Économie du Pérou

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Pérou
Indicateurs économiques
Monnaie Nuevo sol péruvien
Année fiscale 1er janvier - 31 décembre
Organisations internationales CSN, ONU, OEA, APEC, CAN, Mercosur (associé)
Statistiques
Produit intérieur brut (parité nominale) 267,850 milliards de $ (2009)
Produit intérieur brut en PPA
Rang pour le PIB en PPA
Croissance du PIB 8 % (2010)
PIB par habitant en PPA 9 175 $ en PPA (2010)
PIB par secteur agriculture : 10 % (2010)[1]
industrie : 35 % (2010)[1]
services : 55 % (2010)[1]
Inflation (IPC) 1,8 % (2007)
Pop. sous le seuil de pauvreté 34,8 % (2009)[1]
Indice de développement humain (IDH) 69e (2008)
Population active 10 260 000 (2008)
Population active par secteur agriculture : 0,7 % (2005)
industrie : 23,8 % (2005)
services : 75,5 % (2005)
Taux de chômage
Principales industries
Commerce extérieur
Exportations 31,5 milliards $ (2010)
Biens exportés
Principaux clients
Importations
Biens importés
Principaux fournisseurs
Finances publiques
Dette publique 23,6 % du PIB (2010)[1]
Dette extérieure
Recettes publiques 37,0 milliards $ (2010)
Dépenses publiques 39,5 milliards $ (2010)
Déficit public
Aide au développement
Sources :
https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/pe.html

L'économie du Pérou est la sixième économie la plus importante d'Amérique latine après le Brésil, le Mexique, l'Argentine, la Colombie et le Chili. Elle est basée sur essentiellement sur l'exploitation, la transformation et l'exportation de ses ressources naturelles, agricoles et marines, la majorité des péruviens vivant de ces activités.

Le pays a entamé un processus d'industrialisation basé sur une ouverture économique et une politique fiscale et monétaire solide. Cette ouverture économique a débuté sous le gouvernement d'Alberto Fujimori en 1990 et avait pour but de faire face à la crise économique qui avait détruit l'industrie et provoqué une hyperinflation, jamais vue en Amérique. Cependant les bons résultats enregistrés sur le plan macro-économique, s'ils ont permis une augmentation des rentrées fiscales du gouvernement, tardent à se diffuser dans la société péruvienne qui est très inégalitaire et souffre encore d'une forte émigration de ses habitants vers l'Amérique du Nord, l'Europe, le Japon et les autres pays d'Amérique latine. Cette émigration constitue toutefois une source de rentrée de devises pour le pays grâce à l'entraide familiale.

Le taux d'inflation annuelle en 2005 a été de 1,49 % et en 2006 de 1,14 %, l'un des taux les plus faibles Amérique latine et dans le monde.

L'augmentation du produit intérieur brut (PIB) par habitant devrait être de 48 % jusqu'en 2011 selon les projections du Ministère de l'Économie et des Finances du Pérou (MEF). Il est estimé qu'en 2010 le PIB atteindra 132,500 millions de dollars, selon le ministre Luis Carranza le PIB par habitant pourrait dépasser en 2011 les 6 000 $.

Le gouvernement espère que le pays continuera à montrer une forte croissance économique, bien que cette croissance s'est réduite à 6 % pour 2009, comparativement au 9 %, de 2008.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire économique du Pérou.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

L'économie péruvienne est parmi les plus performantes de l'Amérique Latine. Le produit national brut (PNB) est passé de 47 767 millions de dollars en 1993 à 127 598 en 2008[2]. Ce dynamisme repose principalement sur les secteurs exportateurs et sur une forte augmentation de la demande interne (12,3 % en 2008), tirée par la consommation et l’investissement public et privé[3].

Depuis la politique d'ouverture lancée il y a maintenant 20 ans, l'économie péruvienne a connu de profonds changements. Des privatisations, pour un total de 9,2 milliards de dollars, principalement dans les secteurs de télécommunications et de l’énergie, ont été menées entre 1990 et 2000 et il ne subsiste plus aujourd'hui qu'une quinzaine de grandes entreprises publiques. Outre la fin des contrôles de l’État, les différents gouvernements ont établi une politique monétaire restrictive, et ont mis en place un environnement fiscal favorable pour les investisseurs. Les conséquences de cette politique économique seront positives. Le taux de croissance du PIB a dépassé la barre de 9 % en 2008, après une croissance de 8,9 % en 2007[4]. Le chômage est également en baisse : 8,5 % en 2007 contre 9,4 % en 1994.

Après avoir connu une période d'hyperinflation au cours des années 1980, la monnaie péruvienne connaît, quant à elle, une période de stabilité par rapport au dollar et aux monnaies européennes. Le taux d’inflation moyen s’est stabilisé autour de 3 %, et reste depuis plusieurs années dans les limites de la fourchette fixée par la Banque Centrale du Pérou (entre 1 et 3 %). Le taux de dollarisation de l’économie reste toutefois élevé, s’établissant à 60 % des crédits en 2006 au secteur privé contre 82 % en 2000. Parmi les grandes orientations financières, figure un axe majeur : la restructuration de la dette publique tant extérieure qu'intérieure. Elle a permis de voir passer la part de la dette interne en 5 ans de 22 à 29 %, traduisant la confiance des marchés dans les obligations d’État. La dette publique globale, à la fin septembre 2007, atteint 31 % du PIB. En termes de compétitivité, le Pérou est considéré aujourd'hui comme la première économie d'Amérique latine[5].

L'actuel gouvernement a hérité de ses prédécesseurs d'un contexte économique et financier particulièrement favorable. Dernièrement, pour faire face à la crise économique, l’économie est stimulée au moyen d’un « choc d’investissements » en infrastructures, en particulier dans les domaines de l’eau potable (programme Agua para Todos), de l’électrification rurale, des routes, ainsi que dans les domaines de l’éducation et de la santé.

Le respect des principes d'orthodoxie financière et l'amélioration de la gestion de la dette ont abouti, semble-t-il, à un rétablissement durable des équilibres macroéconomiques et à regagner la confiance des investisseurs. Cependant l'économie péruvienne doit affronter deux défis majeurs. Premièrement, le pays reste vulnérable aux fluctuations des prix des produits de base sur les marchés internationaux. Cette vulnérabilité implique une forte volatilité du PIB et cela peut avoir des effets potentiellement négatifs sur la croissance de long terme et sur le développement socioéconomique. Deuxièmement, la phase conjoncturelle doit être exploitée pour favoriser la création d’un scénario de croissance et de redistribution favorable à la lutte contre la pauvreté et au développement humain. Les études montrent qu'une couche de la population reste dans la pauvreté malgré l'essor économique notable que connaît récemment le pays. L'Institut péruvien de statistiques (INEI) avance un chiffre de 36,2 % pour 2008, perdant plus 7 points en trois ans, et la pauvreté extrême (moins d'un dollar par jour) s'élèverait à 12,6 % pour la même année[6].

Pauvreté[modifier | modifier le code]

Le nombre de pauvres a diminué de moitié en 10 ans, passant de 54,8 % de la population en 2001 à 31,3 % en 2010. Le pays sort d'une décennie de croissance sans précédent, selon l'institut national de statistiques (INEI).

Environ 9,2 millions de Péruviens vivent dans la pauvreté, sur une population totale de 29,2 millions d'habitants. gagnant moins de 264 soles (91 $) par mois. Parmi eux, il reste 2,9 millions de personnes (9,8 % de la population) qui se trouvent en dessous du seuil de la misère, fixé à 149 soles (51 $).

La pauvreté frappe surtout les zones rurales, où elle touchait encore 54,2 % de la population l'an dernier, contre seulement 19,1 % dans les villes.

Secteurs économiques[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Le pays dispose d'un potentiel agricole intéressant grâce à la grande variété de ses climats et à l'irrigation des terres désertiques de la côte.

Les productions agricoles sont :

Par ailleurs, le pays est en 2012, le principaux producteur de feuilles de coca, avec une production estimée de 128 739 tonnes, pour une culture sur 60 400 hectares[7].

Pêche[modifier | modifier le code]

La pêche au Pérou est un secteur vital qui profite des eaux poissonneuses du Pacifique. Le Pérou est le second producteur mondial avec plus de 9,5 millions de tonnes par année. Il est devancé par la Chine avec 16,9 millions de tonnes, et suivi par les États-Unis avec 5 millions de tonnes (chiffres datant de 2004).

À partir des années 1950, le Pérou a développé son industrie halieutique. À partir des années 1960, le pays fait partie des plus grands producteurs mondiaux des produits de la pêche. Dernièrement, le développement de la pêche a permis le développement du port de Chimbote.

Les produits marins suivants sont exploités :

  • Anchoveta (famille des anchois). Nom scientifique : Engraulis ringens.
  • Corvina (famille des Sciaenidae). Nom scientifique : Cilus gilberti.
  • Lenguado (famille des Soleidae).
  • Bonito
  • Jurel

L'anchoveta est utilisée pour produire de la farine de poisson. Le Pérou est le plus grand producteur de farine de poisson au monde. Une grande partie de la pêche est destinée au marché interne (surtout les régions côtières) sous la forme de poisson frais et en conserve.

Exploitation minière[modifier | modifier le code]

Le Pérou possède d'importantes richesses naturelles dans son sous-sol. Les mines produisent :

  • Plomb
  • Cuivre
  • Argent
  • Fer
  • Phosphates
  • Zinc
  • Pétrole
  • Charbon
  • Or

L'or est la principale exportation du Pérou, qui est devenu le cinquième producteur mondial. Avec 187,5 tonnes, sa production a été multipliée par huit depuis 1992.

Les mines d'or causent des destructions plus irréversibles que l'élevage ou l'abattage des arbres, même si elles occupent une moindre superficie. Non seulement les chercheurs d'or brûlent la forêt, mais ils érodent le sol, parfois sur quinze mètres de profondeur. Par ailleurs, ils polluent fleuves et rivières avec le mercure qui leur sert à amalgamer l'or. Comme l'or vaut, en 2012, 1 250 euros l'once (environ 28 grammes), six fois le prix d'il y a dix ans, au Pérou, la prospection s'intensifie[8].

Quelques sites miniers : Toquepala pour le cuivre, Yanacocha pour l'or, Uchucchacua pour l'argent...

Le Pérou possède également des ressources en gaz dans le bassin amazonien.

Énergie[modifier | modifier le code]

En 2011, la production en électricité du Pérou était de 28 millions de kWh, plus de 80 % d’origine hydroélectrique, et le reste provenant de combustibles fossiles.

Industrie[modifier | modifier le code]

Le Pérou est un pays en cours d'industrialisation, bien qu'il compte quelques productions mécaniques et électroniques. Ses industries se diversifient de plus en plus. Les produits fabriqués le sont dans des usines grandes et modernes, la plupart situées autour de Lima. Ils se concentrent essentiellement autour des secteurs de l'acier, du pétrole, des produits chimiques, des traitement de minéraux, des véhicules à moteur et de la farine de poisson.

Tourisme[modifier | modifier le code]

L’essor du tourisme au Pérou a été interrompu dans les années 1980 par le terrorisme. Dans les années 1990, avec la pacification du pays, fut créée la Commission Nationale de Promotion du Pérou (Promperú) ayant pour mission d’améliorer l’image du Pérou devant la communauté internationale.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]