True Lies

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True Lies

Titre québécois Vrai Mensonge
Titre original True Lies
Réalisation James Cameron
Scénario James Cameron
Acteurs principaux
Sociétés de production 20th Century Fox
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Action
Sortie 1994
Durée 144 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

True Lies, ou Vrai Mensonge au Québec, est un film américain de James Cameron, sorti en 1994.

Il s'agit d'un remake du film français La Totale !, réalisé par Claude Zidi en 1991 avec Thierry Lhermitte et Miou-Miou. C'est aussi le deuxième plus gros succès aux États-Unis d'une reprise de film français depuis au moins 1980[1].

Synopsis[modifier | modifier le code]

Harry Tasker a une double vie : il est un agent secret travaillant pour le gouvernement des États-Unis. Mais pour sa famille, il est représentant de commerce, constamment en déplacement professionnel. Sa femme Helen, lasse de ses absences répétées et de sa vie morne, se laisse berner par un petit escroc, Simon.

Afin de gagner les faveurs d'Helen, remarquant que cette dernière ne souhaite que pimenter sa vie monotone, Simon se fait passer pour un agent secret et n'hésite pas à s'attribuer les faits d'armes d'Harry. Ce dernier, pensant que sa femme le trompe, décide alors de faire passer à Simon le goût de plaisanter, et dans le même temps, il met au point un petit scénario pour piéger sa femme et ainsi regagner son cœur. Alors qu'il est sur le point de réussir, les terroristes qu'Harry traquait depuis quelque temps font irruption et enlèvent le couple. Dès lors, les deux vies d'Harry s'entremêlent...

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Sources et légende  : Version Française (VF) sur RS Doublage[3] et VoxoFilm[4] ; Version Québécoise (VQ) sur Doublage Qc.ca[5]

Production[modifier | modifier le code]

Genèse et développement[modifier | modifier le code]

Le film français La Totale ! sort en 1991 est un énorme succès dans l'Hexagone. Le réalisateur Claude Zidi raconte « J'ai fait sous-titrer des cassettes en anglais lors de mon passage à l'American Film Market de Los Angeles. L'une d'elles a abouti chez le beau-frère de Schwarzenegger, qu'il s'est empressé d'appeler : “Dis donc, toi qui cherche des idées de comédies familiales avec de l'aventure, je viens de voir un petit film français...” »[6]. L'acteur se rend donc chez son beau-frère Robert Shriver. Cependant, il trouve le scénario « trop statique pour un film américain. Il fallait plus d'action et d'énergie. J'ai aussitôt pensé : “Jim Cameron ! Il voulait tourner Spider-Man, mais le projet vient de tomber à l'eau”. J'ai donc appelé Cameron : “Faisons ça ensemble, à ta manière : en grand”. Nous nous sommes rapidement entendus avec la Fox »[6]. Arnold Schwarzenegger parle du projet à James Cameron, qui est très surpris par l'intérêt que l'acteur porte au script[7]. Claude Zidi vend ensuite les droits de son film à James Cameron pour $ symbolique, mais avec un pourcentage sur les recettes du remake[6].

James Cameron s'attèle ensuite à la tâche et écrit le scénario. Il conserve de nombreux éléments de La Totale ! mais prennd des libertés : « Le premier et le dernier tiers de True Lies sont complètement originaux. (...) Mon objectif consistait, non pas à copier La Totale !, mais à en restituer l'esprit »[6].

Casting[modifier | modifier le code]

Bill Paxton, qui joue ici Simon, a déjà tourné avec James Cameron dans Terminator et Aliens, le retour.

True Lies est l'un des premiers films d'Eliza Dushku, qui deviendra célèbre avec le rôle de Faith Lehane dans la série Buffy contre les vampires.

Jodie Foster devait initialement incarner Helen Tasker, mais elle doit se désister pour Nell de Michael Apted[7]. Rosanna Arquette, Kim Basinger, Annette Bening, Joan Cusack, Geena Davis, Melanie Griffith, Jennifer Jason Leigh, Madonna, Demi Moore, Michelle Pfeiffer, Sharon Stone, Emma Thompson, Lea Thompson ou encore Debra Winger ont été pressenties avant que Jamie Lee Curtis soit choisie[7].

Musique[modifier | modifier le code]

True Lies
Music from the motion picture

Bande originale de Brad Fiedel
Sortie Drapeau : États-Unis 19 juillet 1994
Durée 70:36[8]
Genre musique de film
Compositeur Brad Fiedel
Label Epic / Sony Music Distribution
Critique

Albums de Brad Fiedel

La musique du film est composée par Brad Fiedel, qui avait déjà collaboré avec James Cameron pour Terminator (1984) et Terminator 2 : Le Jugement dernier (1991). Outre ses compositions, on retrouve notamment des titres du groupe de rock comme Cream et Screaming Trees.

Liste des titres
No Titre Interprète(s) Durée
1. Sunshine of Your Love Cream
2. Darkness, Darkness Screaming Trees
3. Alone in the Dark John Hiatt
4. Entity Mother Tongue
5. Sunshine of Your Love ((The Adrian Sherwood & Skip McDonald Remix)) Living Colour
6. Main Title/Harry Makes His Entrance
7. Escape from the Chateau
8. Harry's Sweet Home
9. Harry Rides Again
10. Spying on Helen
11. Juno's Place
12. Caught in the Act
13. Shadow Lover
14. Island Suite
15. Causeway/Helicopter Rescue
16. Nuclear Kiss
17. Harry Saves the Day

Plusieurs morceaux présents dans le film n'apparaissent pas sur l'album. Il y a notamment la musique sur laquelle danse Arnold Schwarzenegger dans la scène d'introduction du film, Por una Cabeza, composée par Carlos Gardel en 1935. On retrouve également More Than a Woman des Bee Gees, Le Beau Danube bleu de Johann Strauss II (interprété par l'Orchestre de Philadelphie), ainsi que I Never Thought I'd See the Day de Sade.

Accueil[modifier | modifier le code]

Réception critique[modifier | modifier le code]

Lors de sa sortie en salles dans les pays anglophones, True Lies rencontre un accueil globalement favorable des critiques professionnels, avec 72% d'opinions positifs sur le site Rotten Tomatoes, pour 47 critiques[9]. Sur le site Metacritic, il obtient un score de 63/100, pour 17 critiques[10].

Box-office[modifier | modifier le code]

Sorti dans 2 368 salles aux États-Unis, True Lies prend directement la première place du box-office avec 25 869 770 $ de recettes engrangées le premier week-end d'exploitation, pour une moyenne de 10 924 $ par salles et 40 834 885 $ en première semaine d'exploitation, pour une moyenne de 17 244 $ par salles[11]. Il n'est jamais distribué au-delà de 2 561 salles et rapporte en fin d'exploitation un total de 146 282 411 $ de recettes sur le territoire américain [11]. Il s'agit d'un succès commercial, dépassant ainsi son coût de production (115 millions de $), qui se confirme également à l'étranger, puisqu'il récolte 232 600 000 $, soit un total de 378 882 411 $[11].

En France, où il est distribué jusqu'à 476 salles, le film prend la première place du box-office pendant les deux premières semaines d'exploitation en salles avec 997 595 entrées[12]. Il finit son exploitation avec 1 891 086 entrées[12].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Commentaires[modifier | modifier le code]

Différences entre les 2 versions[modifier | modifier le code]

La Totale ! True Lies
François Voisin (Thierry Lhermitte) est officiellement employé des Telecoms. Il est marié à Hélène depuis 18 ans et a deux enfants, un garçon et une fille. Harry Tasker (Arnold Schwarzenegger) est aux yeux de ses proches un représentant en informatique à échelle internationale. Il est marié à Helen depuis 15 ans et a une fille de 14 ans.
Hélène Voisin (Miou Miou) est bibliothécaire. Helen Tasker (Jamie Lee Curtis) travaille comme secrétaire.
Albert Grelleau (Eddy Mitchell) a inséré une caméra dans le collier du chien de François afin de découvrir qui lui vole régulièrement de l'argent. Albert Gibson (Tom Arnold) introduit une caméra dans un paquet de cigarettes, relié à une paire de lunettes noires, pour démasquer son mystérieux pickpocket.
Pour l'anniversaire de son mari, Hélène a réuni tous les anciens amis de François. Helen organise un simple gâteau en famille.
Voyant qu'il manque une page dans les rendez-vous d'Hélène, François attrape Albert par le col pour que celui-ci la lui remette. Harry insiste pour avoir la page manquante en brisant la vitre de la portière.
François et son équipe interceptent Hélène et Simon dans la caravane en plein jour. Harry et ses collègues débarquent le soir.
Simon / Marcel (Michel Boujenah) prétend s'évanouir à la vue d'un revolver. Simon / Carlos (Bill Paxton) subit une fuite urinaire à chaque frayeur.
Hélène adopte le surnom de « Giroflée » et est en contact avec « Topaze » Helen devient « Doris » et reçoit ses missions de « Boris ».
Dans la scène de l'hôtel, François demande directement à Hélène de se déshabiller et de se coucher (à l'aide de petits mots glissés sous la porte). Harry demande à Helen, avec une voix enregistrée sur magnétophone, de lui faire une danse sexy avant de s'allonger.
François affirme qu'il est devenu agent secret deux ans après son mariage avec Hélène. Harry avoue à sa femme qu'il était déjà agent secret deux ans avant leur mariage.
François s'échappe de sa cellule en électrocutant le gardien après avoir connecté le fil de la lampe à la porte en barreaux. Bien qu'il soit sous l'effet d'une drogue, Harry parvient à détacher ses menottes et à tuer le chirurgien et le gardien.
En s'évadant du repère des terroristes, François et Hélène découvrent qu'ils ne sont jamais sortis de Paris puisqu'ils sont à Barbès. Harry et Helen se trouvent sur l'archipel des Keys reliée par un pont autoroutier jusqu'en Floride.

Clins d’œil[modifier | modifier le code]

  • Après qu'Harry a réussi à se libérer assez facilement de la salle de torture, sa femme s'exclame « J'ai épousé Rambo » !
  • Dans la dernière scène, alors que Jamie Lee Curtis et Schwarzenegger dansent un tango, ils échangent une rose avec leur bouche dans un geste qui rappelle celui de Jack Lemmon dansant avec Joe E. Brown à la fin de Certains l'aiment chaud.
  • Le personnage de Spencer Trilby, interprété par Charlton Heston, est une référence à Nick Fury, personnage de Marvel Comics[7].

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Le film a été adapté en jeu vidéo, True Lies, sorti en 1994 sur Game Boy, Game Gear, Mega Drive et Super Nintendo.
  • On notera la présence au générique de fin d'un certain Uzi Gal, qui n'est autre que l'inventeur du célèbre pistolet mitrailleur UZI, présent dans le film entre les mains de quelques terroristes. Homonymie ou caméo ?

Projet de suite[modifier | modifier le code]

Une suite a été un temps évoquée dans les années 2000. Mais après les attentats du 11 septembre 2001, James Cameron y renonce et déclare « in this day and age, terrorism just isn't funny anymore » (« à cette époque, le terrorisme n'est juste plus drôle désormais »)[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]