Mahé (Inde)

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Mahé
Boat house près de la rivière Mahé à proximité de la ville.
Boat house près de la rivière Mahé à proximité de la ville.
Administration
Pays Drapeau de l'Inde Inde
État ou territoire Territoire de Pondichéry
District Mahé
Fuseau horaire IST (UTC+05:30)
Démographie
Population 36 823 hab. (2001)
Densité 4 091 hab./km2
Géographie
Coordonnées 11° 42′ 05″ N 75° 32′ 13″ E / 11.70128, 75.5368911° 42′ 05″ Nord 75° 32′ 13″ Est / 11.70128, 75.53689
Superficie 900 ha = 9 km2
Localisation

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Mahé

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Mahé

Mahé (malayâlam : മാഹി - tamoul : மாகே) une ville du territoire de Pondichéry, en Inde, chef-lieu du district homonyme.

Géographie[modifier | modifier le code]

Mahé est bordée au sud-ouest par la mer d'Arabie, au nord par le fleuve Ponniyar (Moolakadavu) et au sud par le fleuve Mahépar et entourée de collines calcaires d'altitude moyenne. Le district comprend également La petite enclave de Kallayi.

Mahé, contrairement aux autres districts (Kârikâl, Yanaon, Pondichéry), anciens Établissements français de l'Inde, est située sur la côte de Malabar. Elle se trouve approximativement à 630 km à l'ouest de Pondichéry par la route.

On y parle le télougou, le tamoul et le malayâlam qui est la langue principale. L'anglais est parlé par les élites, et les personnes qui travaillent dans le tourisme.

Économie[modifier | modifier le code]

À partir de 1921, les Britanniques décident d'accorder au territoire français de Mahé, ainsi que pour les quatre autres comptoirs français en Inde, dont Pondichéry, le statut de « zone franche », pour convaincre les Français de conserver les cinq comptoirs qui coûtent cher à administrer, répartis tels qu'ils sont aux quatre coins de l'Inde. Ainsi, par exemple, Mahé et les quatre autres comptoirs français (Pondichéry, Kârikal, Yanaon et Chandernagor) peut vendre de l'alcool sans taxes, ainsi que d'autres marchandises en duty-free. Cette mesure rapporte des devises plutôt aux habitants locaux, mais rien à la France. La présence française, honorifique, fictive et symbolique, est bien vue de la population indigène en général, d'autant plus qu'à partir des années 1920, des nationalistes indiens du Kerala ou de Cochin vont trouver asile en ce territoire officiellement français. Après le départ de ces derniers, en 1954, l'État indien décide en 1956 de conserver le statut de « zone franche » pour les quatre anciens comptoirs français dans l'Inde, qui vont former le territoire de Pondichéry, sauf Chandernagor, qui est intégré dans l'État indien du Bengale oriental.

Bateaux de pêche sur la rivière Mahé à proximité du comptoir, XXe siècle.

Actuellement, des entreprises implantées dans les états voisins (comme le Kerala), font transiter certaines marchandises par Mahé pour ne pas payer de taxes. Mais ces transits sont limités, car Mahé n'est pas un grand port, mais plutôt un petit port de pêche, et celui de Pondichéry est très éloigné. Avant 1921, les ressources du comptoir de Mahé sont à trouver dans le domaine de la pêche, et dans diverses entreprises de tissage et de filature. Le petit port reste toutefois misérable et délaissé. Les Français ne savent pas comment valoriser ce petit territoire, enclavé dans les Indes britanniques, ne produisant aucun bénéfice, sans perspectives économiques et devant importer la plupart de ses marchandises par l'intermédiaire des Anglais auxquels la ville reste dépendante. Comme pour les autres enclaves françaises en Inde, la France se détourne d'eux, ne laissant une présence que minimale, et porte son intérêt sur l'Indochine qui offre davantage de perspectives.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'un des premiers plans de Mahé, dressé en 1726 après sa prise de possession par la Compagnie des Indes et la courte guerre contre le souverain indien de la région soutenu par les Anglais.

Le nom originel de la région est Mayyali ce qui signifie « l'embouchure de la rivière noire ».

L'histoire de Mahé commence lorsque André Mollandin, le représentant de la Compagnie française des Indes orientales, y met pied à terre en 1721. Le 2 avril 1721, Mollandin et le râja Vazhunnavar de Badagara (transcrit Bayanor de Bargaret, dans les documents français) conclut un accord permettant aux Français d'établir un comptoir destiné à servir d'entrepôt à l'embouchure du fleuve. En 1724, un fort est construit. En 1725, les Britanniques persuadent Vazhunnavar d'expulser les Français hors de Mayyali. Les rapports entre ce dernier et les Français se tendent et un conflit éclate. Les Français se replient sur Calicut, mais, en décembre, reprennent le comptoir.

En 1741, à la tête d'une escadre armée de moyens de fortune, le capitaine Bertrand-François Mahé de La Bourdonnais libère le comptoir occupé par les Marathes. Mahé est ensuite occupée par les Britanniques de 1757 à 1763, de 1765 à 1768, de 1772 à 1776, de 1778 à 1783, de 1785 à 1788, et de 1793 à 1817. Entre 1914 et 1919, la France demande à la Grande Bretagne de gérer le comptoir de Mahé : une cinquantaine de Cipayes de l'Inde britannique assurent l'ordre et l'administration. Après l'indépendance indienne de 1947, comme les autres comptoirs, Mahé reste sous juridiction française jusqu'au avant de rejoindre finalement l'Union indienne. Les Français ne sont jamais nombreux (3 au maximum en 1938) et sont souvent confondus avec les Britanniques et les religieux portugais de l'église catholique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mukunda, Sur les rives du fleuve Mahé, roman, traduit de l'anglais (Inde) par Sophie Bastide-Foltz, Actes Sud, Paris, 2002, (ISBN 2-7427-4092-9)
  • Pierre Loti, Mahé des Indes, nouvelle

Articles connexes[modifier | modifier le code]