Erromango

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Erromango
Carte d’Erromango
Carte d’Erromango
Géographie
Pays Drapeau du Vanuatu Vanuatu
Archipel Vanuatu
Localisation Océan Pacifique
Coordonnées 18° 48′ S 169° 06′ E / -18.8, 169.1
Superficie 888,1 km2
Côtes 161,5 km
Point culminant Mont Santop (886 m)
Géologie Île volcanique
Administration
Province Taféa
Démographie
Population 1 959 hab. (2009)
Densité 2,21 hab./km2
Autres informations
Fuseau horaire UTC+11

Géolocalisation sur la carte : Vanuatu

(Voir situation sur carte : Vanuatu)
Erromango
Erromango
Îles au Vanuatu

Erromango est la plus grande île de la province Taféa, au sud du Vanuatu, dans le Pacifique Sud. En 2009, elle était peuplée de 1 959 habitants[1]. Elle a une superficie de 888,1 km2 et son point culminant se trouve à 886 m d’altitude[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

L'île est un ancien volcan sous-marin, qui a été surélevé d'au moins 100 mètres. Le centre se compose de deux volcans aériens, le Melkoum (758 m) et le Nompoum-Oumpan (802 m). Le nord abrite le cône strombolien du mont William, avec le point culminant du Santop (886 m). Au centre-est, le Rantop (837 m) est assez récent. La seule activité volcanique répertoriée est l'éruption en 1881 d'un volcan sous-marin au large du Rantop.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le capitaine Cook aborde début août 1774. Le premier contact aurait été bienveillant des deux côtés ː armai n'go (Cette nourriture est bonne en langue sorung, d'où Erromango peut-être), mais se serait terminée par des coups de fusil, avec pour les Mélanésiens 4 morts et 2 blessés. Cook la surnomme alors Tête des traîtres (Traitors Head). Le nom vernaculaire serait Nelokompné (selon Atlas du Vanuatuː85-86).

Peter Dillon repère en 1825 les possibilités d'exploiter le bois de santal. L'épuisement des réserves est atteint dès 1865.

Le premier missionnaire presbytérien, John Williams, débarque en 1839, et finit assassiné.

En 1860, une épidémie de rougeole ravage l'île, et les missionnaire Gordon et son épouse sont assassinés, en guise de représailles.

La population, estimée à 10000 habitants vers 1800, atteint à peine 400 en 1913.

Économie[modifier | modifier le code]

Une seule route non goudronnée relie Navolou et Oupongkor. Les autres liaisons se font par pistes forestières, sentiers pédestres ou par hors-bord.

Les mouillages sont peu nombreux. L'île dispose de deux aérodromes, Baie de Dillon et Ipota.

L'autosubsistance est assurée par les cultures vivrières (igname, manioc), un petit élevage, et la pêche. La culture du kava est prometteuse. Le crabe de cocotier et la langouste s'exportent.

L'écotourisme, particulièrement sportif, est prometteur.

Culture[modifier | modifier le code]

Les langues indigènes d’Erromango sont le sie et l’ura[3], ce dernier étant menacé d’extinction (150 locuteurs vers 2000), surtout depuis que les missionnaires ont traduit la Bible en sie.

Deux langues ont totalement disparu, le sorung et l'utaha, principalement suite à la dépopulation des années 1850-1900.

Erromango dans la littérature[modifier | modifier le code]

Erromango est le titre d'un roman de Pierre Benoit publié en 1929 et qui se déroule dans l'île.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « 2009 National Population and Housing Census », Vanuatu National Statistics Office,‎ (consulté le 10 septembre 2010), p. 13
  2. (en) « Îles du Vanuatu » (consulté le 10 septembre 2011)
  3. (en) « Languages of Vanuatu », SIL International (consulté le 10 septembre 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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