Fort Louis (Grande-Terre)

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Fort Louis
Présentation
Type
Fort (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Style
Fort militaire
Architecte
Jean-Baptiste de Caylus
Construction
1692
Statut patrimonial
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Coordonnées
Localisation sur la carte des Petites Antilles
voir sur la carte des Petites Antilles
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Localisation sur la carte de Guadeloupe
voir sur la carte de Guadeloupe
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Le fort Louis, aussi appelé fort l'Union, est une fortification de Grande-Terre en Guadeloupe. Il a été classé monument historique par arrêté du 15 décembre 1997[1].

Il se situe dans la commune du Gosier, sur le morne l'Union.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le fort est destiné à protéger l'accès au Petit Cul-de-sac marin, qui, avec la Rivière Salée, est une séparation entre la Basse-Terre et la Grande-Terre. La décision de le construire est prise en 1686 conjointement par le gouverneur de la Guadeloupe, Hinselin, et par le gouverneur général Blénac. La construction démarre en 1692, sous la direction de l'ingénieur Jean-Baptiste de Caylus.

La première construction est en bois, protégée par une double rangée de pieux entre lesquels l'espace est comblé par de la terre. Les aménagements ultérieurs prévus se heurtent à des difficultés financières et climatiques : trois ouragans sévissent en Guadeloupe, en 1738, 1740 et 1742. Reconstruit en dur, il est complété entre 1743 et 1758 par plusieurs bâtiments : une caserne, un corps de garde, une poudrière, auxquels s'ajoutent, après la guerre de Sept Ans, une nouvelle caserne, une citerne et une boulangerie. L'ensemble présente alors une configuration stellaire à la Vauban.

Le fort est cependant dépourvu de fossé, de chemin couvert, ou de contrescarpe. Il ne résiste pas à l'attaque des Anglais en 1759. La France le récupère après le traité de Paris en 1763, en partie démantelé. Le gouverneur Bourlamaque charge l'ingénieur Rochemore de lui ajouter deux batteries extérieures et des redoutes.

Le fort sera par la suite abandonné, notamment à cause de la construction du fort Fleur d'épée[1],[2],[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Notice no IA97100808, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Site de la ville du Gosier
  3. David Laporal, La Guadeloupe et ses trésors : Le patrimoine archéologique de l'île papillon, errance, , 228 p. (ISBN 978-2-87772-404-3), p. 152-153

Liens internes[modifier | modifier le code]