Long John Silver

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Long John Silver (homonymie).
Long John Silver
Personnage de fiction apparaissant dans
L'Île au trésor

Long John Silver découvre le squelette d'Allardyce. Illustration de George Roux pour l'édition de 1885 de L'Île au trésor
Long John Silver découvre le squelette d'Allardyce. Illustration de George Roux pour l'édition de 1885 de L'Île au trésor

Alias Barbecue, Sea-Cook
Origine Drapeau : Angleterre Anglais
Sexe Masculin
Espèce Humain
Cheveux Noirs
Yeux Marrons
Activité(s) Pirate
Caractéristique(s) Jambe de bois et béquille.
Adresse Drapeau : Angleterre Bristol (Angleterre)
Entourage Israel Hands
Tom Morgan
Black Dog
Dick Johnson
Cap'tain Flint (perroquet)

Créé par Robert Louis Stevenson
Roman(s) L'Île au trésor

Long John Silver est un personnage de fiction du roman de Robert Louis Stevenson L'Île au trésor, paru en 1883.

Biographie fictive[modifier | modifier le code]

Dans L'Île au trésor, Long John Silver est le quartier-maître du vaisseau pirate Walrus, commandé par le capitaine Flint. Silver a perdu sa jambe alors qu'il servait sous les ordres de « l'immortel Hawke ». On dit qu'il est le seul homme que Flint ait jamais craint. Comme nombre de personnages de Stevenson, il y a chez lui une dualité marquée : de prime abord, Silver est un compagnon et un marin agréable, et ce n'est que lorsque l'intrigue se déploie que l'on découvre graduellement la vilénie de sa nature. Sa relation avec Jim Hawkins est intéressante en ce qu'il lui sert de mentor et de figure paternelle, causant un véritable choc lorsqu'on découvre qu'il a fomenté la mutinerie, en particulier lorsque Jim doit l'affronter et plus tard se mesurer à lui. Bien que disposé à abandonner ses anciens alliés, à tout moment, dans l'intérêt de sa propre survie, Silver possède quelques vertus : il est assez sage pour prêter attention à l'usage qu'il fait de son argent, contrairement à la plupart des pirates, de tempérament dépensier, et il est physiquement courageux en dépit de son handicap : par exemple, lorsqu'on découvre que la cache de Flint est vide, il reste froidement sur place contre cinq hommes, bien qu'il n'ait que Hawkins pour le couvrir.

Lorsque, à la fin du roman, Silver s'échappe, il n'emporte que « trois ou quatre cents guinées » du trésor avec lui, devenant ainsi l'un des deux seuls anciens membres d'équipage du capitaine Flint à mettre la main sur une partie du trésor (l'autre étant Ben Gunn, qui dépense son pécule en dix-neuf jours). La propre ambivalence de Jim à l'égard de Silver se reflète dans le dernier chapitre, lorsqu'il spécule que l'ancien pirate doit s'être installé dans une confortable retraite : « C'est à espérer du moins, car ses chances de confort dans une autre vie sont bien minimes. »

Le portrait de Silver par Stevenson a nettement influencé l'iconographie moderne du pirate[1]. Il a un perroquet sur l'épaule, nommé Cap'tain Flint, en l'honneur de son précédent commandant. Il a perdu une jambe et utilise une béquille pour se déplacer. Il est marié à une femme d'origine africaine, dont il veut croire qu'elle gère ses affaires en son absence et liquide ses actifs de Bristol lorsqu'il lui est impossible de rentrer chez lui.

Le modèle[modifier | modifier le code]

Selon une lettre de Stevenson, l'idée du personnage de Long John Silver lui fut inspirée par son ami William Henley, écrivain et éditeur[2]. Le beau-fils de Stevenson, Lloyd Osbourne, décrivit Henley comme « un grand gars, brillant aux épaules massives avec une grande barbe rousse et une béquille (Henley était handicapé) ; drôle, incroyablement intelligent, et avec un rire qui roulait comme de la musique, il avait un feu et une vitalité inimaginables, qui emportaient tout un chacun »[3] Dans une lettre à Henley, après la publication de L'Île au trésor, Stevenson écrivit « Je vais maintenant faire une confession. C'est la vue de votre vigueur handicapée et de votre autorité qui engendrèrent Long John Silver [...] l'idée d'un homme handicapé, commandant et redouté par le seul son de sa voix, fut entièrement prise chez vous »[4].

Dans d'autres œuvres[modifier | modifier le code]

  • Xavier Dorison, Mathieu Lauffray, Long John Silver, Paris ; New York : Dargaud, 2007. (ISBN 9782205056839) Les auteurs y abandonnent l'idée du personnage roublard pour faire de Long John Silver un tribun charismatique, motivant l'équipage à la seule force de sa foi, et redoutable au sabre.
  • Simon Bent, Under the Black Flag : the early life, adventures and pyracies of the famous Long John Silver before he lost his leg, London : Oberon, 2006. (ISBN 9781840026719)
  • Björn Larsson, Long John Silver : la relation véridique et mouvementée de ma vie et de mes aventures d'homme libre, de gentilhomme de fortune et d'ennemi de l'humanité, traduit par Philippe Bouquet, Paris : B. Grasset, 1998. (ISBN 9782246544814)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Karg, p. 220
  2. Prince, p. 78.
  3. Elwin, p. 154.
  4. Stevenson, p. 316.

Sources[modifier | modifier le code]

  • (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Long John Silver » (voir la liste des auteurs)
  • Malcolm Elwin, Old Gods Falling , New York, The Macmillan Company, 1939. (OCLC 968055)
  • Barbara Karg, Arjean Spaite, The Everything Pirates Book : A Swashbuckling History of Adventure on the High Seas, Avon, Mass. : Adams Media, 2007. (ISBN 9781598692556)
  • Alison Prince, Kenneth Grahame : An Innocent in the Wild Wood, London : Allison & Busby, 1994. (ISBN 9780850318296)
  • Robert Louis Stevenson, Sidney Colvin, Letters to His Family and Friends, New York : Charles Scribner's Sons, 1899. (OCLC 9524286)