Yves de Kerdrel

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Yves de Kerdrel
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Biographie
Naissance
Nom de naissance
Yves Marie Denis André Audren de Kerdrel
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Économie
Distinction

Yves de Kerdrel, né le à Paris dans le 17e arrondissement, est un journaliste et chroniqueur français. D' à , il est directeur général du groupe Valmonde et directeur de la rédaction de Valeurs actuelles de 2012 à 2018.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origine et famille[modifier | modifier le code]

Yves Marie Denis André Audren de Kerdrel est né le à Paris dans le 17e arrondissement, du mariage d'Henri Audren de Kerdrel, directeur de banque, et de Colette Chenain[1].

Le , il épouse Anne Augier de Crémiers, artiste peintre. De cette union, naissent deux enfants : Clémentine et Thibault[1].

Formation[modifier | modifier le code]

Il fut élève de l'école Saint-Thomas d'Aquin à Paris, alors dirigée par Jean-Michel Di Falco.[réf. nécessaire]

Après des études au collège Stanislas puis à l'institution Frilley où il prépare le concours des écoles de commerce, il intègre l'Institut supérieur de gestion en 1981. Il est également titulaire d'une maîtrise de droit des affaires de l'université Panthéon-Assas et diplômé de la société française des analystes financiers[1].

Journaliste et chroniqueur[modifier | modifier le code]

En 1983, il commence sa carrière journalistique au Journal des Finances. Il y est ensuite nommé chef de service en 1988, grand reporter en 1991 puis rédacteur en chef en 1993. En 1999, il est appelé par Nicolas Beytout aux Échos, afin de créer la rubrique Crible dont il est responsable jusqu'en 2003. De 2003 à 2005, il participe comme éditorialiste au développement des pages « débats et opinions » des Échos, alors dirigées par Érik Izraelewicz[1].

En , Nicolas Beytout, devenu directeur de la rédaction du Figaro, lui demande de le rejoindre afin d'y animer les pages débats et opinions. Outre cette activité, il est chargé d'une chronique hebdomadaire, publiée chaque mercredi, à thématique économique. Il dirige la rédaction du Journal des Finances de 2006 à 2008 et la rédaction du Figaro Patrimoine de 2007 à 2009. Il est chroniqueur quotidien sur les chaînes BFM de 2005 à 2010, I-Télé depuis 2010 et LCI en 2010-2011. En 2009, il fonde et dirige la rédaction du site d'information économique WanSquare, filiale du Figaro, destiné aux professionnels de la finance et des affaires[1],[2].

Direction du groupe Valmonde et Valeurs actuelles[modifier | modifier le code]

Le , il est nommé par Pierre-Yves Revol, directeur général du groupe Valmonde et directeur des rédactions de Valeurs actuelles, du Spectacle du Monde et de Jours de Chasse[3].

Le , il lance une nouvelle formule de Valeurs actuelles. Basée sur une étude marketing des lecteurs du magazine, le journal adopte une ligne éditoriale moins « politicienne » et plus « droitisée »[4]. Cette nouvelle formule permet d'augmenter sensiblement les ventes, le chiffre d'affaires publicitaire augmente et le magazine retrouve l'équilibre financier après plusieurs années de pertes[5].

Affaires judiciaires[modifier | modifier le code]

Représentation de Marianne voilée[modifier | modifier le code]

Le , en tant que directeur de la publication de Valeurs Actuelles, il est condamné par la 17e chambre du TGI de Paris à 2 000  d'amende pour provocation à la haine raciale, à la suite d'une plainte de plusieurs associations (dont l'UEJF) pour la couverture du qui représentait une Marianne voilée accompagnée du titre « Naturalisés : l'invasion qu'on cache »[6],[7]. Valeurs actuelles est de nouveau condamnée en appel[8]. La Cour de cassation annule cette condamnation en , les propos litigieux ne contenant « pas d'appel ou d'exhortation à la discrimination, à la haine ou à la violence »[9].

Condamnation pour provocation à la haine raciale contre les Roms[modifier | modifier le code]

De nouveau, la 17e chambre correctionnelle de Paris le condamne le à 3 000  d'amende pour diffamation, provocation à la discrimination et à la haine ou à violence envers les Roms, pour sa Une du intitulée Roms : l'overdose[10]. Avec la société Valmonde, éditrice de l'hebdomadaire, ils doivent également verser solidairement des dommages et intérêts d'un montant de 2 000  à la LICRA et 1  symbolique à l'association La Voix des Roms[11].

Autres[modifier | modifier le code]

Yves de Kerdrel, est condamné en 2017 à mille euros d'amende pour avoir injurié deux journalistes du Monde, Gérard Davet et Fabrice Lhomme, qu'il avait notamment qualifiés de « valets » d'un « cabinet noir » contre Nicolas Sarkozy[12].

Départ de la direction de Valeurs actuelles[modifier | modifier le code]

En , il quitte la direction générale de Valeurs actuelles remplacé par Érik Monjalous mais reste éditorialiste[13].

Depuis mi-, Yves Audren de Kerdrel remplace Michaël Darmon à l’antenne de Sud Radio comme éditorialiste politique. Cet éditorial est diffusé en semaine du lundi au vendredi[14],[15].

Autres activités et engagement[modifier | modifier le code]

En 2007, il est membre de la Commission pour la libération de la croissance française, dite commission Attali[16],[17].

En 2008, Christine Lagarde, alors ministre de l'Économie et des Finances, lui demande de participer aux travaux de la Commission pour la diffusion de la culture économique en France. Il est également membre de la commission Attali pour la « libération de la croissance française »[18]. Jacques Attali le décrit comme un « garçon ultralibéral tant du point de vue économique que social »[19]. En 2013, Yves de Kerdrel se dit proche d'Emmanuel Macron[19]. Le quotidien Libération le présente comme un « ami intime » de ce dernier[20].

En , il affirme que l'Élysée a mis son téléphone sur écoute, piraté son compte Twitter 3 fois, et piraté le site de Valeurs actuelles[21].[pertinence contestée]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Who's Who in France, édition 2013, p. 1207.
  2. Xavier Ternisien, « "Le Figaro" lance Wansquare, un site d'information économique et financière », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  3. « Yves de Kerdrel et Benoît Pollet entrent au Conseil d’administration du SEPM », sur le site du syndicat des éditeurs de la presse magazine, (consulté le ).
  4. David Doucet, « “Valeurs actuelles”, le cabinet noir de la droite dure », sur le site du magazine Les Inrockuptibles, (consulté le ).
  5. « Crise interne profonde à «Valeurs actuelles» ? », sur lemediapresse.fr,
  6. « "Valeurs Actuelles" condamné pour sa une à la Marianne voilée », Télérama,‎ (lire en ligne)
  7. « Marianne voilée : le directeur de « Valeurs actuelles » condamné », sur lemonde.fr, (consulté le )
  8. « « Valeurs actuelles » condamné en appel pour provocation à la haine », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  9. « Marianne voilée : la condamnation de « Valeurs actuelles » annulée », sur liberation.fr,
  10. lefigaro.fr, « Dossier/Roms: Valeurs actuelles condamné », sur Le Figaro (consulté le )
  11. « Le directeur de la publication de « Valeurs actuelles » condamné pour provocation à la haine envers les Roms », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  12. « Le directeur de Valeurs actuelles condamné pour avoir injurié des journalistes du Monde », sur LExpansion.com, (consulté le )
  13. Alexandre Piquard, « Départ du directeur de l’hebdomadaire Valeurs actuelles, Yves de Kerdrel », lemonde.fr, 25 mai 2018.
  14. « Yves de Kerdrel remplace Michaël Darmon à l’antenne de Sud Radio », sur lettreaudiovisuel.com, (consulté le )
  15. « Sud Radio condamnée à grandir s'offre des signatures », sur Challenges.fr, (consulté le )
  16. « Décret n°2007-1272 du 27 août 2007 instituant une commission pour la libération de la croissance française », sur Legifrance,
  17. Les encombrants et inattendus soutiens d'Emmanuel Macron, lexpress.fr, 13 mai 2016
  18. «Redonner la priorité au risque et à l'audace», lefigaro.fr, 23 janvier 2008
  19. a et b “Valeurs actuelles”, le cabinet noir de la droite dure, lesinrocks.com, 12 novembre 2013
  20. «Valeurs actuelles» : dans la rédac des ultraréacs, liberation.fr, 7 février 2016
  21. « Le patron de Valeurs actuelles affirme être sur «écoute» », sur Le Figaro,