Histoire du Gabon

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Le Gabon

Les premières traces d'occupation humaine au Gabon remontent à 400 000 ans[1],[2],[3],[4].

Les premiers habitants du Gabon, Pygmées puis peuples bantous, ne sont connus que par transmission orale de l'information.

Avec l'arrivée des navigateurs portugais, au XVe siècle, on commence à disposer de témoignages écrits sur les populations côtières. Pendant trois siècles, la vie du Pongo fut rythmée par la traite des esclaves entre tribus côtières et marchands européens (Portugais et Hollandais, notamment).

Au XIXe siècle, la France occupa progressivement le pays, à partir de l'estuaire du Komo et de l'embouchure de l'Ogooué, suite à l'action d'explorateurs tels que Victor de Compiègne, Alfred Marche, Pierre Savorgnan de Brazza.

Le Gabon fut une colonie de l'Afrique-Équatoriale française jusqu'à son indépendance en 1960. De 1967 à 2009, il est dirigé par un même président, Omar Bongo, qui bénéficie de l'exploitation des diverses ressources naturelles du pays.

Les anciens Africains[modifier | modifier le code]

On peut attester d'un peuplement préhistorique du Gabon. Des pierres travaillées ont été découvertes dans la région de la Lopé, datées de 400 000 ans. Des haches et des pointes de flèches datant de l'âge de pierre, environ 10 000 ans avant notre ère, ont également été trouvées dans le Moyen-Ogooué et dans le sud[5]. Des dessins gravés sur roche près du cap Lopez ont été datés de plus de 8 000 ans. Des traces d'activités humaines de l'âge du fer montrent la continuité du peuplement de la zone[6].

Pour l'époque historique, les premiers habitants du Gabon sont des Pygmées émigrés d'Afrique centrale. Ils ont été poussés par les migrations bantoues qui, à leur tour, peuplent le Gabon du XIe siècle au XIXe siècle. L’histoire du pays avant l’arrivée des Européens est une panoplie de récits de chasse, de pêche, de cueillette mais aussi d’agriculture et de guerre des différentes ethnies. Les Mpongwés et les Oroungous occupent les côtes tandis que les Loumbous exploitent le sel et que les Akélés et les Nzebis sont connus pour être de hardis chasseurs d’éléphants. Les dernières populations arrivées au XIXe siècle, les Fang, constituent de nos jours un tiers de la population du pays.

Étudier le Gabon ancien n'est pas facile faute de témoignage écrit. Les traditions orales des différents peuples ne sont pas faciles à interpréter notamment quant à déterminer la part de la réalité et de l'imagination dans le mythe. En outre, le climat équatorial et la nature des sols ne permettent pas une bonne conservation des restes humains et des traces de leurs activités. Néanmoins, il reste probablement des découvertes à faire.

L’esclavage et la traite[modifier | modifier le code]

Les Portugais furent les premiers Européens à accoster au Gabon, en 1472, sur les bords du Komo. L'estuaire de ce fleuve en forme de caban, un manteau de marin, en portugais gabâo, donna son nom au Gabon. Lopez Gonzalvez, Fernan Vaz, Diego Cam reconnurent le rivage du Gabon. À leur suite, plusieurs autres nations européennes établirent des comptoirs sur les côtes. Des activités commerciales s'y développèrent et aussi bientôt, comme sur les autres côtes occidentales africaines, la traite des noirs mais aussi le commerce de l’ivoire ou du bois d’ébène. Les premiers esclaves capturés par les Portugais, dès le début du XVIe siècle, furent employés dans les plantations de canne à sucre de Sao Tomé avant que le commerce vers l'Amérique ne devienne prépondérant.

À cause des migrations internes en cours, le Gabon était à cette époque sur la voie d'un équilibrage démographique qui fut perturbé par les Européens. Ces derniers, pour alimenter la traite des noirs, capturèrent et achetèrent des esclaves à des chefs côtiers, lesquels assayaient ainsi leur prédominance sur d'autres ethnies de l'intérieur du pays. Ce fut une période faste pour les ethnies côtières comme les Mpongwe et surtout les Oroungou qui se constituèrent un royaume dans les premières décennies du XIXe siècle. Ce commerce perdura, même après son interdiction, jusqu'au milieu du XIXe siècle.

Pendant cette période, les Européens ne cherchèrent pas à occuper le pays. Ils se contentaient d'avoir des comptoirs permettant à leurs navires de mouiller en sécurité, d'embarquer les esclaves et les marchandises. Quand un pays européen installait un fortin, c'était plus pour se protéger de ses concurrents que pour coloniser la région. À la fin du XVIe siècle, les Hollandais supplantèrent les Portugais. Mais ils eurent un grave différend avec les chefs mpongwés de l'estuaire qui détruisirent le fortin qu'ils avaient construit dans l'île de Corisco (1601). En 1698, une nouvelle querelle poussa les Hollandais à détruire plusieurs villages mpongwés.

Le royaume de Loango, fief du Manicongo qui s'étendait du Shiloango dans l'actuelle République du Congo à la pointe Kouango, dans l'actuelle province de la Nyanga, fut un grand pourvoyeur d'esclaves. Une partie de ces infortunés était embarquée à bord des navires européens sur le site actuel de Mayumba.

Le centre de ce trafic était l'île de Pongo, du nom des Mpongwés, qui ferme l'embouchure du Como et que les occidentaux nommait Isle du Roi parce que le roi des Mpongwés y siégeait[7]. Par métonymie, toute la région pourvoyeuse correspondant au Gabon actuel était également appelée Pongo sans pour autant avoir été jamais explorée par les navigateurs eux-mêmes.

La colonisation française[modifier | modifier le code]

De la conquête à l'indépendance[modifier | modifier le code]

Le roi Denis Rapontchombo et sa femme

C'est à partir du traité signé entre Louis Édouard Bouët-Willaumez et le souverain mpongwè Denis Rapontchombo, dit « le roi Denis », le , que les Français étendent progressivement leur influence sur le Gabon : ils créent un poste militaire dans l'estuaire du Komo et la future capitale, Libreville, est fondée par des anciens esclaves libérés d'un navire négrier. La naissance de Libreville (1850) est liée à l'incident du navire négrier brésilien Ilizia. En effet, à la suite de la capture de ce navire négrier plein d'esclaves, les autorités françaises décident de les regrouper dans un village un peu à l'image de ce qui a eu lieu à Freetown. Ainsi, au départ Libreville, nom choisi pour exprimer la liberté acquise par ces esclaves, est constituée dès le départ de 30 esclaves et constituera le fer de lance du processus d'occupation du territoire gabonais par les Français. À la suite de l'action d'explorateurs tels que le Marquis Victor de Compiègne, son ami Alfred Marche, ou encore Pierre Savorgnan de Brazza, les accords avec les groupes de population intérieure se multiplient ainsi que les missions catholiques. En 1886, le Gabon fait partie intégrante de l'empire colonial français par le décret du 26 juillet.

Voici comment le Bulletin de la Société de Géographie envisageait la présence française au Gabon, en 1889 : « Pour les Européens, il ne saurait être question d’un long séjour dans la Gabonie. Les fatigues, les marches y sont dangereuses. Cette contrée ne peut donc pas devenir une colonie de peuplement ; tout au plus restera-t-elle une colonie de commerce. Actuellement le nombre de Français résidant au Gabon ne dépasse pas le chiffre de cinquante, abstraction faite, bien entendu, des marins et des fonctionnaires. »

La fixation des frontières du Gabon s'est faite progressivement, d'une part à cause de différends avec le Cameroun allemand, puis d'autre part du fait que, dans le cadre de l'Afrique-Équatoriale française, le Gabon a d'abord été rattaché au Congo français dont Libreville a été la capitale avant de céder la place à Brazzaville en 1910.

La population du Gabon travaille pour la puissance coloniale afin d'exploiter principalement ses ressources forestières. Lors de la construction de la ligne de chemin de fer Congo-Océan, les conditions de travail sont si dures qu'elles provoquent les premières grandes révoltes. Vient ensuite l'exploitation minière qui fut la cause du va-et-vient de la province du Haut-Ogooué entre le Congo et le Gabon en 1925 et 1946.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le Gabon se range du côté de la France libre après des affrontements entre colons Gaullistes et vichystes, pendant la bataille du Gabon. En 1946 le pays devient un territoire français d'outre-mer dans le cadre de l’Union française et envoie des députés à L’Assemblée nationale en France. En 1958, le Gabon devient une république autonome, et Léon Mba en est élu président.

En octobre 1958, la Communauté française étant nouvellement créée, le Conseil de gouvernement du Gabon, s'appuyant sur l'article 76 de la Constitution, demanda à devenir un département français. Léon Mba, président du Gabon, chargea Louis Sanmarco de présenter la demande auprès du gouvernement métropolitain. Reçu à Paris par le ministre de l'Outre-mer, Bernard Cornut-Gentille, Louis Sanmarco reçut cette réponse sans ambiguïté : " Sanmarco, vous êtes tombé sur la tête ? N’avons-nous pas assez des Antilles ? Allez, indépendance comme tout le monde !"[8]

La réponse du ministre Cornut-Gentille reflétait la pensée du général de Gaulle, qui confia à Alain Peyrefitte : "Nous ne pouvons pas tenir à bout de bras cette population prolifique comme des lapins (…). Nos comptoirs, nos escales, nos petits territoires d’outre-mer, ça va, ce sont des poussières. Le reste est trop lourd"[9]. Le général de Gaulle s'expliqua en ces termes sur l'"affaire gabonaise" : " Au Gabon, Léon M'Ba voulait opter pour le statut de département français. En pleine Afrique équatoriale ! Ils nous seraient restés attachés comme des pierres au cou d'un nageur ! Nous avons eu toutes les peines du monde à les dissuader de choisir ce statut". [10]

Dans Le Colonisateur colonisé, Louis Sanmarco explique : "Ce fut pour moi un vrai désastre, la fin des illusions, l’effondrement de tout ce qui avait été le support intellectuel de toute ma carrière, de toute ma vie. J’étais trop abattu, trop discipliné aussi, pour réagir comme j’aurais dû, faire appel de la décision du ministre au général de Gaulle ou à l’opinion elle-même, démissionner avec éclat, que sais-je ? J’avais cru, avec l’adhésion des Africains, atteindre l’apogée de ma carrière, et j’étais dans le trou, désavoué par une métropole qui ne voulait ni de la gloire que lui apportait cette adhésion ni des efforts qu’elle exigeait. À partir de là, comme gouverneur, je ne fis plus que me survivre, et il faudra que j’entame une deuxième carrière pour retrouver mon tonus. Qu’on m’imagine retournant à Libreville pour expliquer au Conseil de gouvernement que la solution souhaitée par la France c’était l’indépendance et non pas le département ! Je n’étais pas fier, et Léon Mba m’en voulut d’avoir échoué. Il avait raison."[11]

L'administration coloniale[modifier | modifier le code]

Charles Noufflard (1906-1907). — Né à Louviers (département de l'Eure, France) où il exploita une usine d'apprêt de draps, Charles Noufflard (1872-1952) était en 1905 secrétaire général des colonies, et exerçait la fonction de lieutenant-gouverneur par intérim du Gabon. Amené à intervenir pour réprimer une révolte des Noirs qui avaient tué un collecteur d'impôts, il se rendit alors sur les lieux, sans escorte militaire, parlementa avec les mutins, et finit par les apaiser[12]. Charles Noufflard devint gouverneur du Gabon de 1906 à 1907[13]. Il fut par la suite gouverneur au Congo, aux Nouvelles-Hébrides, au Dahomey (aujourd'hui le Bénin) et au Togo.

Les premiers temps de l'indépendance[modifier | modifier le code]

Abandonnant sa demande de rattachement à la France, le Gabon accepta l'indépendance le et en 1961 Léon Mba, poussé par Charles de Gaulle[14], fut élu président de la République indépendante.

En 1964, Mba essaie de frauder les élections pour se maintenir au pouvoir. Le 18 février 1964, il est renversé par l’armée gabonaise qui confie le pouvoir à son opposant Jean-Hilaire Aubame. Le 19 août 1964, l'armée française intervient pour remettre Mba au pouvoir. En 1967, alors que Léon Mba est atteint d'un cancer, Albert Bernard Bongo, directeur de cabinet de Mba, est choisi par Jacques Foccart, secrétaire général à la présidence de la République pour les affaires africaines et malgaches[14], avec l'accord du général de Gaulle qui l'a rencontré en 1965[15], pour lui succéder. À cette fin, le SDECE demande à Mba, alors agonisant, d'enregistrer un message radio désignant Bongo comme vice-président [15], avant de décéder le 28 novembre.

En janvier 1968, Bongo est reçu par de Gaulle à l'Elysée[14]. En échange du soutien de l’Élysée, qui peut intervenir pour le destituer, Bongo consent à mettre à disposition de la France une partie des richesses du Gabon et en particulier son pétrole et son uranium, ressources stratégiques. Sur les questions de politique internationale, le Gabon s'aligne sur Paris. Le pays est utilisé comme base logistique par la sécession biafraise en 1968. C’est aussi depuis le Gabon que les mercenaires de Bob Denard tentent de déstabiliser le régime marxiste-léniniste du Bénin[16].

Le régime de parti unique (1968-1990)[modifier | modifier le code]

Le , Albert Bongo instaure un régime de parti unique avec la création du Parti démocratique gabonais (PDG)[17]. À partir de cette date et jusqu'en 1990, les activités de l'opposition sont cantonnées à l'étranger.

L'économie se développa autour de l'exploitation forestière (okoumé), minière (manganèse, uranium) et surtout pétrolière (Elf, sous la présidence de Giscard[14]). L'exemple de développement d'infrastructures le plus marquant fut le Transgabonais.

Bongo est reçu à l'Elysée par le président Georges Pompidou[14]. En 1973, il se convertit à l'islam et prend pour prénom Omar, ce qui facilite l'adhésion du Gabon, l'année suivante, à l'Opep [14]. L'État fortement centralisé assurait, comme aujourd'hui, l'essentiel de l'emploi national grâce à la rente pétrolière.

À la fin des années 1980, la chute du cours du pétrole plonge le Gabon dans une grave crise économique.

En novembre 1982, une quarantaine d'opposants se réclamant du Morena (Mouvement de redressement national) sont jugés pour atteinte à la sûreté de l'Etat. 13 sont condamnés à 20 ans de prison. Ils seront amnistiés en 1986[17].

Bongo est reçu à nouveau à l'Elysée, en 1984, par François Mitterrand[14]. Les revendications sociales et politiques se multiplient.

Malgré l'importante rente pétrolière, le politologue Thomas Atenga estime que « l’État rentier gabonais a fonctionné durant des années sur la prédation des ressources au profit de sa classe dirigeante, autour de laquelle s’est développé un capitalisme parasitaire qui n’a guère permis d’améliorer les conditions de vie des populations »[16].

Les années de braise (1990-1993)[modifier | modifier le code]

Du 23 mars au 19 avril 1990, la Conférence nationale, dont l'organisation a été décidée à la suite du sommet de la Baule, rassemble les responsables politiques du gouvernement et de l'opposition pour trouver les voies vers une démocratisation du régime[17]. Cette conférence nationale aboutit au rétablissement du multipartisme et ouvre une période, surnommée les « années de braise », qui se clôt avec la première élection présidentielle multipartite remportée par Omar Bongo en décembre 1993 avec 51 % des suffrages exprimés.

La mort suspecte, le 23 mai 1990, de l'opposant politique Joseph Redjembe déclenche des émeutes à Libreville mais surtout à Port-Gentil (incendies, pillages)[17]. La France intervient militairement pour « protéger ses ressortissants »[17].

En septembre-octobre 1990, les premières élections multipartites au Gabon aboutissent à la victoire du PDG, qui obtient la majorité absolue au Parlement[17].

Le 5 décembre 1993, la première présidentielle pluraliste est organisée. Omar Bongo est réélu face au père Paul Mba Abessole du Rassemblement national des bûcherons (RNB) avec 51,07 % des voix. Malgré les contestations (Paul Mba Abessole se proclame vainqueur des élections et nomme un Premier ministre tandis que des violences éclatent), la Cour constitutionnelle valide le résultat de l'élection le 13 décembre[17]. Les émeutes qui suivent la proclamation de ces résultats sont durement réprimées[18]. La contestation de ce dernier ne sera soldé qu'avec les « accords de Paris » entre majorité et opposition le 7 octobre 1994[17].

Le changement le plus notable depuis cette démocratisation fut la multiplication des partis, dont l'opposition est toutefois neutralisée en leur offrant des postes ministériels (avec le PDG qui organise systématiquement la fraude sur fond de manque de transparence électorale) et la floraison de journaux d'opposition difficilement viables. Depuis lors, toutes les élections sont gagnées par le PDG et contestées par l'opposition.

Le quotidien des Gabonais n'a pas lui beaucoup évolué, la situation économique se dégradant même vu que le secteur public se réduit sous la pression des bailleurs de fond (FMI, Banque mondiale) alors que le secteur privé peine à se développer. Le président Jacques Chirac se rend à Libreville en 1996, en pleine affaire Elf[14]. Au centre de l'affaire, la Fiba (French International Bank of Africa), qui appartenait à Elf, à la famille Bongo et à la République du Congo[14], et avait été créée en 1965 avec René Plas, gouverneur de la Banque européenne d'investissement et membre de la Grande Loge de France[15], avec deux autres banques (la Banque du Gabon et du Luxembourg (BGL) à Libreville et la Société internationale de banque[15]. La Fiba est dirigée par Pierre Houdray et Jack Sigolet, qui travaillent tous deux chez Elf[15].

Le temps de l' « opposition conviviale » (1993-2009)[modifier | modifier le code]

En février 1994, la dévaluation du franc CFA provoque des troubles sociaux à Libreville et Port Gentil, ainsi que le lancement d'une grève générale[17].

La Constitution est révisée le 18 avril 1997. Elle instaure un poste de vice-président et l'extension du mandat du président de 5 à 7 ans. Celle-ci sera suivie en 2003 d'une autre révision instaurant le scrutin à un seul tour et autorisant le chef de l'Etat à briguer plus de deux mandats[17].

En 2002, le pouvoir parvient à rallier une partie de l'opposition et entame avec cette dernière une forme de collaboration. Quatre opposants, dont Paul Mba Abessole, le principal adversaire d'Omar Bongo à l'élection présidentielle de 1993, entrent au gouvernement[17]. Son parti, le Rassemblement pour le Gabon (RPG), rejoindra le camp présidentiel en 2004[17].

Parallèlement, en avril 2005, un ancien fidèle du président Bongo, Zacharie Myboto, crée un parti d'opposition, l'Union gabonaise pour la démocratie et le développement (UGDD)[17].

Omar Bongo est réélu à l'élection présidentielle de 2005 à une majorité écrasante (79,18 %), même si ses deux principaux rivaux de l'opposition contestent la régularité du scrutin[17].

Les élections législatives de 2006 sont également une écrasante victoire pour le camp présidentiel[17].

En 2007 commencent les premières procédures sur les bien mal acquis.

Omar Bongo décède le .

Le régime d'Ali Bongo[modifier | modifier le code]

Le 30 août 2009, Ali Bongo Ondimba, ministre de la Défense et fils d'Omar Bongo Ondimba, est proclamé président de la république avec 41,79 % des suffrages exprimés, soit environ 141 000 voix sur un total de 800 000 électeurs inscrits. Il devance Pierre Mamboundou, crédité de 25,64 % des voix[19].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) David E. Gardinier et Douglas A. Yates, Historical dictionary of Gabon, Scarecrow Press, Lanham, Md., 2006 (3e éd.), LXVII-455 p. (ISBN 978-0-8108-4918-1)
  • (fr) Nicolas Metegue N'Nah, Histoire du Gabon : des origines à l'aube du XXIe siècle, L'Harmattan, Paris, etc., 2006, 366 p. (ISBN 2-296-01175-6)
  • Gildas Nyame Mendendy Boussambe, Histoire du Gabon: De ses origines à 1964, L'Harmattan, coll. « Histoire africaine », , 194 p. (ISBN 978-2343176819)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Signes de vie », sur Gabonmagazine.com [PDF]
  2. (en) « From origins to independance. An historical point regarding Gabon », sur legabon.org
  3. (en) « Gabon and Lopé National Park », sur zsl.org, The Zoological Society of London
  4. « Gabon, histoire », Encyclopedia Universalis
  5. (en) « From origins to independance An historical point regarding Gabon », sur en.legabon.org
  6. Michel Locko, « Recherches préhistoriques au Gabon », Bulletin de la Société préhistorique française, vol. 85, no 7,‎ , p. 223 (DOI 10.3406/bspf.1988.9346, lire en ligne)
  7. A. A. Bruzen de la Martinière, Le Grand Dictionnaire Géographique et Critique, t. 4, I, C. van Lom & P. de Hondt, La Haye, 1732, p. 7.
  8. "Sanmarco%2C+vous+êtes+tombé+sur+la+tête+%3F+N’avons-nous+pas+assez+des+Antilles+%3F+Allez%2C+indépendance+comme+tout+le+monde" Le colonisateur colonisé de Louis Sanmarco, Ed. Pierre-Marcel Favre-ABC, 1983, p. 211. Voir également Entretiens sur les non-dits de la décolonisation, de Samuel Mbajum et Louis Sanmarco, Ed. de l’Officine, 2007, p. 64.
  9. Charles de Gaulle, cité par Alain Peyrefitte, in C’était de Gaulle, Ed. Fayard, 1994, p. 59.
  10. C'était de Gaulle, t. 2, pp. 457-458. Voir également Histoire occultée de la décolonisation franco-africaine d'Alexandre Gerbi, Ed. L'Harmattan, 2006
  11. Louis Sanmarco, Le colonisateur colonisé, Ed. Pierre-Marcel Favre-ABC, 1983, pp. 210-211. Lire également l'article d'Alexandre Gerbi, Aux origines du mal ou L'Affaire gabonaise (1958) : http://fusionnisme.blogspot.com/2008/10/alors-que-la-marseillaise-t-une.html
  12. D'après un article paru dans (fr) L'industriel de Louviers, journal de l'arrondissement de Louviers, 20e année, n°18, 8 mars 1905
  13. (fr) Sources de l'histoire de l'Afrique au sud du Sahara dans les archives et bibliothèques françaises — I Archives, Inter documentation company, s.l., s.d.
  14. a b c d e f g h et i Zyneb Drief, Bongo et la France : quarante ans de mauvais coups, Rue89 (avec l'INA), 27 juillet 2007, mise à jour le 8 juin 2009
  15. a b c d et e David Servenay, La mort d'Omar Bongo, pilier de la Françafrique, Rue89, 8 juin 2009
  16. a et b Olivier Piot, « Au Gabon, la mécanique du népotisme s’enraye »,
  17. a b c d e f g h i j k l m n et o « Quarante et un ans au pouvoir », RFI,‎ (lire en ligne, consulté le 28 décembre 2018).
  18. Boubacar Boris Diop, « Omar Bongo, une passion française »,
  19. [1] lemonde.fr du 13 oct. 2009

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