Éric Brunet

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Éric Brunet
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Éric Brunet en janvier 2012.

Naissance (52 ans)
Chinon, (Indre-et-Loire)
Nationalité Drapeau : France Française
Diplôme
Profession

Éric Brunet est un animateur de radio, chroniqueur et essayiste français né le à Chinon (Indre-et-Loire) .

Biographie[modifier | modifier le code]

D'une famille d'origine gasconne, Éric Brunet a grandi à Nantes.

Il entre à l'école publique de journalisme de Tours et en sort diplômé en 1985. Il fait son stage d'entreprise au quotidien nantais Presse-Océan. Il enchaîne avec l'Institut français de presse de l'université Panthéon-Assas, dont il sort avec un DEA de sociologie de l'information. Il en profite pour passer une maîtrise de sciences politiques à la faculté d'Assas.

Carrière[modifier | modifier le code]

Il débute dans l'animation en 1987, à FR3 Bretagne, où il est présentateur du journal télévisé. Il a notamment travaillé pour l'émission Thalassa. Il quitte ensuite le service public, pour participer à l'aventure de La Cinq comme reporter pendant cinq ans (1988-1992). Après la disparition de la chaîne, il est de retour sur France 3 et présente Littoral jusqu'en 1995 un magazine d'éthnologie marine. Il participe aussi à une émission d'humour quotidienne Drôles de crocos, aux côtés de Jacques Mailhot.

En 1997, il présente chaque samedi, Sans concessions, une émission de défense des consommateurs sur France 3 Paris Île-de-France, rebaptisée en 2001 Vérité oblige.

En 1999, il participe à la création de Téléparis, aux côtés de Stéphane Simon et de Thierry Ardisson, et en est un des directeurs associés. Cette société de production fabrique près de 20 émissions pour France Télévisions, Canal+ ou Paris Première (93, faubourg Saint-Honoré, Paris Dernière, SLT…).

Entre 2000 et 2006, il anime les samedis après-midi de France 3, en compagnie de Sonia Dubois puis de Peggy Olmi, dans l'émission La Vie d'Ici.

Après avoir dénoncé le pouvoir des journalistes de gauche dans les rédactions françaises, il décide de rendre sa carte de presse en 2003. Il raconte sa mise à l’index et son parcours erratique dans une autobiographie amusée, Dans la tête d’un réac (Nil, 2010), et dans un article publié par L'Express, « Être un journaliste de droite a été un vrai calvaire »[2].

Éric Brunet anime entre et juin 2012, tous les samedis, une émission hebdomadaire consacrée au patrimoine culturel français, Le plus grand musée du Monde, sur France 3 Paris Île-de-France, émission rediffusée chaque semaine sur TV5 Monde. Celle-ci est arrêtée brutalement en juin 2012.

Depuis le 8 novembre 2010, il anime une émission quotidienne, Carrément Brunet sur RMC de 13h à 14h. Il s'agit du premier show d'opinion en France dans lequel l'animateur prend parti d'emblée. Chaque jour, il affronte plusieurs contradicteurs issus du monde politique, syndical ou de la société civile. Un sondage en temps réel accompagne l’émission : chaque jour plusieurs milliers d’auditeurs d’RMC votent pour ou contre Brunet sur rmc.fr dans une consultation appelée le « Brunetmétrie »[3]. En 2016, l'émission est renommée Radio Brunet et est rallongée d'une heure jusqu'à 15h.

Éric Brunet est aussi débatteur et éditorialiste régulier sur BFM TV. Depuis , il présente un soir sur deux, Direct de droite. Il assure ce rendez-vous d'opinion en alternance avec le directeur de la rédaction du L'Obs Renaud Dély, qui, lui, présente Direct de gauche[4].

Invité régulier de Philippe Labro (Langue de bois s'abstenir sur Direct 8) et de Valérie Expert (LCI), il commence les face à face sur Europe 1 dans Le Grand Direct de Jean-Marc Morandini contre des adversaires de gauche comme Patrick Pelloux, Bruno Roger-Petit, ou sur Paris Première au Comité de la carte, animé par Philippe Vandel.

En 2011, on l'a vu s'autoparodier en journaliste maladroit lors de la Cérémonie des Gérard de la politique.

En 2012, il pronostique la victoire de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle, dans un essai intitulé Pourquoi Sarko va gagner. Il revient en particulier sur les mécanismes qui ont engendré la « violente campagne de presse » dont l'ex président aurait selon lui été l'objet[5]. Après la défaite du candidat de la droite à l'élection présidentielle, il publie sur son blog un article intitulé « Pourquoi Sarko a gagné le 6 mai 2012 » ; il y affirme que la défaite électorale de Sarkozy se double en réalité d’une victoire politique[6].

En 2013, Eric Brunet publie Sauve qui peut[7]. Un ouvrage dans lequel il exhorte certains Français à quitter la France : les pauvres, les riches, les entrepreneurs victimes de la spoliation fiscale, les sans-emplois, les ambitieux, les jeunes diplômés[8]. Pour lui, l’émigration est une chance pour la France, car ces exilés, quand ils rentreront, ne supporteront pas l'encroûtement français, et réformeront le pays que nous avons été incapables de réformer[9]. Depuis juillet 2014, il participe à un débat avec Laurent Neumann à 7 h 50 dans Bourdin and Co, sur RMC .

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

Éric Brunet est aussi directeur de la publication du magazine des cliniques Vitalia[10],[11]. Le groupe Vitalia est lui-même propriété du fonds de pension de la banque Blackstone (2011) [12].

Il dirige l'EURL Premier réflexe (production de films institutionnels et publicitaires), créée en 2007[13]. Il est également chroniqueur régulier du magazine Valeurs actuelles[14], se définit lui-même comme un libéral mais est plutôt classé par la presse du côté des réactionnaires[15].

Distinction et polémique[modifier | modifier le code]

Sur proposition du député UMP de l'Oise Édouard Courtial, Éric Brunet est fait chevalier de la Légion d'honneur en 2012, au titre du ministère de la Culture. Cette décoration, remise pour le succès auprès des communautés francophones de son émission sur le patrimoine culturel, soulève un tollé à gauche en raison de l’engagement d'Éric Brunet auprès de Nicolas Sarkozy[16].

Controverses[modifier | modifier le code]

En 2011, au moment de l’affaire Dominique Strauss-Kahn, il décide de lire en direct chaque jour une lettre de soutien à Nafissatou Diallo sur RMC. Cela lui vaut trois mises en demeure du CSA : en septembre 2011, il reçoit, de la part du CSA, deux mises en demeure pour « propos susceptibles d’encourager des comportements discriminatoires », « propos évoquant une personne impliquée dans une procédure judiciaire » et une mise en garde pour « propos qui portaient atteinte à la dignité de la personne humaine ont été tenus à l’antenne sans intervention du journaliste »[17], le tout en trois semaines[17].

Carte de presse : en 2012 une enquête de Rue89 indique qu'elle « n’aurait pas été renouvelée depuis 2001 », et que « En fait, Éric Brunet n’aurait probablement pas pu garder sa carte très longtemps. Pour en bénéficier, il n’est pas nécessaire d’être journaliste à plein temps, mais il faut en tirer plus de 50 % de ses revenus. Et ne pas exercer comme second métier celui d’attaché de presse ou de responsable des relations publiques. »[18]

L'association de critique des médias proche de la gauche antilibérale Acrimed a publié plusieurs articles sur Éric Brunet, qualifiant notamment son émission Carrément Brunet sur RMC d'émission de « propagande »[19]. En février 2014, Acrimed met en lumière un conflit d'intérêts concernant Éric Brunet, celui-ci défendant longuement à l'antenne le point de vue des cliniques privées sans mentionner son statut d'ancien directeur de la communication de Vitalia, « deuxième groupe d’hospitalisation privée en France »[20].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.atlantico.fr/fiche/eric-brunet-1500164
  2. Voir sur lexpress.fr.
  3. Voir sur rmc.fr.
  4. Renaud Dély est remplacé en 2012 par le journaliste Sylvain Courage, puis en 2013 par Laurent Neumann, rédacteur en chef de Marianne.
  5. P« ourquoi Sarko a gagné le 6 mai 2012 ».
  6. « Eric Brunet: "Pourquoi Nicolas Sarkozy a gagné la présidentielle" », Atlantico,‎ (consulté le 10 juillet 2013).
  7. « Eric Brunet : Sauve qui peut ! », Albin Michel (maison d'édition),‎ (consulté le 10 juillet 2013)
  8. « Eric Brunet: Sauve qui peut ! - Eric Brunet », YouTube,‎ (consulté le 10 juillet 2013).
  9. « Eric Brunet: Sauve qui peut ! d’Éric Brunet », Contrepoints,‎ (consulté le 10 juillet 2013).
  10. Voir sur letelegramme.fr.
  11. Voir sur rue89.nouvelobs.com.
  12. Voir sur humanite.fr.
  13. Premier réflexe sur Societe.com.
  14. Voir sur valeursactuelles.com.
  15. Voir sur liberation.fr.
  16. « Eric Brunet: Comment je me suis fait lyncher pour avoir accepté la Légion d'honneur », Atlantico,‎ (consulté le 3 juillet 2013).
  17. a et b Émission Carrément Brunet : mise en demeure et mise en garde pour RMC
  18. « Sur RMC, le « polémiste » Eric Brunet soigne bien ses clients », Rue89,‎ (consulté le 29 octobre 2012)
  19. Benjamin Accardo et Henri Maler « Carrément Brunet » : l’émission de propagande de l’attaché de presse de la famille Peugeot Acrimed, 29 août 2012
  20. Blaise Magnin Éric Brunet (RMC), communicant des cliniques privées, s’inquiète pour leur santé Acrimed, 13 février 2014
  21. Brunet défend un collabo dans "Salut les Terriens" : j'ai ressenti un vrai malaise. L'obs, chronique politique, 12/04/2015

Annexes[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]