São Luís (Maranhão)

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São Luís
Blason de São Luís
Héraldique
Drapeau de São Luís
Drapeau
São Luís
São Luís
Administration
Pays Drapeau du Brésil Brésil
Région Nordeste
État Maranhão
Langue(s) portugais
Maire Edivaldo Holanda Júnior
Code postal 65000-000
Fuseau horaire UTC-3
Indicatif 098
Démographie
Gentilé ludovicense ou
são-luisense
Population 1 064 138 hab.[1] (2014)
Densité 1 287 hab./km2
Population de l'agglomération 1 227 659 hab.
Géographie
Coordonnées 2° 31′ 48″ S 44° 18′ 10″ O / -2.53, -44.30277782° 31′ 48″ Sud 44° 18′ 10″ Ouest / -2.53, -44.3027778
Altitude 4 m
Superficie 82 700 ha = 827 km2
Divers
Fondateur
Date de fondation
Daniel de La Touche et
François de Razilly
Localisation
Localisation de São Luís sur une carte
Localisation de São Luís sur une carte

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São Luís

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São Luís
Liens
Site web http://www.saoluis.ma.gov.br/

São Luís do Maranhão est une ville du Brésil et la capitale de l'État du Maranhão. Elle est située sur l'île de même nom (Upaon-açu selon l'ancien nom donné par les indiens Tupinambas qui peuplaient la contrée, ce qui signifie « grande île »), entre les baies de São Marcos et de São José de Ribamar. Sa population s'élevait à 978 824 habitants en juillet 2005[2]. La population de la région métropolitaine était alors de 1 227 659 habitants (dont 130 448 pour São José de Ribamar et 97 689 pour Paço do Lumiar).

Le centre historique de São Luís a été inscrit au patrimoine mondial de l'Humanité en 1997[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

La France Équinoxiale[modifier | modifier le code]

São Luis est la seule capitale d'État du Brésil qui n'ait pas été fondée par les Portugais et dont le nom soit d'origine française. La ville fut en effet fondée sous le nom de « Saint-Louis de Maragnan »[4], son nom français.

Un gentilhomme de la Touraine, Charles Des Vaux qui avait été laissé en 1594 sur la côte nord, au milieu des indiens, par le capitaine Jacques Riffaut, rentra en France vers 1604. A la même époque, Daniel de la Touche, seigneur de la Ravardière, avec Jean Moquet revenaient en France, après avoir fait une exploration des côtes de Guyane, et en amenant le chef indien Iapoco. En 1605, Des Vaux proposa à Henri IV de faire occuper le Maranhao. Il l'assura que les indiens étaient désireux de recevoir les Français. Henri IV confia à La Ravardière, la mission d'aller avec Des Vaux s'assurer des dispositions des indiens. Lorsqu'il retournèrent en France, Henri IV était mort. La Compagnie qui devait se charger des frais de l'expédition ne put être organisée qu'en 1612, avec l'appui de la famille des Razilly. Un grand nombre de gentilshommes s'enrôlèrent.

La Ravardière, François de Razilly, seigneur des Aumels, lieutenant du roi, amiral et navigateur, et Nicolas de Harlay de Sancy, baron de La Molle et Gros Bois, furent nommés "lieutenants-généraux du roi aux Indes-Occidentales et tresses du Brésil" par la régente Marie de Médicis, qui leur accorda en même temps ses étendards et sa devise.

Quelques centaines de volontaires partirent de Cancale sur trois navires, et arrivés sur une île de Marangan (Maranhão), le . Ils y bâtirent le village de Saint-Louis, en l'honneur du jeune roi[4], et quatre forts. Le nom de France équinoxiale fut donné au pays.

Les Français s'allièrent aux Indiens pour résister aux Portugais qui installèrent un poste d'observation fortifié à près de 600 km à l'Est, Jericoacara (Cearà). Jerônimo de Albuquerque débarqua sur le continent près de l'île de Saint-Louis de Marangan, le . Un retranchement fut aussitôt construit, et, quelque jour après, les Français commencèrent les hostilités en s'emparant de trois navires portugais; mais le , les 150 français et les 1500 indiens, qui avaient attaqué le retranchement de 300 portugais et 200 indiens; subirent un échec et de grandes pertes. Une suspension d'armes fut signée le , après échange d'une correspondance chevaleresque entre La Ravardière et Albuquerque. Les deux envoyés français et l'autre portugais, partirent pour l'Europe, mais l'année suivante, seule Albuquerque reçu des renfort en juillet 1615 et rompit la trêves. Quelques mois après une nouvelle expédition portugaise arrivait. La Ravardière, abandonné de son gouvernement, capitula le . Si 400 français s'en retournèrent en France, un grand nombre restèrent à Maranhão[5].

Episode Hollandais et XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

La ville tomba encore aux mains des Hollandais de 1641 à 1644. À cause de ces attaques les autorités coloniales portugaises décidèrent de créer l'« État du Maranhão et du Grand Pará » (Estado do Maranhão e Grão-Pará en portugais) indépendant du reste du pays. Cette intégration entre le Pará et le Maranhão durera jusqu'en 1774. À cette époque, l'économie se développa sur base des plantations et de l'exportation de canne à sucre, de cacao et de tabac ; ceci explique la prospérité de la ville à la fin du XVIIe et au XVIIIe siècle.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Dans les années 1860, il y eut interruption des exportations de coton depuis les États-Unis qui affrontaient la Guerre de Sécession. La voie fut libre pour le Brésil de fournir cette matière première au Royaume-Uni. La production du coton s'accrut fortement dans la région et la ville connut une forte expansion économique doublée d'une grande modernisation. La cité devint la troisième ville du Brésil derrière Rio de Janeiro et Salvador. Mais le commerce du coton entra en décadence à la fin du XIXe siècle, et depuis, la ville dut chercher d'autres moyens pour se maintenir.

La ville est le siège de l'archidiocèse de São Luís do Maranhão.

Culture[modifier | modifier le code]

Façade de bâtiment recouverte de carrelage portugais

Le centre de cette ville historique date de la fin du XVIIe siècle. Elle a préservé l'ensemble d'origine de ses rues au quadrillage rectangulaire à la ressemblance des quartiers populaires de Lisbonne. En raison d'une période de stagnation économique au début du XXe siècle, un nombre important de bâtiments historiques de grande qualité ont été conservés, en faisant ainsi un exemple exceptionnel de ville coloniale ibérique.

Le centre historique de São Luís do Maranhão est un exemple exceptionnel de ville coloniale portugaise, adaptée avec succès aux conditions climatiques de l'Amérique du Sud équatoriale et ayant préservé dans une remarquable mesure son tissu urbain harmonieusement intégré à son environnement naturel.

La ville est souvent appelée « Athènes brésilienne » étant donné la quantité d'écrivains et poètes qui y ont résidé au XIXe siècle et parce qu'on y parle le meilleur portugais du Brésil[réf. nécessaire]. São Luís est également qualifiée de « Jamaïque brésilienne », car la ville a le plus grand nombre d'adeptes de reggae du pays[réf. nécessaire].

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. IBGE
  2. source IBGE
  3. Centre historique de São Luís - Site du patrimoine mondial de l'UNSECO
  4. a et b (pt) Breve Histórico da Cidade de São Luís sur le site de la préfecture de São Luís.
  5. RIO-BRANCO (Baron de) Esquisse de l'Histoire du Brésil. In Le Brésil en 1889, Expo. univ. Dir. Santa-Anna Neri (F.J. de), (1889), p. 117-119.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]