Trinquemalay

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Trinquemalay
Trinquemalay
Baie de Trinquemalay vue du temple
Administration
Pays Drapeau du Sri Lanka Sri Lanka
Province Province de l'Est
District District de Trinquemalay
Démographie
Population 115 443 hab. (est 2007)
Géographie
Coordonnées 8° 43′ 00″ nord, 81° 14′ 00″ est
Altitude m
Divers
Site(s) touristique(s)
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Sri Lanka
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Trinquemalay

Trinquemalay, Trinquemale, Trincomali[1] ou Trincomalee (en tamoul திருகோணமலை, Thirukonamalai, hist: Sirigonakanda), est une ville portuaire située sur la côte nord-est du Sri Lanka à 110 km de Kandy. Il s'agit de la capitale de la Province de l'Est. La ville est bâtie sur une presqu'île à l'entrée de la plus importante baie de la côte orientale de l'île. La capitale de l'Îlam tamoul est Trincomalee.

Le recensement de la ville en 2012 indique que la ville possède une population de 99 135 habitants, dont une grande majorité est tamoule.

Noms et étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom de la ville lui vient du célèbre temple hindou de thirukoneswaram qui a été mentionné dans des écrits anciens tels le mahabharatha dans l'Antiquité. En tamoul, la région est connue sous divers noms : thiru-kona-malai formé de thiru qui signifie saint, kona qui vient de ko (seigneur), enfin malai qui signifie mont. Ainsi thirukonamalai signifie le mont habité par le dieu suprême, Shiva. Aujourd'hui, non seulement le temple et la ville mais toute la province portent le nom de Thirukonamalai.

Histoire[modifier | modifier le code]

Colonisation néerlandaise[modifier | modifier le code]

Trinquemalay a été française pendant 3 mois, quand l'amiral Jacob Blanquet de la Haye, arriva sur la ville en . N'ayant pas le soutien du roi de Kandy, la flotte hollandaise commandée par Rijcklof van Goens finit par encercler et affamer les Français, qui partiront vers le sud de l'Inde. Mais on laissa dans l'îlot dit du Soleil un fort "dans la pensée de laisser une garnison dans ce lieu de Trinquemale, ... Mr le Général avait déjà établi tout l'ordre qu'il se pouvait,après avoir achevé ce fort avec assez de peine bien que ce ne fût pas chose fort considérable ni de grande résistance puisque ce n'était seulement qu'une espèce de triangle sur le haut avec dix pièces de canon et plus bas dans son milieu il y avait une batterie de dix autres pièces avec un fort parapet pour mettre ceux qui les serviraient à couvert. Dans le fond et à fleur d'eau il y en avait une autre de même force et beaucoup nécessaire. Tout autour de cet illet qui pouvait avoir trois cents pas de circonférence il y avait quelques pièces de canon toutes de fer avec peu d'autres fortifications ; les maisons ou barraques qui n'étaient faites que de bois couvertes de branchages et feuilles de palmier situées dans le milieu. Mr de Lesbory établi gouverneur à Trinquemalle au Fort-Maurice - Mr de Lesbory homme d'un mérite considérable en eut le gouvernement avec sa compagnie. Il fut reconnu en cette qualité de sa garnison. Autres officiers ; On lui mit encore Mr Dufrenne en second avec aussi sa compagnie occupant la place de lieutenant de roi. Le Père Maurice qui en avait été l'ingénieur y resta aumônier et voulut faire la charge de commissaire de l'artillerie, à quoi Mr le Général s'accorda &c..." (Voyage de Melet)

M. de Lesbory capitula devant l'amiral Ricklof le 19 juillet 1672

Colonisation britannique[modifier | modifier le code]

Tsunami de 2004[modifier | modifier le code]

La ville a servi de centre de secours au moment du tsunami de 2004.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Perché au sommet de la colline qui domine la ville, le temple de Koneswaram, hindouiste, cristallise la ferveur religieuse des Tamouls[2].

Îles[modifier | modifier le code]

Le Parc national de Pigeon Island est accessible depuis Trinquemalay.

Pêcheurs et leur village[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Schoendoerffer, Le Crabe-tambour, Éditions Grasset et Fasquelle, (ISBN 978-2-253-02066-0), p. 54
  2. ([1]).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) C. A. Gunarwardena, « Trincomalee », in Encyclopedia of Sri Lanka, New Dawn Press, New Delhi, 2006 (2e éd.), p. 363 (ISBN 978-1932705485)

Articles connexes[modifier | modifier le code]