Denis Tillinac

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Denis Tillinac
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Denis Tillinac au 20e Festival international de géographie (2009).
Naissance (73 ans)
Paris
Activité principale
Formation
Distinctions
Prix de la Table ronde française (1982), prix Roger-Nimier (1983), prix Kléber-Haedens (1987), prix Jacques-Chardonne (1990), prix du roman populiste (1993), grand prix de littérature sportive (1993), prix Paul-Léautaud (1999), prix de l'Enracinement-Simone Weil (2020)
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres
roman, essai

Œuvres principales

  • Le Bonheur à Souillac (1982)
  • Spleen en Corrèze : Journal d’un localier (1984)
  • L'Irlandaise du Dakar (1986)

Denis Tillinac, né le à Paris, est un écrivain, éditeur et journaliste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Roger Tillinac, chirurgien-dentiste et maire d'Auriac[1], il grandit à Paris[2]. Cancre, mais bon en lettres, il est renvoyé de sept établissements, catholiques et publics, si bien qu'il décroche son baccalauréat en candidat libre[1].

Diplômé de l'Institut d'études politiques de Bordeaux (1971), il travaille comme journaliste à La Montagne, en Corrèze, à Madame Figaro et à La Dépêche du Midi, dans les années 1970. Il en a tiré un journal, Spleen en Corrèze, paru en 1979, où l'on voit notamment Jacques Chirac sillonner ses terres électorales[1].

Il est le représentant personnel de Jacques Chirac au Conseil permanent de la francophonie de 1995 à 1998 et fait partie des chiraquiens historiques qui soutiennent Nicolas Sarkozy.

Il dirige la maison d'édition La Table Ronde de 1992 à 2007. Il est membre de l'Institut Thomas-More.

Il fait partie, aux côtés de Claude Michelet, Michel Peyramaure, de ce qu'il est convenu d'appeler l’École de Brive.

En 2005, il préside un « Comité de réflexion et de propositions sur la traite des Noirs à Bordeaux[3] ».

Il signe un billet d'humeur chaque semaine dans l'hebdomadaire Valeurs actuelles et publie de temps à autre une tribune dans Marianne.

Il est membre de la Ligue nationale de rugby et de l'Académie catholique de France.

Après avoir voté Jacques Chirac à l’élection présidentielle de 1995[4], il soutient Nathalie Kosciusko-Morizet aux élections municipales de 2014 à Paris[5] et François Fillon à l'élection présidentielle de 2017[6].

En février 2020, le cercle de réflexion « Écologie responsable », proche de la droite, lui décerne au Sénat le prix annuel de l'Enracinement-Simone Weil, en l'honneur de son œuvre et de son parcours.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est marié à une pharmacienne[2], avec qui il a quatre enfants[1].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

  • Le Mystère Simenon, Paris, Calmann-Lévy, 1980, 223 p.
  • Le Tour des îles : Spleen à Daumesnil, Paris, Le Dilettante, 1985, 28 p.
  • Vichy, Seyssel, éditions du Champ Vallon, 1986, 113 p.
  • Le Dakar 88, Paris, Hachette , 1988, 179 p. Photographies de Yann Arthus-Bertrand.
  • La Corrèze et le Zambèze : Les Masques de l'éphémère, Paris, Robert Laffont, 1990, 286 p.
  • Les Corréziens, Paris, Robert Laffont, 1991, 210 p. Co-écrit avec Pierre Dauzier.
  • Le Retour de d'Artagnan, Paris, La Table Ronde, 1992, 150 p.
  • Elvis, Paris, Quai Voltaire, 1994, 121 p. Dernière réédition avec le titre Elvis : Balade sudiste chez La Table Ronde, 2007, 172 p.
  • Lettre ouverte à Jacques Chirac pour le sauver de ses « amis » (suivie d'un court bréviaire du balladurisme), Paris, Albin Michel, 1995, 140 p.
  • Le Bar des Palmistes, Paris, Arléa, 1997, 143 p. Impressions de voyage en Guyane.
  • Spleen en Corrèze, Paris, La Table Ronde, 158 p.
  • Je me souviens de Paris, Paris, Flammarion, 1998, 137 p. Illustrations de André Renoux.
  • Dernier verre au Danton, Paris, Pocket, 1998, 331 p.
  • Rugby Blues, Paris, La Table Ronde, 1999, 162 p.
  • Boulevards des Maréchaux, Paris, Dilettante, 2000, 138 p.
  • Les Masques de l'éphémère, Paris, Gallimard, 2001, 297 p.
  • Le Dieu de nos pères : Défense du catholicisme, Paris, Bayard, 2004, 153 p.
  • La Manche de Don Quichotte, Paris, La Table Ronde, 2005, 73 p. Avec des dessins de Yan Méot.
  • Vienne fin de siècle, Paris, La Table Ronde, 2005, 79 p. Avec des dessins de Yan Méot.
  • Le Venin de la mélancolie, Paris, Gallimard, 2007, 264 p.
  • Rue Corneille, Paris, La Table Ronde, 2009, 205 p.
  • Ce qui reste des jours : Chroniques, Toulon, Guéna, 2010, 385 p.
  • Les Mots de De Gaulle, Paris, Dalloz, 2010, 128 p.
  • Dictionnaire amoureux du catholicisme, Paris, Plon, 2011, 634 p. Dessins d'Alain Bouldouyre.
  • Considérations inactuelles, Paris, Plon, 2012, 151 p.
  • Petit dictionnaire amoureux de la France, Paris, Plon, 2014, 450 p.
  • Du bonheur d'être réac : Apologie de la liberté, Sainte-Marguerite-sur-Mer, éditions des Équateurs, 2014, 107 p.
  • L'Âme française, Paris, Albin Michel, 2016, 245 p.
  • Mai 68 : L'Arnaque du siècle, Paris, Albin Michel, 2018, 162 p.
  • Elle : Éloge de l'éternel féminin, Paris, Albin Michel, 2019, 240 p.
  • Dictionnaire amoureux du Général, Paris, Plon, 2020, 480 p.

Romans[modifier | modifier le code]

  • Le Rêveur d'Amériques, Paris, Robert Laffont, 1980, 191 p.
  • Le Bonheur à Souillac, Paris, Robert Laffont, 1982, 155 p.
  • L'Été anglais, Paris, Robert Laffont, 1983, 155 p.
  • À la santé des conquérants, Paris, Robert Laffont, 1984, 212 p.
  • L'Irlandaise du Dakar, Paris, Robert Laffont, 1986, 223 p.
  • Un léger malentendu, Paris, Presses pocket, 1991, 185 p.
  • Maisons de famille, Paris, éditions de la Seine, 1991, 332 p.
  • Les Châteaux de Bercilly, Paris, Robert Laffont, 1992.
  • L'Hôtel de Kaolack, Paris, éditions de la Seine, 1993, 176 p.
  • Le Jeu et la chandelle, Paris, Pocket, 1995, 225 p.
  • Le Bonheur à Souillac, Paris, La Table Ronde, 2001, 152 p.
  • En désespoir de causes, Paris, Gallimard, 2003, 307 p.
  • Don Juan, Paris, Pocket, 2003, 138 p.
  • L'Été anglais, Paris, La Table Ronde, 2005, 155 p.
  • Incertains désirs, Paris, Folio, 2005, 224 p.
  • Je nous revois…, Paris, Gallimard, 2008, 416 p.
  • La Nuit étoilée, Paris, Plon, 2013, 272 p.
  • Retiens ma nuit, Paris, Pocket, 2017, 183 p.
  • Caractériel, Paris, Albin Michel, 2018, 173 p.

Biographies[modifier | modifier le code]

  • Chirac, le gaulois, Paris, La Table Ronde, 2002, 157 p.
  • L'Ange du désordre : Marie de Rohan, duchesse de Chevreuse, Paris, Robert Laffont, 2003, 271 p. Réédité sous le titre La duchesse de Chevreuse en 2013 chez Perrin, 296 p.
  • Sur les pas de Chateaubriand, Paris, Presses de la renaissance, 2009, 91 p. Illustrations de Philippe Lorin.
  • Cholley, le grand guerrier, Toulouse, Privat, 2011, 133 p. Préface de Jean-Pierre Rives.
  • Chirac-Hollande : Une histoire corrézienne, Paris, Plon, 2014, 249 p.

Poésies[modifier | modifier le code]

  • La Pluie sur les carreaux dessine des fantômes, Paris, Le Cherche midi, 2005, 72 p.
  • Sur le pont des regrets, Paris, Le Dilettante, 2019, 90 p.

Nouvelles[modifier | modifier le code]

  • Juste un baiser, Paris, La Table ronde, 2014, 232 p.

Communications et conférences[modifier | modifier le code]

  • Chronique des engagements buissonniers : les hommes, la France, la politique. Rencontre du Comité France, Institut Thomas-More, 7 décembre 2004, Paris.

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

Dans le roman uchronique de Frédéric Deslauriers[7] (2011), Les Deux-Cents jours de Marine Le Pen, où est envisagé pour elle une victoire à l'élection présidentielle de 2012, l'auteur imagine également Denis Tillinac au poste de l'Éducation nationale, ce qui constituerait donc, dans la perspective voulue par l'auteur, un ministre d'ouverture[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d « Denis Tillinac », sur vsd.fr, .
  2. a et b Anne Fulda, « Denis Tillinac, caractériel assumé », Le Figaro, encart Le Figaro et vous, samedi 13 / dimanche 14 janvier 2018, page 36.
  3. « Rapport officiel remis à M. Hugues Martin, Député-Maire de Bordeaux, par M. Denis Tillinac, Président du Comité de réflexion et de propositions sur la traite des Noirs à Bordeaux ; 26 p. », sur bordeaux.fr, (consulté le 31 mai 2016)
  4. Philippe Lançon, « Denis Tillinac, 49 ans, fut le missi dominici du candidat Chirac en terres intellectuelles. Il est devenu l'écrivain officiel de la Chiraquie. Le droitier de la rive gauche », liberation.fr, 20 septembre 1996.
  5. Gwenola Beriou, « L'écrivain corrézien Denis Tillinac roule pour NKM », francetvinfo.fr, 23 novembre 2014.
  6. Denis Tillinac, « Je voterai Fillon », valeursactuelles.com, 20 avril 2017.
  7. Le nom est un pseudonyme.
  8. Frédéric Deslauriers, Les Deux-Cents jours de Marine Le Pen, Plon, 2011, pages 20-21.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]