Caral

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne le site archéologique. Pour l'article sur la civilisation concernée, voir Civilisation de Caral.
Ville sacrée de Caral-Supe *
Logo du patrimoine mondial Patrimoine mondial de l'UNESCO
Pyramides de Caral
Pyramides de Caral
Coordonnées 10° 53′ 30″ S 77° 31′ 17″ O / -10.8917, -77.52139 ()10° 53′ 30″ Sud 77° 31′ 17″ Ouest / -10.8917, -77.52139 ()  
Pays Drapeau du Pérou Pérou
Type Culturel
Critères (ii) (iii) (iv)
Superficie 626 ha
Numéro
d’identification
1269
Zone géographique Amérique latine et Caraïbes **
Année d’inscription 2009 (33e session)
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO

Le site archéologique de Caral, situé dans le désert près de la côte pacifique du Pérou, dans la région de Lima, province de Barranca, à 180 km au nord de Lima, est le vestige de la plus ancienne cité précolombienne d'Amérique connue à ce jour. Elle fut construite par la civilisation dite de Caral, encore appelée Norte Chico ou Caral Supe. Les analyses au carbone 14 de roseaux retrouvés en son sein datent sa construction entre 2600 et 2000 av. J.-C., ce qui fait d'elle la plus vieille ville américaine et l'une des plus anciennes au monde, contemporaine des grandes pyramides d'Egypte.

La ville sacrée de Caral-Supe (Pérou), plus vieille cité aux Amériques, a été inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco le 28 juin 2009.

Description[modifier | modifier le code]

Le site de Caral, d'après le nom du village le plus proche, est en fait un ensemble de sites archéologiques qui aurait abrité la première civilisation américaine entre 2627 et 2100 ans avant Jésus-Christ.

La population locale d'alors est estimée entre 5 et 10 mille habitants répartis sur une quarantaine de sites (18 répertoriés à cette date dont Caral, Miraya, Lurihuasi, Pueblo Nuevo, Era de Pando, Allpacoto, Peñico, El Molino, Piedra Parada, Aspero, Chupacigarro, Huacache, Cerro Blanco, Cerro Colorado, Jaiva, Pando, Liman et Capilla) qui se situent dans la vallée de Supe, de part et d'autre du rio Supe (rive droite et gauche) et des quatre vallées adjacentes. Ils sont distants les uns des autres de quelques kilomètres.

Pyramides[modifier | modifier le code]

Au-dessus des rives du Rio Supe, sur une surface de 65 000 mètres carrés se dressent six pyramides témoignant de cette culture antérieure aux Incas. En 2004 un quipu a été découvert dans une cache aménagée dans le sous-sol d'une pyramide (Christian Lemoy De l'Asie antique à l'Amérique précolombienne).

Pour déterminer l'âge de ces hautes structures de pierre, Ruth Shady Solis et ses collègues ont daté au radiocarbone... des roseaux. Les ouvriers qui ont bâti les pyramides, en effet, transportaient les roches de la rivière au chantier dans des sacs de roseaux (las Chicras). Mais, plutôt que de vider leur sac, ils le jetaient avec son contenu dans la pyramide. De bons indices de l'époque, laissés intacts par le temps sec du Pérou.

Les pyramides, entourées par plusieurs maisons, sont elles-mêmes placées autour d'une grande place publique. Munies d'un escalier, ces pyramides ne sont pas pointues comme celles d'Égypte : elles se terminent par un étage plat où se trouvent quelques pièces et un foyer. La pyramide majeure, elle, a la taille de quatre terrains de football et l'amphithéâtre qui se trouve en son milieu peut contenir plusieurs centaines de personnes. La pyramide la plus imposante s'élève à 18 mètres et a une base de 150 par 160 mètres.

L'hypothèse de la « Cité-Mère »[modifier | modifier le code]

Elle pourrait correspondre à un type de « Cité-Mère », ou foyer de civilisation. Dans ces lieux, les familles se sont unies pour passer de petits groupes à des groupes organisés et hiérarchisés, centrés sur la politique et la religion, première étape vers la civilisation en tant que telle.

Parmi les objets retrouvés par les archéologues, on compte des instruments de musique, fabriqués à base d’os de pélicans et de condors, ainsi que des éléments faisant penser que cette civilisation utilisait des drogues, peut-être même des aphrodisiaques. Par contre aucune poterie n'a été retrouvée. Des recherches du docteur Shady Solis ressortent les conclusions suivantes : que les habitants de la cité de Caral auraient vécus dans la paix.

Caral, découverte en 1905, est restée peu explorée parce qu'elle ne recelait ni poteries ni or, et a sûrement encore bien des choses à dévoiler. Ce n'est que dans les années 1990 que Ruth Shady Solis a commencé à mettre à jour ces sites.

Panorama du site de Caral

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]