Stéphane Horel

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Stéphane Horel
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Prix de l'Union rationaliste ()
Prix européen du journalisme d'enquête (en) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Stéphane Horel est une journaliste et réalisatrice de documentaires française née en 1976[1]. Collaboratrice du Monde, elle a réalisé plusieurs enquêtes sur les conflits d'intérêts et les lobbys.

Biographie[modifier | modifier le code]

Diplômée du Centre de formation des journalistes (CFJ) en 1999, elle a travaillé dans diverses rédactions de la presse écrite (Le Monde, AOC, Le Vrai Papier Journal, Le Canard enchaîné) et pour des chaînes de télévision (Arte, France 5) avant de consacrer la majeure partie de son activité à des enquêtes indépendantes.

Journaliste d'investigation, elle écrit notamment sur l’emprise des intérêts privés sur l’intérêt général, les conflits d'intérêts et le lobbying. Selon elle, « les lobbys sont devenus des acteurs incontournables de la vie démocratique en dépit d’une quelconque légitimité électorale »[2].

Elle montre que la Commission européenne recopie parfois des textes écrits par des lobbies. Les acteurs de la régulation se croient immunisés contre le lobbying et les tentatives d'influence des industriels, qui en retour jouent sur leur naïveté[3].

Son travail sur le lobbying[4] de l'industrie chimique et des pesticides sur les projets européens de réglementation des perturbateurs endocriniens lui a valu une certaine notoriété ; elle a notamment reçu un Laurel (Laurier) de la Columbia Journalism Review pour une enquête[5] sur les conflits d'intérêts de 19 scientifiques qui avaient attaqué ce projet de réglementation, ainsi que le prix Louise Weiss du journalisme européen en 2015 pour son ouvrage sur le sujet[6]. Elle a aussi collaboré régulièrement avec le Corporate Europe Observatory, une association de recherche-action sur le lobbying industriel au niveau européen[7].

En 2018, elle est récompensée avec Stéphane Foucart par l'European Press Prize (Prix européen du journalisme d'enquête)[8],[6] pour leur série sur les « Monsanto Papers » publiée dans Le Monde.

Controverses autour des Gardiens de la raison[modifier | modifier le code]

En 2020, Stéphane Foucart et Stéphane Horel, ainsi que le sociologue Sylvain Laurens, publient l'ouvrage Les Gardiens de la raison : Enquête sur la désinformation scientifique enquêtant sur les nouvelles formes de lobbying à l'heure d'internet, menées selon les auteurs par certains industriels et entrainant de nombreux acteurs du monde de la vulgarisation scientifique. Le livre suscite de nombreuses réactions dès sa sortie, de la part des personnes incriminées, mais aussi des médias[9],[10].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Films documentaires[modifier | modifier le code]

  • 2004 : Les origines du sida, 90 min, France 2, documentaire controversé[14],[15].
  • 2005 : Drogues et cerveau, série documentaire, Arte[16].
  • 2007 : Les grands-mères courage, reportage, Arte.
  • 2008 : Les médicamenteurs, documentaire de 52 min pour France 5, production Beau comme une image. Avec Annick Redolfi et Brigitte Rossigneux. Le film a reçu une étoile de la SCAM en 2010.
  • 2010 : La grande invasion, documentaire de 52 min pour France 5, production Mosaïque Films.
  • 2011 : À qui profite le cuivre? documentaire de 52 min pour France 5, production Yami 2[17],[18].
  • 2012 : Les alimenteurs, documentaire de 52 min pour France 5, production Beau comme une image. Avec Brigitte Rossigneux[19],[20].
  • 2014 : Endoc(t)rinement, documentaire de 52 min pour France 5, production What's Up Films.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice », sur catalogue.bnf.fr.
  2. Valentin Pacaud, « Comment les lobbyistes piratent la démocratie ? - Les Inrocks », sur lesinrocks.com (consulté le ).
  3. Stéphane Horel, Lobbytomie. Comment les lobbies empoisonnent nos vies et la démocratie, p. 287.
  4. « L'Entretien de l'intelligence économique - Lobbying : les nouvelles stratégies », France 24, (consulté le ).
  5. (en) Stéphane Horel et Stéphane Foucart, « Endocrine disruptors in Europe: Nineteen "experts" are polluting the debate », Environmental Health News, (consulté le ).
  6. a et b Irène Lopez, « Le lobbying, tout un art », Accès payant.
  7. (en) « A Toxic Affair: How the chemical lobby blocked action on hormone disrupting chemicals | Corporate Europe Observatory », sur corporateeurope.org, (consulté le ).
  8. « Stéphane Foucart et Stéphane Horel récompensés par le Prix européen du journalisme d'enquête », Le Monde, (consulté le ).
  9. Nicolas Celnik, « La fabrique du doute », sur Libération, (consulté le ).
  10. Thibault Prévost, « L'information scientifique, une guerre de (positions) tranchées », sur arretsurimages.net, (consulté le ).
  11. Cynthia Fleury, « L’endoc(t)rinement », sur humanite.fr, .
  12. Sophie Houdart, « La blouse ne fait pas le savant », La Vie des idées,‎ (lire en ligne).
  13. Philippe Huneman, « Les influenceurs de la science », sur en-attendant-nadeau.fr, .
  14. « Questions sur les origines du sida »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur L'Humanité, (consulté le ).
  15. « Un documentaire sur "les origines du sida" suscite une polémique », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  16. Pascal Courty, « Drogues et cerveau, Stéphane Horel et Jean-Pierre Lentin, Éditions du Panama actuel, 2005 », VST - Vie sociale et traitements, no 91,‎ , p. 144-154 (lire en ligne).
  17. « Zambie : à qui profite le cuivre ? - Vidéo - La chaîne Diplomatie » (consulté le ).
  18. « Ces docs qui ont fait bouger la société », sur L'Obs, (consulté le ).
  19. Sophie Caillat, « « Les Alimenteurs » : comment l'agro-industrie paye pour nous faire grossir », Rue 89, (consulté le ).
  20. Maryvonne Dussaux, « Stéphane Horel, Brigitte Rossigneux, Les alimenteurs », Lectures. Les comptes rendus,‎ (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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