Pierrefeu

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Pierrefeu
L'ensemble de Vieux-Pierrefeu, le vieux village de Pierrefeu
L'ensemble de Vieux-Pierrefeu, le vieux village de Pierrefeu
Blason de Pierrefeu
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Nice
Canton Canton de Roquesteron
Intercommunalité Communauté de communes des Alpes d'Azur
Maire
Mandat
Marc Belvisi
2012-2014
Code postal 06910
Code commune 06097
Démographie
Gentilé Pierrefeutins
Population
municipale
268 hab. (2011)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 52′ 33″ N 7° 04′ 57″ E / 43.8758, 7.0825 ()43° 52′ 33″ Nord 7° 04′ 57″ Est / 43.8758, 7.0825 ()  
Altitude Min. 222 m – Max. 1 520 m
Superficie 9,76 km2
Localisation

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Pierrefeu

Pierrefeu est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Pierrefeutins.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponyme[modifier | modifier le code]

Pierre à feu, « Lou peirafuèc désigne le silex dans le langage quotidien » (André Compan). Le lieu est noté Petrofocus au XIe siècle. On rapporte aussi ce nom à la présence d'une tour romaine à signaux par des feux.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les fouilles ont permis de trouver sur le site des vestiges de tombeaux, des monnaies et des médailles représentant des empereurs romains. Un ensemble de chauffage romain y a été découvert.

Pierrefeu possède deux châteaux en 1256 pour abriter une population qui a augmenté. Les querelles sont incessantes entre les familles de Glandèves, seigneurs de Pierrefeu, et Rostaing, seigneurs de Cuébris et d'Ascros. Le château dans le village inférieur, castrum de Cade Neda (La Caïnée), a été détruit par le comte de Provence Robert d'Anjou[1]. Pierrefeu est alors réuni au domaine comtal. Il y reste la chapelle de la Madone de la Balmau, aujourd'hui de la Sainte-Baume.

Le 5 août 1381, la reine Jeanne[2] en lutte contre Charles de Duras donne au chanoine Guillaume Chabaud, coseigneur de Tourette, « pour services rendus en Calabre contre les rebelles », les castra de Pierrefeu dans la viguerie de Puget-Théniers, de Tourette et Revest dans la baillie de Villeneuve et de Vence avec leurs châteaux et tous les droits qui s’y rattachent. Guillaume Chabaud a donné peu après à la commune des droits et privilèges municipaux qui ont été confirmés en 1388 par le comte de Savoie[3]. Le château va rester dans cette famille jusqu'en 1597.

Roquesteron se développe à la fin du XVe siècle de part et d'autre de l'Estéron. En 1722, Roquesteron et Pierrefeu ont formé un seul fief qui a été érigé en comté au profit de la famille Blavet. Ce fief est ensuite passé aux Frichignono.

La situation financière est telle en 1862 que le village a dû vendre des biens communaux pour réparer l'école, l'église et le presbytère. Il est pratiquement désert entre les deux guerres mondiales.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Pierrefeu Blason D’argent aux deux flèches de gueules passées en sautoir, cantonné en chef et aux flancs de trois pierres enflammées du même.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 décembre 2002 Marc Castel PCF  
janvier 2003 août 2003 Jean Paul Albert    
octobre 2003 octobre 2012[4] Jean-Louis Brelle    
novembre 2012 en cours Marc Belvisi    

Depuis le 1er janvier 2014, Pierrefeu fait partie de la communauté de communes des Alpes d'Azur. Elle était auparavant membre de la communauté de communes de la vallée de l'Estéron, jusqu'à la disparition de celle-ci lors de la mise en place du nouveau schéma départemental de coopération intercommunale.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 268 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
157 176 206 220 253 265 272 250 341
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
280 251 231 235 219 204 194 141 173
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
144 141 138 111 83 79 59 79 58
1982 1990 1999 2006 2008 2011 - - -
114 207 243 252 255 268 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Sébastien-Saint-Martin de Vieux-Pierrefeu coinçée entre deux massifs rocheux
  • Vieux-Village historique, à Vieux-Pierrefeu.
  • L'église Saint-Sébastien-Saint-Martin est inscrite au titre des Monuments historiques le 24 septembre 1968[7],[8] coinçée entre deux pitons rocheux.
  • Musée "HORS du TEMPS", dans l'église-musée, 40 peintres exposent sur le thème de "La Genèse".
  • Chapelle des Pénitents à Vieux-Pierrefeu.
  • Moulin à huille.
  • Pont de Pierrefeu.
  • Chapelle Saint-Nicolas au village inférieur.
  • Chapelle de la Sainte-Baume, à l'extrême nord de la commune.
  • Chapelle Saint-Antoine au sud.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Laurent Berthelot, Un Œil de Lynx sur Pierrefeu, éd. Salamandre, 2006.
  • Philippe de Beauchamp, Le haut pays méconnu. Villages & hameaux isolés des Alpes-Maritimes, p. 128-129, Éditions Serre, Nice, 1989 (ISBN 2-86410-131-9) ; p. 159

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]