Vanuatu

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Vanuatu

Ripablik blong Vanuatu (bi)

Republic of Vanuatu (en)

République de Vanuatu (fr)

Drapeau
Drapeau du Vanuatu
Blason
Armoiries du Vanuatu
Description de l'image Vanuatu on the globe (Polynesia centered).svg.
Devise nationale « Long God Yumi Stanap »
("Nous nous tenons devant Dieu")
Hymne national "Yumi, Yumi, Yumi"
Administration
Forme de l'État République
Président de la République Baldwin Lonsdale
Premier ministre Charlot Salwai
Langues officielles Bichelamar, français et anglais
Capitale Port-Vila

-17.7450363,168.315741

Géographie
Plus grande ville Port-Vila
Superficie totale 12 189 km2
(classé 164e)
Superficie en eau Négligeable
Fuseau horaire UTC +11
Histoire
Indépendance De la France et du Royaume-Uni
Date
Démographie
Gentilé Ni-Vanuatu ou Vanuatais ou, beaucoup moins usité, Vanuatuan[1]
Population totale (2016) 286 429 hab.
(classé 178e)
Densité 23,49 hab./km2
Économie
IDH (2004) en augmentation 0,670 (Moyen) (119e)
Monnaie Vatu (VUV​)
Divers
Code ISO 3166-1 VUT, VU​
Domaine Internet .vu
Indicatif téléphonique +678

Le Vanuatu (phonétiquement /vaˌnuaˈtu/)[2], en forme longue la République de Vanuatu, (en bichelamar Ripablik blong Vanuatu, en anglais Republic of Vanuatu) est un État d'Océanie situé en Mélanésie, dans le sud-ouest de l'océan Pacifique, en mer de Corail. L'archipel est composé de 83 îles pour la plupart d'origine volcanique situées à 1 750 kilomètres à l'est de l'Australie, à 540 kilomètres au nord-est de la Nouvelle-Calédonie, à l'ouest des Fidji et au sud des îles Salomon.

Nommé « Nouvelles-Hébrides » après James Cook, l'archipel a connu une colonisation lente et désorganisée depuis son exploration par les Européens à la fin du XVIIIe siècle jusqu'à la fin du XIXe siècle. Il fit alors l'objet d'un conflit d'intérêt entre la France et le Royaume-Uni qui décidèrent en 1904 de mettre en place une administration conjointe. C'est ainsi que fut instauré, de 1906 à 1980, le condominium des Nouvelles-Hébrides, faisant de ces îles océaniennes une colonie gérée conjointement par deux puissances coloniales. En 1980, les Nouvelles-Hébrides deviennent indépendantes ; le nouveau nom de « Vanuatu » remplace rapidement la dénomination européenne[3].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom Vanuatu est dérivé du mot Vanua (« terre » ou « pays »)[4], reflétant la racine proto-austronésienne *banua « terre habitée, pays »[5] et du verbe tu « être debout » (dans la langue raga de Pentecôte)[6]. Ensemble, ces deux mots signifient « le pays debout », et indiquent le statut indépendant du nouveau pays[6].

Géographie[modifier | modifier le code]

Un archipel volcanique mélanésien[modifier | modifier le code]

Carte de Vanuatu avec la Nouvelle-Calédonie

Situé dans l'océan Pacifique, à 540 kilomètres au nord-est de la Nouvelle-Calédonie, le Vanuatu se compose de 81 îles. Par ailleurs son gouvernement revendique les îles Matthew et Hunter rattachées au territoire de la Nouvelle-Calédonie (France). Les terres de l'archipel couvrent environ 12 000 km2 et s'étendent selon un axe Nord-Nord-Ouest/Sud-Sud-Est sur environ 1300 km de long. Les trois plus grandes îles de l'archipel sont Espiritu Santo (3 956 km²), Malekula (2 041 km²) et Éfaté (900 km²).

Les îles ont un climat tropical ou subtropical, sont d'origines volcanique et montagneuse exceptées Aniwa, au Sud et l'atoll de Rowa, dans les îles Banks, au Nord.

Principales îles : plus de 300 km² ou plus de 3000 habitants
Nom Groupe (île proche[7]) Province Superficie Pop. (2009)[8]
Vanua Lava Îles Banks Torba 334,3 2 597
Gaua (Santa Maria) Îles Banks Torba 328,2 2 491
Espiritu Santo Nord Sanma 3955,5 39 606
Malo Nord, Espiritu Santo Sanma 180 4 273
Maewo Nord Penama 269 3 569
Ambae Nord Penama 608 10 407
Pentecôte Nord Penama 490 16 843
Malekula Nord Malampa 2 041 22 934
Ambrym Nord Malampa 678 7 275
Epi Central Shéfa 444 5 207
Éfaté Central Shéfa 900 65 829
Erromango Méridional Taféa 888 1 950
Tanna Méridional Taféa 550 28 799

Climat[modifier | modifier le code]

L’archipel connait un climat plutôt tropical et humide  caractérisé par deux grandes saisons qui se détachent l’une de l’autre : une saison chaude de 9 mois et une saison froide  de 3 mois avec des alizés du sud-est.[9]

Le pays rencontre une longue saison de pluie. Les mois les plus humides et les plus chauds vont de décembre à avril, ils constituent également la saison cyclonique. Ensuite les mois les plus secs vont de juin à novembre, également reconnus pour être la saison la plus fraîche à travers le pays. En moyenne, le pays subit des précipitations de 2 360 millimètres (93 in) par an mais cela peut aller jusqu'à 4 000 millimètres dans les îles du nord.

Le Vanuatu reconnu comme un pays équatorial a des températures qui varient peu tout au long de l’année en moyenne entre 20 et 32 °C (68 à 90 °F). D’après les bureaux météorologiques du pays, le mois le plus chaud reste février et le plus frais est le mois d’août.  La température de l’eau varie entre 22 °C (72 °F) durant la saison froide à 28 °C (82 °F) durant la saison chaude. Les températures sont plutôt basses entre avril et septembre avec des températures minimales atteignant les 13°C. Elles s’élèvent  à partir d’octobre  pour atteindre environ 26°C de moyenne.[10]

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Plaine de cendres du volcan Yasur

Volcanisme[modifier | modifier le code]

Le pays est situé au sud-est de la ceinture de feu. Certaines îles volcaniques sont encore en activité, comme les îles de Tanna avec le volcan Yasur, d'Ambrym avec les volcans Marum et Benbow, de Gaua avec le mont Garet, ou encore Lombenben ou Aoba (Ambae) et Lopevi avec les volcans homonymes. D'autres volcans sont endormis, comme le Karua, volcan sous-marin situé dans la caldeira de Kuwae entre les îles d'Epi et de Tongoa. Cette caldeira, maintenant sous-marine, s'est formée lors d'une éruption cataclysmique en l'an 1452 qui a profondément modifié la morphologie des îles.

De 1975 à 2005, 11 000 séismes de force 5 à 8 ont été répertoriés. En novembre 1999, un grave tremblement de terre suivi d'un tsunami ravagea l'île de Pentecôte et laissa des milliers de personnes sans foyer. En , un autre puissant tremblement de terre, également suivi d'un tsunami, endommagea la capitale, Port-Vila, et ses environs. Le 8 août 2006 et le 1er août 2007, deux autres séismes se sont fait ressentir sans toutefois provoquer de dégâts majeurs ou de tsunami car trop profonds. À noter en 2007 que le séisme déplaça le pont de Luganville sur l'île d'Espiritu Santo. Le premier tsunami répertorié, par les missionnaires anglicans, en 1875, a concerné surtout Anatom et Erromango. En 130 ans, une quinzaine de tsunamis ont atteint l'archipel.

Cyclones[modifier | modifier le code]

Depuis 1940, l’archipel a été frappé en moyenne par un cyclone tous les deux ans, mais certaines  années sont calmes. Le Vanuatu a été frappé par des cyclones dont l’intensité atteint ou dépasse les 920 hPa, La plupart d’entre eux se sont produits au cours des saisons de l’El  Niño. En 1972, 5 cyclones consécutifs frappent le pays (Carlotta, Wendy, Yolanda, Gail, Diana) sans faire de gros dégâts[11]. Les cyclones récents les plus notables sont : en 1987 le cyclone Uma, en 1997 Susan, en 2002 Zoe, en 2003 Ului et en  2015 Pam, le plus violent qui a causé des dégâts majeurs et provoqué la mort de 16 personnes. [12],[13]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.
Article détaillé : Démographie de Vanuatu.

Les 234 023 habitants[14] du Vanuatu, ou ni-Vanuatu, sont en majorité (95 %) des populations autochtones, Mélanésiens et Polynésiens arrivés de longue date. Le reste de la population Ni-Vanuatu est composé d'autres insulaires du Pacifique, d'Européens et d'Asiatiques. En 2016, la population du Vanuatu a été estimée à 286 429 habitants par le VNSO[15].

Les deux seules villes du pays sont Port-Vila, la capitale, située sur l'île Éfaté, et Luganville, sur l'île d'Espiritu Santo. Les autres implantations humaines sont de type village ou hameau.

Le taux de natalité est de 3,3 %, le taux de fertilité est de 4,5 par femme, la mortalité infantile est de 2,6 % en 1999.

La migration circulaire, interinsulaire, des années 1970, s'est transformée dès 1980 en exode rural vers les centres urbains. (Atlasː265)

Organisation administrative[modifier | modifier le code]

Les provinces du Vanuatu

Le Vanuatu est divisé depuis 1994 en six provinces. Leurs noms reprennent les initiales des îles dont elles sont formées :

Les provinces constituent des entités autonomes dotées d'assemblées élues, les conseils provinciaux. Ces conseils sont chargés d'établir les taxes locales et la législation concernant des problématiques locales telles le tourisme, le budget provincial, et le déploiement de certains services de base. Ils sont dirigés un président élu parmi les membres du conseil et assisté par un secrétaire désigné par la commission du service public.

L'exécutif provincial est dirigé par un gouvernement local chapeauté par un fonctionnaire nommé par le premier ministre du Vanuatu sur conseil du ministre des gouvernements locaux. Les membres du gouvernement local ont généralement des membres du parti majoritaire au conseil provincial. Comme c'est le cas pour le gouvernement national, ces exécutifs provinciaux sont conseillés en ce qui concerne les questions ayant trait à la langue et à la coutume par un conseil local des chefs. Les présidents des gouvernements locaux font partie du collège électoral chargé d'élire le président du Vanuatu

Chaque province est subdivisée en municipalités, généralement constituées d'une seule île, dotées d'un conseil municipal dirigé par un maire élu parmi les membres.

Histoire[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Histoire du Vanuatu et Peuplement de l'Océanie.

Le Vanuatu a été peuplé lors des migrations vers la Mélanésie, de 45 000[16] à 1 500 av. J.-C (Lapita). Les populations actuelles du Vanuatu sont issues d'un mélange ancien de ces différentes nappes de populations. Les vestiges les plus anciens qui ont été trouvés datent du IIe millénaire av. J.-C..

Si l'apparence physique rapproche plus les habitants des îles de leurs voisins de la Nouvelle-Guinée et d'Australie, leurs langues, océaniennes, les rapprochent davantage de leurs voisins Indonésiens[réf. nécessaire] ou Polynésiens.

Le Vanuatu comprend également plusieurs exclaves polynésiennes, résultat de migrations vers l'ouest des populations polynésiennes, dès le XIIe siècle. Ces communautés se trouvent à Futuna, Aniwa, Emae, Fila et Mele[17].

Explorations et découvertes européennes[modifier | modifier le code]

Le premier explorateur européen à atteindre l'archipel est le Portugais Pedro Fernandes de Queirós[18] en 1606, qui aborde à Espiritu Santo pour le compte de l'Espagne, qu'il nomme ainsi, croyant avoir découvert le continent austral. Bougainville redécouvre en 1768 Espiritu Santo et les îles situées à son Est ; il nomme l'ensemble « Grandes Cyclades ». James Cook fait le tour complet de l'archipel en 1774 et lui donne son nom pour deux siècles, « Nouvelles-Hébrides ». Jusqu'aux années 1830, l'archipel n'est l'objet d'intérêt que pour les explorateurs. Ses 200 000 habitants vivent dans des groupes humains de petite taille, très indépendants les uns des autres.

Mise en exploitation et colonisation européenne[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, l'arrivée de missionnaires et, de 1840 à 1860, l'exploitation du bois de santal, forment deux types de contacts bien différents pour les indigènes. Dans les années 1860 se met en place, à travers les îles de Mélanésie, un trafic de main-d'œuvre connu sous le nom de Blackbirding. Des Européens viennent s'approvisionner en main-d’œuvre, usant souvent de méthodes coercitives, acheminant leur cargaison humaine vers les plantations du Queensland, de Fidji, et de la Nouvelle-Calédonie.

À partir des années 1880, des colons, majoritairement anglais et français, s'installent. La population indigène se met à décroître dès cette période, du fait à la fois des recrutements massifs du Blackbirding, et d’épidémies qui déciment la population.

Malgré l'action volontariste de certains promoteurs des intérêts coloniaux, ni la France ni le Royaume-Uni ne se résolvent à annexer l'archipel. En 1887, un statut provisoire dit « commission navale mixte » est mis en place afin d’y maintenir l'ordre dans l'archipel ; mais ce n'est qu'en 1906 qu'est signé par les deux puissances le régime colonial définitif des îles : le condominium des Nouvelles-Hébrides.

À l'origine provisoire, ce régime, instituant une duplication de la majeure partie des instances et services sur l'île, perdure et finit par être accepté par les colons de diverses nationalités. Dans un premier temps, il est peu favorable aux indigènes.[pourquoi ?]

Durant la Seconde Guerre mondiale, les Nouvelles-Hébrides sont la première colonie française à rallier De Gaulle, et une base arrière importante pour les Américains.

Indépendance[modifier | modifier le code]

Durant les années 1960, les Néo-Hébridais cherchent à obtenir davantage d'autonomie, et, malgré les réticences britanniques et françaises, l'indépendance est proclamée le et l'ancienne colonie renommée « Vanuatu ». Les années 1980 sont marquées par l'instabilité politique. Avec la fin de stabilité parlementaire, les années 1990 sont synonymes d'une instabilité politique moins récurrente[pas clair] dans les années 2000.,

Alors que la francophonie est en plein essor, le Vanuatu cherche à renforcer ses liens avec la France et ses collectivités du Pacifique[19]. Sous l'égide de plusieurs Premiers ministres français, de bonnes relations sont nouées au cours des dernières années. Des accords entre la France et le Vanuatu sont signés régulièrement. Ceci confère au Vanuatu un atout régional et international.

Après avoir été longtemps le premier bailleur de fonds du Vanuatu, la France s'efface maintenant derrière l'Australie. Désormais le nouvel État fait l'objet d'un consensus favorable et a acquis une confiance qui permet de mettre en place un dialogue cordial et constructif.

Politique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Politique au Vanuatu.

Le Vanuatu est une république parlementaire. Le président, élu au suffrage indirect pour cinq ans, est le chef de l'État. Son rôle est avant tout représentatif. Le premier ministre, chef du gouvernement, et ses ministres disposent du pouvoir exécutif. Le pouvoir législatif est exercé par une chambre unique de 52 membres renouvelée au suffrage universel direct[Note 1] tous les quatre ans. Le système judiciaire, indépendant, est basé sur les droits britannique et français.

Baldwin Lonsdale est président depuis le , Charlot Salwai premier ministre depuis le 11 février 2016.

La politique locale est complexe, entre l'économie et la société globale en mouvement et 80 % des habitants suivant toujours un mode de vie traditionnel. Port Vila n'est pas épargné par les rivalités tribales. Un faisceau de branchages sur l'emplacement prévu pour un supermarché dans la rue principale de la ville, indique un site tabou à cause d'une dispute entre clans sur le droit de propriété du site, que nul tribunal de style occidental ne saurait résoudre. C'est aux anciens de le faire, avec un travail social de fond. Cela peut prendre des dizaines d'années.

Transports[modifier | modifier le code]

Transport aérien[modifier | modifier le code]

Le Vanuatu dispose de 29 aéroports et aérodromes[20],

Transport maritime[modifier | modifier le code]

Il existe 22 ports, dont cinq autres sont ouverts au trafic international : Lénakel(Tanna), Litzlitz (Mallicolo), Sola (Vanoua-Lava), Loltong (pentecôte), Anelgaohat (Anatom)[21].

Les bateaux de croisière ont en 2016 5 escales autorisées, dont Port-Vila, Luganville, Champagne Beach

Le transport inter-îles par bateau existe, plusieurs bateaux assurent des liaisons régulières : Big Sista et Vanuatu Ferry au départ de Port-Vila.

Transport terrestre[modifier | modifier le code]

En 2010, on estime le réseau routier à 1558 km : 439 de piste non revêtue, 1024 de piste revêtue, 95 de route goudronnée[22].

Le transport en commun principal à Port-Vila est le bus (taxi en commun sans itinéraire précis), qui peut transporter une douzaine de personnes avec leurs marchandises.[23]

Communications[modifier | modifier le code]

Plus d’informations : Télécommunications au Vanuatu 

Le service téléphonique est apporté par TVL et Digicel.

L’accès à l’Internet est apporté par TVL, Telsat Broadband, Digicel et Wantok qui utilisent différentes technologies de connexion : ADSL, wimax, 4G et fibre. Un câble sous-marin installé en janvier 2014, relie Vanuatu aux Fidji.

Le gouvernement à installé un intranet pour fournir les services de messagerie, téléphone et vidéo conférence dans tout le pays.

Le Vanuatu devient le 185 membre de l’Organisation Mondiale de la Propriété intellectuelle (OMPI) en Décembre 2011.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Trappe à poissons, Pango, Efate, Vanuatu
Aéroport Port Vila, Vanuatu

Pour 65 % de la population qui vit dans les zones rurales de l'archipel, l'économie est basée principalement sur une agriculture et une pêche de subsistance à l'échelle de petits villages. Les principales plantes alimentaires de base domestiquées sont le taro, l'igname, le kava (première culture de rente du pays), le bananier, l'arbre à pain, la canne à sucre, le naviso (Saccharum edule), le vellier (Barringtonia edulis), le nangaillier (Canarium indicum), le chou des îles (Abelmochus manihot), le sagoutier (Metroxylon sagu).

Le Vanuatu exporte également des produits de qualité, comme la vanille (panifolia), le poivre (blanc ou noir), le café (de Tanna), et le kava.

L'élevage fournit une viande réputée de bœuf. Chaque famille rurale élève si possible des cochons et de la volaille.

Pêche[modifier | modifier le code]

La pêche, les services financiers offshore, et le tourisme, avec environ 50 000 visiteurs en 1997, sont d'autres secteurs économiques importants.

La pêche hauturière a autrefois exporté surtout du thon (jaune, obèse et germon), puis de la bonite. La pêche vivrière commercialise seulement la moitié de sa production.

Les dépôts de minerai sont négligeables ; le pays n'a aucun gisement connu de pétrole. L'industrie est peu développée : seule une petite industrie légère approvisionne le marché local.

Tourisme[modifier | modifier le code]

La croissance du PIB fut de moins de 3 % en moyenne durant les années 1990. Vers la mi-2002, le gouvernement a intensifié ses efforts en vue d'augmenter le tourisme.

Les atouts du Vanuatu sont nombreux : mer et soleil, climat, volcans, produits locaux, plongées, pêche au gros, sorties en mer, tours aériens, culture et traditions, villages culturels, treks, navigation de plaisance, équitation, golf, gentillesse et hospitalité...


L'augmentation de la fréquentation touristique date surtout de 2005, Année du Tourisme : vols supplémentaires, escales de croisières, complexes hôteliers, école d'hôtellerie, écotourisme... Les touristes sont principalement australiens, néo-zélandais et néo-calédoniens. Les pics sont les mois de juillet, septembre et décembre.

En 2010, la barre des 100 000 visiteurs est atteinte.

Le véritable hors-taxe fonctionne bien, livrable à l'aéroport.

Fiscalité[modifier | modifier le code]

Les recettes fiscales proviennent principalement de droits de douanes. Le développement économique est gêné par la faiblesse des exportations, la vulnérabilité aux catastrophes naturelles et par les grandes distances entre les îles et les deux villes du pays. Le kava s'exporte bien.

Au Vanuatu, il n'y a aucun impôt sur le revenu, aucune retenue d'impôt à la source, aucun impôt sur les plus-values, aucun droit de succession et aucun contrôle des changes. Il existe une forme de taxe à la valeur ajoutée.

L'Australie et la Nouvelle-Zélande sont les principaux fournisseurs de l'aide étrangère.

Le Vanuatu est un paradis fiscal qui ne fournit pas à d'autres gouvernements ou agences d'application de loi, d'informations sur les comptes financiers. La Banque populaire, par l'intermédiaire de sa filiale, la BRED, y possède une agence sous réglementation du Vanuatu. En réponse aux préoccupations venant de l'étranger, le gouvernement a promis d'améliorer la réglementation de son centre financier offshore. Le Vanuatu est également un pavillon de complaisance.

Généralités[modifier | modifier le code]

Trois îles seulement sont équipées d'un réseau électrique, mais le pays entend se doter intégralement dès 2030 d'électricité d'originaire solaire.

Selon l'indice de développement humain (IDH), le Vanuatu occuperait le rang 126 (sur 80). La liste des pays par PIB nominal le place en position 180 sur environ 200, en 2013, selon le FMI. La liste des pays par PIB (PPA) par habitant le place en position 181 sur 188, en 2013, selon le FMI. La Liste des pays par PIB nominal par habitant le place en position 125 sur 184, en 2013, selon le FMI. En 2016, le pays fait partie des 48 PMA pays les moins avancés. Mais l'Happy Planet Index le place en première position, sur 178 pays recensés, du moins en 2006.

Environnement[modifier | modifier le code]

Nakamal du village de Pango, Efate
Chute d'eau et son bassin naturel

Malgré ses forêts tropicales, le Vanuatu ne comporte qu’un petit nombre d’espèces de plantes et d’animaux. 

Faune et biodiversité[modifier | modifier le code]

Le pays a fait l'objet d'une expédition scientifique majeure Santo 2006 visant en particulier à l'exploration de la canopée sur l'île de Spiritu Santo. Une nouvelle espèce de gecko (Lepidodactylus buleli) a pu être découverte à cette occasion[24]. Le pays est encore très séparé du monde occidental sur certaines de ses îles, en raison de son isolement géographique.

Les oiseaux, ou avifaune, sont de 121 espèces, dont 32 de mer, 15 de littoral, 75 de l'intérieur des terres. 7 sont endémiques (Néolalage, nautou, loriquet, méliphage...). 10 sont introduites (coq suvage, coq Bankiva, merle des Moluques, moineau, bengali, donacole...).

Les seuls mammifères terrestres d'origine sont les 12 espèces de roussettes, ou chauves̠-souris. La roussette blanche (Pteropus anetianus) est endémique. Cette chauve-souris est très importantes pour les forêts tropicales car elles polonisent et disséminent les différentes espèces d’arbres. Elles se nourrissent du nectar, des pollens et des fruits.

On pense que l’espèce du petit rat de Polynésie est endémique, mais les rats communs ont été introduits avec les Européens. L'homme a aussi introduit le chien, le cochon, le rat, la souris, la chèvre, les bovins, les chevaux, les chats...

Parmi les reptiles, il existe 19 espèces de lézards, dont 13 de scinques (dont 3 endémiques) et 5 de geckos. Parmi les reptiles endémiques, on trouve le « flowerpot snake », qui n’existe qu’au Vanuatu. Une espèce d'iguane (Brachylophus fasciatus)  a été introduite dans les années 60, ainsi que deux espèces de serpents, le boa du Pacifique et le serpent aveugle.

Les invertébrés sont nettement plus nombreux, avec 2179 espèces d'insectes répertoriées en 1999. Les espèces de fourmis de quelques îles de Vanuatu étaient cataloguées par E.O. Wilson[25].

La faune aquatique d'eau douce reste peu étudiée ː 47 espèces de poissons et 29 de crustacés sur Santo en 2006.

La faune marine compte 486 poissons de récifs et plus de 30 poissons des profondeurs (vivaneaux, loches, thons, marlins, espadons, barracudas, brèmes, coryphènes, requins, raies...). Mais également le dugong, le crocodile des estuaires (à Vanoua-Lava), les tortues (à bec d'oiseau, verte, luth, à grosse tête), les coquillages et crustacés (trocas, langoustes, crevettes, crabes (de cocotier, de palétuvier)), les vers marins, les holothuries...

Les cones (coquillage aussi appelé cone snail) et les poissons pierre (Synanceia) sont des espèces mortelles pour les humains. 

Changement climatique[modifier | modifier le code]

Les îlots et les zones tropicales et subtropicales sont plus sensibles aux variations climatiques[26], c’est le cas de l’archipel de Vanuatu, dont certaines de ces 83 îles constituant l’Archipel ont connu un déplacement forcé de ses populations côtières, les plaçant au rang de « premiers réfugiés climatiques »[27].

En effet, les impacts environnementaux observés et attendus du changement climatique sur ces îles sont les suivants : « la hausse du niveau de la mer, l'augmentation probable de la fréquence et de la gravité des phénomènes météorologiques extrêmes (cyclones tropicaux, tsunamis, séismes,..), et un accroissement de la variabilité des précipitations, avec une alternance de périodes très sèches et très humides. Le changement climatique est susceptible d’affecter tous les secteurs de l’Archipel, en particulier l'agriculture, l'eau ainsi que les ressources côtières et marines »[28].

Deux régions du Vanuatu attirent particulièrement l’attention. La première est le site de Lataw, dans les îles Tegua situées dans l’Archipel des iles Torrès, au nord du Vanuatu. La seconde zone est la lagune Lounaragi séparant deux îles (Lô et Linoua) de l’Archipel des îles Torrès. En effet, faisant face à de nombreuses inondations, la communauté de 39 habitants du site de Lataw a été délocalisée en 2004 sur les hauteurs de l’île. Bien que ce phénomène persistât depuis 1997 à la suite d'un séisme, les habitants ne voulurent pas de suite déplacer leur village, car ils ne désiraient pas se distancer de leur source d’eau douce, indispensable à la vie quotidienne[29]. Ensuite, une autre problématique se soulève, c’est l’avancée rapide d’une lagune séparant deux îles et détruisant les plantations de cocotiers, ravageant ainsi tous les arbres sur des centaines de mètres et rendant les zones des villages marécageuses. Les effets sont directs sur l’agriculture, qui est le secteur de subsistance pour 80 % de la population rurale de l’Archipel Vanuatu (environ la moitié de la population). Les inondations persistantes nuisent sans cesse aux cultures affectant de ce fait la sécurité alimentaire de ces populations rurales. Les impacts du réchauffement climatique affectent également l’homme sous plusieurs aspects, notamment de sa santé : « La plupart des impacts du changement climatique sur les systèmes physiques écologiques et sociaux affecteront la santé humaine, en raison les modifications des rendements alimentaires, de la qualité de l'eau, des modèles infectieux, de la qualité de l'air, de la cohésion sociale et des revenus domestiques. »[30]. En effet, les tsunamis, cyclones et zones marécageuses sont propices à l’augmentation des taux de maladies infectieuses telles que la dengue, la filariose[30], etc. De plus, dans les pays en développement, le secteur agricole n’a malheureusement pas accès aux nouvelles technologies, qui permettraient notamment une alternative à leur agriculture, ce qui rend les agriculteurs moins aptes à s’adapter aux variations climatiques et accentue cette insécurité[31].

En 1988, le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) et l’Organisation météorologique mondiale (OMM) créent le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). Celui-ci fait son premier rapport en 1990 prévenant notamment des conséquences du réchauffement telles que la montée des niveaux de mers et l’inondation progressive des îlots. Avec son passé, et son statut de NNA, Les îles Vanuatu ont une plus grande flexibilité au niveau des affaires internationales, ce qui leur permet de placer des thèmes tels que le réchauffement climatique au cœur des débats politiques. Néanmoins, pour les pays développés qui favorisent l’économie à l’environnement, le réchauffement climatique ne constitue pas une situation de crise comme elle peut l’être pour les îles. Parmi les îles-nations tentant d’amener cette problématique dans l’agenda des politiques internationales afin d’en articuler leurs préoccupations, l’Archipel Vanuatu en fut un élément clé et un leader. C’est le cas notamment de la conférence sur les îles Marshall en 1989 dont le mot d’ordre était plutôt : « We don't have time to wait for conclusive proof. The proof, we fear, may kill us »[32],[33]. Pour conclure, lors de la 4e édition des Journées Européennes du Développement, après la signature de l’échange de notes confirmant l’appui de l’AMCC au Vanuatu, M. le Premier Ministre Edward Natapei énonça dans son discours : « Il est urgent de prendre des mesures pour éviter un impact génocidaire sur les petits États insulaires. Nous ne pouvons pas faire face seuls aux défis liés au changement climatique »[34].

Santé[modifier | modifier le code]

En dehors des deux grandes villes, présence active d'un paludisme à plasmodium falciparum.

  • Paludisme, diabète, tuberculose, hypertension ː soins gratuits (pour les nationaux ou résidents).
  • MST
  • Malnutrition infantile.

Culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture du Vanuatu.

Le nakamal[modifier | modifier le code]

Enfant du Vanuatu.

Un élément essentiel de la culture au Vanuatu est le nakamal. Traditionnellement, c'est un lieu où les hommes se réunissent après le travail ; ils y boivent le kava et discutent des affaires locales, politiques et autres. Les femmes et les enfants n'en approchent pas. Ce peut être sous un arbre, ou dans une construction réservée à cet effet. Le chef du village y exerce ses talents de médiation et y rend jugement. Ainsi le nakamal contribue fortement à ce que le Vanuatu soit plus paisible que ses voisins mélanésiens. On en trouve encore sur plusieurs îles, surtout celles à la périphérie de l'archipel (Tanna…). On peut obtenir plus de renseignements sur les nakamals en allant au Centre Culturel du Vanuatu de Port Vila, qui héberge le musée national et la bibliothèque nationale du Vanuatu. Dans le contexte urbain, le mot nakamal est désormais aussi utilisé pour désigner des sortes de bars à kava, aujourd'hui nombreux à Port-Vila[35].

Langues[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Langues au Vanuatu.

Le Vanuatu est le pays qui possède la plus forte densité linguistique au monde, avec 108 langues vernaculaires distinctes[36] pour 234 000 habitants[37]. Toutes ces langues appartiennent au groupe des langues océaniennes. À l'intérieur de celui-ci, trois sont polynésiennes, neuf font partie du groupe « Sud Vanuatu », et toutes les autres appartiennent au groupe « Nord-Centre Vanuatu ». Il n'y a pas entre elles d'inter-compréhension. À ces 108 langues endémiques du Vanuatu s'ajoutent plusieurs langues parlées par des populations arrivées au cours du XXe siècle: le fidjien (350), le tahitien, le tongien, le gilbertin, le vietnamien (770), le wallisien (780) et certaines langues de Chine, en particulier le hakka.

La République du Vanuatu compte trois langues officielles: le français et l'anglais, les deux langues de colonisation, et le bichelamar, un pidgin à base anglaise (avec quelques éléments lexicaux provenant du français et des langues du Vanuatu du Nord). S'il est vrai que les populations rurales (79 % des habitants en 1996) emploient peu le français et l'anglais, le bichelamar est la langue véhiculaire commune à tout l'archipel. Hormis en milieu urbain, il ne supplante pourtant pas les langues vernaculaires, qui résistent à son influence (sauf ponctuellement sous la forme d'emprunts lexicaux). Depuis 1996, l'anglais est la seule langue administrative (billets de banque, enseignement, timbres, etc.).[réf. nécessaire]

Les dessins de Vanuatu[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Dessins sur le sable de Vanuatu.
Dessin sur sable

Cette tradition originale et complexe de dessins réalisés sur le sable est typique de l'archipel de Vanuatu. Ces compositions souvent harmonieuses et géométriques sont exécutées par des spécialistes initiés. Elles servent d’écriture : c'est un moyen de communication entre les membres de près de 80 groupes linguistiques différents et un moyen mnémotechnique pour transmettre des rituels, des connaissances mythologiques, des informations orales sur l'histoire locale, les techniques agricoles, l'artisanat ou encore la chorégraphie.

Ces dessins de Vanuatu font partie intégrante du patrimoine immatériel de l'Unesco.

Littérature[modifier | modifier le code]

La littérature du Vanuatu n'a, dans l'ensemble, pas encore eu un retentissement international conséquent, mais certains écrivains ont acquis un degré de célébrité par delà les frontières de leur pays. C'est le cas de la poète Grace Mera Molisa[38], ou encore de la troupe théâtrale Wan Smolbag.

Les premiers romans vanuatais sont ceux de l'écrivain francophone Marcel Melthérorong, par ailleurs chanteur-compositeur-interprète, depuis 2007. Son premier roman, Tôghàn, dépeint « une jeunesse océanienne en perte de repères », entre « modèle occidental et valeurs mélanésiennes ». Il bénéficie d'un succès populaire, puis en 2009 d'un avant-propos rédigé par Jean-Marie Gustave Le Clézio, Prix Nobel de littérature. Ce dernier souligne l'émergence « d’une voix nouvelle, originale » dans « la famille de la littérature francophone »[39].

En 2015, l’alliance française publie « Quand le cannibale ricane »[40], premier roman de l’auteur Ni-Vanuatais, Paul Tavo[41]. Il a aussi publié un recueil de poèmes, « L’Âme du Kava »[42], en 2011.

En 2005, Jean-Marie Gustave Le Clézio écrit un essai qui parle de son séjour sur l’île de Pentecôte ou Raga. Il présente des réflexions sur le peuplement et l'histoire coloniale du Vanuatu et, au-delà, sur celle des peuples colonisés.

Religions[modifier | modifier le code]

Le christianisme est la religion dominante au Vanuatu, mais se trouve éclaté en de nombreuses Églises différentes, dont l'Église presbytérienne, pour plus d'un tiers de la population[43],[44].

De nombreux groupes religieux, la plupart protestants, s'établissent parmi la population du Vanuatu, dont l'Église adventiste du septième jour, mais aussi catholique ː Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X à Espiritu Santo, la Société de Saint-Vincent-de-PaulMalekula)...

Le bahaïsme est implanté dans l'archipel depuis 1953, avec plus de 1 500 fidèles[réf. nécessaire]. L'islam, plus récent, concernerait près d'un sixième de la population, soit autant que le catholicisme[45].

On évoque également des croyances populaires anciennes, mais aussi les surprenants Culte du cargo, John Frum, Culte du prince Philip.

Autres aspects de la culture vanuataise[modifier | modifier le code]

  • Sur l'île de Pentecôte, se tient une manifestation coutumière spectaculaire : le saut du Gol. Après avoir construit une tour de branchages d'une vingtaine de mètres (voir Gol), hommes et enfants de sexe masculin se jettent dans le vide avec, pour seules attaches, deux lianes enroulées autour des chevilles.
  • Sur l'île Mallicolo (Malekula), les hommes dansent en portant sur la tête des masques faits de terre pétrie autour d'une armature de racines de fougères arborescentes. Au bruit de leurs clochettes fabriquées à partir de noix et qu'ils attachent à leurs chevilles, ils célèbrent les principaux événements coutumiers : les naissances, les circoncisions, les passages de grades et les rites funéraires.
  • Sur l'île de Gaua, les femmes exécutent la « water music », musique de percussion réalisée par des mouvements et des battements de mains à la surface de l'eau d'un bassin d'une rivière ou dans la mer[46].

Fêtes nationales[modifier | modifier le code]

Fêtes et jours fériés
Date Nom français Nom anglais ou bichelamar Remarques
21 février À la mémoire du Père de l'indépendance Walter Lini Memorial day blong Father Walter Lini Date à laquelle le « Père de l'indépendance » de la République de Vanuatu, Walter Lini est mort.
5 mars Fête des chefs coutumiers Custom Chiefs' day Les chefs coutumiers de l'archipel du Vanuatu se recueillent au Nakamal.
30 juillet Jour de l'indépendance de la République de Vanuatu Independence day , date de l'annonce officielle de l'indépendance de l'archipel de Vanuatu.
5 octobre Fête de la Constitution Constitution day Signature officielle de la Constitution de Vanuatu.

Sports[modifier | modifier le code]

L'équipe nationale féminine de beach-volley a atteint un haut niveau en compétition internationale[47]. Le championnat de football du Vanuatu comporte 8 équipes. Rapporté à la population du Vanuatu, ce chiffre est relativement élevé.

Le football est le sport le plus populaire dans le pays. En 1988, le Vanuatu devient membre de deux fédérations la FIFA et l’OFC. Le Vanuatu à été choisi comme l’un des six pays à l’échelle mondiale pour un projet de la FIFA où de jeunes joueurs sont identifiés et sélectionnés pour être formés au sein de l’académie nationale[48]. Dans le cadre de ce programme de deux ans, les joueurs de 15-17 ans, peuvent continuer l’école ou une formation professionnelle.

L’équipe nationale de football masculine n’a jamais été qualifiée pour la Coupe du  Monde. Ils ont fini quatre fois quatrième dans la Coupe des Nations de la CFO et se sont qualifiés aux Jeux du Pacifique Sud.

Codes[modifier | modifier le code]

Le Vanuatu a pour codes :

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le droit de vote est accordé à tous les citoyens de plus de 18 ans.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Wauthon, « Une figure élémentaire de l'État : le nom des pays », dans Paul de Deckker (dir.), Figures de l'État dans le Pacifique, L'Harmattan, 2006 (ISBN 2296011276).
  2. La chercheuse Patricia Siméoni a choisi d'utiliser dans ses publications l'orthographe Vanouatou, qu'elle justifie ainsi : « Cet Atlas étant destiné à faire connaître le Vanouatou dans tous les pays francophones, il nous paraît important d'écrire le son "ou" en français de manière à éviter que des lecteurs prononcent mal les toponymes. En Franconésie, les gens ont pour habitude d'écrire "Vanuatu" mais cette orthographe n'est prononçable correctement que par un public averti, or cet atlas est destiné au plus grand nombre. » — voir en particulier son Atlas du Vanouatou (Vanuatu). Tous les autres chercheurs, journalistes ou usagers se conforment à l'orthographe usuelle Vanuatu.
  3. Eric Wittersheim, Après l'indépendance. Le Vanuatu, une démocratie dans le Pacifique (lire en ligne).
  4. (en) Sabine C. Hess, Person and Place: Ideas, Ideals and the Practice of Sociality on Vanua Lava, Vanuatu, Berghahn Books, (ISBN 978-1-84545-599-6, lire en ligne), p. 115
  5. Voir l'entrée banua, Austronesian Comparative Dictionary de Robert Blust. Cf. Thomas Anton Reuter, Custodians of the Sacred Mountains: Culture and Society in the Highlands of Bali, University of Hawaii Press, 2002, p. 29; Thomas Anton Reuter, Sharing the Earth, Dividing the Land: Land and Territory in the Austronesian World, ANU E Press, 2006, p. 326.
  6. a et b (en) Terry Crowley, Bislama reference grammar, University of Hawaii Press, (ISBN 978-0-8248-2880-6, lire en ligne), p. 3
  7. Dans le cas où l'île ou îlot est à proximité immédiate d'une plus grande île.
  8. (en) « 2009 National Census of Population and Housing: Summary Release », Vanuatu National Statistics Office,‎ (consulté le 22 novembre 2010), p. 10.
  9. (en) « The peace corps welcome you in Vanuatu »
  10. « Vanuatu Climate », sur www.meteo.gov.vu (consulté le 5 juillet 2016)
  11. Patricia Siméoni, Atlas du Vanouatou, Port-vila, Editions Géoconsulte, , 392 p. (ISBN 978-2-9533362-0-7), p. 140
  12. (en) « Mass destruction feared after cyclone hits Vanuatu », Al-Jazeera,‎ .
  13. Eric Wittersheim, « C’est le Vanuatu qui doit nous aider », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  14. (en) « 2009 National Population and Housing Census », Vanuatu National Statistics Office,‎ (consulté le 9 septembre 2011), p. 11.
  15. VNSO Web Admin, « Social Statistics », sur www.vnso.gov.vu (consulté le 28 juin 2016)
  16. Y-chromosome studies confirm the presence of M130 chromosomes in Australian and Melanesian populations (Underhill, 2004), which suggests that the original settlers to this region were part of the initial southern migration c. 40,000–50,000 yr bp, « Environmental setting of human migrations in the circum-Pacific region », Kevin O. Pope et John E. Terrell, Journal of Biogeography, 2008, volume 35, pages 1 à 21.
  17. (en) Niko Besnier, « Polynesian outliers », dans Adrienne L. Kaeppler & J. W. Love (eds.), The Garland Encyclopedia of World Music, Vol 9, Garland Publishing, (lire en ligne).
  18. http://ile-en-ile.org/pedro-fernandez-de-quiros/
  19. Les Relations France-Vanuatu.
  20. Patricia Siméoni, Atlas du Vanouatou, Port-vila, Editions Géoconsulte, , 392 p. (ISBN 978-2-9533362-0-7), p. 294
  21. Patricia Siméoni, Atlas du Vanouatou, Port-vila, Editions Géoconsulte, , 392 p. (ISBN 978-2-9533362-0-7), p. 293
  22. Patricia Siméoni, Atlas du Vanouatou, Port-vila, Editions Géoconsulte, , 392 p. (ISBN 978-2-9533362-0-7), p. 292
  23. Patricia Siméoni, Atlas du Vanouatou, Port-vila, Editions Géoconsulte, , 392 p. (ISBN 978-2-9533362-0-7), p. 291
  24. http://www.voyage-vanuatu.fr/blog/nouvelle-espece-gecko-vanuatu/192.
  25. (en) E. O. Wilson, Naturalist, Shearwater Books, (ISBN 1-55963-288-7)
  26. SIMEONI P., BALLU V., « Le mythe des premiers réfugiés climatiques : mouvements de populations et changements environnementaux aux îles Torrès (Vanouatou, Mélanésie) », Annales de géographie, 2012, Vol. III, n° 685, p. 224.
  27. SIMEONI P., BALLU V., « Le mythe des premiers réfugiés climatiques : mouvements de populations et changements environnementaux aux îles Torrès (Vanouatou, Mélanésie) », Annales de géographie, 2012, Vol. III, n° 685, p. 220.
  28. Alliance Mondiale Contre le Changement Climatique (AMCC), 2012, http://www.gcca.eu/fr/programmes-nationaux/pacifique/amcc-vanuatu, consulté le 30 mars 2014.
  29. SIMEONI P., BALLU V., « Le mythe des premiers réfugiés climatiques : mouvements de populations et changements environnementaux aux îles Torrès (Vanuatou, Mélanésie) », Annales de géographie, 2012, Vol. III, n° 685, p. 225.
  30. a et b MCMICHAEL C., et alii, « An III Wind? Climate Change, Migration, and Health », Environmental Health Perspectives, Mai 2012, Vol. CXX, N°5, p. 647.
  31. BROWN M.E., FUNK C.C., « Food Security under Climate Change  », Science, New Series, Février 2008, Vol. CCCXIX, n°5863, p. 581.
  32. CONNEL J., LEA J., « My Country Will Not Be There », Cities, Novembre 1992, vol. XIX, n°4, p. 32.
  33. En réponse notamment au discours de George Bush au Sommet de Rio, qui désirait annuler la Conférence Marshall pour deux raisons: La première étant, selon lui, le manque preuves scientifiques et la seconde raison était les effets néfastes que subirait l’économie américaine en cas d’application de la législation pour l’environnement., SHIBUYA E., « A"Roaring Mice Against the Tide" : The South Pacific Islands and Agenda-Building on Global Warming  », Pacific Affairs, 1997, Vol. LXIX, n°4, p. 548.
  34. NATAPEI E., « Vanuatu and EC sign off euros 3.2 million for climate change », Vanuatu Daily Mail, 27 octobre 2009.
  35. What is a Nakamal?, sur le site d'exportateurs de kava.
  36. (en) « Languages of Vanuatu », sur Ethnologue.com, SIL International,‎ (consulté le 25 novembre 2011).
  37. Cette section s'appuie notamment sur la référence suivante: Alexandre François, Contraintes de structures et liberté dans l'organisation du discours. Une description du mwotlap, langue océanienne du Vanuatu, Thèse de Doctorat en Linguistique, université Paris-IV Sorbonne, 1 078 p., 2001, p. 15-18.
  38. (en) "Voice of Vanuatu's women", The Australian, 1er février 2002.
  39. Biographie, Alliance française Vanuatu.
  40. [1]
  41. [2]
  42. [3]
  43. http://www.indexmundi.com/vanuatu/religions.html
  44. http://www.religionfacts.com/religion_statistics/religion_statistics_by_country.htm
  45. http://www.nationsencyclopedia.com/Asia-and-Oceania/Vanuatu-RELIGIONS.html
  46. Cf. pp.23, 38–40 de: Alexandre François & Monika Stern, 2013, Musiques du Vanuatu: Fêtes et Mystères – Music of Vanuatu: Celebrations and Mysteries, W260147, label Inédit, Paris: Maison des Cultures du Monde. Un CD + livret d'accompagnement, 128 pp. (Enregistrements effectués au Vanuatu de 1997 à 2011).
  47. (en) Communiqué de Presse FIVB – septembre 2011.
  48. « Vanuatu Football Federation », sur www.vanuafoot.vu (consulté le 28 juin 2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Patricia Siméoni, Atlas du Vanouatou (Vanuatu), Port-Vila, Éditions Géo-consulte, , 1e éd., 392 p. (ISBN 2953336206)
  • Vanuatu dans Vanuatu & New Caledonia, Jocelyn Harewood, Lonely Planet, Londres / Oakland, 2006 (5e édition), p. 25-186
  • Tabani, Marc (dir). 2010-12. Histri blong Yumi long Vanuatu. Histoire du Vanuatu, un outil pédagogique vol.I; vol.II; vol.III. Port-Vila : Centre Culturel du Vanuatu.
  • Jean Guiart, Return to Paradise. Les dossiers oubliés ː le fardeau de l'homme blanc, Le Rocher-à-la-Voile, Nouméa 2011,
  • Tabani, Marc. 2011. Vers un cinquantenaire de la République de Vanuatu. Journal de la Société des Océanistes, numéro spécial sous la dir. de Tabani M., La République de Vanuatu, 30 ans après l’indépendance, 113(2) : 229-240
  • Bettencourt, Pierre. Séjour chez les Big-Nambas. Rouen, L'Instant perpétuel, 1997. 80 p. ISBN 2-905598-43-3. Récit littéraire d'un voyage bien réel effectué en 1951 par l'auteur en Océanie (L'Océanie à bicyclette) et chez les Big-Nambas des Nouvelles-Hébrides, illustré d'encres extraites de ses carnets.
  • Paul Tavo, Quand le cannibale ricane, Port-Vila, Alliance Française, 2015, approche francophone romancée de la jeunesse insulaire pauvre de la capitale et du pays
  • José Lopez-Aguilera, Tout sur le Vanuatu, Port-Vila, L'Instant perpétuel, 2002, prix de littérature d'honneur.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]