François Gervais

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François Gervais
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Biographie
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(74 ans)
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Université d'Orléans (doctorat) (jusqu'en )Voir et modifier les données sur Wikidata
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François Gervais, né le , est un physicien et essayiste français.

Professeur émérite de l'Université de Tours, où il enseignait la physique et la science des matériaux[1], il se fait connaître dans les milieux dits climato-sceptiques par ses positions concernant le changement climatique.

Carrière scientifique[modifier | modifier le code]

François Gervais rédige un ouvrage consacré aux supraconducteurs en 1999. Les supraconducteurs posent des problèmes dans le cadre de la théorie BCS, car celle-ci échoue à expliquer la persistance de la supraconductivité à de hautes températures et nécessite des ajouts théoriques pour expliquer un certain nombre de constatations empiriques[2].

Dans le cadre de ses travaux, il est lauréat du prix Ivan Peychès de l'Académie des sciences, titulaire de la médaille de bronze du CNRS (thermodynamique)[Quand ?] et officier dans l'ordre des Palmes académiques[3].

Climatoscepticisme[modifier | modifier le code]

En 2011-2012, François Gervais s'est porté volontaire pour être examinateur[4] du rapport AR5 du GIEC (à noter que F. Gervais n'avait pas été retenu parmi les experts internationaux qui ont rédigé ce rapport[réf. nécessaire]).

Dans un livre à destination du public[5] publié en 2013, il « s'oppose à la conception univoque et réductrice qui fait du gaz carbonique le responsable de tous les maux » en matière de climat[6] et dénonce les « exagérations alarmistes »[7]. Il y discute notamment de la problématique propre aux effets de saturation de l'effet de serre[8]. François-Marie Bréon, chercheur au Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (CEA/CNRS/UVSQ) et coauteur du dernier rapport du GIEC, ayant lu ce livre, dénonce dans un article paru le 28 octobre 2013 dans le journal Le Monde la présence dans ce livre « d'une série de manipulations, de citations détournées, de données fictives et de courbes tronquées » et Le Monde relève que ces « travaux » dans le domaine constituent un « pamphlet climatosceptique »[9].

François Gervais a répondu à ces critiques dans un droit de réponse paru lui aussi dans Le Monde du 28 octobre 2013[10] et de façon plus détaillée sur le web[11]. Il a publié sur le sujet du changement climatique deux articles dans des revues à comité de lecture, un en 2014[12] et un autre en 2016[13].

Il défend ses convictions en la matière au travers d'interviews réalisées sur YouTube pour des partis politiques comme Solidarité et Progrès, qui combat ce qu'il analyse comme l'idéologie malthusienne derrière la thèse de l'origine humaine du réchauffement climatique, réchauffement qu'il considère comme une mystification[14]. Il fait partie du comité scientifique de l'association des Climato-Réalistes[15].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Les Nouveaux Supraconducteurs, Tec Et Doc, Sciences Appliquées, 1999
  • L'Innocence du carbone. L’effet de serre remis en question, Albin Michel, 2013
  • L'urgence climatique est un leurre, L'Artilleur, 2018 (ISBN 9782810008513)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Francois Gervais, « Université de Tours - M. Francois GERVAIS », sur Université de Tours (consulté le 26 janvier 2019).
  2. « Une continuité dans la supraconductivité », François Gervais, larecherche.fr, 1er octobre 2006.
  3. Ces renseignements sur la carrière scientifique de François Gervais proviennent de sa page sur le site de l'université de Tours.
  4. Un examinateur est une personne qui s'est portée candidate, et après acceptation, pour « comment[er] le texte en fonction de [ses] connaissances et de [son] expérience ». [PDF]Procédures à suivre pour l'élaboration, l'examen, l'acceptation, l'adoption, l'approbation et la publication des rapports du GIEC.
  5. François Gervais, L'Innocence du carbone. L’effet de serre remis en question, Albin Michel, 2013, 320 pages.
  6. Description du contenu du livre, reproduite sur Google Livres.
  7. Aperçu du livre sur Google Livres.
  8. Climat : « le réchauffement s’est arrêté depuis 15 ans », entretien, enviro2b.com, 1er octobre 2013.
  9. « Les contre-vérités du dernier pamphlet climatosceptique », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 3 février 2019).
  10. Le Monde, 28 octobre 2013, « La réponse de l'auteur, François Gervais », en ligne (mis à jour le 30 octobre 2013).
  11. « Réponses point par point de François Gervais », sur kin152.gadz.org.
  12. François Gervais, « Tiny warming of residual anthropogenic CO2 », International Journal of Modern Physics B, vol. 28,‎ , p. 1450095 (ISSN 0217-9792, DOI 10.1142/S0217979214500957, lire en ligne, consulté le 21 mars 2016).
  13. François Gervais, « Anthropogenic CO2 warming challenged by 60-year cycle », Earth-Science Reviews, vol. 155,‎ , p. 129–135 (DOI 10.1016/j.earscirev.2016.02.005, lire en ligne, consulté le 21 mars 2016).
  14. Alexandre Moatti, Alterscience : Postures, dogmes, idéologies, Odile Jacob, (ISBN 9782738177797, lire en ligne).
  15. « À propos de l’association des Climatos-Réalistes », sur Climat Environnement & Énergie - Le site des Climato-Réalistes (consulté le 3 juin 2019).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]