Christian Gerondeau

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Christian Gerondeau
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Fonctions
Président
Association des anciens élèves et diplômés de l'École polytechnique
-
Laurent Billès-Garabédian (d)
Délégué interministériel à la sécurité routière
-
Pierre Mayet (d)
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (81 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Enfant
Guillaume Gerondeau (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinction

Christian Gerondeau, né le à Paris, est un essayiste et haut fonctionnaire français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Jean Gerondeau, polytechnicien[1], il est lui-même ancien élève de l'École polytechnique (promotion 1957) et diplômé de l'École nationale des ponts et chaussées.

Dans les années 1970, il est l'un des premiers à croire à une réduction possible du nombre de morts sur les routes, à un moment où le consensus fait de l'insécurité routière une fatalité. Délégué interministériel à la sécurité routière, il met en place les limitations de vitesses et le port de la ceinture en France[2].

Il est également l'auteur des plans actuels du RER parisien.

En 1976, il tente une candidature — avortée — à la mairie de Bourges[3]. En 1977, il devient secrétaire général adjoint du Mouvement des sociaux-libéraux, parti politique fondé par Olivier Stirn[4], et participe à la fondation du Carrefour social-démocrate[5] et du groupe Avenir radical-socialiste[6].

Plus récemment, il est chef de mission pour la Commission de Bruxelles et la Banque mondiale.

Il devient ensuite[Quand ?] président de la Fédération française des automobiles clubs et des usagers de la route[7]).

En 2010-2011, il préside l'Association des anciens élèves et diplômés de l'École polytechnique[8].

En 2015, il prend la tête du groupe X-Climat ce qui a suscité des contestations en raison de ses positions climato-sceptiques[9].

Depuis le 17 septembre 2008, il est président délégué à la Mobilité et à l'Environnement de l'Automobile Club Association, qui fusionne alors avec la FFACUR[10]. Il est également membre[Depuis quand ?] du conseil scientifique d'un think tank climato-sceptique, le Global Warming Policy Foundation[11].

Il est le père de Guillaume Gerondeau, également polytechnicien[1].

Thèses[modifier | modifier le code]

Dans son livre Écologie, la grande arnaque (2007), il dénonce « le terrorisme intellectuel et le règne sans partage du politiquement correct de l'écologie » et prend à contre-pied les solutions préconisées par les environnementalistes. Il y dénonce ce qu'il considère comme une collusion entre scientifiques, extrême gauche et mouvements altermondialistes. Dans ce livre il ne conteste pas la réalité du réchauffement climatique mais il met en cause les politiques publiques proposées comme étant trop coûteuses et inefficaces. Il propose de se concentrer sur la production d'électricité nucléaire et la réduction de la consommation des automobiles[12].

Son livre CO2 : un mythe planétaire (2009), selon Le Monde, est un livre climato-sceptique dont les arguments ne reposent pas sur des données scientifiques[13],[12]. Le livre porte un regard critique, non sur la thématique du réchauffement climatique, mais sur les politiques publiques mises en œuvre en France comme en Europe au nom du changement climatique[14]. Christian Gérondeau accuse les écologistes d'exagérer le réchauffement climatique, ce qui lui permet ensuite de rejeter les politiques climatiques envisagées[12].Il y énonce le « paradoxe Gérondeau ». Selon lui, la réduction des émissions de gaz à effet de serre ne sert à rien car l'homme utilisera inexorablement toutes les énergies fossiles, pétrole, gaz naturel et charbon, en ayant trop besoin pour les laisser inexploitées dans le sous-sol[15],[16]. Ce « paradoxe » « même plausible », n'a en fait, selon l'économiste Antonin Pottier, rien d'inéluctable[15]. Christian Gerondeau avance que les ressources financières consacrées à la réduction des émissions pourraient être utilisées à meilleur escient. Il dénonce aussi ce qu'il présente comme des paradoxes, des contradictions, et des manipulations des données par le GIEC, qu'il présente comme un groupe de pression, sur un réchauffement qui, prétend-il, aurait arrêté sa progression depuis 1998, sur des mesures irréalistes par rapport aux besoins des pays en développement, et sur le gaspillage de l’argent public en la matière[17].

Dans Candide au pays des libéraux, il tente de démontrer à l'aide d'exemples concrets que le socialisme produit moins de résultat social que le libéralisme. En particulier, il s'attaque à la pensée commune qui considère que le modèle français est plus social que le modèle américain, comparant par exemple le revenu moyen d'une famille américaine avec celui d'une famille française.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • La mort inutile, 1979
  • Les transports urbains, 1991
  • Les transports en France : Quelques vérités bonnes à dire, 1994
  • Candide au pays des libéraux, Albin Michel, Paris, 1998
  • La Saga du RER et le Maillon manquant, 2003
  • Les danseuses de la République : SNCF, transports publics et autres, L'Harmattan, Paris, 2004
  • L'écologie et les imposteurs, Descartes et Cie, 2007
  • Écologie, la grande arnaque, Albin Michel, Paris, 2007 (ISBN 978-2226179395)
  • CO2 : un mythe planétaire (préf. Valéry Giscard d'Estaing), Les éditions du Toucan, Paris, 2009 (ISBN 978-2-810002-46-7)
  • Écologie, la fin, Les éditions du Toucan, Paris, 2012
  • La Poule aux œufs d’or. La renaissance de Polytechnique, Les éditions du Toucan, Paris, 2013
  • Climat : j'accuse, Les éditions du Toucan, 2015.
  • Climat : la grande manipulation, Les éditions du Toucan, 2017.
  • L'air est pur à Paris mais personne ne le sait, Paris, L'Artilleur, 2018 (ISBN 978-2-8100-0874-2).

Prix[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Christian Gerondeau », sur whoswho.fr, .
  2. Cette démarche qui s'est poursuivie sur plusieurs décennies a permis de diviser par quatre le nombre de tués (de plus de 16000 en 1972 à 3994 en 2010) ; cf. 2010/routes: moins de 4000 morts sur Le Figaro.fr
  3. https://www.lemonde.fr/archives/article/1976/12/25/bourges-route-barree-pour-m-gerondeau_2955221_1819218.html.
  4. http://www.france-politique.fr/wiki/Mouvement_des_Sociaux-Lib%C3%A9raux_%28MSL%29
  5. https://www.lemonde.fr/archives/article/1977/07/08/mm-lenoir-stirn-et-stoleru-lancent-carrefour-social-democrate_2861310_1819218.html.
  6. https://www.lemonde.fr/archives/article/1977/11/10/les-opposants-a-m-servan-schreiber-s-organisent_2882201_1819218.html.
  7. https://www.automobile-club.org/espace-presse/communiques/l-automobile-club-action-et-la-federation-francaise-des-automobile-clubs-fusionnent-pour-le-developpement-de-la-mobilite-et-de-la-securite-routiere.
  8. https://portail.polytechnique.edu/ax/fr/lassociation/gouvernance.
  9. « La COP21 et le retour des climatosceptiques », sur Le Monde,
  10. Bureau et conseil des présidents de l'Automobile Club Association
  11. (en) « Christian Gerondeau - The Global Warming Policy Foundation (GWPF) »
  12. a b et c Antonin Pottier, « Le climato-scepticisme Réflexions sur la confusion des genres », Futuribles : analyse et prospective,‎ (lire en ligne)
  13. « Haro sur les écolos ! », sur Le Monde,
  14. Michel Naud, CO2, un mythe planétaire, pseudo-sciences.org, SPS n° 292, octobre 2010
  15. a et b Antonin Pottier, « Le discours climato-sceptique : une rhétorique réactionnaire », Nature Sciences Société,‎ (DOI 10.1051/nss/2013086, lire en ligne)
  16. Jean de Kervasdoué, CO², un mythe planétaire, slate.fr, 30 mars 2009
  17. Note de lecture de Valérie Péan, Agrobiosciences.org, Science et société. Selection d’ouvrage, 20 mars 2009
  18. Liste des lauréats du prix Renaissance de l'économie sur le site du Cercle renaissance.

Liens externes[modifier | modifier le code]