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Cameroun méridional

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Cameroun méridional
(en) Southern Cameroons

19221961

Drapeau Blason
Hymne God Save the King/Queen
Description de cette image, également commentée ci-après
Cameroun méridional en 1930.
Informations générales
Statut Partie méridionale du Cameroun britannique
Territoire autonome au sein de la colonie et protectorat du Nigeria.
Capitale Buéa
Langue(s) Anglais
Religion Christianisme et animisme
Monnaie Livre de l'Afrique occidentale britannique

Démographie
Gentilé Sud-camerounais, Sud-camerounaise
Superficie
Superficie 43 700 km2
Histoire et événements
1922 Mandat britannique.
1946 Tutelle britannique.
1953 Région autonome au sein de la colonie et protectorat du Nigeria.
1er octobre 1961 Rattachement à la République du Cameroun.

Entités précédentes :

Entités suivantes :

Le Cameroun méridional ou Cameroun du Sud (en anglais : Southern Cameroons) était la partie méridionale du Cameroun britannique. Aujourd'hui, il couvre deux régions du Cameroun : le Nord-Ouest et le Sud-Ouest.

Le Kamerun (dont le territoire correspond à l’actuel Cameroun et à la frange du Nigeria) est colonisé par l'Allemagne sous le régime du protectorat durant la « course à l'Afrique » entre puissances européennes à la fin du XIXe siècle. Pendant la Première Guerre mondiale, le protectorat est occupé par les troupes britanniques, françaises et belges. À l'issue du traité de Versailles, le protectorat est divisé le 28 juin 1919 entre un mandat français et un mandat britannique de la Société des Nations (SDN).

Période du mandat (1922-1946)

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Le Cameroun britannique comprenait deux territoires voisins, le Cameroun septentrional à majorité musulmane et le Cameroun méridional à majorité chrétienne et animiste. Ils sont administrés à partir de la colonie et protectorat du Nigeria, mais sans y être rattachés, par le résident britannique (bien que certains titulaires aient eu le rang de District Officer, Senior Resident ou Deputy Resident) dont le siège est à Buéa.

Appliquant le principe de l'indirect rule, les Britanniques autorisaient les autorités indigènes à diriger les populations selon leurs propres traditions. Celles-ci collectent également les impôts, qui sont ensuite reversés aux Britanniques. Les Britanniques se consacrent au commerce et à l'exploitation des ressources minières du territoire. Des étudiants sud-camerounais dont Emmanuel Mbela Lifafe Endeley, créent la Cameroons Youth League (CYL) le 27 mars 1940, pour s'opposer à ce qu'ils considèrent comme l'exploitation de leur territoire.

Période de la tutelle (1946-1961)

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Des délégués à la conférence de Bamenda sur la future constitution du Cameroun méridional devant le centre social de Bamenda en mai 1956.

Lorsque la Société des Nations a cessé d'exister en 1946, la plupart des territoires sous mandat ont été reclassés en territoires sous tutelle des Nations unies, désormais administrés par le Conseil de tutelle des Nations unies. L'objectif de la tutelle était de préparer les territoires à une éventuelle indépendance. Le 13 décembre 1946, les Nations unies approuvent les accords de tutelle pour le Cameroun britannique, qui sera administré par le Royaume-Uni[1].

Le Cameroun méridional a été divisé en 1949 en deux provinces : Bamenda (dont la capitale est Bamenda, d'où son nom) et Sud (dont la capitale est Buéa). Pourtant, l'administration de type résidentiel a été maintenue avec un seul résident britannique à Buéa, mais en 1949, Edward John Gibbons a été nommé résident spécial, et le 1 octobre 1954, lorsque le pouvoir politique est passé au gouvernement élu, il s'est succédé à lui-même comme premier de seulement deux commissaires.

Le parlement du Cameroun méridional le .

À la suite de la Conférence générale d'Ibadan de 1950, une nouvelle constitution pour le Nigeria a attribué davantage de pouvoirs aux régions. Lors de l'élection suivante, treize représentants du Cameroun méridional ont été élus à la Chambre d'assemblée du Nigeria oriental à Enugu. En 1953, cependant, les représentants du Cameroun méridional, mécontents de l'attitude dominatrice des politiciens nigérians et du manque d'unité entre les groupes ethniques de la région orientale, déclarent une « neutralité bienveillante » et se retirent de l'Assemblée. Lors d'une conférence tenue à Londres du 30 juillet au 22 août 1953, la délégation du Cameroun méridional demande la création d'une région distincte. Les Britanniques acceptent et le Cameroun méridional devient une région autonome dont la capitale est toujours Buéa. Des élections sont organisées en 1954 et le parlement se réunit le 1 octobre 1954, avec Emmanuel Mbela Lifafe Endeley comme premier ministre du Cameroun. Alors que le Cameroun et le Nigeria se préparent à l'indépendance, les nationalistes du Cameroun méridional débattent pour savoir si leur intérêt réside dans l'union avec le Cameroun, l'union avec le Nigeria ou l'indépendance totale. Endeley est battu aux élections du 1 février 1959 par John Ngu Foncha.

Référendum de 1961 et rattachement à la République du Cameroun

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En 1961, 70,5 % des électeurs du Cameroun méridional optent par référendum pour le rattachement à la « République du Cameroun » (ancien Cameroun français) nouvellement indépendante, au sein d'une république fédérale qui est créée le (le Cameroun méridional devient alors le « Cameroun occidental » par opposition à l'ancien Cameroun français qui devient le « Cameroun oriental »).

Liste des dirigeants

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Liste des administrateurs coloniaux

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Liste des commissaires

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Liste des premiers ministres

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Notes et références

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  1. (en) Dag Hammarskjöld Library, « Research Guides: UN Trusteeship Council Documentation: Cameroons under British administration », sur research.un (consulté le )
  2. (en) W. Munji, « 100+ years Cartographical History of Southern Cameroons », sur Medium, (consulté le )

Bibliographie

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  • (en) Martin Ayong Ayim, Former British Southern Cameroons Journey Towards Complete Decolonization, Independence, and Sovereignty.: A Comprehensive Compilation of Efforts, vol. 1, AuthorHouse, 2010, 816 p. (ISBN 9781434365200)
  • (en) Victor Julius Ngoh, Southern Cameroons, 1922-1961: A Constitutional History, Ashgate, Aldershot, Hampshire, England ; Burlington, Vt., 2001, 201 p. (ISBN 0-7546-1401-8)

Articles connexes

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