Denis Tillinac

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Denis Tillinac
Description de cette image, également commentée ci-après
Denis Tillinac au 20e Festival international de géographie (2009).
Naissance (70 ans)
Paris
Activité principale
Formation
Distinctions
Prix de la Table ronde française (1982), prix Roger-Nimier (1983), prix Kléber-Haedens (1987), prix Jacques-Chardonne (1990), prix du roman populiste (1993), grand prix de littérature sportive (1993), prix Paul-Léautaud (1999)
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres
roman, essai

Œuvres principales

  • Le Bonheur à Souillac (1982)
  • Spleen en Corrèze : journal d’un localier (1984)
  • L'Irlandaise du Dakar (1986)

Denis Tillinac, né le à Paris, est un écrivain, éditeur et journaliste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Roger Tillinac, chirurgien-dentiste et maire d'Auriac[1], il grandit à Paris[2]. Cancre, mais bon en lettres, il est renvoyé de sept établissements, catholiques et laïcs, si bien qu'il décroche son baccalauréat en candidat libre[1].

Diplômé de l'Institut d'études politiques de Bordeaux, il travaille comme journaliste à La Montagne, en Corrèze, à Madame Figaro et à La Dépêche du Midi, dans les années 1970 ; il en a tiré un journal : Spleen en Corrèze, paru en 1979, où l'on voit notamment Jacques Chirac sillonner ses terres électorales[1].

Il est représentant personnel de Jacques Chirac au Conseil permanent de la francophonie de 1995 à 1998 et fait partie des chiraquiens historiques qui soutiennent Nicolas Sarkozy.

Il dirige la maison d'édition La Table Ronde de 1992 à 2007. Il est membre de l'Institut Thomas-More.

Il fait partie, aux côtés de Claude Michelet, Michel Peyramaure, de ce qu'il est convenu d'appeler l’École de Brive.

En 2005, il préside un « Comité de réflexion et de propositions sur la traite des Noirs à Bordeaux[3] ».

Il signe un billet d'humeur chaque semaine dans l'hebdomadaire Valeurs actuelles et publie de temps à autre une tribune dans Marianne.

Il est membre de la Ligue nationale de rugby et de l'Académie catholique de France.

Il a soutenu Jacques Chirac[4]. Lors de l'élection municipale de 2014 à Paris, il soutient Nathalie Kosciusko-Morizet[5]. Pour l'élection présidentielle de 2017, il soutient François Fillon[6].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est marié à une pharmacienne[2] avec qui il a quatre enfants[1].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • (en collaboration avec Pierre Dauzier) Les Corréziens, Robert Laffont, Paris, 1991 (ISBN 2-221-07232-4)
  • En désespoir de causes
  • Le mystère Simenon
  • L'Ange du désordre
  • Elvis : Balade sudiste
  • Je nous revois...
  • Le Bonheur à Souillac
  • Le rêveur d'Amériques
  • Sur les pas de Chateaubriand, illustré par Philippe Lorin
  • Boulevard des Maréchaux
  • L'Irlandaise du Dakar
  • Chirac le Gaulois, La Table ronde, 2002
  • L'été anglais, Robert Laffont (ISBN 2-266-01482-X), 1983
  • À la santé des conquérants, Robert Laffont, 1984
  • Maisons de famille, 1987, prix Kleber-Haedens.
  • Le retour de d'Artagnan, La table ronde, 1992
  • Le Jeu et la Chandelle, 1994.
  • Dernier verre au Danton, 1996.
  • Don Juan, 1998.
  • Le Dieu de nos pères, défense du catholicisme, Bayard, 2004
  • Dictionnaire amoureux de la France (en collaboration avec Alain Bouldouyre), Plon, 2008.
  • Rue Corneille, Editions de La Table Ronde, 2009.
  • Femmes de guerre, texte in Inconnues corréziennes, résonances d'écrivains. Ouvrage collectif, éditions Libel, 2009.
  • Dictionnaire amoureux du catholicisme, Plon, 2011.
  • Considérations inactuelles, Plon, 2012.
  • La Nuit étoilée, Plon, 2013
  • Du bonheur d'être réac, Équateurs, 2014.
  • L’Âme française, Albin Michel, 2016

Communications et conférences[modifier | modifier le code]

  • Chronique des engagements buissonniers : les hommes, la France, la politique. Rencontre du Comité France, Institut Thomas-More, 7 décembre 2004, Paris.

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

Dans le roman uchronique de Frédéric Deslauriers[7] (2011), Les Deux-Cents jours de Marine Le Pen, où il envisage pour elle une victoire à l'élection présidentielle de 2012, l'auteur imagine également Denis Tillinac au poste de l'Éducation nationale, ce qui constituerait donc, dans la perspective voulue par l'auteur, un ministre d'ouverture[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Denis Tillinac », sur vsd.fr, .
  2. a et b Anne Fulda, « Denis Tillinac, caractériel assumé », Le Figaro, encart Le Figaro et vous, samedi 13 / dimanche 14 janvier 2018, page 36.
  3. « Rapport officiel remis à M. Hugues Martin, Député-Maire de Bordeaux, par M. Denis Tillinac, Président du Comité de réflexion et de de propositions sur la traite des Noirs à Bordeaux ; 26 p. », sur bordeaux.fr, (consulté le 31 mai 2016)
  4. Philippe Lançon, « Denis Tillinac, 49 ans, fut le missi dominici du candidat Chirac en terres intellectuelles. Il est devenu l'écrivain officiel de la Chiraquie. Le droitier de la rive gauche », liberation.fr, 20 septembre 1996.
  5. Gwenola Beriou, « L'écrivain corrézien Denis Tillinac roule pour NKM », francetvinfo.fr, 23 novembre 2014.
  6. Denis Tillinac, « Je voterai Fillon », valeursactuelles.com, 20 avril 2017.
  7. Le nom est un pseudonyme.
  8. Frédéric Deslauriers, Les Deux-Cents jours de Marine Le Pen, Plon, 2011, pages 20-21.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]