Sophie de Menthon

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Sophie de Menthon
Naissance (69 ans)
Paris 17e (France)
Nationalité Drapeau de France Française
Profession
Présidente d'ETHIC, organisation patronale, membre du Conseil économique, social et environnemental

Sophie de Menthon, née Turpin le dans le 17e arrondissement de Paris, est présidente de sociétés et membre du Conseil économique, social et environnemental depuis 2010.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née Sophie-Marie-Clarisse-Anne-Bernadette Turpin, fille de Jean Turpin et de Maud Wirtz-Daviau[1] (1920-2013, petite-fille de Ludwig Wirtz, né à Trèves, en Prusse en 1840 et naturalisé britannique). Son père, diplomate à l’ONU, est « extrêmement sévère ». Sa mère, ancienne étudiante de Sciences-Po, « était au foyer et désespérée de l’être ».

Elle échoue au concours d’entrée de l’Institut d’études politiques mais obtient par la suite une licence d’anglais.

Elle est divorcée de René de Menthon.

Entrepreneuse et rôle au Medef[modifier | modifier le code]

Elle a fondé en 1976 la société de télémarketing Multilignes Conseil, devenue plus tard Sophie de Menthon Conseil, puis rachetée par le groupe Teleperformance. Elle est aujourd'hui présidente de la Société de management des entreprises (SDME), un cabinet d'audit et de conseil aux entreprises qu'elle a créé en 2004[2].

Elle s'investit au sein du mouvement Entreprises de taille humaine, indépendantes et de croissance (Ethic), qu'elle préside depuis 1995. Elle a ainsi lancé la Fête des entreprises sous le slogan « J'aime ma boîte » qui a pour vocation de fédérer salariés et entrepreneurs le même jour, en partageant des moments de convivialité.

Également membre du comité éthique du Medef, elle en démissionne le 9 avril 2009[3], se sentant « en décalage » avec le mouvement patronal, et entendant marquer son « désaccord fondamental » avec la réflexion menée par Laurence Parisot sur l'encadrement des rémunérations des patrons.

Le 13 avril 2010, elle se déclare candidate à la présidence du Medef au micro d'Europe 1[4].

Elle considère que l'image des patrons s'est dégradée durant l'année 2009 (après la grande crise économique), considérant que l'amalgame est trop souvent fait entre grands patrons et chefs de petites et moyennes entreprises. Elle se déclare par ailleurs favorable à une fiscalité minimale de l'entreprise à l'échelle européenne.

Le 26 avril 2010, elle renonce à sa candidature[5].

Membre du conseil économique, social et environnemental[modifier | modifier le code]

Grâce à Nicolas Sarkozy, elle est nommée membre de la section « Finances » du Conseil économique et social en 1997[Légifrance 1], du Conseil national de la création d'entreprises en 1997[Légifrance 2] et 2000[Légifrance 3], de l'Observatoire de la parité en 2002[Légifrance 4], et du Conseil d'orientation de la simplification administrative en 2004[Légifrance 5]. Elle a aussi participé à la commission Stasi sur la laïcité en France en 2003, au rapport Novelli sur les conséquences des 35 heures en 2004, et a été interrogée par la mission Stoléru pour l'accès des PME aux marchés publics en 2008[6].

Dans les médias[modifier | modifier le code]

Cependant, ce sont ses participations à des émissions de télévision et à l'émission de radio Grandes Gueules sur RMC qui semblent l'avoir fait davantage connaître du public. Elle intervient aussi régulièrement dans l'émission Good Morning Business de la radio BFM, et dans l'émission On ne va pas se mentir sur I-Télé.

Elle est remarquée pour des propos parfois inappréciés : trouvant, durant une polémique sur le harcèlement sexuel, « plutôt sympa » de se faire siffler dans la rue[7] ou, concernant l’emploi présumé fictif de l'épouse de François Fillon, elle estime les politiciens insuffisamment rémunérés et comprend qu'il soit nécessaire de « boucler, artificiellement, les fins de mois ou [d']arrondir le budget familial »[8].

Polémiques sur ses propos aux Grandes Gueules[modifier | modifier le code]

En janvier 2013, le CSA a mis RMC en demeure pour des « propos injurieux, misogynes, attentatoires à la dignité de la personne et à connotation raciste »[9] tenus au cours d’une émission à laquelle participait, entre autres, Sophie de Menthon. À cette occasion, les chroniqueurs de l’émission devaient commenter l’indemnité reçue par Nafissatou Diallo à l’issue de l’affaire DSK. Les commentaires et propos de Franck Tanguy[10] et de Sophie de Menthon[11] (« c’est peut-être ce qui pouvait lui arriver de mieux ») avaient alors créé une polémique. Suite à son refus de s'excuser pour ses propos, elle est renvoyée de l’émission[12]. Devant la polémique, Sophie de Menthon déclare finalement : « je m’excuse sincèrement d’avoir pu blesser des femmes par ce raccourci qui a laissé penser que j’exprimais un point de vue méprisant aux antipodes des valeurs que je défends depuis 30 ans de militantisme en faveur de la place des femmes dans la société. » Le 12 février 2013, elle publie une tribune sur Atlantico[13] pour expliquer ce qu’elle a voulu dire par la phrase incriminée.

Propos polémiques sur le travail des enfants[modifier | modifier le code]

Lors de l'émission des Grandes gueules du 13 décembre 2011, Sophie de Menthon se déclare favorable au travail des enfants en faveur des multinationales « je peux vous assurer que les multinationales elles font beaucoup pour les enfants alors que les PME elles, les exploitent. De toutes façons c’est ça ou le ruisseau[14]. » Elle explique avoir travaillé sur le sujet dans le cadre de son association Ethic, en partenariat avec l'UNICEF. Se réclamant « pragmatique », elle explique qu'en présence d'un « état de fait », cette solution est préférable dès lors qu'elle permet à l'enfant de nourrir sa famille ainsi que d'« être éduqué » et « d'apprendre un métier. » Dans un droit de réponse à un article du site AgoraVox, elle affirme que l'UNICEF n'est pas opposé au travail des enfants, « tant que ce travail ne nuit pas à leur santé, à leur bien-être et à condition aussi que cela ne les empêche pas d’aller à l’école et de profiter de leur enfance[15]. »

Polémique avec Nathalie Arthaud[modifier | modifier le code]

Après le débat télévisé des onze candidats à l'élection présidentielle de 2017, le 4 avril 2017, Sophie de Menthon lance une pétition[16] (avant de la retirer) demandant à l'Éducation nationale de retirer à Nathalie Arthaud, qui se présente comme « candidate communiste », le cours d'économie qu'elle assume[17]. À travers un échange de lettres ouvertes, la candidate répond : « la vision du monde de madame de Menthon est à l'exact opposé de la mienne. […] sa lettre illustre à quel point le monde est divisé en classes sociales aux intérêts contradictoires et même aux sensibilités opposées[17]. » Le journaliste du journal Marianne, Jack Dion, la qualifie à cette occasion de « stalinienne du patronat ».

Décorations[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • 1978 : Mieux utiliser le téléphone, Éditions d'organisation
  • 1980 : Un média sur votre bureau, Éditions d'organisation
  • 1980 : L'Entretien téléphonique, Éditions Mémentos
  • 1983 : Femmes d'affaires et affaires de femmes, Éditions Jean-Claude Lattès
  • 1984 : L'Image New-look de votre Entreprise, Éditions Mémentos
  • 1986 : La Secrétaire newlook, Mémentos
  • 1987 : Le Sondage téléphonique efficace, Éditions d'organisation
  • 1988 : La BD du téléphone, Éditions d'organisation
  • 1990 : Business oblige, Intereditions collection l'Entreprise
  • 1991 : Modèles et scénarios de vente téléphonique prêts à l'emploi, Top éditions
  • 1992 : Le Téléphone dans le recouvrement des créances, Éditions Mémentos
  • 1995 : La Vente directe à la TV, PUF
  • 1997 : Le Marketing de la réception d'appels, Éditions Dunod
  • 1999 : Téléphonez efficacement, Éditions Mémentos
  • 2000 : Du télémarketing au téléservice, collection Pratique du Marketing direct
  • 2004 : L'Entreprise racontée aux enfants, Éditions d'organisation
  • 2005 : L'Armée racontée aux enfants, Éditions d'organisation
  • 2005 : Le Guide du savoir-vivre, bonnes manières pour bonnes affaires, Éditions d'organisation
  • 2006 : Vraie vérité sur l'entreprise, Éditions Eyrolles
  • 2007 : Le Savoir-vivre en Entreprise, Éditions Eyrolles
  • 2007 : 15 idées simples pour ruiner la France, préface de François de Closets, Éditions Michalon (ISBN 978-2841863839)

Coll. « Le monde d'aujourd'hui raconté aux enfants »[18][modifier | modifier le code]

Préface[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Who's who in France.
  2. « Sophie de Menthon (Ethic) : "Sans croissance, l'entreprise sera de plus en plus discriminante" », sur Le Journal du Net, 3 avril 2007.
  3. « Rémunérations : la patronne d'Ethic quitte le Medef », sur NouvelObs.com, 9 avril 2009.
  4. Guillaume Errard, « « Menthon “candidate à la présidence du Medef” » », Le Figaro, 13 avril 2010.
  5. « Laurence Parisot reste seule en lice pour la présidence du Medef », NouvelObs.com, 26 avril 2010 ; « Sophie de Menthon ne sera pas candidate au Medef », Cedi Infos, mai 2010
  6. Pierre-Emmanuel Moog et fondation Prometheus (dir.), Les groupes de réflexion et d'influence en Europe, Paris, L'Expansion / groupe Express, 2008–2009, 2e éd., 523 p. (ISBN 978-2-84343-540-9), p. 178.
  7. « Sophie de Menthon trouve "plutôt sympa" de se faire siffler dans la rue, son tweet crée la polémique », sur Le Huffington Post
  8. « Sophie de Menthon demande une augmentation du salaire des politiques, "parents pauvres de leurs fonctions" », LE 100,‎ (lire en ligne)
  9. « Le CSA met RMC en demeure
  10. Propos : Elle n’a rien pour elle, elle ne sait pas lire pas écrire, elle est moche comme un cul, et elle gagne 1,5 millions, c’est quand même extraordinaire cette histoire […] C’est un horrible événement dans sa vie dont certainement elle se rétablira, mais pour elle c’est quand même… ça va quoi !, Médiacritique(s) (magazine trimestriel d’ACRIMED) numéro 7, avril-juin 2013, article À quoi sert RMC ? pages 32-33.
  11. Propos : Tu veux que je sois politiquement totalement incorrecte ? […] Je me demande, c’est horrible à dire, si c’est pas ce qui lui est arrivé de mieux […] Moi je pense que l’argent qu’elle a gagné, qui lui permet d’élever sa fille, elle ne l’aurait jamais eu dans toute son existence et j’espère qu’elle oubliera ce moment extrêmement désagréable […] Il y a des femmes dans la rue, je suis sûre qu’elles ont pensé ça, en disant « J’aimerais moi aussi être une femme de chambre dans un hôtel et que ça m’arrive. », Médiacritique(s) (magazine trimestriel d’ACRIMED) numéro 7, avril-juin 2013, article À quoi sert RMC ? pages 32-33.
  12. « Sophie de Menthon renvoyée des "Grandes Gueules" : RMC rajoute du sexisme au sexisme », leplus.nouvelobs.com,‎ (lire en ligne)
  13. « Sophie de Menthon s'explique sur Atlantico.
  14. « Le travail des enfants vu par Sophie de Menthon, membre du comité éthique du Medef », Le Post,‎ (lire en ligne)
  15. « Sophie de Menthon justifie le travail des enfants », sur Agoravox, (consulté le 28 octobre 2014)
  16. « Pour que Nathalie Arthaud soit déchargée de sa mission d'enseignante en économie contradictoire avec ses opinions politiques affichées publiquement ».
  17. a et b Voir sur lefigaro.fr du 11 avril 2017.
  18. Éd. Gallimard Jeunesse, avec sa fille Alexia Delrieu, ill. Clotilde Perrin puis Alice Charbin puis Henri Fellner.
  19. Voir sur vuibert.fr.

Sur Légifrance[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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