Traité de Paris (1763)

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Traité de Paris et leurs alliés.
Traité de paix définitif et alliance entre la Grande-Bretagne, la France et l'Espagne
Langues Français
Signé
Paris, France
Parties
Parties Perdants Vainqueurs
Signataires Drapeau du royaume de France Royaume de France
Drapeau de l'Espagne Royaume d'Espagne
Drapeau de la Grande-Bretagne. Grande-Bretagne
Ratifieurs César Gabriel de Choiseul-Praslin
Jerónimo Grimaldi
John Russell

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Estampe française allégorique représentant le traité de Paris en 1763.

Le traité de Paris de 1763 met fin à la guerre de Sept Ans et réconcilie, après trois ans de négociations, la France et la Grande-Bretagne. Les préliminaires sont signés le à Fontainebleau. Le traité définitif est signé le .

Ce traité consacre la Grande-Bretagne comme la première puissance mondiale puisqu'elle évince presque la France de presque toutes les espaces coloniaux indiens et nord-américains.

Il est signé cinq jours avant le traité de Hubertsbourg, qui met fin à la troisième guerre de Silésie.

Le dispositif du traité[modifier | modifier le code]

En prélude à ce traité, le , le gouverneur Vaudreuil a cédé le Canada et toutes ses dépendances à Montréal, mais les alliés autochtones des Français avaient conclu une entente avec les Britanniques à Oswegatchie (25 août), tout comme l'avaient fait à Longueuil les Hurons de Lorette (5 septembre), et la colonie demeurait donc sous occupation d'un régime militaire (1760-1763) jusqu'à la négociation d'un traité de paix définitif.

Aux termes de ce traité, en Europe :

  • La France restitue Minorque, qu'elle avait prise le .
  • Elle évacue les territoires des alliés de la Grande-Bretagne en Allemagne et les territoires du Hanovre, propriété personnelle du roi de Grande-Bretagne.
  • La Grande-Bretagne rend Belle-Île à la France, prise en 1761.

En Amérique :

Dans le reste du monde :

Bilan[modifier | modifier le code]

Le bilan de ce traité est très positif pour la Grande-Bretagne, qui acquiert un grand empire. La France perd son premier empire colonial et sort grande perdante, mais fête toutefois ce traité de paix, le 17 juin, par un feu d'artifice sur la place de Grève devant l'hôtel de ville de Paris.

Ce traité marque un tournant dans l'histoire de l'Europe et du monde, la France n'étant plus la nation européenne dominante. La Grande-Bretagne pourra étendre librement son influence et sa culture sur le globe, ayant neutralisé et pactisé avec les deux seules puissances capables de rivaliser avec lui. Il explique l'étendue de la langue anglaise en Amérique du Nord au détriment du français bien que la Nouvelle-France comprenait une grande partie des États-Unis et du Canada actuels.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Meyer, Jean Tarrade, Annie Rey-Goldzeiguer, Histoire de la France coloniale. Tome I, La conquête, éd. Armand Colin, Paris, 1991 (ISBN 2266070452), p. 279.
  2. Gilles Havard, Cécile Vidal, Histoire de l’Amérique française, éd. Flammarion, Paris, 2003 (ISBN 208080121X), p. 664.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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