Louis-Joseph de Montcalm

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Louis-Joseph de Montcalm-Gozon
Marquis de Montcalm
Portrait de Louis-Joseph de Montcalm (1712-1759) par Théophile Hamel d'après une peinture anonyme, vers 1865.
Portrait de Louis-Joseph de Montcalm (1712-1759) par Théophile Hamel d'après une peinture anonyme, vers 1865.

Naissance
au château de Candiac (dans le Gard, aujourd'hui Vestric-et-Candiac)
Décès (à 47 ans)
Québec
Mort au combat
Origine Français
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Grade Lieutenant général des armées royales
Années de service 1732-1759
Conflits Guerre de Succession de Pologne
Guerre de Succession d'Autriche
Guerre de Sept Ans
Faits d'armes Bataille de Fort Oswego
Bataille de Fort William Henry
Bataille de Fort Carillon
Bataille de Beauport
Bataille des Plaines d'Abraham
Distinctions Chevalier de Saint-Louis
Signature de Louis-Joseph de Montcalm-Gozon

Emblème

Louis Joseph de Montcalm-Gozon, marquis de Saint-Véran (dit de Montcalm), né le à Candiac dans le Gard et mort le à Québec Au petit matin.[1], est un lieutenant-général français des armées en Nouvelle-France, seigneur de Candiac, Saint-Veran, Tournemire, Vestric, Saint-Julien, et Arpajo, et baron de Gabriac.

Issu d'une noble famille de robe originaire du Rouergue, né au Château de Montcalm, il fut baptisé à Vauvert, ville proche, dont un hameau porte aujourd'hui son nom. Il se maria le avec Angélique Talon du Boullay. Ils eurent dix enfants, dont cinq atteignirent l'âge adulte.

Biographie[modifier | modifier le code]

Début de carrière militaire[modifier | modifier le code]

Louis-Joseph de Montcalm est le fils de Marie-Thérèse de Pierre et de Louis-Daniel de Montcalm. À l’âge de huit ans, le , il reçoit une commission d’enseigne dans le régiment de Hainaut. Ce n'est que Huit ans plus tard, qu'il obtient à fort prix une commission de capitaine dans le même régiment ce qui lui fait débuter une carrière active dans les armes. À la mort de son père en 1735, il devient le marquis de Saint-Véran, héritant ainsi des honneurs, des droits et des dettes de cette position. Ses finances s'améliorent après son mariage avec Angélique Talon du Boullay. Bien que ce fut une union de raison, ils formèrent un couple aimant.

Il participe à la guerre de Succession de Pologne, notamment au siège de Kehl en 1733 et au siège de Philippsbourg en 1734, et à celle d'Autriche où il sert en Rhénanie dans les armées commandées par le maréchal de Saxe et le maréchal duc de Berwick.

Les guerres en Europe (1740-1747)[modifier | modifier le code]

La victoire de Montcalm avec ses troupes à Carillon par Henry Alexander Ogden.

Au moment où éclate la guerre de Succession d’Autriche, il obtient le poste d’aide de camp du lieutenant général Philippe Charles de La Fare et il est blessé pendant le siège à Prague. Le , il acquiert la charge de colonel du régiment d'Auxerrois et est honoré du titre de chevalier de Saint-Louis en avril de l’année suivante. Cette même année, il participe à la campagne victorieuse d'Italie. Le , toujours face aux Autrichiens, il se signale lors de la bataille de Plaisance, où il reçoit cinq coups de sabre. Il est blessé et fait prisonnier lorsque son régiment est anéanti. En 1747, il est nommé brigadier par Louis XV et est blessé à la bataille de l'Assiette (Italie).

La défense du Canada (1756-1759)[modifier | modifier le code]

Battaille de Chouaguen (Fort Oswego).
Montcalm à la tête de ses troupes sur les plaines d'Abraham.
Aquarelle de Charles William Jefferys.

Après 31 ans dans l’armée, il comptait déjà onze campagnes et cinq blessures. Il est envoyé à Québec en 1756 comme commandant des troupes françaises en Amérique du Nord pendant la guerre de Sept Ans.

Au printemps 1756, Montcalm est nommé maréchal de camp pour les opérations en Nouvelle-France, en remplacement de Jean-Armand Dieskau qui a été battu et fait prisonnier à la Bataille du lac George. Ses premières campagnes contre les Britanniques sont des succès majeurs. Il augmente les défenses de Fort Carillon sur le lac Champlain. Il capture et détruit Fort Oswego sur le lac Ontario en 1756. Sa victoire à Fort William Henry en 1757 est gâchée par ses alliés amérindiens qui massacrent un certain nombre de prisonniers anglais. Il remporte une victoire inespérée à Fort Carillon en 1758. À l’automne de cette même année, on lui accorde une promotion au grade de lieutenant général, le deuxième degré dans la hiérarchie militaire française. Son nouveau grade est désormais supérieur à celui de Pierre de Rigaud de Vaudreuil, gouverneur de la Nouvelle-France, avec qui il a eu de nombreuses mésententes sur la façon de défendre la colonie. Vaudreuil avait déjà été officier des Troupes de la Marine mais il n'avait jamais commandé plus qu'une compagnie (entre 40 et 100 soldats) et ne s'était jamais retrouvé sous le feu ennemi[2]. Montcalm soutient le siège de la ville de Québec pendant près de trois mois avant d'être mortellement blessé lors de la bataille des Plaines d'Abraham, perdue devant les forces britanniques commandées par James Wolfe. À l'agonie, il aurait eu une petite discussion avec le frère du chirurgien, Joseph Arnoux, qui était apothicaire  :

« — Combien de temps me reste-t-il à vivre ?
— Quelques heures à peine.
— Tant mieux, je ne verrai pas les Anglais à Québec. »

Armoiries[modifier | modifier le code]

  • Écartelé, aux 1 et 4 d'azur à trois colombes d'argent becquées et membrées de gueules; aux 2 et 3 de sable à la tour d'argent sommée de trois tourelles du même; qui est de MONTCALM - Brochant sur le tout de gueules à la bande d'azur bordée d'argent et à la bordure componée du même, qui est de GOZON. Couronne de Marquis.

Sa devise était : « Mon innocence est ma forteresse ».

Hommages[modifier | modifier le code]

Le mausolée de Montcalm à Notre-Dame-des-Anges.
  • Louis-Joseph de Montcalm possède un mausolée au cimetière de l'hôpital général de Québec.
  • Sa statue figure sur l'Hôtel du Parlement du Québec à Québec
  • Il est le parrain de la 167e promotion (1980-1982) de l'école spéciale militaire de Saint-Cyr, en France.
  • Plusieurs navires de la marine française portent ou ont porté son nom :
    • Montcalm, un croiseur-cuirassé (1902-1943),
    • Montcalm, un croiseur qui combattit durant la Seconde Guerre mondiale,
    • Montcalm, une frégate anti-sous-marine.
  • Le quartier Montcalm de la ville de Québec et la ville nouvelle de Candiac lui rendent hommage.
  • Une plaque a été dévoilée en 2009 à Brest (Finistère), au jardin de l'Académie de marine, pour marquer le départ de 7 800 soldats et marins de Brest vers la Nouvelle France, et le 250e anniversaire de la mort de Montcalm.
  • Montcalm est représenté dans Le Dernier des Mohicans et ses adaptations cinématographiques.
  • Une statue de Louis-Joseph de Montcalm est érigée en 1910 par Léopold Morice, sur la commune de Vestric-et-Candiac (France), son village de naissance. Le château de la famille Montcalm est resté intact. Il est actuellement propriété privée. La famille Montcalm était à la tête de nombreuses terres sur les communes actuelles de Vestric-et-Candiac et de Vauvert dont un hameau porte le nom de Montcalm. Un autre château, le château de Candiac, était propriété du marquis de Montcalm, transformé actuellement en collège privé[3].
  • école montcalm à sherbrooke

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Eccles 2000
  2. Ruth Sheppard, Empires Collide: The French And Indian War 1754-63, p. 94
  3. « Présentation - Dalzon » (consulté le 24 septembre 2016)

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Lettre de Montcalm après la Bataille des Plaines d'Abraham

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Cauvain, Le grand vaincu - Dernière campagne du marquis de Montcalm au Canada, collection Hetzel, 1883, 295 pages, (ASIN B001CEHNQW)
  • Jean-Pierre Poussou, « Montcalm et la perte du Canada », Stratégique, no 50,‎ (lire en ligne).
  • Henri-Raymond Casgrain, Les Français au Canada, Tours, Mame, , 214 p..
  • de Baudan, À la mémoire de Montcalm : pèlerinage franco-canadien à Notre-Dame de Vauvert (Gard) où fut baptisé Montcalm le 6 mars 1712, souvenirs et documents, Montpellier, E. Montane, , 72 p..
  • Thomas Chapais, Le marquis de Montcalm (1712-1759), Québec, J.P. Garneau, , 696 p. (lire en ligne).
  • Emmanuel Grellet de la Deyte, Une sœur de Montcalm : la présidente de Lunas, d'après les documents originaux et trois lettres inédites du marquis de Montcalm, Nevers, G. Vallière, , 23 p..
  • Louis-Joseph de Montcalm, Lettres du marquis de Montcalm au chevalier de Lévis, , 240 p..
  • Eugène Guénin, Montcalm, Paris, Challamel, , 127 p. (lire en ligne).
  • Louis-Joseph de Montcalm, Journal du marquis de Montcalm durant ses campagnes en Canada de 1756 à 1759, Québec, Imprimerie de L. J. Demers & frère, , 626 p. (lire en ligne).
  • Félix Martin, Le marquis de Montcalm et les dernières années de la colonie française au Canada (1756-1760), Paris, Téqui, .
  • Alexandre Héron, Montcalm et la défense du Canada : réponse au discours de réception de N. Christophe Allard, Rouen, Imprimerie de Espérance Gagniard, , 32 p. (lire en ligne).
  • Edmond Falgairolle, Montcalm devant la postérité : étude historique, Paris, Challamel aîné Éditeur, , 196 p. (lire en ligne).
  • Tibulle Hamon, « Un héros de la guerre de Sept Ans : le marquis Louis de Montcalm », Revue des deux mondes,‎ , p. 858-894.
  • Charles de Bonnechose, Montcalm et le Canada français : essai historique, Paris, Hachette, , 209 p. (lire en ligne).
  • Louis-Joseph de Montcalm, Relation de la défense des retranchements sur la hauteur de Carillon, à environ six cents toises du fort, le 8 juillet 1758, , 7 p. (lire en ligne).
  • Jean d'Elbée, « La revanche de Montcalm : le chevalier de Lévis », La Revue hebdomadaire,‎ , p. 487-507.
  • Pierre Roubaud (faussaire), Lettres de Monsieur le marquis de Montcalm, gouverneur-général en Canada : à Messieurs de Berryer & de La Molé, écrites dans les années 1757, 1758, & 1759, avec une version angloise, J. Almon, (lire en ligne).
  • Joy Carroll, Wolfe et Montcalm : la véritable histoire de deux chefs ennemis, Montréal, Éditions de l'Homme, , 362 p. (ISBN 2-7619-2192-5).
  • (en) Maurice Sautai (trad. John S. Watts), Montcalm at the Battle of Carillon (Ticonderoga, July 8th, 1758), Fort Ticonderoga Museum, , 83 p..

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Maison où est décédé Montcalm

Liens externes[modifier | modifier le code]