Sainte-Anne (Doubs)

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Sainte-Anne
Église Saint-Thiébaud de Sainte-Anne.
Église Saint-Thiébaud de Sainte-Anne.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Besançon
Canton Ornans
Intercommunalité Communauté de communes Loue-Lison
Maire
Mandat
Joël Bôle
2014-2020
Code postal 25270
Code commune 25513
Démographie
Population
municipale
36 hab. (2014)
Densité 5,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 57′ 18″ nord, 5° 59′ 10″ est
Altitude Min. 490 m
Max. 741 m
Superficie 6,64 km2
Localisation

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Sainte-Anne

Sainte-Anne est une commune française située dans le département du Doubs, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Les habitants sont nommés les Saintanniers.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Sancta Anna en 1158 ; Sancta Agna au XIIe siècle ; Saint Agne en 1292 ; Saint-Aigne en 1311 ; Sante Agne en 1352 ; Sainte-Anne en 1413 ; Nouveau Sainte Anne en 1702 ; Saint-Agnès jusqu'en 1855[1].

Le village de Sainte-Anne est de création récente. Il s'est construit sur un petit plateau au-dessus de la source du Lison au XVIIe siècle après que Louis XIV eut fait raser le château de Sainte-Anne qui renfermait l'ancien bourg. L'église datant de 1689 du nouveau Sainte-Anne est isolée sur la plateau du "Dournon", au sud-ouest du village[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Geraise (Jura) Nans-sous-Sainte-Anne Rose des vents
Cernans (Jura) N Crouzet-Migette
O    Sainte-Anne    E
S
Dournon (Jura) Arc-sous-Montenot Villeneuve-d'Amont

Histoire[modifier | modifier le code]

Première citation de Sainte-Anne en 1225.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
vers 1841   Michel    
mars 2008 en cours Joël Bôle[2] PS Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 36 habitants, en augmentation de 33,33 % par rapport à 2009 (Doubs : 1,76 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
117 104 125 136 141 163 132 115 123
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
115 102 107 102 92 93 108 81 85
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
67 67 68 77 56 70 77 63 56
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
64 65 51 36 37 29 30 27 36
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vestiges du château de Sainte-Anne[modifier | modifier le code]

Le château de Sainte-Anne fut une des plus grandes places fortes de la famille de Chalon.

Ce territoire était, à l'origine la propriété de l'abbaye de Chenecey. La première implantation castrale date de 1225. Elle est dûe aux sires de Rang. À la suite de différents rachats, le plateau de Sainte-Anne devint l'unique propriété de Jean de Chalon. Ce dernier fortifia de manière colossale ce plateau (fossé taillé dans le roc vif, murs cyclopéens de plus de deux mètres d'épaisseur, création et implantation d'un bourg castral avec franchises, ...).

Jugée comme imprenable, et pour cause, c'est au sein de cette forteresse qu'était regroupée l'ensemble des archives de la famille de Chalon.

Cette place forte fut assiégée par les troupes de Louis XI vers 1479, inquiétée en 1595 par celles d'Henri IV, assiégée par les Suédois en 1639 puis par les troupes de Louis XIV en 1668 puis 1674.

Elle fut totalement démantelée, sur ordres de Louis XIV en 1674.

Avant d'être totalement rasée, la forteresse de Sainte-Anne fut lithographiée par van der Meulen, peintre de Louis XIV, sur deux vues. Un tableau peint également par cet artiste, et datant de la même période, nous montre, avec force détails, le dernier siège qu'eu à subir ce château.

Il existe deux autres lithographies colorées, extraites du "Petit Beaulieu", et datée de 1698.

Vestiges d'une bouche à feu gisant au sol.

Grâce à celles-ci, il est parfaitement aisé de distinguer la formidable barbacane triangulaire qui protégeait l'entrée du château, et dont il ne reste absolument plus aucun vestige de nos jours.

Cette forteresse, de par sa situation, ne fut jamais prise, et ce, malgré les nombreuses canonnades qu'elle essuya dans le courant du XVIIe siècle.

Maigres en sont les ruines aujourd'hui, on peut tout de même distinguer le large et profond fossé taillé dans le roc qui protégeait l'accès au château ainsi qu'à l'ancien village de Saint-Anne.

Un œil avisé distingue très nettement de nombreuses encoches creusées dans le roc vif du fossé du côté de Nans. Celles-ci pourraient trahir la présence d'une structure en bois.

À noter, surtout, le mur cyclopéen constitué par de superbes et énormes pierres à bossages. Celui-ci suivait tout le pourtour du rocher depuis le fossé.

Une importante poterne, protégée par les restes d'une bouche à feu, permettait de sortir de la place forte, au pied des rochers du côté de Migette, et d'accéder en cas de siège à la source établie à ses pieds.

En allant en direction de Dournon, la dernière maison du village, sur la droite présente au passant une superbe bouche à feu. Elle a été extraite des ruines de la forteresse lors de la construction du village. Un second type similaire à cette dernière, a été vu in situ en mars 2008.

Église Saint-Thiebaut[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Thiebaut, du XVIIIe siècle est inscrite aux monuments historiques depuis 2006.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Jean COURTIEU, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 5, BESANÇON, CÊTRE,
  2. [PDF] Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .