Parc naturel régional du Perche

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Parc naturel régional du Perche
Perche Courboyer.jpg

Vue du domaine de Courboyer avec au premier plan un cheval percheron

Type
Catégorie UICN
V (paysage terrestre ou marin protégé)
Identifiant
Adresse
Coordonnées
Superficie
1 820 km2
Population
78920
Création

Révision
Visiteurs par an
36 135
Administration
Fédération des parcs naturels régionaux de France
Site web
Localisation sur la carte de France
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Green pog.svg

Le parc naturel régional du Perche est un parc naturel régional français créé en 1998. Il représente une partie seulement de la région naturelle du Perche. Il s'étend sur 194 114 hectares et deux départements : l'Orne à l'ouest et l'Eure-et-Loir à l'est. 92 communes sont adhérentes à la charte du parc (49 dans l'Orne et 43 en Eure-et-Loir), soit 78 920 habitants. Il est actuellement présidé par Jean-Michel Bouvier et dirigé par Denis Guillemin.

Comme tous les 51 parcs naturels régionaux de France[1], le parc du Perche a pour missions :

  • la protection et la gestion du patrimoine naturel et culturel ;
  • l’aménagement du territoire ;
  • le développement économique et social ;
  • l’accueil, l’éducation et l’information du public ;
  • l’expérimentation dans ces quatre missions.
Logo du parc.

La maison du Parc est située dans le domaine de Courboyer à Nocé dans l'Orne, où l'on trouve un centre d'accueil et d'information touristique, une boutique et un restaurant, un manoir[2] du XVe siècle, ainsi qu'un étang et un domaine de 65 hectares avec chevaux percherons, ânes et vaches normandes.

Le Perche est caractérisé par :

  • un patrimoine naturel très riche ;
  • un paysage de rivières, collines et bocage ;
  • les villages autour de leur église ;
  • de nombreux manoirs ;
  • une agriculture dynamique et diverse ;
  • le cheval percheron.

Historique du parc naturel régional du Perche[modifier | modifier le code]

Périmètre du PNR.

Le parc naturel régional du Perche a été créé le , sur la base d'une identité commune : l'identité percheronne, avec la sauvegarde des ressources naturelles et architecturales locales. Depuis le , il applique sa seconde charte (sur une durée de douze ans).

Un agrandissement progressif du parc naturel régional du Perche[3].

date de la charte Nombre de communes Superficie Nombre d'habitants
1re charte : 16 janvier 1998 118 communes 181 000 ha 74 000 habitants
2e charte : 6 janvier 2010 126 communes 194 114 ha 77 183 habitants

Le parc naturel régional du Perche s'étend sur deux départements (l'Orne et l'Eure-et-Loir) dans deux régions (Normandie et Centre Val-de-Loire). Ces collectivités territoriales apportent leur contribution financière, avec les départements, les cotisations des communes, l’État et l'Union européenne.

Suite à la loi no 2010-1563 du de réforme des collectivités territoriales des regroupements et fusions de communes sont intervenus à partir du , faisant passer le nombre de communes adhérentes de 126 à 97 au 1er janvier 2016, puis de 97 à 92 au 1er janvier 2017, sans modification de la superficie ni du nombre d'habitants du parc.

La maison du Parc[modifier | modifier le code]

Depuis 2000, le manoir de Courboyer est le siège de la maison du Parc. Le , Nelly Olin, ministre de l'Écologie et du Développement durable, inaugure la maison du Parc[4].

Il est l’emblème du parc du Perche. Ce manoir, construit à la fin du XVe siècle, typique du Perche, est situé au cœur d'un domaine bocager de 65 ha, où paissent des percherons et quelques bovins.

Aujourd'hui, la maison du Parc accueille des expositions (notamment sur les actions du parc pour son territoire…). Les dépendances ont été aménagées pour accueillir les bureaux du parc, un centre d'information touristique, une boutique, un espace restauration et boutique[5]. L'ensemble (le manoir et le domaine de Courboyer) est le 2e site le plus visité de l'Orne[6].

L'étang a été l'objet d'aménagements de génie écologique, visant à l'élargir, créer de nouvelles mares annexes, reformer l'îlot central et adoucir les pentes. Ces aménagements ont également un rôle pédagogique, où l'étang rénové joue le rôle de support lors d'animations pour montrer au public les rôles et intérêts des zones humides. En 2016, un sentier pédagogique sur le thème de l'eau est créé, qui traverse ces différents milieux.

Depuis 2015, la maison du Parc abrite un rucher d'abeilles noires et une station de fécondation de reine d'abeilles noire gérés par le Centre d'études techniques apicoles abeille noire de l'Orne. En septembre 2016, l'annonce de résultats d'analyses génétiques par le CNRS[7] donne le coup d'envoi de la création d'un Conservatoire de l'abeille noire du Perche dont la maison du Parc devient le centre.

2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
18 742 27 646 31 768 28 210 38 485 38 721 36 166 37 228 33 008
2012 2013 2014 2015 - - - - -
31 765 33 902 34 382 36 135 - - - - -

Les dirigeants du parc naturel régional du Perche[modifier | modifier le code]

Les grandes décisions (financières et schéma pluriannuel) sont prises par le syndicat mixte du parc. Il est dirigé par un bureau[8].

Années Président Vice-président délégué
1998-2008[9] Jacques Dussutour (maire et conseiller de la Ferté-Vidame) Jean-Claude Lenoir (député-maire de Mortagne-au-Perche)
2008[10] - 2016[11]. Jean-Pierre Gérondeau (Conseiller général du canton de Rémalard, président de la communauté de communes du Perche rémalardais et maire de Condé-sur-Huisne) néant
2016[12] - auj Jean-Michel Bouvier (vice-président du Conseil départemental de l'Orne, conseiller départemental du Canton de Bretoncelles, maire de Verrières) néant

Les décisions sont appliqués par les collaborateurs du parc, sous la direction d'un directeur.

Années directeur directeur-adjoint
1998-2002 Pascal de Monmorrilon néant
2002-2007 Henri Connan[13] néant
2007-2010 néant Denis Guillemin (directeur par intérim)
2010-2012 Luc Barsky[14] Denis Guillemin
2013 (janvier-octobre) néant Denis Guillemin (directeur par intérim)[15],[16]
Octobre 2013- Denis Guillemin[17] néant

Les missions concrètes réalisées par le PNRP[modifier | modifier le code]

Le patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Les techniciens du parc naturel régional du Perche mènent des inventaires sur la faune et la flore, gère des sites naturels, pilotent la mise en place des Mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC), apportent des conseils aux communes adhérentes et à leur habitants pour l'entretien des mares, accompagnent un plan pour la restauration des étangs du Perche, déploient la Trame Verte et Bleue sur le territoire...

Exemples d'inventaires naturalistes :

1. De la faune :

  • la chouette chevêche,
  • les chauves-souris.
  • L'agrion de Mercure et plus largement ensemble des odonates
  • Inventaires ornithologiques dans les sites Natura 2000

2. De la flore :

  • les fougères, qui ont fait l'objet d'une coédition avec les Amis du Perche[18].

Dans le cadre de la directive Habitat de l'Union Européenne, le parc est l’animateur de six sites Natura 2000[19] :

  • Les forêts, étangs et tourbières du Haut Perche
  • La carrière de la Mansonnière
  • Les bois et coteaux calcaires sous Bellême
  • Les bois et coteaux à l’ouest de Mortagne-au-Perche
  • L’arc forestier du Perche d’Eure-et-Loir
  • La cuesta cénomanienne du Perche d'Eure-et-Loir

Le parc du Perche participe aussi la préservation d'autres sites naturels :

Le patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Chaque année, un recensement du patrimoine bâti est effectué dans 2 à 3 communes. Il permet de remettre en valeur un patrimoine ancien. Les résultats de ces inventaires alimentent la base de l'Inventaire général du Patrimoine Culturel et sont remis aux communes sous forme de synthèses disponibles également pour le public[20].

Par ailleurs, le parc du Perche promeut les techniques anciennes et, avec l'aide des chambres de métiers d'Eure-et-Loir et de l'Orne, soutient la formation des artisans locaux du BTP. Il a créé en 2012 la marque "Savoir-faire du Parc pour le patrimoine bâti". devenue en 2016 Marque Valeurs Parc[21], elle distingue une quinzaine d'artisans respectueux des techniques et matériaux traditionnels[22].

Le développement économique[modifier | modifier le code]

Le PNRP soutient la promotion de plusieurs activités et produits, qui sont emblématiques du Perche, et œuvre dans de nombreux domaines :

  • le cheval percheron (Escapades percheronnes, soutien à la filière d'élevage…) ;
  • le paysage, le bocage (promotion de la filière bois déchiqueté, édition du Guide juridique pour les haies du Perche…) ;
  • la baguette du Perche, produit marqué Parc créé en 2004 ;
  • le cidre du Perche, qui fait l'objet actuellement d'une demande d'AOP ;
  • le calvados du Perche (médaille d'or au concours général agricole de Paris, 2006) ;
  • le développement touristique (hébergements marqués Valeurs Parc, participation à des bourses touristiques...).

Lieux typiques[modifier | modifier le code]

Le manoir de Courboyer, siège de la maison du parc du Perche.

Valorisation touristique[modifier | modifier le code]

Le parc naturel est traversé par la voie verte Condé-sur-Huisne-Alençon qui fait partie de la véloroute Paris-le Mont-Saint-Michel Véloscénie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ségolène Royal annonce la création du parc des Baronnies Provençales
  2. « Le manoir de Courboyer », Parc Naturel Régional du Perche,‎ (lire en ligne)
  3. Éditorial de Jean-Pierre Gérondeau, La Lettre du parc, n° février 2010, p. 3.
  4. "La Maison du parc inaugurée", La Lettre du parc, n° d'hiver 2005, p. 11.
  5. Site internet du parc naturel régional du Perche, rubrique la maison du parc, consulté le 12 octobre 2016.
  6. Bilan de l'observatoire économique de l'Orne, publié par le comité départemental du tourisme de l'Orne, consulté le 12 août 2014.
  7. « Nocé Le CNRS a enquêté sur l'abeille noire du Perche », Le Perche, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  8. « Ses instances et décisions », Parc naturel régional du Perche,‎ (lire en ligne)
  9. La Lettre du parc, n° d'août 2001, p. 11; n° d'été 2004, p. 11.
  10. "Un nouveau président", La Lettre du parc, n° d'été 2008, p. 3.
  11. « Jean-Pierre Gérondeau, le président du parc naturel régional du Perche est décédé ce vendredi », sur lechorepublicain.fr, (consulté le 28 mai 2016)
  12. « Le comité syndical s'est réuni, samedi matin, à Rémalard pour élire son nouveau président », sur lechorepublicain.fr, (consulté le 30 mai 2016)
  13. La Lettre du parc, n° d'automne 2002, p. 11.
  14. La Lettre du parc, n° de février 2010, p. 2.
  15. Eric de Grandmaison, "Faute de directeur, le parc du Perche patine", publié dans www.ouest-france.fr, jeudi 1er août 2013, consulté le 12 août 2013.
  16. Un nouveau directeur au parc vers la fin septembre, publié sur www.le-perche.fr, mis en ligne le 26 août 2013 par Nathalie Legendre, consulté le 28 août 2013.
  17. Amine el-Hasnaouy, "Denis Guillemin, nouveau directeur du parc naturel régional du Perche, publié dans www.le-perche.fr, lundi 21 octobre 2013, consulté le 21 octobre 2013.
  18. Pierre Boudier, Pierre Delahaye, Gaston Moreau, Jeanne Moreau, Stéphane Perera, François Radigue, Emmanuel Stratmains et Claire Felloni, Les Fougères du Perche, coéditions des Amis du Perche, collection "Présence du Perche", 2003.
  19. « Biodiversité », Parc naturel régional du Perche,‎ (lire en ligne)
  20. « Bâti », Parc Naturel Régional du Perche,‎ (lire en ligne)
  21. « Découvrir "Valeurs Parc naturel régional" », Fédération des parcs naturels régionaux de France, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  22. « Bâti », Parc naturel régional du Perche,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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