Nuku Hiva

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Nuku Hiva
Vue satellite de la NASA
Vue satellite de la NASA
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Archipel Îles Marquises
Localisation Océan Pacifique
Coordonnées 8° 52′ 00″ S 140° 06′ 00″ O / -8.8667, -140.18° 52′ 00″ S 140° 06′ 00″ O / -8.8667, -140.1
Superficie 387 km2
Point culminant Mont Tekao (1 224 m)
Administration
Collectivité d'outre-mer Polynésie française
Démographie
Population 2 966 hab. (2012)
Densité 7,66 hab./km2
Plus grande ville Taiohae
Autres informations
Fuseau horaire UTC-9:30

Géolocalisation sur la carte : Polynésie française

(Voir situation sur carte : Polynésie française)
Nuku Hiva
Nuku Hiva

Géolocalisation sur la carte : Îles Marquises

(Voir situation sur carte : Îles Marquises)
Nuku Hiva
Nuku Hiva
Îles de France

Nuku Hiva (également dénommée Nuka Hiva ou île Marchand) est une île située dans l’archipel des Marquises en Polynésie française. L'île est le chef-lieu des Marquises ainsi que celui de la commune de Nuku Hiva

Géographie[modifier | modifier le code]

Nuku Hiva est la plus grande île de l'archipel des Marquises tant par sa superficie de 387 km2 que par sa population de 2 966 habitants en 2012. Tout comme le reste de l'archipel, Nuku Hiva est une île volcanique formée par la crête émergée de volcans éteints depuis deux millions d'années. Son relief est constitué de pics de basalte hauts d'une centaine de mètres. Son point culminant est le mont Tekao s'élevant à 1 224 mètres.

Le principal village de l'île est Taiohae, situé au fond de la baie homonyme, au sein de la province traditionnelle de Te I‘i. Dans la baie du Contrôleur se trouve le village de Taipivai, principal village de la province traditionnelle de Tai Pi.

La baie de Taiohae.

Histoire[modifier | modifier le code]

Peuplement polynésien et découverte par les Européens[modifier | modifier le code]

Lieu de déportation[modifier | modifier le code]

La loi du 8 juin 1850 sur la déportation politique choisit Nuka Hiva comme lieu de « déportation simple », qui est appliqué, selon la loi, dans « les cas prévus par les articles 86, 96 et 97 du Code pénal » de 1810, qui concernent :

  • l’attentat contre la vie ou la personne de l’Empereur, puis par extension, le Roi et dans ce cas le Président de la République ;
  • le cas où cet attentat serait commis par une bande (art. 96) ;
  • enfin l’article 97 réprime les attentats commis par les bandes armées contre la sûreté de l’État.

Le pénitencier de Taiohae y a reçu les opposants républicains à Napoléon III, dont Louis Langomazino.

Démographie[modifier | modifier le code]

Graphique montrant l'évolution de la population de l'île de Nuku Hiva depuis 1971.
Démographie de Nuku Hiva depuis 1971.

Nuku Hiva est l'île la plus peuplée de l’archipel. En 2012, elle comptait 2 966 habitants[1], dont 2 132 dans la commune associée de Taiohae, 464 dans celle de Taipivai et 370 dans celle de Hatiheu.

Les habitants parlent la langue marquisienne du nord et le français.

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité économique principal de l'île est liée au tourisme qui s'est développé avec la création de l'aérodrome de Nuku Hiva.

Faune et flore[modifier | modifier le code]

Mentions littéraires[modifier | modifier le code]

Nuku Hiva a été visité par de nombreux artistes, notamment des écrivains, qui ont fait mention de leur expérience sur cette île. L'écrivain américain Herman Melville, s'enrôle à la fin de décembre 1840 à Fairhaven à bord du baleinier Acushnet qui appareille pour le Pacifique. En juillet 1842, alors que le bateau fait relâche à Nuku Hiva, il déserte – avec un compagnon Richard Tobbias Greene – le navire et reste chez les Taïpis. Trois semaines plus tard, ayant regagné la côte, il s'engage sur le baleinier australien Lucy Ann partant pour Tahiti. À la fin de 1844, poussé par sa sœur Augusta, Herman Melville écrit le récit de ses aventures sur l'île dans son roman autobiographique Taïpi paru en 1846[2].

L'ethnologue Edmond de Ginoux, né en 1811, a publié dans la revue de la comtesse Marie de Solms Les Matinées d'Aix[3] le récit intitulé Le Collier d'Anao qui se passe aux Marquises, dans l'Île de « Noukou-Hiva » vers 1848. « Une très jeune "kanaque", qui par amour pour un officier français a marché sur un lieu tabou doit boire un poison mortel. À l'époque on ne connaît aucun antidote ! »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La population légale au 22 août 2012, Institut de la statistique de la Polynésie française.
  2. Herman Melville, Taïpi, Omou, Mardi, Œuvres, I, notice de Philippe Jaworski (p. 1203-1238), Bibliothèque de la Pléiade, éditions Gallimard, 1996 (ISBN 2-07-010681-0).
  3. no 3 du 1er janvier 1860.

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