Fakir (journal)

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Fakir
Image illustrative de l'article Fakir (journal)

Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Périodicité Bimestriel
Format Tabloïd
Genre Presse alternative
Prix au numéro 3,00 €
Diffusion 29 000 ex.
Date de fondation 1999
Ville d’édition Amiens

Directeur de publication Fabian Lemaire
Rédacteur en chef François Ruffin
ISSN 1298-7476
Site web Fakir

Fakir est un journal indépendant et alternatif engagé à gauche. Il a été créé en 1999 à Amiens, en Picardie. Selon deux formules consacrées présentes au début de chacun de ses numéros, le journal se présente comme n'étant lié à « aucun parti politique, aucun syndicat, aucune institution »[1] et comme « largement rédigé, illustré et géré par des bénévoles »[1]. Il connaît une diffusion nationale depuis le . Le magazine confectionné à Amiens diffuse entre 10 000 et 20 000 exemplaires par numéro[2].

Présentation[modifier | modifier le code]

Devise figurant à la Une[modifier | modifier le code]

« Journal fâché avec tout le monde. Ou presque » : par ce slogan Fakir met en avant sa liberté totale d'expression. Pourtant, plus que l'indépendance politique, c'est l'indépendance économique qui permet à ce journal sa liberté de ton. Presque entièrement rédigé par des bénévoles et financé par les abonnements, aucune publicité ne figure au sein de celui-ci.

Ligne éditoriale[modifier | modifier le code]

Fakir est considéré comme un média de gauche, situé dans la mouvance de la gauche de la gauche[3]. Il n'y a pas une ligne éditoriale réelle au sein de la rédaction. Il se situe comme un média de reportages et d'enquêtes sociales. Des questions économiques, écologiques, politiques et sociales constituent généralement le dossier principal de chaque numéro (protectionnisme, fiscalité, agriculture, transport…). Mettant en scène avec humour une entreprise collective joyeuse et fantaisiste, François Ruffin dirige en fait le journal depuis sa création comme en témoigne l'importance de ses contributions. Le journal se distingue également par la qualité de ses illustrations (il est d'ailleurs imprimé en quadrichromie).

Organisation[modifier | modifier le code]

Le journal est édité par l'association Fakir. Il est rédigé par des collaborateurs bénévoles. Néanmoins, l'association Fakir emploie certaines personnes de manière occasionnelle ou plus permanente pour des tâches de direction, d'administration, de technique ou de logistique, à commencer par François Ruffin lui-même à certains moment. Un grand nombre de bénévoles occasionnels permettent au journal d'exister malgré un budget étroit. Ces questions économiques sont abordées par François Ruffin dans une série d'articles réalisés en 2003 pour l'ACRIMED [4].

Historique du journal[modifier | modifier le code]

À l'origine: un journal local[modifier | modifier le code]

Ancien logo du journal.

François Ruffin, fondateur de Fakir, a l'idée à l'été 1999 de fonder un « contre Journal des Amiénois »[5]. Puisant dans ses fonds propres, le premier numéro voit le jour en décembre 1999. La parution lors des premières années est aléatoire, Fakir est distribué à partir de 2000 par les NMPP[réf. nécessaire] . En 2003, Fakir vendrait environ 2 500 exemplaires dans la région d'Amiens et compterait 500 abonnés[6].

Les sujets traités sont généralistes et souvent critiques : rénovation urbaine, situation de la SPA locale, délocalisations, visite de l'hôpital psychiatrique, portraits de gens ordinaires... Les articles sont écrits sur un ton satirique. Entre les articles, des brèves commentent les déclarations des élus locaux, ou des extraits d'articles de la presse locale.

En 2001, le 1er adjoint au maire d'Amiens poursuit Fakir, pour diffamation à la suite d'un article paru dans le cinquième numéro du journal, mettant en cause sa gestion d'une plateforme d'hébergement pour les sites internet des collectivités locales de Picardie[7]. Condamné en première instance à 5 250 euros d'amende, le journal est relaxé en appel[8]. Fakir reçoit le prix J-presse 2001 du meilleur journal de ville et de quartier pour le numéro incriminé[7].

En 2000 et 2002, Fakir est attaqué deux fois en justice par le quotidien régional Le Courrier picard notamment pour avoir caricaturé un de ses collaborateurs[9],[10],[11]. Il est relaxé et le chef local du Courrier picard est condamné en appel à lui verser 500 euros[12].

En 2006, l'équipe de Fakir a fusionné partiellement avec celle de Pour lire pas lu (PLPL) pour donner Le Plan B, un journal d'enquêtes sociales. François Ruffin, qui intègre au même moment l'équipe de l'émission Là-bas si j'y suis, écrit notamment deux pages de critique sociale dans chacun des numéros, tout en continuant de publier un Tchio fakir local, de taille plus réduite.

En 2008, le journal décide de prendre parti dans les élections municipales amiénoises et organise une contre-campagne à l'encontre de l'ancien maire et ministre, Gilles de Robien. Fakir sort un numéro spécial intitulé Le Livre noir du robiénisme (32 pages) qui « revient sur vingt ans de règne, sur son bilan comme maire et comme ministre. » En même temps, l'équipe édite « une lettre d’information, beaucoup plus courte, quatre pages A4, dans un style moins ironique, accessible à tous. » la tire à 40 000 exemplaires, et la diffuse dans les boîtes aux lettres d'Amiens[13]. La campagne se fait davantage contre l'équipe sortante, que pour l'opposition, qui n'est pas épargnée dans certains articles[14]. Au second de tours la liste de Gilles de Robien est battue, après 19 ans passée à la tête de la mairie.

Lancement au niveau national[modifier | modifier le code]

Fort de cette « victoire », le journal cherche à la transposer aux élections européennes de 2009[14]. Peu de temps après que l'équipe de Fakir a quitté Le Plan B, le journal d'Amiens devient donc national (numéro 39, avril 2009) et sa parution bimensuelle et aborde des thématiques nationales, tout en conservant pour un temps un « cahier des régions ». Le journal est remaquété, prend un format tabloïd et passe en couleur, tout en conservant sa numérotation d'origine. À partir du numéro 47 (automne 2010), Fakir passe au format berlinois.

Le tirage de Fakir augmente en conséquence, se situant d'après l'ours du journal entre 25 000 et 40 000.

En ce qui concerne les ventes de Fakir, François Ruffin déclare qu'elles sont de l'ordre de 10 000 exemplaires pour les premiers numéros à parution nationale en 2009[15]. Par la suite, le bimensuel indique dans ses colonnes le chiffre de 11 500 exemplaires par numéro au début de l'année 2012 (7 000 en kiosque et 4 500 abonnés)[16], celui de 11 200 au début de l'année 2013 (5 700 en kiosque et 5 500 abonnés)[17]. Fakir affirme avoir réalisé un bénéfice de 14 000 euros pour l'année 2013 et affirme approcher du nombre de 6 000 abonnés au début de l'année 2014[18].

Fakir fut le dernier journal à disposer d'une interview de Maurice Allais, récipiendaire du Prix de la Banque de Suède en sciences économiques, mort le [19].

Fakir Éditions[modifier | modifier le code]

À partir de 2013, le journal lance une collection de livres sur des sujets sociaux dont la plupart ont été écrits ou dirigés par François Ruffin et son collaborateur Antoine Dumini[20].

En 2015, un de leurs ouvrages, Comment ils nous ont volé le football, reçoit le prix lycéen du livre d'économie et de sciences sociales, avec près de 80 % des votes[21].

Le film Merci patron ![modifier | modifier le code]

Dans le numéro 70 de Fakir de mai-juin 2015, François Ruffin annonce qu'il a conçu et réalisé un film intitulé Merci Patron ![22] (une coproduction Fakir et Mille et Une Productions) racontant une histoire dont Bernard Arnault (propriétaire de LVMH) est le protagoniste, histoire traitée en partie à la manière du réalisateur Michael Moore et du documentariste Pierre Carles[23],[24]. Ce film sort en salle le 24 février 2016, après une tournée d'avant-premières dans toute la France.

Les T’chio Fakir[modifier | modifier le code]

En plus de leur publication bimestrielle, Fakir publie de façon régulière des numéros de quatre pages appelés T’chio Fakir (petit Fakir en picard). Ceux-ci sont destinés à la diffusion dans les manifestations et fournissent une information sur un sujet précis. Sept numéros existent à ce jour: Qu’on leur coupe la dette, Le Hold-up tranquille, La revanche des collabos, La faillite c'est eux, Ne fuyez plus Monsieur Naouri, Essayer quelque chose et Rouge et vert, loi El Khomri [25].

Action militantes[modifier | modifier le code]

À plusieurs reprises Fakir ne se contente pas d'écrire des articles mais organise des actions militantes pour porter les informations qu'il délivre.

Les Teufs à Babeuf[modifier | modifier le code]

Pendant son année de pause, avant le passage en diffusion nationale, l'association Fakir organise plusieurs soirées intitulées les teufs à Babeuf, en référence au révolutionnaire français Gracchus Babeuf. Animées par des groupes de musique, ou des troupes de théâtre, ces soirées sont centrées autour de conférences et de débats avec des militants politique, syndicaux ou des intellectuels. Sont notamment passés au teuf à Babeuf : Henri Emmanuelli[26], Emmanuel Todd, Hervé Kempf[27], Daniel Mermet, Serge Halimi, Monique et Michel Pinçon-Charlot

L'affaire Loubota[modifier | modifier le code]

En février 2002, Hector Loubota, 19 ans, meurt enseveli sur le chantier d'insertion de la citadelle d'Amiens. Dans son numéro de novembre (no 12, novembre 2002), après enquête, Fakir accuse la mairie de n'avoir respecté aucune des règles de base de sécurité sur ce chantier[28]. Le journal accompagne la famille pendant les procédures judiciaires en rassemblant des preuves et des témoignages, en médiatisant l'affaire, en publiant un livre, Hector est mort, et en organisant des mobilisations lors des passages au tribunal[29]. Le 20 juin 2013, une plaque commémorative est déposé sur le chantier[30]. Après 13 ans de procédure et deux instructions, le maire de l'époque, Gilles de Robien, est reconnu coupable, en mars 2015, en première instance d'homicide involontaire[31]. La Cour d'appel d'Amiens a infirmé la décision et relaxé Monsieur de Robien. La famille de la victime s'est pourvue en cassation.

Intervention en Assemblée Générale[modifier | modifier le code]

Casino[modifier | modifier le code]

En 2010, Fakir infiltre l'assemblée générale des actionnaires du groupe Casino en achetant des actions du groupe. Cette opération est menée en compagnie d'anciens salariés de Moulinex. Jean-Charles Naouri, le PDG de Casino, était actionnaire principal au moment de la liquidation du leader de l’électro-ménager français. Des gérants surendettés de Petit Casino sont également présents. Ils interpellent directement le PDG lors de la séance de question. Le même scénario se répètera l'année suivante[32] et donnera lieu à plusieurs reportages dans Fakir et dans l'émission radio Là-bas si j'y suis.

En juin 2010, le groupe Casino assigne le journal en justice pour cause de perturbations lors de l'Assemblée générale des actionnaires[33]. Le procès est fixé en novembre 2011. Le journal a reçu de nombreux soutiens comme celui de Denis Robert et du dessinateur Siné. En mai 2012, le groupe Casino décide d'abandonner leur procès en diffamation contre le journal[34].

Le CIAG

Fin 2012, Fakir crée le CIAG, le Comité d'Intervention en Assemblée Générale[35] pour généraliser ce type d'action et rassembler différents courants militants contre des multinationales.

En avril 2013, le groupe de BTP Vinci voit ainsi son AG perturbée par des militants anti-aéroport de Notre-Dame-des-Landes. François Ruffin interpelle également le président du groupe sur le non-respect du code du travail lors de l'embauche de salariés étrangers[36].

Quelques jours après se tient l'AG de LVMH. Fakir poursuit son combat contre Bernard Arnault, initié dans le numéro 58 du journal, en s'invitant à la réunion[37]. Une première intervention avait déjà eu lieu en 2007 avec d'ex-salariés d'ECCE pour un reportage pour l'émission Là-bas si j'y suis[38]. Lors de l'AG de 2013, Fakir dénonce, avec d'anciens salariés, la liquidation dans les années 1980 du groupe textile Boussac Saint-Frères. Une partie de l'intervention, filmée par Les Mutins de Pangée, se retrouve dans le film Merci Patron !. En 2014, l'AG de LVMH est de nouveau perturbée.

Depuis le CIAG a été mis en sommeil.

De l'air à France inter[modifier | modifier le code]

À la suite de l'interruption de l'émission Là-bas si j'y suis, en juin 2014, Fakir lance une campagne intitulée De l'air à France Inter. L'objectif principal du mouvement est la reprogrammation d'une émission quotidienne de reportage sur les ondes de France Inter. De façon plus générale, Fakir dénonce l'abandon du reportage au profit des émissions en plateau et la sous-représentation des classes populaires dans les intervenants.

Des rassemblements sont organisés à la Bourse du travail de Paris avec différentes organisations politiques, syndicales, et associatives notamment ATTAC, le FG, EELV, le PS, Acrimed... Une lettre[39] cosignée par toutes les organisations est envoyée à Laurence Bloch, directrice de France Inter, qui y répondra[40] sans pour autant accéder aux demandes du collectif.

En décembre des manifestations ont lieu devant les locaux de France Bleu à Amiens, Limoges, Strasbourg, Montpellier, Bordeaux, Cherbourg, Clermont-Ferrand, Caen et Tours[41]. À partir d'avril 2015, le mouvement tente de faire la jonction avec la grève à Radio France, à la suite de l'arrivée du nouveau PDG Mathieu Gallet. Des tracts sont distribués lors des AG, l'équipe de Fakir publie des reportages sur les conditions de travail à la Maison de la Radio.

En mai 2015, des membres du collectif rencontrent Frédéric Schlesinger, directeur des programmes à Radio France. Les revendications sont en partie satisfaites par la programmation de l'émission Un jour en France, animée par Bruno Duvic.

Ours[modifier | modifier le code]

Directeur de publication : Fabian Lemaire

Animateurs de publication : Johanna et Magalie

Rédacteur en chef : François Ruffin

Rédacteurs : François Ruffin, Pierre Souchon, Antoine D., Valéry Chartier, Zag, Ruptures, Nicolas Brulebois, Darwin, Vincent Bernardet, Sylvain Laporte.

Dessinateurs : Ben Bert, Bench, Bouzon, Damien Cuvillier, David François, Decressac, Fabian Lemaire, Guillaume Néel, Hardoc, Lardon, Nardo, Piérick, Stébar, Thibaut Soulcié, Valère, Valfret, Zag.

Graphisme et mise en page : Ludo R.

Néanmoins, l'équipe rédactionnelle étant soumise à un incessant renouvellement, elle est donc susceptible d'évoluer de numéro en numéro à l'exception des membres permanents du journal.

Critiques[modifier | modifier le code]

Malgré des relations apparentes de « copinage »[42], revendiquées comme telles sur le site du journal, Fakir a fait l'objet de critiques sévères de la part d'un autre journal d’extrême gauche. Dans son numéro d'avril 2015, le mensuel La Décroissance publie un article intitulé « Clouer le bec à Fakir »[43], dans lequel il fustige un dossier publié dans le numéro de mars-avril 2015 de Fakir intitulé « Emploi contre environnement, refusez le chantage ! »[44]. L'auteur, Dominique Lachosme épingle la volonté de la part de Fakir de vouloir faire croire « qu'il existe au sein de la CGT rouge un début de conscience verte ». Il ajoute « (...) La CGT rejette officiellement l'anti-productivisme : le "développement humain durable" qu'elle prône s'oppose "aux idées tendant vers la décroissance (citation extraite du document d'orientation de la CGT, 2013) » ; « La Terre exploserait-elle sous nos yeux, il est peu probable que la CGT remette en question cette vision du monde ». L'auteur conclut ainsi son article : « Camarades et amis de Fakir, c'est en partant de ces (dures) réalités que l'on pourra véritablement espérer "lier justice sociale et exigence environnementale", quitte à être "fâchés avec tout le monde ou presque" (slogan de Fakir) ». Comment ne pas voir dans cette critique une pique contre l'inflexion écologiste de la ligne éditoriale du journal dont le titre était en mars-avril 2015 : « Refusez le chantage, devenez bio'lchevik » ? Il est par ailleurs notable que cette volonté de créer un pont entre écologistes et productivistes de gauche rappelle les intentions unificatrices du Parti de gauche[45]. Quoi qu'il en soit, cette défense de la CGT nuance selon ses détracteurs le slogan du journal selon lequel il ne serait « lié à aucun syndicat ou parti politique »[46].

Sources[modifier | modifier le code]

  • Benjamin Ferron, La presse alternative locale en France. Un espace de contestation des représentations et normes instituées du système de pouvoir local, Mémoire de recherche dans le cadre du DEA Action publique et territoires en Europe, Institut d'études politiques de Rennes, 2003-2004, texte intégral.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Devise du journal apparaissant en page deux à côté de l'ours dans tous les numéros depuis son passage en diffusion nationale.
  2. AFP, « La presse satirique survit difficilement », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne).
  3. . Avant les élections présidentielles, un vote au sein de la rédaction de Fakir a eu lieu. Sur 32 votants, 21 suffrages sont exprimés (9 nuls, 2 blancs). Parmi eux, Philippe Poutou recueille 1 voix, François Hollande 2 voix, Éva Joly 2 voix et Jean-Luc Mélenchon 15 (lire Mélenchon, et après ?, Fakir, no 54, mars - avril 2012, article en ligne : http://www.fakirpresse.info/Melenchon-et-apres,340.html
  4. « Enquête sur le journal fakir », sur ACRIMED
  5. « Éditorial », Ch'Fakir, no 1, décembre 1999.
  6. Jacques-Olivier Teyssier, « Fakir : la bouffée d'oxygène », Acrimed, 8 novembre 2003.
  7. a et b «Fakir» récompensé et poursuivi., sur Libération.fr (consulté le 12 janvier 2016)
  8. « Le moustique résiste au tank - Acrimed | Action Critique Médias », sur www.acrimed.org (consulté le 12 janvier 2016)
  9. Communiqué de presse de l'association Fakir de juin 2002.
  10. Émission de Là-bas si j'y suis du 29 avril 2004 consacré à cette procédure judiciaire.
  11. Appel à la défense du journal Fakir sur le site d'Acrimed, 27 février 2004.
  12. « Le Courrier picard essuie un Waterloo judiciaire », fakirpresse.info, 29 septembre 2004.
  13. FRANÇOIS RUFFIN : FAKIR, D’UNE ANTI-CAMPAGNE L’AUTRE (interview). Article 11. 24 mars 2009
  14. a et b « Article11 - François Ruffin : Fakir, d'une anti-campagne l'autre - JBB », sur www.article11.info (consulté le 12 janvier 2016)
  15. « Trois journalistes - Mermet, Halimi et Ruffin - et un message : que les médias mènent à l'action ! », dazibaoueb.fr, 5 octobre 2009.
  16. SSF, Crise de croissance, Fakir, no 56, juillet - septembre 2012. Lire page 2.
  17. François Ruffin, Le rebond en avant, Fakir, no 61, juillet - septembre 2013. Lire page 5.
  18. François Ruffin, « Point comptable », page 5, Fakir, no 64, février 2014
  19. http://www.fakirpresse.info/Maurice-Allais-Contre-le.html
  20. « Nos lecteurs sont les meilleurs », sur Site du journal Fakir
  21. « PRIX LYCÉEN DU LIVRE D’ÉCONOMIE ET DE SCIENCES SOCIALES », sur prixlyceenses.blogspot.fr (consulté le 12 janvier 2016)
  22. Annonce en haut de la couverture, visible sur le site « bulles picardes », 13 mai 2015.
  23. François Ruffin à l’assaut de l’oligarchie et des médias complices, article du 26 février 2016 dans Médias, sur le site de l'Observatoire des journalistes et de l'information médiatique (OJIM]).
  24. « Merci Patron ! », ou comment retourner la bouffonnerie du pouvoir à son profit, article de Nicolas Bole le 23 février 2016, sur le site leblogdocumentaire.fr.
  25. http://www.fakirpresse.info/-Diffusez-des-Tchio-Fakir-.html
  26. (fr) « Gauche, des prolos aux bobos ? », sur Bakchich (consulté le 29 janvier 2016)
  27. « Décroissance 62: février 2009 », sur decroissancepasdecalais.blogspot.fr (consulté le 29 janvier 2016)
  28. (fr) « Accident de travail mortel: L'impossible procès de Monsieur le maire | Édition | Le Club de Mediapart », sur Club de Mediapart (consulté le 12 janvier 2016)
  29. « AMIENS Le procès de Robien, enfin… », sur Le Courrier picard (consulté le 12 janvier 2016)
  30. https://www.youtube.com/watch?v=zDqpPk6CceM modèle {{Lien web}} : paramètre « titre » manquant (consulté le 12 janvier 2016)
  31. (fr) « Amiens : Gilles de Robien condamné pour homicide involontaire », sur France info, https://plus.google.com/101981383502610968026 (consulté le 12 janvier 2016)
  32. (fr) « Assemblée générale houleuse pour Casino », sur La Tribune, https://plus.google.com/+latribune (consulté le 12 janvier 2016)
  33. « Le Groupe Casino tremble devant Fakir (et réclame 75 000 €) », 1er juillet 2010.
  34. « Champagne ! », fakirpresse.info, 9 mai 2012.
  35. « Dénoncez votre patron ! - FAKIR | Presse alternative | Edition électronique », sur www.fakirpresse.info (consulté le 12 janvier 2016)
  36. « Comité d’Intervention en Assemblée Générale - Pense bête », sur surlaroutede.canalblog.com (consulté le 12 janvier 2016)
  37. « Vinci et LVMH : des Assemblées générales d'actionnaires perturbées par le journal Fakir (partie 2) », sur www.nouveaujourj.fr (consulté le 12 janvier 2016)
  38. (fr) « Un costard pour le roi du luxe | Là-bas si j'y suis », sur Là-bas si j'y suis (consulté le 12 janvier 2016)
  39. (fr) « Lettre à Laurence Bloch - De l'air à France Inter », sur De l'air à France Inter (consulté le 29 janvier 2016)
  40. (fr) « La réponse de Laurence Bloch, directrice de France Inter - De l'air à France Inter », sur De l'air à France Inter (consulté le 29 janvier 2016)
  41. (fr) « OPfrancebleu Archives - De l'air à France Inter », sur De l'air à France Inter (consulté le 29 janvier 2016)
  42. http://www.fakirpresse.info/
  43. Dominique Lachosme, « Clouer le bec à Fakir », La Décroissance, no 118,‎
  44. « Emploi contre environnement, refusez le chantage! », Fakir,‎
  45. « programme du parti de Gauche », sur lepartidegauche.fr
  46. « Slogan de Fakir », Fakir,‎ 2009-2015

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]