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Partage de l'Afrique

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Cecil Rhodes : projet du chemin de fer Le Cap – Le Caire. Fondateur de la compagnie De Beers, une des premières compagnies mondiale du diamant, Rhodes était aussi le propriétaire de la British South Africa Company, qui s'est approprié la Rhodésie du Nord et la Rhodésie du Sud. Il voulait « peindre de rouge britannique la carte de l'Afrique ». Une de ses déclarations célèbres : « Toutes ces étoiles… ces mondes immenses qui restent hors d'atteinte. Si je le pouvais, j'annexerais les autres planètes[1]. »

Le partage de l'Afrique[notes 1] désigne le processus de compétition territoriale entre les puissances européennes en Afrique, partie du mouvement général de colonisation de la fin du XIXe siècle (principalement entre 1880 et la Première Guerre mondiale). Les deux principaux pays européens concernés étaient la France et le Royaume-Uni. L'Allemagne, l'Italie, le Portugal, la Belgique et l'Espagne y ont aussi participé, mais de façon moins importante et souvent plus tardive.

C'est durant ces quelques années qu'ont été formalisés dans leurs grandes lignes de nombreux territoires africains actuels. Cette division a été souvent symbolisée par la Conférence de Berlin (1884-1885), même si cette conférence n'a fait que fixer des règles et n'a pas procédé au partage[3]. Cette division a le plus souvent repris des tracés établis antérieurement en les modifiant parfois[4].

La seconde moitié du XIXe siècle, à partir de 1877, a vu la transition d'un impérialisme informel, caractérisé par une influence militaire et une dominance économique, vers une gouvernance centralisée, une domination directe, avec néanmoins des spécificités propres à chaque nation européenne en ce qui concerne l'administration de leurs territoires[5].

Les relations entre les puissances européennes à propos de l'Afrique au tournant des XIXe et XXe siècles peuvent être considérées comme emblématiques des événements qui ont amené à la Première Guerre mondiale[6].

Percée sur le continent[modifier | modifier le code]

David Livingstone, un des premiers explorateurs de l'intérieur du continent africain, qui découvrit en 1855 les chutes d'eau de Mosi-oa-Tunya, qu'il renomma chutes Victoria. Il échoua cependant à trouver la source du Nil.
Henry Morton Stanley, qui retrouva Livingstone et fonda l'État indépendant du Congo au nom de Léopold II de Belgique.

Les explorations occidentales du continent africain et son exploitation ont commencé sérieusement à la fin du XIXe siècle. En 1835, les Européens avaient cartographié la plupart du nord-ouest de l'Afrique. Parmi les explorateurs les plus célèbres, on peut citer David Livingstone, qui cartographia de vastes étendues de l'intérieur du continent et Serpa Pinto, qui traversa l'Afrique australe et l'Afrique centrale lors d'une expédition difficile, cartographiant cette partie du continent. De laborieuses expéditions dans les années 1850 et 1860, menées par Richard Burton, John Speke et James Grant, permirent de reconnaître la région des Grands Lacs et les sources du Nil. Vers la fin du siècle, les Européens avaient dressé des cartes du Nil depuis sa source, du cours du Niger, du Congo et du Zambèze et le monde occidental réalisait maintenant les vastes ressources de l'Afrique.

Cependant, à l'aube de cette course à l'Afrique, seulement 10 % du continent étaient sous le contrôle de nations européennes. En 1875, les plus grandes possessions étaient l'Algérie, conquise par la France à partir des années 1830 — en dépit de la forte résistance d'Abd el-Kader et la rébellion des Kabyles dans les années 1870 —, la Colonie du Cap, tenue par le Royaume-Uni, et l'Angola, tenu par le Portugal.

Les progrès technologiques facilitaient l'expansionnisme outre-mer. L'industrialisation permettait de rapides avancées dans les transports et les communications, spécialement dans la marine à vapeur, le transport ferroviaire et le télégraphe. Les progrès médicaux étaient aussi importants, surtout dans les médicaments contre les maladies tropicales. Le développement de la quinine, un traitement efficace contre la malaria, permit de pénétrer dans les vastes zones tropicales.

Causes de la ruée[modifier | modifier le code]

L'Afrique et les marchés globaux[modifier | modifier le code]

Possessions européennes en Afrique, 1930.
  •      Allemagne
  •      Belgique
  •      Espagne
  •      France
  •      Royaume-Uni
  •      Italie
  •      Portugal
  •      États indépendants

Mis à part certains comptoirs européens côtiers souvent déjà anciens, l'Afrique subsaharienne était une des dernières régions du monde pas encore touchée par l'« impéralisme informel » et la « civilisation ». Elle était également attractive pour les élites dirigeantes européennes pour des raisons économiques, culturelles et idéologiques. À une époque où la Balance commerciale de la Grande-Bretagne montrait un déficit croissant, avec la crise et le protectionnisme des marchés continentaux dû à la Grande Dépression (1873-1896), l'Afrique offrait au Royaume-Uni, à l'Allemagne, à la France et d'autres pays un marché ouvert qui pouvait générer un surplus de commerce : un marché qui achetait plus de la métropole qu'il ne vendait. La Grande-Bretagne, comme la plupart des autres pays industrialisés, avait depuis longtemps une balance commerciale défavorable qui était de plus en plus compensée, cependant, par les revenus des investissements outre-mer.

Le développement du Royaume-Uni le faisant devenir la première nation post-industrielle du monde, les services financiers devinrent un secteur d'une importance croissante dans son économie. Les excédents de la balance des invisibles ont gardé le Royaume-Uni dans le vert, en particulier les investissements de capitaux hors de l'Europe, notamment le développement et les marchés ouverts en Afrique, dominés par les colons blancs, le Proche-Orient, l'Asie du Sud, l'Asie du Sud-Est et l'Océanie.

De plus, les surplus de capitaux était souvent plus profitables investis en outremer, où la main d'œuvre bon marché, la faible concurrence et l'abondance de matières premières augmentaient les bénéfices. Une autre incitation à l'impérialisme fut l'augmentation de la demande en matières premières indisponibles en Europe, en particulier, le cuivre, le coton, le caoutchouc, le thé, l'étain, auxquels les consommateurs européens étaient habitués ; l'industrie européenne en était désormais dépendante.

Cependant, en Afrique — à l'exception de ce qui deviendra plus tard l'Union d'Afrique du Sud en 1909 — le montant des capitaux investis par les Européens était relativement faible, comparé à d'autres continents. Par conséquent, les compagnies impliquées dans le commerce de l'Afrique tropicale étaient relativement petites, à l'exception de la De Beers Mining Company de Cecil Rhodes. Rhodes a exploité la Rhodésie à son propre compte ; Léopold II de Belgique plus tard, et de manière considérablement plus brutale, fit de même avec l'État libre du Congo. Ces évènements pourraient porter atteinte aux arguments pro-impérialistes des lobbys coloniaux, comme ceux du Alldeutscher Verband, de Francesco Crispi et de Jules Ferry, qui faisaient valoir que sécuriser les marchés outre-mer en Afrique résoudrait les problèmes de bas prix et de surproduction engendrés par le rétrécissement des marchés continentaux.

John Atkinson Hobson, dans son ouvrage de 1902, Imperialism, qui influencera des auteurs tels que Lénine[7], Trotski ou Hannah Arendt[8], considère que cette contraction des marchés fut un facteur clé de la période du « nouvel impérialisme ». William Easterly, de l'Université de New York, quant à lui, minimise le lien entre capitalisme et impérialisme, avançant que le colonialisme est plus lié à un développement piloté par l'État qu'à un développement d'entreprise. Il explique que « l'impérialisme n'est pas si nettement lié au capitalisme et au développement des marchés… Historiquement le lien le plus étroit s'établit entre le colonialisme/impérialisme et les approches étatiques du développement »[trad 1],[9]..

Rivalités stratégiques[modifier | modifier le code]

Illustration d'époque relatant l'expédition Marchand à travers l'Afrique, qui déclencha la crise de Fachoda en 1898.
Affiche pour l'Exposition coloniale de 1906 à Marseille.

L'American Colonization Society et la naissance du Liberia[modifier | modifier le code]

Article détaillé : American Colonization Society.

Une succession de crises internationales menant à la Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le canal de Suez[modifier | modifier le code]

La conférence de Berlin (1884-85)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Conférence de Berlin.

Occupation britannique de l'Égypte et de l'Afrique du Sud[modifier | modifier le code]

Femmes et enfants Boers dans un camp de concentration durant la seconde guerre des Boers (1899-1902).

La crise de Fachoda[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Crise de Fachoda.

Crises au Maroc[modifier | modifier le code]

Le Maroc est l'objet de deux crises internationales nommées depuis crises marocaines, respectivement en 1905 et 1911. Leur retentissement est important dans un contexte de marche à la guerre.

L'Allemagne, la France et l'Espagne vont s'intéresser à la colonisation du Maroc.

En 1901, l’assassinat d’un négociant oranais sur la côte du Rif entraine l’intervention du ministre français des Affaires étrangères Théophile Delcassé. Un accord est conclu, qui autorise la France à « aider au maintien de l'ordre » l'administration marocaine dans les régions incontrôlées du Maroc oriental. Profitant de l'accord, le nouveau gouverneur général de l'Algérie, Charles Jonnart, ordonne au colonel Lyautey, alors responsable du sud-oranais, de « pacifier » la frontière algéro-marocaine. L’Espagne, qui espère beaucoup, temporise et fait traîner les négociations en longueur. C'est une erreur, car l’Entente cordiale du 8 octobre 1904 ne laisse à l’Espagne que la portion congrue : le nord (Ceuta et Melilla) et l’extrême-sud du Maroc.

Le sultan Abd al-Aziz, bien qu’intéressé par les propositions de grands travaux et de réformes proposés par Saint-René Taillandier, se doute que l’indépendance de son pays ne tardera pas à être remise en question. Ne pouvant pas s'appuyer sur Londres, il se tourne vers l’Allemagne, seule capable de contrecarrer les ambitions françaises.

Celle-ci gronde : l'empereur Guillaume II et le chancelier von Bülow protestent contre les ambitions de la France au Maroc. Conformément à sa nouvelle doctrine de Weltpolitik, l’Allemagne veut avoir sa part des conquêtes coloniales.

Le 31 mars 1905, en vue de prévenir la mainmise de la France sur le Maroc, Guillaume II débarque théâtralement à Tanger, au nord du sultanat, traverse la ville à cheval, à la tête d'un imposant cortège, va à la rencontre du sultan Abd al-Aziz pour l’assurer de son appui et lui faire part de son désaccord face aux droits concédés à la France sur le Maroc. Il est prêt à entrer en guerre si la France ne renonce pas à ses ambitions marocaines. Il déclare :

"J'espère que, sous la souveraineté chérifienne, un Maroc libre restera ouvert à la concurrence pacifique de toutes les nations, sans monopole et sans annexion, sur un pied d'égalité absolue. Ma visite à Tanger a pour but de faire savoir que je suis décidé à faire tout ce qui est en mon pouvoir pour sauvegarder efficacement les intérêts de l'Allemagne au Maroc."

Le sultan Abd al-Aziz impressionné par ce discours décide de refuser toutes les réformes précédemment conseillées par le consul français.

Devant les inquiétudes de l’état-major, le président du conseil français Maurice Rouvier préfère négocier, et finit par accepter la demande de réconciliation de l’Allemagne, dans un climat de revanchisme et de germanophobie aggravée. Ce « coup de Tanger » entraîne, à la demande de l’Allemagne, la démission du ministre français des Affaires étrangères, Théophile Delcassé.

Cependant, contrairement aux vœux de l’Allemagne, la crise n’est pas résolue par une négociation bilatérale entre les deux États, mais par la conférence internationale d’Algésiras, au cours de laquelle le Royaume-Uni, les États-Unis et l’Italie donnent raison à la France, contrairement à ce que l’Allemagne espérait. De leur côté, les alliés de l’Allemagne montrent qu’ils n’ont pas l’intention d’entrer en guerre.

Finalement, après la conférence d'Algésiras en 1906, la France et l'Espagne se partagent l'occupation du territoire marocain, l'Espagne prenant le nord du Maroc sous sa domination à l'exception de Tanger, la ville du détroit de Gibraltar étant une ville internationale, la France quant à elle, colonise le centre du Maroc.

L'empire Allemand grande perdante de ce partage, envoie une canonnière à Agadir ville au sud du Maroc appartenant à la France, officiellement pour protéger ses ressortissants, mais devant les crises que connait l'Allemagne en ce début de siècle et devant le soutien du Royaume-Uni à la France, l'Allemagne abandonne ses projets coloniaux au Maroc.

L'engagement colonial - « The colonial encounter »[modifier | modifier le code]

La production des cultures de rentes[modifier | modifier le code]

Conscience et expositions coloniales[modifier | modifier le code]

Les Pygmées et un explorateur européen. Certain pygmées étaient exposés dans des Zoo humains comme Ota Benga exhibé par l'eugéniste Madison Grant au zoo du Bronx.

Le « lobby colonial »[modifier | modifier le code]

Dans ses balbutiements, l’impérialisme correspondait à l'action d'explorateurs seuls ou de commerçants aventuriers. Plusieurs hommes politiques comme le Premier ministre britannique William Ewart Gladstone se sont opposés à la colonisation dans ses premières années. Pourtant, durant son second mandat (1880-1885), il ne put résister à la pression du lobby colonial et c'est pour cette raison qu'il n’accomplit sa promesse électorale de se retirer d'Égypte. Même si Gladstone s'opposait personnellement à l'impérialisme, les tensions sociales causées par la Grande Dépression (1873-1896) l'ont fait changer en faveur du chauvinisme : les impérialistes étaient devenus les « parasites du patriotisme »[10]. En France, le radical Georges Clemenceau était alors farouchement opposé à l'impérialisme, exception parmi le spectre politique français à cette époque. Il disait que la colonisation dérivait de l'état d'esprit de la « ligne bleue des Vosges », du sentiment de rancune et d'urgence patriotique liée à l'Alsace-Lorraine perdue par le Traité de Francfort de 1871. Par la suite, en 1885, après l'Affaire du Tonkin, Georges Clemenceau obtient une victoire sur l'impérialisme, le gouvernement de Jules Ferry devant démissionner et la politique expansionniste française étant remise en cause pendant près d'une décennie.

Selon Hannah Arendt, dans Les Origines du totalitarisme (1951), cette expansion illimitée de la souveraineté nationale dans des territoires extérieurs menace l'unité de l'État-nation. Ainsi, une tension entre la nécessité de respecter les droits de l'homme des populations colonisées, qui devraient être considérés comme citoyens de l'État-nation, et les pulsions colonialistes, prônant l'exploitation des populations considérées comme inférieures, commença à apparaître. Dans les métropoles, certaines voix apparurent pour dénoncer la cruauté inutile de l'administration coloniale, décrite par exemple dans le roman de Joseph Conrad, Au cœur des ténèbres (1899) ou dans Voyage au bout de la nuit (1932) de Louis-Ferdinand Céline. Face à cette opposition, des lobbies furent érigés progressivement afin de légitimer le partage de l'Afrique et les autres aventures expansionnistes. En Allemagne, en France et au Royaume-Uni, la bourgeoisie demanda au pouvoir politique d'intervenir afin d'assurer la croissance du marché économique. En 1916, Lénine publia L'Impérialisme, stade suprême du capitalisme, pour expliquer ce phénomène du point de vue léniniste. En Italie, l'homme politique Enrico Corradini réclama un « lieu au soleil » pour les nations « présumées prolétaires » (comprendre : moins dotés en colonies), renforçant le nationalisme et le militarisme dans un prototype du fascisme.

Chauvinisme dans la propagande coloniale[modifier | modifier le code]

Le massacre des Namas et des Héréros[modifier | modifier le code]

Une caricature de la Venus Hottentote au XIXe. Saartjie Baartman, une femme Khoïsan, était exhibée nue et encagée lors de spectacles forains en Angleterre, Hollande et France. Après sa mort, ses parties génitales ont été disséquées et ses restes conservées. Nelson Mandela a officiellement demandé à la France que ses restes, qui étaient exposés au Musée de l'Homme à Paris jusqu'en 1974, soient rendus à l'Afrique du Sud[11].

Colonies africaines par pays colonisateur[modifier | modifier le code]

Carte française de l'Afrique en 1912 avec les colonies. Possessions britanniques en jaune, françaises en rose, belges en orange, allemandes en vert, portugaises en violet, italiennes en rose hachuré, espagnoles en orange hachuré et l'Éthiopie indépendante en marron

Allemagne[modifier | modifier le code]

Belgique[modifier | modifier le code]

Espagne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Afrique espagnole.

France[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Afrique française.

L'Afrique française comprend :

Italie[modifier | modifier le code]

L'Italie avait pour colonies africaines :

Portugal[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Afrique portugaise.

L'Afrique portugaise est constituée de :

Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Le Royaume-Uni avait pour colonies africaines :

États non colonisés[modifier | modifier le code]

Bilan de la colonisation européenne[modifier | modifier le code]

Le bilan de la colonisation européenne de l'Afrique a fait au début du XXIe siècle l'objet de polémiques autour de la notion de « repentance coloniale ». À la suite de l'historien Jacques Marseille (Empire colonial et capitalisme français. Histoire d'un divorce), Daniel Lefeuvre montre que les colonies n'ont rien apporté à l'économie française et ont plutôt bridé son dynamisme[12].

On constate par ailleurs que la colonisation européenne s'est accompagnée, dans le même temps et sur le long terme, d'une réduction importante de la biodiversité du continent, la population des éléphants de savane, pour ne citer qu'un exemple parmi d'autres, passant selon une étude de l'ONG Elephants Without Borders de fin août 2016 de 20 millions avant la colonisation à 1,3 millions en 1979 (352 000 en 2014[pas clair])[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Traductions[modifier | modifier le code]

  1. (en) « imperialism is not so clearly linked to capitalism and free markets... historically there has been a closer link between colonialism/imperialism and state-led approaches to development »

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'historiographie en langue anglaise utilise le terme Scramble for Africa, littéralement « ruée vers l'Afrique », terme popularisé en 1884[2] tandis qu'en français l'expression consacrée est « partage de l'Afrique ». L'expression anglaise insiste sur la concurrence entre les puissances coloniales alors que l'expression française met plus en avant les conséquences africaines. Ces dénominations montrent la variabilité des points de vue historiographiques sur la question.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Sarah Millin, Rhodes, Londres, , p. 138
  2. (en) « Scramble for Africa », dans Henry Louis Gates, Jr. et Kwame Anthony Appiah (éds.), Encyclopedia of Africa, Oxford University Press, (ISBN 9780195337709 et 9780199733903, lire en ligne)
  3. Henri Brunschwig, Le partage de l'Afrique noire, Paris, Flammarion, coll. « Questions d'histoire », .
  4. « La Conférence de Berlin (1884-1885) ou le partage de l’Afrique » [vidéo], Émission la Fabrique de l’Histoire, France culture, .
  5. (en) Kevin Shillington, History of Africa, New York, Macmillian Publishers Limited, , 2e éd., p. 301.
  6. « Les origines et les causes de la Première Guerre mondiale », sur sport-histoire.fr
  7. (en) « Imperialism, the Highest Stage of Capitalism »
  8. Les origines du totalitarisme (1951)
  9. (en) William Easterly, « The Imperial Origins of State-Led Development », New York University Blogs, (consulté le 24 juin 2015)
  10. (en) John Atkinson Hobson, Imperialism, , p. 61 — cité par Anna Arendt.
  11. rapport de l'assemblée nationale
  12. Pour en finir avec la repentance coloniale - Le passé colonial revisité
  13. Sciences et Avenir/AFP, « Au Gabon, protéger les éléphants mais aussi les villageois », 16 juin 2017, lire en ligne

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Brunschwig (Henri) [1971], Le partage de l'Afrique noire, Paris, Flammarion, Question d'histoire, 186 p.
  • Wesseling (Henri) [1996], Le partage de l’Afrique - 1880-1914, Paris, Denoël (Folio Histoire, 2002; 1re édition en néerlandais en 1991), 840 p.

Articles[modifier | modifier le code]

  • (en) Simon Katzenellenbogen, « It Didn’t Happen at Berlin : Politics, Economics and Ignorance in the Setting of Africa’s Colonial Boundaries », dans Paul Nugen, Anthony Asiwaju, Ijaola (éds.), African Boundaries : Barriers, Conduits and Opportunities, , p. 21-34

Conférence[modifier | modifier le code]

  • Diagné Yaré, L'Afrique de la conférence de Berlin à nos jours, YouTube, 2011

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Joël Calmettes, Berlin 1885, la ruée sur l'Afrique, 2010 (IMDb)