Corse-Matin

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Corse-Matin
Image illustrative de l'article Corse-Matin

Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Périodicité Quotidienne
Format Berlinois
Genre Presse régionale
Diffusion 41 274[1] ex. (2011)
Date de fondation 1944
Ville d’édition Ajaccio

Propriétaire Groupe La Provence
Directeur de publication Roger Antech
Rédacteur en chef Roger Antech
Site web www.corsematin.com

Corse-Matin est un journal quotidien régional français, édité par la S.A Corse Presse, dont le siège est à Ajaccio. Cette société appartient au groupe La Provence qui a acquis le 1er décembre 2014, les 50% du capital qui lui manquait auprès du groupe Nice-Matin . Corse-Matin est diffusé sur la Corse et dans la région PACA. Roger Antech en assure la direction de la rédaction et la direction générale depuis le 2 mars 2009[2].

Historique[modifier | modifier le code]

Le titre, créé après la guerre, a longtemps été en concurrence avec l’édition corse du quotidien marseillais Le Provençal, à l’époque de Gaston Defferre.

En 1997, Hachette Filipacchi Médias (HFM), filiale de Lagardère, rachète le groupe Nice-Matin sur la Côte d’Azur, dix ans après s’être emparé du Provençal à Marseille, devenu La Provence. À l’époque, HFM voulait constituer un grand groupe de presse régionale dans le Sud-Est de la France. Deux titres ayant le même actionnaire se font donc concurrence en Corse à cette date. La fusion est inévitable.

En juillet 1999, La Corse, édition de La Provence, se retire. Les deux rédactions ne font plus qu’une et le rapprochement se fait quelque peu dans la douleur. C’est le titre Corse-Matin qui reste, mais il n’appartient plus seulement à Nice-Matin. Une société commune à La Provence et à Nice-Matin est créée : la S.A Corse-Presse. Elle sera éditrice du nouveau journal, - Nice-Matin assurant la responsabilité éditoriale, tandis que La Provence s’occupant, à Marseille, de l’impression - mais également d’un hebdomadaire lancé dans le sillage de la fusion : La Corse Votre Hebdo.

En juin 2006, Corse-Matin change de format et de maquette, passant au format berlinois. Imprimé jusqu’alors à Marseille et acheminé en Corse par avion dans la nuit, il est tiré depuis cette date sur l’île dans une nouvelle imprimerie construite pour l’occasion près de Bastia (Haute-Corse) alors que le centre éditorial demeure basé à Ajaccio.

À la fin de l’année 2006, le groupe La Vie-Le Monde, alors majoritaire dans le Midi-Libre devait prendre le contrôle des quotidiens régionaux du Groupe Hachette à travers une holding commune avec la filiale de Lagardère. La nouvelle entité aurait dû être alors propriétaire de tous les quotidiens régionaux du Sud-Est, de Perpignan jusqu’à Nice et la Corse. Mais l’opération ne s’est pas concrétisée, et Hachette a finalement négocié avec le Groupe Hersant (GHM).

Fin 2007, le ministère des Finances a donné son accord pour la vente des journaux du sud de Lagardère à GHM. Ainsi, Corse-Matin, comme Nice-Matin, Var-Matin et La Provence, a changé d’actionnaire depuis le début 2008.

Les graves difficultés financières et le redressement judiciaire du groupe Nice-Matin ont conduit ce dernier à céder les parts qu'ils détenaient jusqu'ici (50%) à La Provence, dont l'actionnaire unique est dorénavant Bernard Tapie. Depuis le 1er décembre 2014, Corse-Matin est devenue une filiale à 100% du quotidien marseillais[3].

Sa diffusion quotidienne en 2010 a été de 41 978 exemplaires (source OJD[4]).

Finances[modifier | modifier le code]

Comme la plupart des titres de presse français, le journal Corse-Matin touche de fortes subventions de l’État. Ainsi, il a perçu 1,83 million d’euros d’aide du fonds d'aide à la modernisation de la presse de 2003 à 2010[5].

La grande crise[modifier | modifier le code]

Le quotidien Corse-Matin épargné par le redressement judiciaire du groupe Nice-Matin est cédé en 2013 à Bernard Tapie actionnaire unique de La Provence. Une clause de cession aurait dû être ouverte, permettant aux journalistes de partir avec les indemnités applicables en cas de licenciement.. Cette clause de cession n'a pas été ouverte. Les employés ont accusés le coup une première fois. Roger Antech le directeur délégué de Corse Presse et rédacteur en chef de Corse-Matin depuis 2009 est devenu PDG au moment du rachat du titre. Les décisions prises Roger Antech ont rapidement été critiqués par ses collaborateurs. De nombreux salariés du groupe accusent Roger Antech de népotisme, de favoritisme, et d'autoritarisme, mais sa décision la plus critiquée fut de limoger Jacques Renucci le directeur de la Corse votre Hebdo, journaliste apprécié mais également cadre historique du quotidien. Roger Antech se plaça lui-même à la tête de la publication, ce qui fut très contesté au sein de la rédaction. Une pétition a été ouverte par l'Institut Citoyen du Cinéma [6] qui a rapidement recueilli plusieurs milliers de signataires. Dans un article paru dans les Inrocks [7], Roger Antech se défend de tels procédés et annonce qu’une plainte contre X a été déposée par Corse Presse pour injures publiques et diffamation. Si l'Institut Citoyen du Cinéma est visé par cette plainte à cause de la pétition, le personnel de Corse-Matin qui déballe les affaires et les coulisses du journal est largement visé. Ce dernier n'hésite pas - sous couvert d'anonymat - à dévoiler les conflits internes et leurs conséquences sur les vente et l'avenir du groupe. Suite à cette plainte l'Institut Citoyen du Cinéma met en place une seconde pétition [[2]] et envisage de se pourvoir en justice[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]