Chemins incas

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Caminos del Inca.

Les Chemins incas (espagnol : Caminos del Inca) étaient un immense réseau de routes construites à l'époque de l'empire Inca qui convergeaient vers la capitale Cuzco (qui en quechua signifie le « nombril du Monde »). Traversant les Andes et atteignant des altitudes supérieures à 5 000 mètres, les chemins reliaient les différentes régions de l'empire Inca du nord de la capitale provinciale de Quito jusqu'au sud de l'actuel Santiago du Chili. Le réseau de routes couvrait environ 22 500 kilomètres et ouvrait l'accès à un territoire de trois millions de kilomètres carrés.

Comme les Incas ne faisaient pas usage de la roue pour leurs transports, et ne possédaient pas de chevaux, avant l'arrivée des Espagnols au Pérou au XVIe siècle, les chemins n'étaient empruntés que par des marcheurs, parfois accompagnés d'animaux de bâts, généralement des lamas.

Structure[modifier | modifier le code]

Chemin inca sur le Machu Picchu.

Le système routier était composé de deux axes Nord-Sud principaux, l’un longeant la côte et l’autre les montagnes. Des routes secondaires, généralement rectilignes, traversaient l’empire dans sa largeur Est-Ouest et les chemins moins importants s’y raccordaient.

Les routes étaient pour la plupart pavées avec des pierres ou des galets. Dans le désert, le chemin était indiqué à l’aide de poteaux. Lorsque le chemin traversait des zones montagneuses, il devenait plus sinueux et comportait des escaliers et des ponts suspendus (constitués de cordages et pouvant atteindre 60 mètres).

Utilisation[modifier | modifier le code]

Les Chemins incas étaient employés, outre pour le transport de nourriture et de personnes, pour la transmission d’informations à travers l’empire. Des coursiers se relayaient tous les deux à trois kilomètres afin d’assurer un transfert rapide. Les messages, comme les quipus, pouvaient ainsi parcourir jusqu’à 240 kilomètres en un jour.

Maintenance[modifier | modifier le code]

L’État assurait le service routier afin de garantir le passage de l’armée et des hauts dignitaires comme l’empereur. Les villages situés à proximité d’un pont devaient en garantir le maintien. À la construction d’une nouvelle route d’importance, celle-ci prenait le nom de l’empereur qui l’avait fait construire.

Des auberges (ou tambos) étaient construites par le gouvernement le longs des chemins incas, espacés d’environ une journée de marche. Ces auberges étaient avant tout destinées aux fonctionnaires de l’État en voyage.

Protection[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Qhapaq Ñan.

Ce réseau est inscrit par l'Unesco au patrimoine mondial sous le nom de Qhapaq Ñan, réseau de routes andin[1].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Caminos del Inca ; Lidio Gallo Antoniotti ; Lince : Ediciones y Promociones Futuras : Centro de Documentación Andina, 1986. (OCLC 28419855)
  • Los caminos del inca en el antiguo Perú, ; Alberto Regal ; Lima, Sanmartí y cía., s.a., 1936. (OCLC 1172970)
  • Anne Millard (traduit par François Carlier), Panorama des civilisations : les Incas, Tournai : Éditions Gamma, 1982. (ISBN 2-7130-0484-5)
  • Marion Wood (traduit par Anne et Nicolas Blot), Atlas historique : l'Amérique précolombienne,, Paris : Éditions Castorman s.a., 1991. (ISBN 978-2-2031-7105-3)
  • Qhapaq nan, la voix des Andes, film documentaire de Stéphane Pachot et Sébastien Jallade.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Les Chemins des Incas classés par l'Unesco », sur lefigaro.fr,‎ 21 juin 2014 (consulté le 21 juin 2014).