Île Marion

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Île Marion
Marion Island (en)
Carte de l'archipel du Prince-Édouard.
Carte de l'archipel du Prince-Édouard.
Géographie
Pays Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud
Archipel Archipel du Prince-Édouard
Localisation Océan Indien
Coordonnées 46° 54′ 22″ S, 37° 44′ 13″ E
Superficie 290 km2
Point culminant President Swart Peak (1 230 m)
Géologie Île volcanique
Administration
Province Cap-Occidental
Démographie
Population Aucun habitant
Autres informations
Découverte 1663
Fuseau horaire UTC+02:00

Géolocalisation sur la carte : océan Indien

(Voir situation sur carte : océan Indien)
Île Marion
Île Marion
Îles en Afrique du Sud

L'île Marion est une île australe sud-africaine de l'océan Indien, à 1 756 km au sud-est de Port Elizabeth. Depuis 1995, c'est une réserve naturelle.

Avec l'île du Prince-Édouard, elles constituent les îles du Prince-Édouard.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'archipel aurait été aperçu en 1663 par un navigateur hollandais [réf. souhaitée], Barent Barentszoon Lam, naviguant à bord du Maerseveen en route pour les Indes orientales. Il aurait nommé l'île la plus au nord, Dena (ou encore Denia ou Dina), et la seconde île Maerseven (du nom de son voilier). Mais il se trompa dans leur position en notant l'archipel à la latitude de 41° sud si bien que les expéditions hollandaises qui suivirent ne le trouvèrent pas. Il figure à cette latitude erronée sur une carte de l'océan Indien de Joan Blaeu, cartographe de la V.O.C., datant de 1665[1].

Redécouverte en janvier 1772 par le navigateur français Marc-Joseph Marion du Fresne, à la recherche du continent austral, il la nomma Terre de l'espérance. Son second, Crozet, rencontra sur le voyage du retour, le capitaine James Cook au Cap et lui parla de l'archipel. Ce dernier décida d'aller voir les îles qu'il renomma Iles du Prince-Edouard en l'honneur du 4e fils du roi George III. Comme les autres navigateurs avant lui, il ne put y aborder.

Comme pour beaucoup d'îles australes, ce sont des pêcheurs et non des explorateurs qui abordèrent la première fois sur l'île, probablement dès 1799. L'île fut de nouveau visitée par les chasseurs de morses au cours du XIXe siècle[réf. nécessaire]. L'explorateur James Clark Ross en route pour l'antarctique essaya d'y aborder en 1840, sans succès. Ce fut finalement le capitaine britannique George Nares avec le HMS Challenger qui aborda l'île au cours d'une expédition océanographique autour du monde, des naturalistes y débarquèrent mais n'y restèrent que quelques heures, juste le temps d'étudier et de prélever des spécimens de faune et de flore.

Les Britanniques proclamèrent leur souveraineté sur l'île Marion. À partir du début du XXe siècle, ils accordèrent des licences à différentes compagnies pour l'exploitation du guano et des droits de chasses aux phoques et aux baleines [réf. souhaitée].

En 1947, ils transférèrent leur souveraineté sur l'archipel à l'Afrique du Sud, craignant qu'elles ne tombent dans des mains hostiles [réf. souhaitée]. Le 4 janvier 1948, la république sud-africaine en prit officiellement possession lors de l'opération Snoektown.

Le 22 septembre 1979, dans les environs de l'île Marion, fut détecté par un satellite américain ce qui a été considéré par certains comme un essai nucléaire de faible puissance appelé l'incident Vela.

Les Sud-Africains installèrent sur l'île une station météorologique puis un centre d'études en biologie.

En 1995, l'archipel fut déclaré réserve naturelle.

Géographie[modifier | modifier le code]

L'île Marion se situe dans le sud-est de l'océan Indien, dans la zone dite des 40e rugissants. Elle est administrativement rattachée à la province du Cap-Occidental.

Elle n'a pas d'habitants permanents à l'exception des chercheurs et des membres de la station météo. Entre vingt et cinquante personnes résident sur l'île Marion.

Formée par l'un des pics jumeaux d'un volcan, l'autre étant l'île du Prince-Édouard à une vingtaine de kilomètres, elle connait encore une activité volcanique mineure.

Longue de 25 km pour une largeur de 20 km, sa superficie est de 290 km2. Son point culminant est le Mascarin Peak à 1 242 mètres, sommet constamment enneigé. Il est entouré par un grand nombre de cratères secondaires et de petits lacs. Le terrain est très bosselé et raviné, dû aux fréquentes précipitations de pluie et de neige.

La côte est rocheuse avec quelques plages de sables. L'île est entourée de varech, rendant la navigation difficile.

Le temps est généralement mauvais avec des précipitations fréquentes et de forts vents. Faibles en été, les températures restent en dessous de zéro pendant la période hivernale.

Flore et faune[modifier | modifier le code]

La végétation est très maigre, surtout constituée de fougères, de mousses et de lichen, pas d'arbre, du fait des vents violents, les fameux 40e rugissants. Tout comme aux Kerguelen, l'île possède une flore endémique de choux de Kerguelen (Pringlea antiscorbutica).

La faune est essentiellement constituée d'oiseaux et de mammifères marins (orque et baleine franche), comme les autres îles australes. L'île abrite une des rares colonies de cormorans royaux. Des souris, espèce arrivée avec les bateaux de pêche au XIXe siècle, ont causé des dégâts à la flore et aux insectes indigènes. Quatre chats introduits en 1949 pour les chasser se sont multipliés jusqu'à atteindre une population de 3 700 individus en 1979. Un sévère programme d'extermination a permis de reconstituer les populations d'oiseaux menacés comme les pétrels, manchots royaux, gorfous dorés

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Catalogue de l'exposition "L'âge d'or des cartes marines" Seuil/BNF 2012 page 236 »

Liens externes[modifier | modifier le code]