Petit-Goâve

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Petit-Goâve
Petit-Goâve
Vue sur la ville de Petit-Goâve
Administration
Pays Drapeau d'Haïti Haïti
Département Ouest
Arrondissement Léogâne
Code commune 0122
Démographie
Population 157 296 hab. (est. 2009)
Densité 406 hab./km2
Géographie
Coordonnées 18° 25′ 53″ nord, 72° 52′ 01″ ouest
Altitude 65 m
Superficie 387,88 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Haïti

Voir la carte administrative d'Haïti
City locator 14.svg
Petit-Goâve

Géolocalisation sur la carte : Haïti

Voir la carte topographique d'Haïti
City locator 14.svg
Petit-Goâve

Petit-Goâve, anciennement appelé "Le Petit Goâve", est une commune d'Haïti, située dans le département de l'Ouest, et dans l'arrondissement de Léogâne.

Située à 68 km au sud de Port-au-Prince, Petit-Goâve compte 157 296 habitants (estimation 2009)[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Petit-Goâve en 1981

Petit-Goave est l'une des plus anciennes villes du pays, elle est nommée Goave par les Amérindiens. Les Espagnols, à la fin du XVIe siècle, appellent Aguava la bourgade voisine.

Les Français séparent ces deux agglomérations en Grand Goave et Le Petit Goave. Cette dernière devient une colonie prospère vers 1663 et le siège du conseil souverain de la colonie de Saint Domingue, qui sera ensuite déplacé à Léogane.

Le 11 juin 1694, la flotte de l'expédition de la Jamaïque quitte Le Petit Goave : menés par Jean-Baptiste du Casse, le gouverneur de Saint-Domingue, vingt-deux vaisseaux et 1500 hommes attaquent la colonie anglaise, d'où ils ramènent de l'indigo et 3000 esclaves[2].

En mars 1697, c'est du Petit Goâve que part la flotte de l'expédition de Carthagène : les flibustiers emmenés par Jean-Baptiste du Casse y participent à nouveau. Le pillage de Carthagène par les Français rapporte un butin estimé entre 10 et 20 millions de livres. Les flibustiers reçoivent une partie de leur butin en esclaves : certains d'entre eux s'établissent à terre et s'installent au Petit Goave[2]. Le Traité de Ryswick, signée la même année 1697, accordait à la France la partie occidentale de Saint-Domingue. En 1698, Louis XIV crée la compagnie de Saint-Domingue, pour développer la culture du sucre sur l'île, grâce à une importation massive d'esclaves.

Situé en plein passage de la Nationale no 2, Petit-Goâve relie la capitale Port-au-Prince, le nord au sud du pays. Les habitants se nomment Petit-Goâviens. La ville compte un hôpital, 3 lycées, 5 clubs de volley-ball et 3 clubs de football (2008).

La commune de Petit Goave a déjà vu naitre un président qui allait être Empereur par la suite du nom de: Faustin Soulouque utilisant le titre de Faustin 1er.

A noter qu'il y a deux époques dans l'histoire du gouvernement de Soulouque. L'une qui commence le 1er Mars 1847 et finit le 26 août 1849. C'est l'époque de la République, époque pénible, laborieuse pendant laquelle s'est préparé le règne Impérial. La deuxième, c'est celle de l'Empire qui dura un peu moins de dix ans. Elle commença le 26 août 1849 et finit le 15 janvier 1859[3] ;

Administration[modifier | modifier le code]

La commune est composée de la ville de Petit-Goâve, et de 12 sections communales[4] :

  • Première Plaine (dont Bino et le village de « Vialet »)
  • Deuxième Plaine (l'Etang de Miragoâne s'y retrouve et la ville précolombienne Arnoux)
  • Trou Chouchou
  • Fond-Arabie (dont les grands quartiers historiques Lebrun, Poulard et Hyacinthe)
  • Trou Canaries-Ve
  • Trou Canaries-VIe
  • Les Platons-VIIe (le village Délatte s'y retrouve)
  • Les Platons-VIIIe
  • Les Palmes-IXe
  • Les Palmes-Xe
  • Ravine Sèche
  • Les Fourques

Personnalités originaires de Petit Goâve[modifier | modifier le code]

  • Dany Laferrière, écrivain, académicien ;
  • Faustin Soulouque (Faustin Ier, ancien Président d'Haïti (1847-1849), Empereur d'Haïti (1849-1859) ;
  • Jasmine Daphinis – Chanteuse, professeur et poète, sa beauté a conduit la ville à déclarer officiellement Jasmine "La plus belle femme de Petit Goave.". Après un passage à Port-au-Prince, elle a fait équipe avec Hugo Torino, un étranger blanc, que les habitants appellent "Le Blanc Inconnu".- Elle a émigré en Argentine, où elle représente la culture et la beauté d'Haïti. 
  • Guire Poulard, né en 1942 dans le village de Délatte, actuel archevêque de Port-au-Prince depuis janvier 2011.
  • Kervens Belfort fils, joueur professionnel né en 1992 évoluant au 1461 Trabzon club turque.
  • Luné Roc Pierre Louis, penseur haïtien s'inscrivant dans la grande tradition phénoménologique. Docteur en Communication de l'Université catholique de Louvain en Belgique, avec sa Dissertation (Communication et espace public. Une reconstruction à travers l'espace public politique haïtien, janvier 2012) soutenue sous la Direction de l'illustre Marc Lits, il devient professeur ordinaire et chercheur l'Université d'Etat d'Haïti. Trois de ses publications sont renommées : Mythologie positiviste et cancérisation épistémologique. Une archéologie des impostures méthodologiques (2016), puis Habermas et Haïti. Prolégomènes à une sémantique politique (2014) et Oralité et Récit médiatique. Les dédales du personnage Duvalier dans les méandres du kairos (2015).

Images[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] (fr) Population totale, par sexe et population de 18 ans et plus estimées en 2009, au niveau des différentes unités géographiques sur le site de l'Institut haïtien de statistique et d'informatique (IHSI)
  2. a et b Moreau de Saint-Méry, Description topographique, physique, civile, politique et historique de la partie française de l'isle Saint-Domingue, Philadelphie, Paris, Hambourg, 1797-1798, (réédition, 3 volumes, Paris, Société française d'histoire d'outre-mer, 1984), p. 1169 et 1170.
  3. « Une constante de l'histoire d'haiti, Episode I: Faustin Soulouque », sur www.lenouvelliste.com, (consulté le 13 juillet 2018)
  4. Villes, communes et sections rurales d'Haïti, Centre national de Statistique, Ministère de l'Intérieur et des collectivités territoriales, Haïti. Ou encore, L'histoire des préfectures et des sous-préfectures d'Haïti, 1989 (inédit)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Moreau de Saint-Méry, Description topographique, physique, civile, politique et historique de la partie française de l'isle Saint-Domingue, Philadelphie, Paris, Hambourg, 1797-1798, (réédition, 3 volumes, Paris, Société française d'histoire d'outre-mer, 1984), p. 1167–1189.