Convention des Nations unies sur le droit de la mer

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Convention des Nations unies sur le droit de la mer
Dépôt Secrétaire général des Nations unies
Langues Arabe, anglais, chinois, espagnol, français, russe
Signé
Montego Bay, Jamaïque
Effet
(60 ratifications)
Parties
Parties 168
Signataires 157

La Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM, ou UNCLOS pour United Nations Convention on the Law of the Sea) a été créée en vertu de la résolution 3 067 (XXVIII) adoptée par l'Assemblée générale de l'Organisation des Nations unies (ONU) le . Elle peut contribuer à l'application de l'Objectif de développement durable no 14 : vie aquatique établi par l'ONU pour l'Agenda 2030 en 2015.

  • Pays ayant signé et ratifié
  • Pays ayant signé, mais non ratifié
  • Pays n'ayant pas signé

CNUDM I[modifier | modifier le code]

Eaux territoriales revendiquées par les États côtiers en 1960
Milles marins Nombre d'États
Limite de 3 26
Limite de 4 3
Limite de 5 1
Limite de 6 16
Limite de 9 1
Limite de 10 2
Limite de 12 34
Plus de 12 9
Non spécifié 11
Les zones maritimes du droit international de la mer.

En 1956, l'Organisation des Nations unies a tenu sa première conférence sur le droit de la mer (CNUDM I ou UNCLOS I) à Genève, en Suisse. La CNUDM I a donné lieu à quatre traités conclus en 1958 :

  • Convention sur la mer territoriale et la zone contiguë, entrée en vigueur le [1] ;
  • Convention sur la haute mer, du qui codifie les règles de droit international concernant la haute mer, entrée en vigueur le [2] ;
  • Convention sur le plateau continental, entrée en vigueur le [3] ;
  • Convention sur la pêche et la conservation des ressources biologiques, entrée en vigueur le [4].

Bien que la CNUDM I ait été considérée comme un succès, elle a laissé ouverte la question importante de la largeur des eaux territoriales[5].

CNUDM II[modifier | modifier le code]

En 1960, l'Organisation des Nations unies a tenu la deuxième Conférence sur le droit de la mer (« CNUDM II »). Toutefois, la conférence de Genève de six semaines n'a pas entraîné de nouveaux accords[5].

CNUDM III[modifier | modifier le code]

La troisième conférence des Nations unies sur le droit de la mer s'est réunie pour la première fois à New York en . Ses travaux se sont achevés à Montego Bay (Jamaïque) par la signature le de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM)[6]. Cette convention est entrée en vigueur le , après ratification du 60e État. La Communauté européenne ratifie la Convention en 1998. Parmi les membres de l'ONU n'ayant pas ratifié la Convention[7] se trouvent les États-Unis, le Pérou, Israël, la Syrie, la Turquie, le Venezuela et l'Érythrée.

La Convention précise un certain nombre de notions apparues dans le droit coutumier sur les frontières maritimes, comme :

Elle définit en outre les principes généraux de l'exploitation des ressources de la mer (ressources vivantes, ressources du sol et du sous-sol).

Elle a aussi créé le Tribunal international du droit de la mer, « compétent pour connaitre les différends relatifs au droit de la mer », mais non exclusivement chargé de régler ces différends.

L'application de la CNUDM est suivie par des réunions périodiques des États parties à la Convention ; la XVIIe réunion s'est tenue à New York en .

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. ONU 1958.
  2. ONU 1958.
  3. ONU 1958.
  4. ONU 1958.
  5. a et b (en) Thomas E. Behuniak, « The Seizure and Recovery of the S.S. Mayaguez: Legal Analysis of United States Claims, Part 1 », Military Law Review, Department of the Army, vol. 82,‎ , p. 114–121 (ISSN 0026-4040, lire en ligne [PDF], consulté le 21 juillet 2014).
  6. ONU 1982.
  7. (fr + en) « Listes chronologiques de ratifications, adhésions et successions à la Convention », sur un.org, Organisation des Nations unies (consulté le 2 juin 2020).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Leslie-Anne Duvic-Paoli, La Convention des Nations unies sur le droit de la mer : instrument de régulation des relations internationales par le droit, Paris, L'Harmattan, coll. « Justice internationale », , 192 p., 135 × 215 cm (ISBN 978-2-296-56144-1).
  • Virgine Blanchette-Séguin, « Élévation du niveau de la mer et frontières maritimes: les États possèdent-ils des droits acquis sur leur territoire submergé? », Revue québécoise de droit international, no 26.2 – 2013,‎ (ISSN 0828-9999, lire en ligne [PDF], consulté le 2 juin 2020).
  • Didier Cormorand, « Droits maritimes, un enjeu géopolitique : Et pour quelques rochers de plus… », Le Monde diplomatique,‎ , p. 14-15 (ISSN 0026-9395, lire en ligne, consulté le 2 juin 2020).

Annexe[modifier | modifier le code]

  • Organisation des Nations unies, « Convention des Nations unies sur le droit de la mer », Recueil des Traités, vol. 1834, no 31363,‎ (lire en ligne [PDF], consulté le 2 juin 2020).
  • Organisation des Nations unies, « Convention sur la mer territoriale et la zone contiguë », Recueil des Traités, Genève, vol. 516,‎ , p. 205 (lire en ligne [PDF], consulté le 2 juin 2020).
  • Organisation des Nations unies, « Convention sur la haute mer », Recueil des Traités, Genève, vol. 450,‎ , p. 82 (lire en ligne [PDF], consulté le 2 juin 2020).
  • Organisation des Nations unies, « Convention sur le plateau continental », Recueil des Traités, Genève, vol. 499,‎ , p. 311 (lire en ligne [PDF], consulté le 2 juin 2020).
  • Organisation des Nations unies, « Convention sur la pêche et la conservation des ressources biologiques de la haute mer », Recueil des Traités, Genève, vol. 559,‎ , p. 285 (lire en ligne [PDF], consulté le 2 juin 2020).

Liens externes[modifier | modifier le code]