Marc Ladreit de Lacharrière

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Marc Ladreit de Lacharrière
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Marc Ladreit de Lacharrière en 2008.

Naissance (76 ans)
Nice (France)
Nationalité Française
Pays de résidence France
Profession
dirigeant d'entreprise
Conjoint

Marc Eugène Charles Ladreit de Lacharrière (ou Ladreyt de La Charrière), né le à Nice (Alpes-Maritimes), est un dirigeant d'entreprise français.

En , le magazine Forbes le qualifie de milliardaire en dollars, le classant au 1153e rang mondial (avec 73 autres personnes ex æquo). Sur la liste Forbes 2016 des milliardaires, il est listé à la 722éme place avec une fortune nette de 2,4 milliards $.

Biographie[modifier | modifier le code]

Arrière-arrière-petit-fils du général Jules-Marie Ladreit de Lacharrière[1],[2], Marc Ladreit de Lacharrière passe son enfance dans le château familial de Lacharrière, dans le Vivarais ardéchois. Il est boursier de la Fondation Zellidja en 1958, fait des études de sciences économiques à Paris, puis il est reçu à l'École nationale d'administration, promotion « Robespierre » ( - ) dont il sort dix-septième (sur 250 élèves).

Il démissionne aussitôt de la fonction publique, fonde le journal Mademoiselle[3] et entre à la Banque Indosuez où il occupe divers postes de direction jusqu'en 1976, avant d'intégrer le groupe L'Oréal dont il devient vice-président-directeur général (1984-1991). Il est parallèlement administrateur de Synthélabo (1986-1991), du Crédit lyonnais, d'Air France, de France Télécom, du musée du Louvre.

En 1973, son cousin par alliance, Jérôme Talamon lui propose d'investir dans les Éditions Masson qu'il revendra en 1994, avec 200 millions d'euros de plus-values[4].

En 1991, Marc Ladreit de Lacharrière crée son propre groupe, la Financière Marc de Lacharrière (Fimalac). Fimalac prend des participations dans diverses sociétés. Elle détient l'agence de notation financière Fitch Ratings et détenait Algorithmics (en), société spécialisée dans l'analyse et la gestion du risque jusqu'à sa cession à IBM en 2011[5].

Dans le journal Le Monde du , il déclare : « Je suis l'un des fondateurs de SOS Racisme ». Il est à l'origine de la Fondation Agir contre l'exclusion avec Martine Aubry, fondation qu'il soutient financièrement[6],[3].

Marc Ladreit de Lacharrière est administrateur du groupe Casino, de L'Oréal, de Renault depuis 2000, membre du Conseil consultatif de la Banque de France depuis 1997[7].

De 1989 à 1993, il est membre du comité de direction du groupe de Bilderberg[8]. Il est président de la section française du groupe Bilderberg, et par ailleurs membre du club d'influence Le Siècle.

Il est président de la Revue des deux Mondes, revue intellectuelle française. Il acquiert le groupe Valmonde (Valeurs actuelles…) en 1993 avant de le revendre quelque temps plus tard à la holding Dassault Communication[9].

Mécène du musée du Louvre, il a été élu à l'Académie des beaux-arts en 2006 au fauteuil de Gérald Van der Kemp (section des membres libres). La même année, il crée et finance la Fondation Culture & Diversité, destinée à aider les jeunes « issus de l'immigration »[10], avec, pour premiers partenaires, le Théâtre du Rond-Point, l'association La Source, l'École du Louvre, puis les Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis, les Amis de Magnum Photos, les écoles supérieures d'art et les classes préparatoires publiques d'Île-de-France, et la Fémis. La mission de la Fondation est de mettre la culture, les arts et les pratiques artistiques au service de la cohésion sociale et de l'égalité des chances pour les jeunes de l'éducation prioritaire. En 2007, il devient président du conseil d'administration de l'Agence internationale des musées de France (France Muséums), organisme chargé notamment de réaliser le musée du Louvre à Abou Dabi.

De 2006 à 2009, il présida l'Association des Amis de Vaux-le-Vicomte.

En 2007, il fait son entrée dans le classement des milliardaires français avec une fortune nette estimée de 1,6 milliard d’euros[11]. Sa fortune étant largement liée à son patrimoine professionnel - à savoir Fimalac, cotée en Bourse -, celle-ci a été réévaluée en 2009 à la baisse à hauteur de 922 millions d'euros (35e en France)[12]. En 2008, en plus des dividendes empochés au titre d'actionnaire majoritaire de Fimalac, il a touché une rémunération de 2,4 millions d'euros comme dirigeant de la société[13]. En 2010, Marc Ladreit de Lacharrière crée, avec la journaliste franco-tunisienne Sonia Mabrouk, l'Association des Musées Méconnus de la Méditerranée (AMMed). Celle-ci a pour objectif de mettre en valeur des musées et lieux de culture peu connus du grand public afin de promouvoir le dialogue et le rapprochement des peuples entre les deux rives de la Méditerranée. Il investit depuis 2010 de gros moyens financiers, par le biais de sa société Fimalac, dans l'industrie culturelle et les médias numériques. Il a acheté le théâtre parisien Comédia en 2013 puis des éditeurs ou sites internet (Webedia, Terrafemina[14], AlloCiné[15], Exponaute, Newsring, Youmag, 750g, Jeuxvideo.com, Millenium[16]). Son ambition est de constituer avec Webedia le premier groupe média numérique français et de devenir meneur dans la production de spectacles et l'exploitation de salles de spectacles en France [17].

Il est élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d'honneur le 31 décembre 2010[18].
Le 24 octobre 2012, il publie Le droit de noter, un livre dans lequel il prend la défense des agences de notations[19].

Collectionneur d'art éclectique depuis le début des années 1970 et mécène, il prête ses œuvres (antiques, africaines, européennes, etc.) au musée du quai Branly - Jacques Chirac pour une exposition qui se tient en novembre 2016 et avril 2017[3].

Autres fonctions et mandats sociaux[modifier | modifier le code]

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est le compagnon de Véronique Morali, présidente de Fimalac Développement.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. En lignée cognatique, par son arrière-grand-mère Renée.
  2. http://www.ville-creteil.fr/memoire
  3. a, b et c Gilles Martin-Chauffier, « Marc Ladreit de Lacharrière - Un homme de dialogue », Paris Match, semaine du 17 au 23 novembre 2016, pages 94-97.
  4. Pierre-Angel Gay, Enquête: les vies multiples de Lacharrière, Les Echos, no 18415, 1er juin 2001, page 54
  5. Anne de Guigné, Fimalac cède au prix fort une filiale de Fitch, Le Figaro, 2 septembre 2011
  6. Entretien avec… Marc Ladreit de Lacharrière, L'Œil, n° 597, décembre 2007
  7. « http://www.latribune.fr/info/Fimalac-offre-245-millions-d-euros-pour-acheter-Les-Echos-~-ID5D8D13CBF92C539BC12573160038FBA5 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?),
  8. Former Steering Committee Member, Bilderbergmeetings.org
  9. Fimalac Communication prend le contrôle de Valmonde, Les Echos, no 16432, 15 juillet 1993
  10. Fondation Culture & Diversité, 27 septembre 2011
  11. Lefigaro.fr 1er août 2007
  12. http://www.challenges.fr/classements/fortune.php?cible=333
  13. http://www.journaldunet.com/economie/dirigeants/salaires-patrons/marc-ladreit-de-lacharriere.shtml
  14. Marc de Lacharrière rachète Webedia et Terrafemina, Les Echos, 16 mai 2013
  15. Fimalac s’offre Allociné pour 66,9 millions d’euros, Les Echos, 16 juillet 2013
  16. Webedia rachète Jeuxvideo.com pour 90 millions d'euros
  17. lacharrière veut créer le premier groupe media numérique français sur www.lemonde.fr 11 février 2014
  18. Décret du 31 décembre 2010 portant élévation aux dignités de grand'croix et de grand officier
  19. Journal Libération, 29 octobre 2012.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]