Iskandar Safa

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Iskandar Safa
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Iskandar Safa, né à Beyrouth en 1952 est un homme d’affaires français d'origine libanaise, qui s'est fait connaitre dans les années 1980 lors de l'affaire des otages du Liban et des transactions suspectes de la rançon.

Avec son frère Akram Safa, il est propriétaire de Privinvest Holding, un grand groupe international de construction navale[1] En outre, Iskandar Safa et son frère Akram contrôlent via Privinvest FIMAS SA, une entreprise française détenant un grand portefeuille immobilier et hôtelier dans le sud de la France[2].

Il est propriétaire du magazine hebdomadaire Valeurs actuelles et du mensuel Mieux vivre votre argent[3], à travers sa filiale Privinvest Médias, (elle même filiale de Privinvest Holding).

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Iskandar Safa est né dans une famille de chrétiens maronites. Pendant sa jeunesse, il rejoint brièvement la faction militaire nationaliste chrétienne des Gardiens des Cèdres, époque à laquelle il est alors surnommé « Sandy », une dénomination qu’il gardera plus tard dans sa vie en référence à sa combativité[4].

À la fin des années 1970 il intègre l'université américaine de Beyrouth, où il obtint un diplôme en génie civil. Il quitte alors le Liban pour aller travailler comme ingénieur de travaux publics aux États-Unis avant d’aller s’installer en France où, en 1982, il obtient un MBA de l'INSEAD de Fontainebleau[5].

Carrière[modifier | modifier le code]

De 1978 à 1981, il dirige la construction d'un aéroport militaire à Riyad (Arabie saoudite).

En 1985, Safa est chargé par un groupe d’investisseurs arabes, notamment le prince saoudien Metaab bin Abdullah bin Abdulaziz Al Saoud, de redresser la chaîne hôtelière suisse Novapark. Il entre en relations avec Jean-Charles Marchiani, alors cadre commercial de la chaîne hôtelière Le Méridien[6].

En 1986, il devient le président de Triacorp International basée à Paris au 19 avenue Franklin-Roosevelt[7]. Le 19 janvier 2005, il laisse sa place de président du conseil d'administration à Eric Giardini[7].

En 1992, il est retenu par le Ciri (Comité interministériel de restructuration industrielle) pour le rachat des Constructions mécaniques de Normandie (CMN) à Cherbourg, dont il relance le chantier naval. Safa est l'actionnaire principal des CMN[2]. Il est président du conseil du groupe FIMAS, qui est propriétaire des carrières de marbres de Saint-Pons-de-Thomières dans l’Hérault (Marbres de France).

Il est impliqué dans l'affaire dite de l'Angolagate[8],[9].

En 2007, il participe à la création du chantier naval Abu Dhabi Mar avec Al Aïn International et en devient le directeur exécutif. En avril 2007, Marc Francelet, mis en examen pour corruption, et le directeur du Point, Franz-Olivier Giesbert, sont entendus par la police[10] pour l'achat présumé par l'homme d'affaires d'un article de complaisance paru en 2005 dans le magazine sous le titre « Un PDG interdit de séjour »[11].

En 2010, il est l'un des principaux acteurs militant pour la relance de l’achat des chasseurs Rafale de Dassault aux Émirats arabes unis.

En 2010, via Abu Dhabi Mar, il devient l'actionnaire majoritaire du chantier naval grec Hellenic Shipyards (HSY)[12].

Depuis 2011 Safa est vice-président non-exécutif du conseil d’administration de Marfin Investment Group, une holding cotée à la Bourse d’Athènes[13].

En avril 2012, il intervient en Algérie lors de la vente de deux corvettes allemandes TKMS. De plus avant le changement de régime libyen, il était très actif dans le pays et on rapporte que, grâce à Saïf al-Islam Kadhafi, l’un des fils du guide libyen, il avait un accès direct à Mouammar Kadhafi[14].

En avril 2015, il achète l’hebdomadaire Valeurs actuelles (groupe Pierre Fabre) à Privinvest Médias, filiale de Privinvest[6].

Il est « considéré comme le Libanais le plus riche après la famille Hariri »[15].

En 2016, il est cité dans l'affaire dite des Panama Papers[16].

En août 2017, il rachète pour 2,5 millions d'euros les activités « oil and gas » du logisticien français Necotrans, placé en redressement judiciaire partiel le 29 juin 2017[17].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Ematum/CMN : la France et le Mozambique sont dans un bateau… », sur lemozambicain.info (consulté le 6 avril 2016)
  2. a et b « Iskandar Safa: "Nous ne sommes pas des promoteurs" », sur nicematin.com (consulté le 6 avril 2016)
  3. « Ces magnats des médias que vous ne verrez jamais à la télévision »,
  4. « source »
  5. « Iskandar Safa, des réseaux en eaux profondes - Intelligence Online », sur intelligenceonline.fr (consulté le 6 avril 2016).
  6. a et b Maroun Zainoun, « Valeurs actuelles : une vente en trompe-l’œil », lyoncapitale.fr, 7 mai 2015.
  7. a et b « TRIACORP INTERNATIONAL SA (PARIS 8) Chiffre d'affaires, résultat, bilans sur SOCIETE.COM - 337518849 », sur societe.com (consulté le 26 août 2016).
  8. « Une décennie de démêlés judiciaires », nordeclair.fr, 30 avril 2010.
  9. « Angolagate: Pasqua en vedette américaine », lejdd.fr, 6 octobre 2008.
  10. « Franz-Olivier Giesbert entendu par la police au sujet de l'achat d'un article complaisant par un milliardaire », Le Monde du 12 avril 2007.
  11. « Un PDG interdit de séjour », Le Point, 5 novembre 2005.
  12. Véronique Guillemard et Alexia Kefalas, « Les tribulations d'Iskandar Safa en Grèce », Le Figaro, encart « Économie », samedi 7 / dimanche 8 octobre 2017, page 25.
  13. « Marfin Investment Group Holdings SA (MRFr.AT) People | Reuters.com », sur reuters.com (consulté le 6 avril 2016).
  14. « source ».
  15. « De Cherbourg à Maputo, les millions disparus de la Compagnie mozambicaine de thon », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  16. Jérémie Baruch, « “Panama papers” : les affaires offshore d’Iskandar Safa, le propriétaire de Valeurs actuelles », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  17. « Reprise de Necotrans ».