Moto Journal
(
| Moto Journal | |
| Pays | |
|---|---|
| Langue | Français |
| Périodicité | Mensuel |
| Genre | Presse sportive |
| Prix au numéro | 4,95 euros |
| Diffusion | 21 033[1] ex. (2024) |
| Date de fondation | 1971 |
| Éditeur | Éditions Larivière |
| Ville d’édition | Clichy |
| Propriétaire | Patrick Casasnovas |
| ISSN | 0751-591X |
| Site web | moto-journal.fr |
| modifier |
|
Moto Journal est un magazine mensuel français traitant de divers sujets relatifs à la moto et au sport motocycliste. Il est intégré en 2018 aux Éditions Larivière, éditeur de Moto Revue.
Historique
[modifier | modifier le code]Moto Journal, qui a vu le jour , s'appelait à l'origine « Auto Moto », et ce jusqu'au numéro 40 du . Il s'est ensuite appelé « Auto Moto Journal » du no 41 du au no 44 du .
Un référendum eut alors lieu auprès des lecteurs, Moto Journal souhaitant choisir une orientation exclusive vers la voiture ou la moto. La moto fut choisie, et c'est à partir du no 46 du que Moto Journal porta enfin ce nom. Il n'y eut jamais de no 45.
L'équipe initiale du journal est composée comme suit : l'écrivain et homme de presse Pierre Barret, le pilote-journaliste franco-italien Guido Bettiol[2], le rédacteur en chef jacques Bussillet, le globe-trotter Frédéric Tran-Duc[3], le journaliste « Fenouil », cofondateur avec Jean-Claude Bertrand du raid motocycliste Côte d'Ivoire-Côte d'Azur (ancêtre direct du Paris - Dakar), le caricaturiste Jeff Vivant, le pilote de trial et inventeur Jean-Pierre Frisquet, ainsi que le sculpteur[4] Sacha Ketoff et l'encyclopédie vivante de la moto ancienne qu'est François-Marie Dumas[5].
Dans les années 1970 qui furent celles du grand renouveau de la moto en France avec l'importation des machines japonaises, enfin fiables et performantes, le journal largement appuyé sur un lectorat jeune et passionné pouvait se permettre un ton décalé et irrévérent et une réelle indépendance vis-à-vis des acteurs économiques du secteur[6].
L'année 2009 a vu le passage en bimensuel de leur concurrent Moto Revue. Seul hebdomadaire, Moto Journal a suivi ce même changement de périodicité quelques mois plus tard et est devenu lui aussi bimensuel.
Racheté en 2018 par les Éditions Larivière (éditeur de Moto Revue), le titre cohabite avec Moto Revue au sein des mêmes locaux à Clichy. Premiers effets, le trimestriel GP+, adossé à Moto Journal et traitant de l'univers des MotoGP, disparait au profit de GP Racing, magazine soutenu par Moto Revue, et le site internet Moto Journal est intégré au portail Moto-Station détenu par les Éditions Larivière.
Moto Journal et la compétition
[modifier | modifier le code]Moto Journal 200
[modifier | modifier le code]En 1974, François Chevalier, alors directeur du circuit Paul Ricard, décide d'organiser une course internationale sur le modèle des 200 miles d'Imola et du Daytona 200. Disputé en 2 manches sur une distance totale de 231 km (143 miles), c'est le Finlandais Teuvo Länsivuori qui s'impose sur Yamaha 700 devant Philippe Coulon et Patrick Pons. Patrick Fernandez remporte la course 250 cm3 et l'équipage Rudi Kurth / Dane Rowe la catégorie Sidecars[7],.
| 200 Miles du Paul Ricard | |||
|---|---|---|---|
| Année | Vainqueur du classement final | Vainqueur 250 cm3 | Vainqueur Sidecars |
| 1974[7] | |||
En 1975, la course devient le Moto Journal 200, toujours parcouru sur le circuit Paul-Ricard mais désormais sur une manche de 40 tours puis 55 en 1976 permettant de parcourir 200 miles[8],[9],[10]. L'édition 1978 voit l'unique participation du Moto Journal 200 comme épreuve du Championnat du Monde de Formule 750[11],[10]. De 1975 à 1981, l'évènement voit concourir des pilotes internationaux comme Kenny Roberts, Johnny Cecotto, Barry Sheene, Takazumi Katayama... ainsi que l'avant-garde de la vitesse moto française avec des pilotes comme Christian Sarron, Christian Estrosi, Marc Fontan ou encore Jean-Claude Chemarin[11]. La course est également l'occasion d'organiser des épreuves de formule de promotion comme le Challenge Honda 400 ou la Coupe Kawasaki[12].
L'épreuve voit la mort de deux pilotes : le Suisse Franz Kunz en 1977 et le Français Olivier Chevallier en 1980[10], dont la disparition s'accompagne de celle de Patrick Pons et Christian Léon, puis de Michel Rougerie et d'Alain Béraud l'année suivante, marquant une période sombre pour la moto française. Après la disparition de la Formule 750, l'épreuve perd en intérêt et la dernière édition voit le pilote français Marc Fontan s'imposer sur une Yamaha YZR 500[13]. L'année suivante, un meeting du nom de Gauloises 200, sans lien avec Moto Journal, se déroule sur le circuit Paul-Ricard avec des épreuves du championnat de France et d'Europe[10],[14].
| Moto Journal 200 | |||
|---|---|---|---|
| Année | Vainqueur Moto Journal 200 | Vainqueur F2 (250 cm3) | |
| 1975[8] | |||
| 1976[9] | |||
| La catégorie F1 (750 cm3) apparait | |||
| Année | Vainqueur Moto Journal 200 | Vainqueur F1 (750 cm3) | Vainqueur 250 cm3 |
| 1977[15] | |||
| Le "Moto Journal 200" devient une épreuve du Championnat du Monde de Formule 750[10],[11] | |||
| Année | Vainqueur Formule 750 | Vainqueur 250 cm3 | |
| 1978[11] | |||
| La catégorie 750 disparait au profit de la catégorie Moto Journal 200 (500 cm3) | |||
| Année | Vainqueur Moto Journal 200 | Vainqueur 250 cm3 | |
| 1979[16] | |||
| 1980[12] | |||
| 1981[13] | |||
Endurance
[modifier | modifier le code]Moto Journal s'est également investi dans d'autres compétitions en tant que partenaire, telles les 24 Heures Moto, ou auprès de pilotes, dont Gilles Husson. L'un des essayeurs du magazine, Bertrand Sebileau, remportera les 24 Heures Moto à deux reprises, en 1998 et 1999, sur Kawasaki. Moto Journal engagera ses journalistes aux 24 Heures du Mans au guidon d'une Aprilia RSV 1000 en 2004, puis en 2009 avec une Honda RC30 vieille de vingt ans. David Dumain, Zef Enault et Laurent Cochet réussiront l'exploit de se qualifier, puis rallieront l'arrivée à la 26e place finale, remportant la catégorie Open[17].
Style
[modifier | modifier le code]Moto Journal conjugue histoire, présent et avenir de la moto, les idées les plus novatrices tout comme les réalités quotidiennes du milieu motard.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Données Moto Journal », sur acpm.fr
- ↑ « Les centaures modernes », sur Ina.fr, (consulté le ).
- ↑ « Fred Tran Duc a quitté son bout du monde », Moto Journal, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ zhumoriste, « La Matchless moto moto de Sacha Ketoff », Z'humeurs & Rumeurs, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « À propos de l'auteur - François-Marie Dumas », sur moto-collection.org (consulté le ).
- ↑ « Qu’est-il arrivé à Moto-Journal ? », Alain Lefebvre Créations, (lire en ligne, consulté le ).
- « 1974 - 200 Milles du Paul Ricard », sur Bike 70
- « 1975 - MJ 200 », sur Bike 70
- « 1976 - MJ 200 », sur Bike 70
- « Les 200 Miles du Paul Ricard (France) », sur racingmemo.free.fr
- « 1978 - MJ 200 », sur Bike 70
- « 1980 - MJ 200 », sur Bike 70
- « 1981 - MJ 200 », sur Bike 70
- ↑ « Les Courses en France en 1982 », sur racingmemo.free.fr
- ↑ « 1977 - MJ 200 », sur Bike 70
- ↑ « 1979 - MJ 200 », sur Bike 70
- ↑ « 24 heures moto 2014, les belles histoires de Moto Journal », sur 24h-moto.com.
Liens externes
[modifier | modifier le code]