Éternoz

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Éternoz
Éternoz
Vue d'Éternoz, Doubs.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Besançon
Canton Ornans
Intercommunalité Communauté de communes Loue-Lison
Maire
Mandat
Bernard Saulnier
2014-2020
Code postal 25330
Code commune 25223
Démographie
Population
municipale
337 hab. (2015 en diminution de 1,17 % par rapport à 2010)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 00′ 28″ nord, 6° 01′ 49″ est
Altitude Min. 315 m
Max. 670 m
Superficie 29,26 km2
Localisation

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Éternoz est une commune française située dans le département du Doubs, en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle a étė créée en 1973 par association des anciennes communes d'Alaise, Coulans-sur-Lison, Doulaize, Eternoz et Refranche[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Esternoz en 1262 ; Esternos en 1275 ; Esternoch en 1280 ; Esternoz dessoz Monmaour en 1294 ; Sternol au XIVe siècle[2]. Le toponyme semble germanique : « vallée de hêtres »[3].

Construit dans un environnement rocheux, Éternoz est traversé par le ruisseau de la Vau qui sort du village par une cascade de 40 mètres pour rejoindre ensuite les gorges du Lison, avec de nombreux belvédères.

La commune est constituée, depuis 1973, par l'association de cinq communes[2] :

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Lizine Malans Rose des vents
Myon N Amancey
Déservillers
O    Éternoz    E
S
Saraz Nans-sous-Sainte-Anne Montmahoux

Histoire[modifier | modifier le code]

Une Alésia séquane ?[modifier | modifier le code]

En 1855, l'architecte Alphonse Delacroix a soutenu devant la Société d'Émulation du Doubs l'identification d'Alésia au site d'Alaise, en territoire séquane. Cette thèse comtoise a été soutenue par Jules Quicherat[5] et Ernest Desjardins (lequel s'est rétracté par la suite[6]), puis elle a été reprise par Georges Colomb. Cette thèse, largement soutenue au XIXe siècle et dans la première moitié du XXe, permettrait d'expliquer de nombreux détails du récit de César, et de comprendre pourquoi César parle de « l'oppidum des Mandubiens » (Man Dubis = hommes du Doubs, selon une étymologie discutée). Dans cette thèse « Alaise = Alésia », la bataille décisive opposant César à l'armée de secours commandée par Vercassivellaunos aurait eu lieu sur le plateau de Doulaize, commune également associėe avec Éternoz.

Les fouilles sommaires pratiquées dans les années 1950 n'ont toutefois pas permis de trouver des traces probantes d'un siège romain, ni d'un oppidum gaulois[7].

Selon Albert Dauzat et Charles Rostaing, le nom d'Alaise serait une variante, avec un autre suffixe, du toponyme gaulois Alesia ou Alisia « falaise », qui a donné Alise en Côte-d'Or[8]. Mais Ernest Nègre l'interprète comme Alatea villa, d'un nom d'homme germanique Alateus : « le domaine d'Alateus »[9].

Une nouvelle thèse soutenue par Daniel Munier situe Alésia sur la rive opposée du Lison, sur l'éperon barré d'Éternoz[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1953 mars 1971 Joseph Cœurdevey    
mars 1971 mars 1989 Roland Garnier    
mars 1989 mars 2001 Bernard Cœurdevey    
mars 2001 mars 2007 Jean Bourgeois    
mars 2007 mars 2008 Paul Vieille    
mars 2008 En cours Bernard Saulnier[11] MoDem Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[13].

En 2015, la commune comptait 337 habitants[Note 1], en diminution de 1,17 % par rapport à 2010 (Doubs : +1,79 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
442389447474418480481497527
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
482449461445459457476416380
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
352368368356355311308289286
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
281219333324295288324341337
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église d'Éternoz, sous le vocable de saint Laurent, date de 1804. Elle est composée d'une nef unique et d'un clocher à dôme rond.
  • L'église de la Nativité-de-Saint-Jean-Baptiste d'Alaise.
  • L’église de Coulans-sur-Lison[16] dont le chœur est du XIVe siècle mais la nef à 2 travées a été reconstruite de 1776 à 1780.
  • Le réservoir de Doulaize, à toit de lauzes ("laves")
  • Les gorges du Haut Lison à visiter grâce au chemin de randonnée qui les longe (variante du GR 590)
  • Les nombreux belvédères sur la vallée du Lison (voir liste)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Alfred Jean Clément Billot (1925-1965), dit frère Jacques, prêtre (ordonné le 25 mars 1950 à Grenoble en Isère), participe à la construction de la première chapelle de Chamrousse, pour la construction ou reconstruction de bâtiments annexes du séminaire. Missionnaire au Cameroun à partir de décembre 1950 (Melong, Yabassi…), vicaire à la cathédrale de Nkongsamba, il y fonde une église (800 places) et la maison des Pères des écoles (600 élèves). Le 9 avril 1950, jour de la fête de Pâques, le père Billot a célébré la messe en l’église d'Eternoz.
  • Jean-Pierre Casimir Cuinet, curé d'Amancey, qui l'un des premiers attira l'attention sur le riche patrimoine local.
  • Alphonse Delacroix (1807-1878), le premier à soutenir la thèse Alaise = Alésia contre Napoléon III (voir son buste à Alaise).
  • Édouard Clerc, historien.
  • Auguste Castan.
  • Jules Quicherat (1814-1882), professeur à l' École des chartes, soutien de l'Alésia séquane.
  • Georges Colomb (1856-1945), soutien de la thèse Alaise = Alésia (voir son buste à Myon).
  • Sœur Marie Léone Bordy (1921-1992) religieuse de la congrégation des Filles de Notre-Dame du Sacré-cœur d'Issoudun, assassinée à Djoum au Cameroun.
  • Emmanuelle Garnier (née en 1964) : professeure des Universités et actuelle Présidente de l'université Jean Jaurès à Toulouse (31), est originaire de Doulaize
  • Pierre-Michel Duffieux (1891/1976), physicien français, à l'origine de l'optique de Fourier, résida à Coulans sur Lison. Enseignant-chercheur à l'Université de Franche-Comté, il fut cité pour le prix Nobel, et donna son nom au laboratoire d'optique.
  • Docteur Jean Mennerat (1917/2007), résistant (1941) puis Français libre (1943, matricule 34096), résida à Coulans Sur Lison. Il devint le plus grand collectionneur mondial d'ouvrages sur les échecs (27 500 volumes), collection exceptionnelle dont il fit don à la Ville de Belfort.
  • Pierre Lorius (1925-2014), joueur de football professionnel (gardien de but) au FC Sochaux de 1948 à 1953.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Artisans et gîtes d'étapes existent sur la commune, ainsi que 14 exploitations agricoles, un presseur de pommes, une fabrique de râteaux en bois et une usine d'injection plastique Cot'Inject. Il est possible de louer un âne bâté pour réaliser des randonnées le long du Lison et des environs ou de passer une nuit sous tipi dans la forêt d'Alaise.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Alaise, Doulaize, Refranche, Coulans-sur-Lison : ces villages du Doubs qui ont (presque) disparu de la carte », sur France Bleu,
  2. a et b Jean Courtieu, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 2, Besançon, Cêtre,
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, 2e éd., 1978, p. 276.
  4. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Genève, Droz, , p. 869 (tome II).
  5. Gustave Servois, « Conclusion pour Alaise dans la question d'Alesia, par Jules Quicherat. », Bibliothèque de l'École des chartes, vol. 19, no 1,‎ , p. 304–305. (lire en ligne)
  6. Camille Jullian, « Histoire de la Gaule (III, 13) », sur www.mediterranee-antique.fr (consulté le 19 août 2019)
  7. Joël Le Gall, Alésia. Archéologie et histoire, Fayard, 1963.
  8. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit., p. 8.
  9. Ernest Nègre, op. cit., p. 869 (t. II).
  10. Daniel Munier, Alésia. Le brouillard se lève, , 80 p. (ISBN 2-9514451-0-5)
  11. [PDF] Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  16. http://www.journees-du-patrimoine.com/SITE/eglise-coulans-refranche-situee-a--151681.htm

Liens externes[modifier | modifier le code]

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