Cussey-sur-Lison

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Cussey-sur-Lison
Cussey-sur-Lison
L'église Saint Christophe de Cussey-sur-Lison.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Besançon
Intercommunalité Communauté de communes Loue-Lison
Maire
Mandat
Jean-Marie Roussel
2020-2026
Code postal 25440
Code commune 25185
Démographie
Gentilé Cussetois [1]
Population
municipale
70 hab. (2019 en augmentation de 14,75 % par rapport à 2013)
Densité 8,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 03′ 38″ nord, 5° 57′ 21″ est
Altitude Min. 285 m
Max. 478 m
Superficie 8,55 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Besançon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Vit
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
Voir sur la carte administrative de Bourgogne-Franche-Comté
City locator 14.svg
Cussey-sur-Lison
Géolocalisation sur la carte : Doubs
Voir sur la carte topographique du Doubs
City locator 14.svg
Cussey-sur-Lison
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Cussey-sur-Lison
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Cussey-sur-Lison

Cussey-sur-Lison est une commune française située dans le département du Doubs en région Bourgogne-Franche-Comté.

Elle a depuis le le statut de commune nouvelle à la suite de la fusion à cette date avec la commune de Châtillon-sur-Lison.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Cussey-sur-Lison est situé sur la rive gauche du Lison. Il est entouré de trois collines boisées surmontées de falaises qui forment une reculée, paysage typique du massif du Jura.

Le petit village est traversé par le ruisseau de la Goulue, qui prend sa source au fond de la reculée et se jette dans le Lison sur le territoire de la commune.

Des sentiers aménagés en 2013 sur le thème des falaises et du cours d'eau offrent une promenade pédagogique, permettant de découvrir la faune et la flore de la reculée dans le cadre des ENS, ainsi que des points de vue grâce à deux belvédères situés sur les roches.

Au village, cinq ponts et passerelles franchissent le ruisseau. Un peu plus bas sur le ruisseau, se trouve un moulin, le moulin du haut, aujourd'hui restauré en habitation, qui auparavant produisait de l'huile.

Un pont, dont une pierre du parapet est datée de 1793, permet de franchir la rivière du Lison et de rejoindre le village de Lizine. Au bord du Lison se situe le moulin du bas qui était une clouterie et qui devint ensuite une centrale électrique, aujourd'hui une habitation.

Enfin, un petit plateau bordé de falaises surplombe le village, aux alentours des 450 mètres d'altitude.

Vue du village et de son paysage depuis une colline au sud
Village de Cussey depuis le belvédère de la Croix au nord


Toponymie[modifier | modifier le code]

Cussey à la fin du XIIe siècle ; Cuce, Cuisens en 1275 ; Cucié en 1300 ; Cucey à la fin du XIVe siècle : Cussey sur Lyson, Cussey in Montana au XVe siècle[2] ; Cussey les Mion en 1534 ; Cussey les Quingey en 1809.

L'étymologie de ce nom viendrait de la racine celte *cus qui signifierait rocher. D'autres avancent une racine hydronymique préceltique *cus-/cos- que l'on retrouve aussi dans Cusance (Doubs).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Goux-sous-Landet Rouhe Rurey Rose des vents
Le Val N Lizine
O    Cussey-sur-Lison    E
S
Échay Lizine

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Cussey-sur-Lison est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Besançon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 312 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (62,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (62 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (57,9 %), prairies (27 %), zones agricoles hétérogènes (10,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,2 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Des traces d'occupation de l'époque romaine sont mises au jour à la fin du XIXe siècle. Plus récemment ont été découverts plusieurs objets datant de l'époque celtique.

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, le village appartenait aux seigneurs de Montfort et entretenait des liens importants avec la seigneurie de Châtillon et celle de Vuillafans-le-Vieux, qui cite Cussey dans un dénombrement de la seigneurie daté de 1584. De plus, le prieuré de Mouthier-Haute-Pierre dispose d'une directe mainmortable sur les habitants de Cussey.

L'église Saint-Christophe aurait été fondée entre le Ve siècle et le Xe siècle et fut donnée au chapitre de Besançon en 1135. Elle est de style roman à nef unique. La souche du clocher peut être datée du XIIe siècle et la partie supérieure probablement du XIVe siècle.

La paroisse s'étendait alors sur les villages de Cussey, d'Echay, sur le Château et les Granges de Châtillon et, jusqu'au XVIIIe siècle, sur le village de Bartherans et prélevait des sommes comme revenus sur d'autres villages encore.

Le village était situé dans le bailliage du Milieu, plus précisément dans le bailliage de Quingey, cité comtale, en pays de Varais. Les habitants de Cussey sont retrahants du château-fort de Montfort et doivent y tenir garnison.

Il existait un four banal dont l'usage fut peu à peu abandonné à partir de 1470 lorsque le seigneur de Montfort autorisa peu à peu les habitants à construire des fours particuliers. Il permettait aux sujets du village «  d'y faire cuire leurs pains et pattes » contre le paiement du cens. En 1627, un traité entre les dénommés Anatoile Caesart et Denis Grimel, d'une part, et le seigneur de Montfort, d'autre part, à propos de la perception et l'acheminement au château de Montfort des taxes correspondant à l'utilisation des fours précise que le four banal était détruit à cette date et mentionne un traité de 1470 par lequel un certain Nicolas Faignon avait été autorisé à construire un four particulier.

On peut mentionner qu'en 1490, les sauneries de Salins achètent du bois à la communauté de Cussey et aux villages alentours.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Dans un document de 1544, l'empereur Charles Quint donne sa permission à Claude de Montfort, seigneur et chevalier d'honneur au Parlement de Dole, de percevoir un péage sur « un pont bâti par lui sur le Lison, à la place d'un bac ou navois ». On peut envisager qu'il s'agisse d'un pont construit à l'endroit du Pont sur le Lison actuel menant à Lizine, dont une pierre indique la date 1793.

Les communaux de Cussey sont vendus au seigneur de Châtillon en 1676, mais seront restitués aux habitants du village en 1690 à la suite d'un procès.

Parmi les évènements les plus marquant de cette période : les pillages des Suédois durant la Guerre de Dix ans, la conquête française ainsi que la peste et la famine au XVIIe siècle, qui provoquèrent une importante baisse de la population, passant de 44 foyers (ou feux) en 1614 à seulement 12 foyers en 1688.

En 1724, le village accueille son premier maître d'école.

Enfin, concernant l'église, elle fut retournée en 1734 afin d'installer un important retable baroque polychrome dont le corps central est un tableau représentant Saint-Christophe, patron de la paroisse, portant l'enfant Jésus sur les eaux. Avant cette date l'entrée devait se faire par l'actuel chœur ou, plus probablement, par la façade sud, c'est-à-dire de façon latérale.

L'église et sa flèche en zinc, avant sa destruction en 1966

La paroisse s'agrandit à la fin du XVIIIe siècle en intégrant la paroisse voisine de Mont-sur-Lison, mais début XIXème, le curé du village, soutenu par le maire, se plaint à l'Archevêque que sa santé ne lui permette de s'occuper d'une si grande paroisse et demande la nomination d'un nouveau prêtre. La paroisse est alors érigée en succursale.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Il y a peu d'informations sur la période révolutionnaire pour le village, on sait seulement que la Révolution est globalement mal accueillie dans la région et que l'église est rachetée par un dénommé Cuenet, religieux bernardin, pour éviter la dilapidation du mobilier.

Au XIXe siècle, le village se développe avec la construction d'une maison commune et d'une fontaine-lavoir malgré l'exode rural qui affaiblit peu à peu la communauté villageoise dans la seconde moitié du siècle.

En 1839, le clocher de l'église est surélevé et une flèche en zinc, haute de 18 mètres, est installée à son sommet. On peut aussi la présence d'une « usine sur le ruisseau du Grand Bief » (moulin du Dessus) et du moulin sur le Lison (moulin du Bas). On y cultive encore la vigne, avec 43 arpents (env. 15 hectares) en 1773 et 8 hectares en 1848. L'élevage bovin qui compte 57 bêtes en 1688 et 50 en 1773 permet la création d'une fromagerie en 1823. La production est de 250 000 litres de lait en 1929 et 1 million de litres en 1982. Les relations commerciales se font avec Salins et le Jura plus qu'avec Quingey.

Au , une commune nouvelle est créée par un arrêté préfectoral du [10], par la fusion des communes de Cussey-sur-Lison et Châtillon-sur-Lison, sous le régime juridique des communes nouvelles. Cussey-sur-Lison est le chef-lieu de la commune nouvelle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1988 1989 Joseph Roussel    
1989 En cours
(au 1er juin 2020)
Jean-Marie Roussel[11],[12]
Réélu pour le mandat 2020-2026
SE Commercial
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[14].

En 2019, la commune comptait 70 habitants[Note 3], en augmentation de 14,75 % par rapport à 2013 (Doubs : +2 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
150153160160177154144150166
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
153153167160146127125108100
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
97871061059490798676
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
646759463761656861
2015 2019 - - - - - - -
6570-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le pont sur la Loue : joli pont en pierre à cinq arches situé juste en amont des Forges offrant une belle vue sur les falaises de Rurey grâce au miroir créé par le barrage.
  • La confluence Loue-Lison.
  • Le ruisseau de la Goulue en parcourant le sentier de la reculée de Cussey-sur-Lison[18].
  • Le gouffre de la Barme, un puits profond de 18 mètres.
  • La grotte du Laret (ou grotte de l'Ermitage). Un ermite y aurait vécu, on y trouve un lit taillé dans la pierre et au-dessus de celui-ci, une petite niche, probablement pour y mettre un éclairage.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.habitants.fr/doubs-25
  2. Jean COURTIEU, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 2, BESANÇON, CÊTRE, .
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. Préfecture du Doubs, « Arrêté portant création de la commune nouvelle de Cussey-sur-Lison » [PDF], (consulté le ), p. 74-76.
  11. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  12. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  17. http://www.chantony.fr/histoire_divers/forges_de_chatillon.htm
  18. https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/sites/regions_france3/files/assets/documents/livretcussey3web.pdf

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :