Royaume d'Araucanie et de Patagonie

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Royaume d'Araucanie et de Patagonie

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Drapeau
Drapeau du Royaume d'Araucanie et de Patagonie
Blason
Armoiries du Royaume d'Araucanie et de Patagonie
Devise : Indépendance et liberté
Description de cette image, également commentée ci-après
Carte du royaume vers 1865.
Informations générales
Statut Monarchie constitutionnelle
Capitale Perquenco
Langue Mapudungun, français
Monnaie Peso
Superficie
Superficie 738 500 km2
Histoire et événements
Proclamation du royaume par Antoine de Tounens
Arrestation d'Antoine de Tounens
Présence d'Orllie-Antoine
en Araucanie et Patagonie
1860-1862
1869-1871

Entités précédentes :

Entités suivantes :

Le Royaume d'Araucanie et de Patagonie, parfois appelé royaume de Nouvelle-France, est un royaume éphémère d'Amérique du Sud. Le royaume existe réellement de 1860 à 1862, date de la prise de Perquenco, capitale du royaume, par les troupes chiliennes.

Il a été fondé en 1860 par un Français, Antoine de Tounens (1825-1878), ancien avoué à Périgueux, à la suite de sa proclamation comme roi faite par les Indiens Mapuches : Antoine de Tounens choisit comme nom de règne Orélie-Antoine Ier (écrit parfois Orllie-Antoine Ier) et revendique pour son royaume des territoires appartenant aujourd'hui à l'Argentine et au Chili. En , il est fait prisonnier et n'est libéré qu'après l'intervention d'Henri de Cazotte, consul général et chargé d'affaires de France au Chili. Il rentre alors en France où il reconstitue autour de lui une petite cour et continue à revendiquer son titre de roi. Il retente plusieurs expéditions en Araucanie-Patagonie pour soutenir son peuple mapuche qui continue à se battre pour son indépendance, mais sans succès.

Après sa mort, son titre de prétendant au trône d'Araucanie et de Patagonie se transmet à d'autres personnes et familles, jusqu'à nos jours : le prétendant actuel est Frédéric Luz, un héraldiste français.

Histoire[modifier | modifier le code]

Contexte[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mapuches.

Les Mapuches, ou Araucans, sont un peuple indigène vivant d'agriculture et d'élevage. Ces combattants ont toujours résisté aux tentatives d'invasion des Incas, des Espagnols, et même du gouvernement chilien qui parvient, cependant, à les soumettre en les parquant dans des réserves, après les opérations de « pacification de l'Araucanie » menées jusqu'en 1880. Au début des années 2000, la plupart des Mapuches vivent à Temuco, Santiago, mais aussi sur leurs terres ancestrales ; ils seraient 600 000 au Chili et 300 000 en Argentine[1],[2],[3].

L'indépendance des Indiens, au sud du fleuve Biobío, avait été reconnue par des traités signés avec les Espagnols. Mais même si la Constitution chilienne de 1833 englobait l'Araucanie dans son territoire national, en 1860, la région et ses habitants restaient encore non soumis à l'autorité chilienne[4].

Fondation[modifier | modifier le code]

Antoine de Tounens (1825-1878).
Antoine de Tounens acclamé par les chefs araucans.
Le lonco (chef militaire mapuche) Quilapán, vers 1870.

Un Français, Antoine de Tounens (1825-1878), ancien avoué à Périgueux, débarque en 1858 au port de Coquimbo au Chili, s'installe d'abord à La Serena, et, après avoir passé quelque temps à Valparaíso et Santiago, se dirige vers l'Araucanie, à partir du port de Valdivia. Il entre en contact avec le lonco (chef militaire mapuche) Quilapán, qui s'enthousiasme pour son projet de fonder un État pour le peuple mapuche, afin d'être en mesure de résister à l'armée chilienne — la guerre d'Arauco faisant alors rage. Quilapán accorde à Antoine de Tounens un droit de passage sur ses terres, interdites aux huincas (Chiliens)[5].

Étant parvenu à obtenir le soutien des Mapuches, Antoine de Tounens fonde alors, le [6], le royaume d'Araucanie lors d'une assemblée mapuche.

Il dote le nouvel État d'une constitution après avoir été élu roi par les chefs mapuches[7],[5],[8],[9],[10],[11],[12],[13],[14] sous le nom d'Orélie-Antoine Ier (ou Orllie-Antoine Ier) (en espagnol : Orelio Antonio I ou Aurelio Antonio I).

Trois jours plus tard, il décrète l'union de l'Araucanie et de la Patagonie[5], fixant comme limites au désormais royaume d'Araucanie et de Patagonie le fleuve Biobío et le rio Negro au nord, l'océan Pacifique à l'ouest, l'océan Atlantique à l'est et le détroit de Magellan au sud.

Intervention des autorités chiliennes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Occupation de l'Araucanie.

Antoine de Tounens est arrêté le par les autorités chiliennes, puis passe en jugement. Le procureur demande au juge une peine de dix ans de prison pénitentiaire pour le crime de perturbation de l'ordre public, mais le , le juge Matus rend sa sentence et affirme « qu'au moment où le délit a reçu un commencement d'exécution, M. de Tounens était fou ». Il suspend le procès et décide de remettre Antoine de Tounens à l'asile d'aliénés de Santiago, où un membre de sa famille pourra venir le réclamer, le Chargé d'Affaires de France étant chargé de son rapatriement. Antoine de Tounens fait appel de cette sentence, mais un arrêté de la cour de Santiago du confirme la sentence du juge en le déclarant fou[15],[16],[17]. Expulsé par les autorités chiliennes, le consul de France le fait embarquer pour la France le à bord du Dugay-Trouin comme passager à la ration[18],[19].

Tentatives de retour en Araucanie[modifier | modifier le code]

Rentré en France en mars 1863, Antoine de Tounens s'installe à Paris, où il crée une petite cour, décernant décorations et titres[20], tout en étant pauvre et endetté, et considéré par certains comme un souverain de fantaisie[21],[22],[23],[24],[25], d'un pays qui n'existait pas réellement[26] ou qualifié parfois « d'imaginaire »[27],[28].

Il lance en 1864 un appel qui échoue pour une souscription nationale de 100 millions « pour donner à l'Araucanie un budget de recettes »[29]. Il envoie en 1866 et 1867 deux pétitions aux députés et aux sénateurs français qui ne sont pas prises en considération[30].

En 1869, Antoine de Tounens tente une nouvelle expédition pour reconquérir son royaume et revient en Araucanie en compagnie d'un nommé Antoine Planchu qui est son nouveau bailleur de fonds et qui nourrit des arrières-pensées concernant le trône d'Araucanie ; mais en août 1871 il décide de rentrer en France. Par charité, il est alors rapatrié vers Marseille[31].

En 1872, Antoine de Tounens apprend qu'Antoine Planchu a usurpé son trône et est parvenu à acquérir une influence considérable sur les Araucans et a entrepris plusieurs expéditions contre les chiliens. Il fait publier la note disant que « M. Planchu n'est pas à la tête des affaires publiques ». Le succès d'Antoine Planchu ne dure pas longtemps, et on le retrouve noyé dans un cours d'eau quelque temps plus tard[32].

Le , Antoine de Tounens lance un autre appel pour une souscription de 30 millions et annonce sérieusement que les revenus de son royaume atteindraient bientôt 200 millions de francs[33].

En avril 1874, avec quatre compagnons qu'il a rallié à sa cause, Antoine de Tounens fait une deuxième tentative pour se rendre en Araucanie et reconquérir son royaume, mais il est arrêté en mer et écroué à Buenos Aires en juillet et expulsé en octobre 1874. Il revient à Paris où il vit dans la misère[34],[35],[4].

En 1876, Antoine de Tounens retourne une dernière fois en Argentine, mais il tombe malade. On le ramasse, inconscient, dans une rue de Buenos Aires. Il est opéré, et le consul de France le rapatrie vers la France en quatrième classe[34],[4].

Rentré en France, Antoine de Tounens retourne dans sa région natale où l'archevêque de Bordeaux s'intéresse à son malheureux sort. Pour se procurer des ressources, il vend des brevets d'un ordre de chevalerie « mais ce petit trafic ne lui assura même pas du pain ». Malade et à bout de ressources, il entre à l'hôpital de Bordeaux, d'où il envoie de nombreux courriers pour intéresser à son sort les innombrables membres de ses ordres de chevalerie[36].

Après toutes ces tentatives malheureuses pour conquérir son ancien royaume, Antoine de Tounens, ruiné, tombe gravement malade et meurt à Tourtoirac (Dordogne), le , âgé de 53 ans, alors qu'il était hébergé chez son neveu, Jean dit Adrien Tounens, boucher à Tourtoirac (Dordogne), son héritier potentiel[37],[38]. Sur son acte de décès, le maire de Tourtoirac porte la mention « Antoine de Tounens, ex-roi d'Araucanie et de Patagonie »[39].

Quant aux territoires des Mapuches, revendiqué pour royaume par Antoine de Tounens, ils ne sont plus indépendants depuis leur partage, en décembre 1902, entre le Chili et l'Argentine sous l'arbitrage de la Grande-Bretagne[40],[41].

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Succession au trône d'Araucanie et de Patagonie[modifier | modifier le code]

Suite à une plainte, le , de la part d'Antoine de Tounens envers le journal Le Droit pour diffamation, le tribunal correctionnel de Paris juge qu'Antoine de Tounens ne justifie pas de sa qualité de souverain[42].

Trois ans et demi après la mort le d'Antoine de Tounens, Achille Laviarde (1841-1902), qui a été son secrétaire, fait état d'un testament cryptographique d'Antoine de Tounens en sa faveur, et dont le texte est publié en 1888[43], par lequel Antoine de Tounens l'a désigné comme son héritier et successeur au trône d'Araucanie et de Patagonie. Achille Laviarde fait signer en 1882 un acte de renonciation à l'héritier naturel, Adrien de Tounens, boucher à Tourtoirac[44].

Achille Laviarde accède ainsi en 1882 au trône de son prédécesseur et prend le nom d'Achille Ier (en espagnol : Aquiles I), roi d'Araucanie et de Patagonie[45].

Achille Laviarde reste prétendant jusqu'à sa mort, en 1902. Le titre passe ensuite à :

Ainsi, s'il existe toujours, depuis la mort d'Antoine de Tounens, des personnes se revendiquant prétendants au trône d'Araucanie et de Patagonie, le royaume n'existe plus en tant que réalité géopolitique mais survit à travers le souvenir public et vivace de son fondateur, et la défense des droits fondamentaux des Mapuches[46],[47],[48],[49],[50],[51].

Souverain[modifier | modifier le code]

Portrait Nom Date de règne Notes Armoiries
Orélie Antoine de Tounens cropped.jpg
Orélie-Antoine Ier
(Antoine de Tounens)

(12/05/1825-17/09/1878)
17/11/1860-05/01/1862
Antoine de Tounens, aventurier français et avoué à Périgueux, part pour le Chili avec le projet d'établir un État indépendant pour les Mapuches. Arrivé en 1858, il se rallie aux chefs mapuches et met en place un royaume qui s'étend sur l'Araucanie et la Patagonie. Proclamé roi sous le nom d'Orélie-Antoine Ier par les populations mapuches en novembre 1860, il gouverne avec des ministres français et mapuches. Renversé par les soldats chiliens et argentins, il retourne en France où il conserve ses titres jusqu'à sa mort.
Blason du Royaume d'Araucanie et de Patagonie.svg

Liste des prétendants au trône et chefs de maison[modifier | modifier le code]

Portrait Nom Date de « règne » Notes Armoiries
Orélie Antoine de Tounens cropped.jpg
Orélie-Antoine Ier
(Antoine de Tounens)

(12/05/1825-17/09/1878)
05/01/1862-17/09/1878
Avoué, aventurier, ancien roi d'Araucanie et de Patagonie (1860-1862).
Célibataire, sans postérité.
Blason du Royaume d'Araucanie et de Patagonie.svg
Gustave Achille La Viarde.png
Achille Ier
(Achille Laviarde)

(07/11/1841-06/03/1902)
17/09/1878-06/03/1902
Secrétaire du précédent.
Titré prince d'Aucas et duc de Kialéon.
Désigné comme successeur du précédent par ce dernier.
Marié (1876) à Marie Guéry (1852-1893), sans postérité.
Antoine II.png
Antoine II
(Antoine-Hippolyte Cros)

(10/05/1833-01/11/1903)
06/03/1902-01/11/1903
Médecin, écrivain.
Titré duc de Niacalel, nommé garde des sceaux.
Désigné comme successeur du précédent par le Conseil d'État du royaume.
Marié (1856) à Leonilla Méndez e Texeira dos Santos (1835-????), dont trois enfants ;
marié (1885) à Carolina Kunzli (1844-????), sans postérité.
Laura Teresa I.png
Laure-Thérèse Ire
(Laure-Thérèse Cros, épouse Bernard)

(22/12/1856-12/05/1916)
01/11/1903-12/05/1916
Médecin.
Fille du précédent et de Leonilla Méndez e Texeira dos Santos.
Mariée (1877) à Louis Bernard (1853-1907), dont trois fils.
Antonio III.png
Antoine III
(Jacques-Antoine Bernard)

(11/04/1880-26/10/1952)
12/05/1916-12/05/1951
Écrivain.
Fils de la précédente et de Louis Bernard.
Marié (1907) à Andrée Coquelin (1886-????), dont un fils ;
marié (1915) à Suzanne Légat (1890-1969), dont un fils ;
marié (1931) à Ingrid Møller (1897-????), dont une fille.
Philippe Boiry.jpg
Philippe Ier
(Philippe Boiry)

(19/02/1927-05/01/2014)
12/05/1951-05/01/2014
Journaliste.
Par renonciation en sa faveur faite par Antoine III.
Marié (1950) à Jacqueline-Dominique Marquain (1927-1978), sans postérité ;
marié (1996) à Élisabeth de Chavigny de La Chevrotière (1939-2006), sans postérité.
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Philippe de Lavalette
05/01/2014-09/01/2014
Régent du royaume jusqu'à l'élection du successeur par le Conseil de Régence.
Parasiliti di Para.jpg
Antoine IV
(Jean-Michel Parasiliti di Para)

(26/03/1942-16/12/2017)
09/01/2014-16/12/2017
Éducateur spécialisé, historien.
Titré duc de San Pedro de Hueyusco.
Élu successeur de Philippe Ier par le Conseil de Régence du royaume.
Marié à Sheila Rani, dont deux fils.
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Sheila Rani, épouse Parasiliti di Para[52],[53]
16/12/2017-24/03/2018
Épouse du précédent.
Régente du royaume jusqu'à l'élection du successeur par le Conseil de Régence[54],[55],[53],[56].
Prince Frédéric 1er.jpg
Frédéric Ier
(Frédéric Luz)

(09/03/1964)
Depuis 24/03/2018
Essayiste, héraldiste.
Responsable de la communication au sein du gouvernement.
Élu successeur d'Antoine IV par le Conseil de Régence du royaume.
Marié à Anne-Marie, dont deux enfants.

Décorations du royaume d'Araucanie[modifier | modifier le code]

Antoine de Tounens crée, lors de son second voyage puis après son retour en France, les ordres de chevalerie de la Couronne d'acier (1869) et de l'Étoile du Sud (1872), ainsi que la médaille d'une association libre, La Société royale de la Constellation du Sud (1875), et dont il ne tire aucun revenu, mais que d'autres négocieront à sa place[57].

Ordre royal de la Couronne d'acier[modifier | modifier le code]

L'ordre royal de la Couronne d'acier créé par Antoine de Tounens en décembre 1869 comprend les grades de grands-croix, grand officiers, commandeurs, officiers ou chevaliers qu'il propose aux amateurs contre finances[58],[59]. Il est qualifié par la chambre des députés d'ordre de fantaisie[60] et par l'association nationale des membres de l'ordre national du Mérite d'ordre illégitime[61].

Ordre royal noble de l'Étoile du Sud[modifier | modifier le code]

L'ordre royal noble de l'Étoile du Sud créé par Antoine de Tounens le comprend les grades de grands-croix, grands officiers et officiers. Les titulaires jouissent notamment à la cour du royaume d'Araucanie et Patagonie « du titre de patriciens de la Nouvelle France » et de « l'assimilation aux grades d'officiers supérieurs de l'armée »[62]. Il est qualifié par l'association nationale des membres de l'ordre national du Mérite d'ordre illégitime[63].

Société royale de la Constellation du Sud[modifier | modifier le code]

La société royale de la constellation du sud est fondée par Antoine de Tounens le . Il s'agit d'une association libre sous la protection et à la gloire de Dieu et sous le haut patronage perpétuel du roi d'Araucanie et de Patagonie. Son but premier est « d'introduire parmi les indigènes de l'extrême sud du continent américain le christianisme, les sciences, les arts et métiers, le commerce, l'agriculture et tous les éléments de la civilisation ». Le signe distinctif de ses membres est « une médaille formée par une croix de forme grecque cantonnée par les étoiles de la constellation du Sud (…) le tout surmonté par la couronne royale »[64]. Modifiée avec des nouveaux statuts par Achille Laviarde en Ordre des Décorés et des Médaillés de la Constellation du Sud[65] qui le distribue moyennant finance[66], l'ordre prend ensuite le nom de Société des Médaillés de la Constellation du Sud et continue sous le nom d'Ordre royal de la Constellation du Sud[67] jusqu'en 1958[68]. Il est qualifié par l'association nationale des membres de l'ordre national du Mérite d'ordre illégitime[61].

Dominique Auzias et Jean-Paul Labourdette citent dans leur ouvrage Patagonie[69] : « Ses trois premiers présidents sont Antoine de Tounens, puis Achille Laviarde et enfin Antoine-Hippolyte Cros, les « rois de Patagonie et d'Araucanie ». Viennent, ensuite, Georges Sénéchal de la Grange, Gaston Dugniolles de Montnoir (1904-1907), Alphonse O'Kelly de Galway, (archiviste, mort en 1916), de Gaugler (mort en 1917), Louis Druel (mort en 1933), Isidore-Louis Dulong (jusqu'en 1945), puis Louis-François Girardot[70]. Cette société incarne la continuité des institutions en se consacrant au souvenir et à la philanthropie ; elle est encore active au lendemain de la Seconde Guerre mondiale »[69].

À la disparition de Louis-François Girardot, Philippe Boiry change son nom en Légion des Médaillés de la Constellation du Sud[68].

L'association Auspice Stella – Souvenir franco-araucanien[modifier | modifier le code]

Au-delà du royaume, l'association loi de 1901 Auspice Stella défend les Mapuches à l'ONU[71]. Créée le à Paris[72], son siège social est transféré à : La Mairie 24390 Tourtoirac, sous le nom Auspice Stella – Souvenir franco-araucanien, par déclaration du à la préfecture de la Dordogne. Toujours selon la même déclaration, son objet est de : « Soutenir les efforts du peuple Mapuche dans sa lutte pour son autonomie et son autodétermination et de garder vivante la mémoire du royaume d'Araucanie et de Patagonie et de son fondateur Orllie-Antoine »[73].

Le , l'association Auspice Stella obtient le statut consultatif spécial accordé par le Conseil économique et social des Nations unies aux organisations non gouvernementales[74]. Depuis, Auspice Stella intervient régulièrement pour défendre la cause des Mapuches auprès du Conseil des droits de l'homme à l'ONU[75],[76],[77],[78].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Zamora, Sergio, (1949- ...).,, Les guerriers de la pluie brève histoire des Mapuches : première partie (1536-1810), Yvelinédition, impr. 2010 (ISBN 9782846682640 et 284668264X, OCLC 690777452, lire en ligne)
  2. Zamora, Sergio, 1948-, Les guerriers du crépuscule : brève histoire des Mapuche : seconde partie (1810-1884) (ISBN 9782846683333 et 2846683336, OCLC 793491719, lire en ligne)
  3. Devalpo, Alain,, Voyage au pays des Mapuches, Editions Cartouche, dl 2007 (ISBN 9782915842197 et 2915842191, OCLC 494071299, lire en ligne)
  4. a b et c Dominique et Michèle Frémy, Quid 2003, Éditions Robert Laffont, (lire en ligne), p. 1043.
  5. a b c et d Jean-François Gareyte, LE RÊVE DU SORCIER Antoine de Tounens Roi d'Araucanie et de Patagonie Tome 1, Périgueux, La Lauze, , 720 p. (ISBN 978-2-35249-052-4)
  6. Bruno Fuligni L'État c'est moi: histoire des monarchies privées, principautés de fantaisie et autres républiques pirates, Éditions de Paris, 1997
  7. Sergio Zamora, Les Guerriers du Crépuscule, page 182,Yvelinédition 2011
  8. Gareyte, Jean-François., Le rêve du sorcier : Antoine de Tounens, roi d'Araucanie et de Patagonie : une biographie. Tome I, La Lauze, dl 2016 (ISBN 9782352490524, OCLC 951666133, lire en ligne)
  9. Léo Magne, L'Extraordinaire Aventure d'Antoine de Tounens, Gentilhomme Périgordin, Avoué, Conquistador, roi d'Araucanie-Patagonie, préface d'André Maurois,, Paris, éditions Latino-Américaines, , 199 p.
  10. André des Vergnes, Antoine Tounens (1825-1878) le conquistador français d'Araucanie et de Patagonie, Paris, Quartier Latin,
  11. André-Pierre Chavatte, Rendez-vous avec la veuve à Périgueux, BoD 2012, page 132.
  12. Jean Lecompte, Monnaies et jetons des colonies françaises, Editions Victor Gadoury, 2000, page 8.
  13. Axel Maugey, Les élites argentines et la France,Harmattan, 1998, page 117.
  14. Édition hebdomadaire du journal des débats, Volume 18, 1911, page 1178.
  15. André Des Vergnes, Antoine de Tounens, 1825-1878: le conquistador français fondateur du royaume d'Araucanie et de Patagonie, Quartier Latin, (lire en ligne), p. 127.
  16. Marc de Villiers Du Terrage, Conquistadores et roitelets: rois sans couronne, Perrin, (lire en ligne), p. 351.
  17. Alberto Sarramone, Orllie-Antoine I: un rey francés de Araucanía y Patagonia, Editorial Biblos, (lire en ligne), p. 125.
  18. Jacques Lagrange, Le roi français d'Araucanie, PLB, (lire en ligne), p. 11.
  19. Franz de Québriac, « La monarchie Araucane et Patagone et ses liens avec la franc-maçonnerie », La Chaîne d'union,‎ , p. 68
  20. (en) Bruce Chatwin, In Patagonia, Random House, (lire en ligne), p. 24
  21. Henry Montaigu, Histoire secrète de l'Aquitaine, A. Michel, (lire en ligne), p. 255.
  22. Camille Lavoix,, Argentine : Le tango des ambitions, Nevicata, (lire en ligne).
  23. Bulletin de la Société de géographie de Lille, (lire en ligne), p. 150.
  24. Politica Hermetica Les langues secrètes, L'Age d'homme, (lire en ligne), p. 135.
  25. Journal du droit international privé et de la jurisprudence comparée, (lire en ligne), p. 910.
  26. Jacques Joset; Philippe Raxhon, 1898-1998 fins de siècles : histoire et littérature hispano-américaines, Genève, Librairie Droz, (lire en ligne), p. 57.
  27. Armando Braun Menéndez, Chroniques australes, Gallimard, (lire en ligne), p. 56.
  28. Michel Georges-Michel, Un demi-siècle de gloires théâtrales, (lire en ligne), p. 76.
  29. Marc de Villiers Du Terrage, Conquistadores et roitelets: rois sans couronne, Perrin, (lire en ligne), p. 354-355.
  30. Marc de Villiers Du Terrage, Conquistadores et roitelets: rois sans couronne, Perrin, (lire en ligne), p. 356.
  31. Le Figaro Magazine, (lire en ligne).
  32. Marc de Villiers Du Terrage, Conquistadores et roitelets: rois sans couronne, Perrin, (lire en ligne), p. 366-367.
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  37. Marc de Villiers Du Terrage, Conquistadores et roitelets: rois sans couronne, Paris, Perrin, , p. 351
  38. Franz de Québriac, « La monarchie Araucane et Patagone et ses liens avec la franc-maçonnerie », La Chaîne d'union, Conform édition, no 83,‎ , p. 69.
  39. Jacques Lagrange, Le roi français d'Araucanie, Éditions PLB, , page 44
  40. International Work Group for Indigenous Affairs Yearbook 1990, (lire en ligne), p. 86.
  41. (es) Armando Braun Menéndez, El reino de Aracaunía y Patagonia, Buenos Aires- Santiago de Chile, Editorial Francisco de Aguirre S. A., , 179 pages p., p. 148
  42. Le XIXe siècle : journal quotidien politique et littéraire, (lire en ligne).
  43. Bruno Fuligni, L'Etat c'est moi: histoire des monarchies privées, principautés de fantaisie et autres républiques pirates, Editions de Paris, (lire en ligne), p. 103.
  44. Bruno Fuligni, Politica Hermetica Le souverain caché, Lausanne, Age d'homme, (lire en ligne), p. 147.
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  49. Hervé Brunaux, « Le secret du roi d'Araucanie », Le Festin,‎ , p. 43-87
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  52. « Communiqué du service de presse du Royaume d'Araucanie-Patagonie », sur araucanie.com, (consulté le 29 décembre 2017)
  53. a et b « Dordogne : qui sera prince d'Araucanie ? », SudOuest.fr,‎ (lire en ligne)
  54. Article 6 de l'Acte additionnel du 18 août 2016 à la Constitution du Royaume : « La Régence est exercée par un Conseil de Régence composé d'un Régent, qui est le conjoint du Souverain décédé, ainsi que de la totalité des membres du Conseil du Royaume et du conseil d'Etat. A défaut de conjoint, c'est le Président du Conseil du Royaume qui prend automatiquement la fonction. Il ne peut entrer en fonction qu'à la vacance du Trône. »
  55. « Communiqué du service de presse du Royaume d'Araucanie-Patagonie », sur araucanie.com, (consulté le 29 décembre 2017)
  56. Article 5 de l'Acte additionnel à la Constitution du Royaume : « La Régence est instaurée pour assurer l'intérim entre la cessation d'un Règne et le début d'un autre. La Régence s'ouvre avec la constatation de la vacance du trône, proclamée par le Ministre d'Etat ou celui qui en fait fonction. Cette vacance résulte soit du décès du Souverain régnant, soit de son abdication libre et volontaire. »
  57. Bruno Fuligni, L'État c'est moi : histoire des monarchies privées, principautés de fantaisie et autres républiques pirates, Editions de Paris, (lire en ligne), p. 100.
  58. Frédéric Rouvillois, Histoire du snobisme, Flammarion, (lire en ligne), p. 168.
  59. H. Schulze, Chronique de tous les ordres et marques d'honneur de chevalerie accordés par des souverains et des régences avec les dessins des décorations, Moeser, (lire en ligne), p. 9.
  60. Annales de la Chambre des députés : Documents parlementaires, t. 81, partie 2, Impr. du Journal officiel, (lire en ligne).
  61. a et b « Décorations illégitimes Ordres en C », sur ANMONM Association Nationale des Membres de l'Ordre National du Mérite (consulté le 10 juillet 2018).
  62. H. Schulze, Chronique de tous les ordres et marques d'honneur de chevalerie accordés par des souverains et des régences avec les dessins des décorations, Moeser, (lire en ligne), p. 12.
  63. « Décorations illégitimes Ordres de D à F », sur ANMONM Association Nationale des Membres de l'Ordre National du Mérite (consulté le 10 juillet 2018).
  64. H. Schulze, Chronique de tous les ordres et marques d'honneur de chevalerie accordés par des souverains et des régences avec les dessins des décorations, Moeser, (lire en ligne), p. 12.
  65. François Caradec, Noël Arnaud, Encyclopédie des farces et attrapes et des mystifications, J. J. Pauvert, (lire en ligne), p. 72.
  66. Joseph Bollery, Correspondance générale et documents inédits de Villiers de L'Isle-Adam,, Mercure de France, (lire en ligne), p. 58.
  67. Léo Magne, L'extraordinaire aventure d'Antoine de Tonnens, gentilhomme périgordin, avoué, conquistador, roi d'Aracannie-Patagonie, Editions latino-américaines, .
  68. a et b Symboles et traditions, t. 65 et 66, , p. 17 et 21.
  69. a et b Collectif, Dominique Auzias, Jean-Paul Labourdette Patagonie, Éditions Petit Futé 2011, page 38.
  70. Louis François Girardot, né à Paris VIIIe le 5 mai 1877 et mort à Paris VIIIe le 8 novembre 1959.
  71. Mathias Fournier Sud-Ouest du 25.8.2014 L'ONG Auspice Stella, l'autre visage du Royaume d'Araucanie.
  72. Publication au Journal officiel du 24 octobre 1965, page 9440.
  73. Annonce n° 315 page 3449 de l'annexe au Journal officiel de la République française, Lois et Décrets du 18 juin 2015 sur legifrance.fr
  74. (en)Attribution du statut consultatif spécial par le Conseil économique et social des Nations unies aux organisations non gouvernementales
  75. (en)Intervention de Auspice Stella au Conseil des droits de l'homme le 16 septembre 2014 à Genève (chapitre 17) sur UN web TV
  76. [1] Intervention à la 26e session, juin 2014
  77. [2] Intervention à la 25e session, mars 2014
  78. [3] Rapport écrit du 30 juin 2013
  79. « "Sa vie est un western" : l'incroyable histoire du roi français d'Araucanie et de Patagonie », Franceinfo,‎ (lire en ligne)
  80. Jean Raspail "Moi, Consul Général de Patagonie", Le Figaro 6 novembre 1981

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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