Gambie

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Carte de Gambie.

La Gambie, (officiellement appelé la République de Gambie), en anglais Gambia ou The Gambia ou Republic of the Gambia, est le plus petit pays du continent africain. C'est un petit pays anglophone situé en Afrique de l'Ouest.

Il fait frontière avec le Sénégal au Nord, au Sud, à l'Est et à l'Ouest par l’océan Atlantique. Ces côtes correspondent aux sentiers de la rivière de Gambie ; l'homonyme de la nation, qui coule à travers le pays et qui se verse dans l’océan Atlantique. Sa superficie est de 10 689 kilomètres carrés avec une population de 1 882 450 lors d'un recensement en 2013. Banjul est la capitale gambienne, et les plus grandes villes sont Serekunda et Brikama.

La Gambie partage des racines historiques avec les autres pays de l’Afrique de l'Ouest qui ont connu la pratique de la traite des esclaves. Le commerce des esclaves fut à l'origine de la mise en place et de la tenue d'une colonie sur le fleuve Gambie ; d'abord par les Portugais, époque au cours de laquelle le pays s'appelait « A Gâmbia », et plus tard par les Britanniques. En 1965, la Gambie a obtenu son indépendance du Royaume-Uni. Depuis son indépendance, la Gambie a eu deux dirigeants : le président Dawda Jawara, qui a gouverné le pays de 1970 à 1994, avant que l'actuel leader, Yahya Jammeh prenne le pouvoir lors d'un coup d’État en tant qu'un jeune officier de l'armée. La Gambie fait partie de la CEDEAO.

L'économie de la Gambie est dominée par l'agriculture, la pêche et le tourisme. Environ un tiers de la population vit sous le seuil international de pauvreté de 1,25 dollar par jour.

Géographie[modifier | modifier le code]

JamesIsland.jpg


Article détaillé : Géographie de la Gambie.

La Gambie est un pays quasiment enclavé dans le Sénégal avec lequel elle partage 740 km de frontière. Son territoire s’étend le long des 320 derniers kilomètres du cours du fleuve Gambie jusqu'à son embouchure, de 20 à 50 km de part et d’autre des rives du cours d'eau. Son littoral donnant sur l'océan Atlantique s'étend sur 80 km, avec sa capitale Banjul, principale ville du pays qui se trouve à l'embouchure du fleuve Gambie.

Le relief du pays est plat et ne s’élève jamais au-delà de 55 mètres au-dessus du niveau de la mer[2].

La saison des pluies va de juin à septembre, avec des précipitations de 900 à 1 400 mm (croissantes d’est en ouest).

Éducation[modifier | modifier le code]

Salle de classe au lycée d'Armitage.

L'éducation primaire est gratuite et obligatoire en Gambie. Le manque de ressources et d'infrastructures éducative rend sa mise en œuvre difficile[3]. En 1995, le taux brut de scolarisation primaire était de 77,1 % et le taux net de scolarisation primaire était de 64,7 %[3]. Les frais de scolarité ont longtemps empêché de nombreux enfants de fréquenter l'école, mais en février 1998, le président Jammeh a rendu l'école primaire gratuite. Les filles représentent environ 52 % des élèves des écoles primaires. Le chiffre peut être inférieur pour les filles dans les zones rurales, où la pauvreté et les facteurs culturels empêchent les parents d'envoyer les filles à l'école. Environ 20 % des enfants d'âge scolaire fréquentent des écoles coraniques.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de la Gambie.

Les commerçants arabes ont donnés les premiers témoignages écrits de la région de la Gambie au environ du IXe et du Xe siècle. Au cours du Xe siècle, les marchands et savants musulmans établissent les communautés dans plusieurs centres commerciaux de l'Afrique de l'Ouest. Les deux groupes établis des routes commerciales à travers le Sahara, entrainant un grand commerce d’exportation des esclaves, de l'or, de l'ivoire et de l'importation des produits manufacturés.

Vers le XIe ou le XIIe siècle, les dirigeants des royaumes tels que Takrur (une monarchie centrée sur le fleuve Sénégal, juste au nord), ancienne Ghana et Gao, ont été convertis à l'islam. Au début du XIVe siècle, la Gambie faisait partie de l'empire du Mali. Les Portugais ont atteint ce domaine par la mer dans le milieu du XVe siècle, et ils ont commencé le commerce extérieur.

À son apogée, au XIVe siècle, l'empire du Mali s'étendait jusqu'en Gambie.

En 1455, les Portugais installent des comptoirs le long du fleuve Gambie à partir duquel ils organisent la traite des Noirs. En 1723, la Compagnie britannique d'Afrique achète de la terre en Gambie.

À partir du XVIIIe siècle, les Britanniques occupent ce petit territoire enclavé dans le Sénégal, et les Français n'arriveront pas à les en déloger. Les frontières actuelles ont été tracées en 1889[4]. Après 1889 et un accord avec la France, le pays devient en 1894 un protectorat britannique.

La Gambie acquiert son indépendance en 1965 et Dawda Jawara en devient le premier président. La Gambie est unie au Sénégal de 1982 à 1989 dans une confédération de Sénégambie.

Carte de l'île James et de fort Gambie (1755).

Le un groupe d’officiers, menés par le capitaine Yahya Jammeh, renverse le gouvernement. En 1996, pressé par la communauté internationale, les bailleurs de fonds ayant suspendu toute aide depuis le coup d'État de 1994, le président Jammeh accepte d'engager un processus de démocratisation qui le confortera d'ailleurs au pouvoir lors des élections de 1996 et les suivantes.

Alors qu'elle en était membre depuis 1965, la Gambie a annoncé le 2 octobre 2013[5] son retrait du Commonwealth[5], le pays refusant les injonctions du Royaume-Uni au sujet des droits de l'homme alors que le régime du président Yahya Jammeh se fait plus autoritaire[6].

Le 24 avril 1970, la Gambie devient une République au sein du Commonwealth, à la suite d'un second référendum. Le Premier ministre Dawda Kairaba Jawara assure le poste de président ainsi que les postes de ministre des Affaires étrangères et le poste de Premier ministre.

La Gambie fut dirigée par le président Dawda Jawara qui a été réélu cinq fois de suite. Il y eut une tentative de coup d'État le 29 juillet 1981. La Gambie a connu un affaiblissement dans son économie et a également connue des allégations de corruption contre des responsables politiques. La tentative de coup d'État eut lieu pendant que le président Jawara était en visite à Londres. Ce coup d'État fut réalisé par le Conseil de gauche révolutionnaire nationale, composé de socialistes et de révolutionnaires du Parti travailliste de Samba Sanyang Kukoi (PDS) et des éléments de la « Force de Campagne » (une force paramilitaire qui a constitué l'essentiel des forces armées du pays).

Le président Jawara demanda immédiatement l'aide militaire du Sénégal qui déploya 400 troupes en Gambie le 31 juillet. Le 6 août, quelques 2700 soldats Sénégalais furent déployés et vainquirent les forces rebelles. Entre 500 et 800 personnes furent tuées lors de ce coup d'État et de ces violences. En 1982, le Sénégal et la Gambie signèrent un traité de confédération. Cette confédération de la Sénégambie vise à combiner les forces armées des deux États, d'unifier leurs économie et leurs monnaies. Mais la Gambie se retire de cette confédération définitivement en 1989.

En 1994, les Armed Forces Provisional Ruling Council (AFPRC) abattirent le gouvernement Jawara et interdisent toutes activités politique d'opposition. Le lieutenant Yahya A.J.J. Jammeh, président de la AFPRC devint chef d'État de la Gambie. Celui-ci est président depuis maintenant 21 ans. Le AFPRC annonça un plan de transition pour le retour a un gouvernement civil démocratique. La commission électorale indépendante provisoire (PIEC) fut créée en 1996 pour organiser des élections nationales. Le PIEC fut transformé par la commission électorale indépendante (CEI) en 1997 et devint responsable de l'enregistrement des électeurs et la conduite des élections et des référendums.

Vers la fin de l'an 2001 et au début 2002, la Gambie termina un cycle complet d'élections présidentielles, législatives et locales, que les observateurs étrangers ont jugées libres, justes et transparentes, mais avec quelques lacunes. Président Yahya Jammeh, qui a été élu à poursuivre dans la position qu'il avait prise lors du coup d'État, pris de nouveau le pouvoir le 21 décembre 2001. Son parti Alliance for Patriotic Reorientation and Construction(APRC) maintenu une forte majorité à l'Assemblée nationale, en particulier après que la principale opposition United Democratic Party (UDP) a boycotté les élections législatives.

Le 2 octobre 2013, le ministre de l'Intérieur annonça que la Gambie quitterait le Commonwealth des nations immédiatement. Ainsi se termina 48 ans d'appartenance à l'organisation. Le gouvernement gambien déclara que la Gambie ne sera plus jamais membre d'une institution jugée néo-coloniale et ne fera plus jamais partie d'une institution qui aura les liens avec la colonisation[7].

Politique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Politique en Gambie.
Yahya Jammeh, président de la République de Gambie depuis 1996.

La Gambie est une république multipartite à régime présidentiel, où le Président exerce à la fois les charges de chef de l'État et de chef du gouvernement. Le pouvoir exécutif est aux mains du gouvernement tandis que le pouvoir législatif est partagé entre le gouvernement et le parlement. La constitution en vigueur a été approuvée en 1996.

Le parlement est constitué de 53 sièges dont 48 sont pourvus par des élections nominales par circonscription.

Le président Yahya Jammeh est au pouvoir depuis le coup d'État du 23 juillet 1994. Il est ensuite élu au suffrage universel le 27 septembre 1996 puis réélu le 18 octobre 2001, le 22 septembre 2006 et le 24 novembre 2011. Son parti, l'Alliance patriotique pour la réorientation et la construction, domine la vie politique locale sans être pour autant parti unique de manière officielle.

Colonie gambienne sous protectorat (1821–1965)[modifier | modifier le code]

Le gouverneur britannique, George Chardin Denton (1901-1911), et son parti, en 1905.

Subdivisions[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Subdivisions de la Gambie.

La Gambie est subdivisée en six régions :

  • Greater Banjul Division, autour de la capitale Banjul ;
  • Lower River ;
  • Central River ;
  • North Bank ;
  • Upper River ;
  • Western.

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie de la Gambie.

La Gambie a une économie de marché libérale caractérisée par l'agriculture traditionnelle de subsistance, une dependance historique sur les arachides pour les recettes d'exportation, un commerce de réexportation construit autour de son port sur l'océan, faibles droits d'importation, les procédures administratives minimales, une influence sur le taux de change sans aucun contrôle et une industrie touristique importante[8] .

Transports[modifier | modifier le code]

La Gambie possède 3 742 km de routes (dont 723 km goudronnés) (en 2004) et 400 km de voies navigables. Elle est dépourvue de réseau ferré.

Elle dispose d'un seul aéroport international : celui de Banjul.

Cuisine[modifier | modifier le code]

La cuisine de la Gambie est principalement composée de la patte d'arachide, le riz, le mil, le poisson, les oignons, les tomates, le manioc, les mangues, le piment, les huitres du fleuve Gambie qui sont récoltées par les femmes.

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de la Gambie.
Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.
Mosquée à Serrekunda.

La population de la Gambie est estimée à 1,8 million d'habitants en 2013. La croissance démographique annuelle est de 2,3 % et le taux d’urbanisation est de 57 %.

Environ 95 % de la population est musulmane.

La population de la Gambie est de 1 883 051 habitants en 2013. Elle est composée à 39,2 % de personnes de 0 à 14 ans, à 57,6 % de personnes de 15 à 64 ans et de 3,2 % de personnes de 65 ans ou plus. Sa densité humaine est de 167 hab./km2.

En 2013, son taux de croissance de la population est 2,3 %, avec en 2001 un taux de natalité de 41,76 ‰, un taux de mortalité de 12,92 ‰ en 2001, un taux de mortalité infantile de 77,84 ‰ en 2001, un taux de fécondité de 5,7 enfants/femme en 2001 et un taux de migration de 2,59 ‰ en 2001.

En 2001, l'espérance de vie des hommes était de 52 ans et celle des femmes de 56 ans.

Jeunes Gambiens.

Climat[modifier | modifier le code]

La Gambie a un climat tropical. Il y a une saison chaude et pluvieuse, de juin à novembre, et jusqu'au mois de mai, il y a des températures plus fraiches avec moins de précipitations. Le climat en Gambie ressemble vraiment à celui du Sénégal et du Mali, et du Nord du Bénin[9].

Culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture de la Gambie.

Bien que la Gambie soit le plus petit pays de l’Afrique continentale, sa culture est diverse. Ses frontières nationales décrivent une bande étroite de chaque côte du fleuve Gambie, un plan d'eau qui joue un rôle vital dans le destin de la nation et est connu localement et simplement comme « la rivière ». Sans barrières naturelles, la Gambie est la maison de la plupart des groupes ethniques qui sont présents dans toute l'Afrique de l'Ouest, en particulier ceux du Sénégal. Les Européens figure également en bonne place dans l'histoire de la Gambie car le fleuve Gambie est navigable profondément dans le continent, une entité géographique qui fait de ce secteur l'un des sites les plus rentables pour la traite des esclaves du XVe au XVIIe siècles. La traite des noires a été interdite au XIXe siècle. Une partie de cette histoire a été popularisée dans les livres et séries télévisées de Alex Haley qui a été créé en Gambie.

Les groupes ethniques[modifier | modifier le code]

Une variété de groupes ethniques vivent en Gambie, chacun conservant sa propre langue et ses traditions. L'ethnie Mandinka est la plus grande, suivie par les Fula, Wolof, Jola, Serahule, Serers, Manjago et les Bianunkas. Les gens de Krio, connus localement Akus, constituent l'une des plus petites minorités ethniques en Gambie[10]. Ils sont les descendants du peuple créole de la Sierra Leone et sont traditionnellement concentrés dans la capitale. Il y a environ 3 500 résidents non-Africains, dont des Européens et des familles d'origine libanaise (environ 0,23 % de la population totale). Une grande partie de la minorité européenne était britannique et a quitté le pays après l'indépendance.

Musique[modifier | modifier le code]

La musique de la Gambie est étroitement lié avec la musique du Sénégal, qui entoure ses frontières intérieures. Il fusionne la musique occidentale populaire et la danse, avec « sabar », les tambours et la danse traditionnelle musique des personnes wolof et des gens de Serer.

Langue[modifier | modifier le code]

L'arabe est la langue officielle de la Gambie. Les autres langues sont le mandingue, wolof, Fula, Serer, Krio et d'autres langues vernaculaires[10]. En raison de la situation géographique du pays, la connaissance du français (la langue officielle du Sénégal) est relativement répandue. L'usage de l'anglais (l'ancienne langue officielle) est également fréquent.

Environnement[modifier | modifier le code]

Codes[modifier | modifier le code]

La Gambie a pour codes :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.afrik.com/gambie-yahya-jammeh-choisit-l-arabe-comme-langue-officielle
  2. « The Gambia – Geography », The World Factbook, Central Intelligence Agency,‎ (consulté le 8 janvier 2009)
  3. a et b "The Gambia". 2001 Findings on the Worst Forms of Child Labor. Bureau of International Labor Affairs, U.S. Department of Labor (2002). This article incorporates text from this source, which is in the public domain.
  4. http://www.universalis.fr/encyclopedie/gambie/
  5. a et b Le Monde, « La Gambie se retire du Commonwealth », sur http://www.lemonde.fr,‎ (consulté le 3 octobre 2013).
  6. Florentin Cllomp, « Défection au sein du Commonwealth », in Le Figaro, vendredi 4 octobre 2013, page 7.
  7. « UK regrets The Gambia's withdrawal from Commonwealth », BBC News,‎ (consulté le 4 octobre 2013)
  8. Hatab Fadera, "Gambia to commence rail system in 2013:- Discloses President Jammeh, as he opens parliament", The Daily Observer, 23 April 2012
  9. (en) Derek Hayward et J. S. Oguntoyinbo, Climatology of West Africa, Lanham, Maryland, Rowman & Littlefield,‎ (ISBN 978-0-389-20721-4, lire en ligne), p. 189
  10. a et b https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/ga.html CIA Factbook

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]