunit une armée de six mille Indiens et occupe les provinces de Quispicanchi, Cotabambas, Calca et Chumbivilcas. Après des années d'oppression, les Indiens pillent les maisons des Espagnols et tuent leurs habitants.

Écartèlement de Tupac Amaru II

En marche sur Cuzco, Amaru défait à Sangarara le 18 novembre une troupe de 1 800 hommes (Hispaniques et Indiens loyaux à la couronne) envoyée à sa rencontre. Les massacres perpétrés contre les Espagnols effrayent les ressortissants créoles qui refusent de s'associer au mouvement. Cuzco résiste et Amaru subit une série de défaites contre les troupes envoyées de Lima. Trahi par deux de ses officiers, il est capturé en mars 1781. Il doit assister à l'exécution de toute sa famille avant d'être écartelé sur la place principale de Cuzco le .

Lors de son exécution par les Espagnols, Túpac Amaru II aurait proféré : « Je reviendrai et je serai alors des millions[1] ».

La révolte se poursuit jusqu'en novembre 1781 sous les ordres d'un autre Indien, Túpac Katari[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Christophe Victor, Virginie Raisson et Frank Tétart, « Le Dessous des cartes : Atlas géopolitique », Éditions Tallandier / ARTE Éditions, 2005 (1re édition)
  2. Thomas Calvo, L’Amérique ibérique de 1570 à 1910, Nathan, 1994, 217 p.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-Danielle Demélas, « Tupac Amaru II ou le mythe de la rébellion des Andes », in L'Histoire, no 322, juillet 2007.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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