Châtillon-sur-Lison

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Châtillon-sur-Lison
Châtillon-sur-Lison
Château de Châtillon-sur-Lison.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Besançon
Intercommunalité Communauté de communes Loue-Lison
Maire
Mandat
Françoise Leblanc-Vichard
2020-2026
Code postal 25440
Code commune 25134
Démographie
Gentilé Châtillonnais, Châtillonnaises
Population
municipale
hab. (2018 en diminution de 20 % par rapport à 2013)
Densité 2,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 05′ 20″ nord, 5° 59′ 07″ est
Altitude Min. 285 m
Max. 463 m
Superficie 2,89 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Besançon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Vit
Législatives Première circonscription
Localisation
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Châtillon-sur-Lison

Châtillon-sur-Lison est une commune française située dans le département du Doubs, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est bordée à l'est, du sud vers le nord, d'abord par le Lison puis par la Loue après leur confluence.

Hameaux[modifier | modifier le code]

Ce petit village est divisé en trois hameaux : les Forges de Chatillon situées au bord de la Loue, Les Fermes de Chatillon et le Château qui se trouve sur une petite colline.
Avec une population de 9 habitants, Châtillon-sur-Lison est la commune la moins peuplée du département.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Rouhe Rurey Rose des vents
N
O    Châtillon-sur-Lison    E
S
Cussey-sur-Lison Lizine

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Châtillon-sur-Lison est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Besançon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 312 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (57,6 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (55,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (57,6 %), zones agricoles hétérogènes (25,8 %), prairies (16,6 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Châtillon serait un dérivé, sans doute mérovingien, du bas latin castellum, diminutif de castrum, accompagné du suffixe -ionem. Castrum désigne d’abord tous les types de forteresse, depuis le simple donjon jusqu’à l’enceinte urbaine, puis se spécialise dans le sens de « château fort » et se réduit ensuite à celui de « grande maison de plaisance ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette maison tirait son nom d'un château proche du Lison dans le bailliage de Quingey.

Le plus ancien membre connu est Hugues de Châtillon, chevalier. Il se faisait religieux à l'abbaye de Cluny au cours du XIIe siècle. À cette occasion, il donnait à l'abbaye tout l'alleu qu'il possédait au château de Clairveaux avec le consentement de sa femme Poncette et de son fils Vaucher. Ce dernier était cité dans un accord fait entre le comte Raymond de Bourgogne et Gaucher II de Salins. Ogier de Châtillon assistait à la fondation de l'abbaye Notre-Dame de Billon en 1128. Narduin de Châtillon était présent, vers 1134, à une donation faite à l'abbaye des trois rois. Son fils Guillaume de Châtillon, chevalier, enrichissait l'abbaye de Billon par ses dons. Un autre Guillaume était du nombre des otages que le comte Jean Ier de Chalon donnait en 1224 aux citoyens de Besançon pour garantir un traité. Une charte de 1235 porte le sceau de Guillaume de Châtillon le représentant à cheval, tenant une épée nue de la main droite et la main gauche présentant son écu chargé d'un lion. En 1254, Pierre de Châtillon reprenait le fief du comte de Bourgogne. Jean de Châtillon épousait, vers 1280 Agnès de Chaussin, ils eurent Gérard de Châtillon. Robert de Châtillon, chevalier, était gardien du comté de Bourgogne vers la fin du XIIIe siècle et connétable au début du XIVe siècle. Pierre de Châtillon, chevalier, seigneur de Châtillion-sur-Lison, eut Jacques de Châtillon nommé dans un acte du prieuré de Lanthenans en 1345 et Guye de Châtillon, femme de Willemin dit Chassigney, damoiseau, faisait hommage de la maison forte de Châtillon en 1303 et des fiefs qui en relevaient à Vautier de Montbéliard, seigneur de Vuillafans. Jean de Châtillon, écuyer, recevait en 1319 de Simon de vaudrey, chevalier, des terres à charge pour lui de les tenir en fief. Thierry de Châtillon, chevalier, déclarait en 1341, qu'il se devait de recevoir les gens d'armes du comte de Bourgogne dans son château de Châtillon.

Au XIVe siècle, le château de Châtillon-sur-Lison passait dans la maison de Montagu. Celle-ci était entrée au XIIIe siècle dans une branche de la maison de Vaugrenans. Simon de Vaugrenans, chevalier, prenait en 1280 le titre de seigneur de Châtillon. Il était le père de Richard de Vaugrenans, damoiseau, qui quittait le nom de Vaugrenans pour prendre celui de Châtillon[8].

Châtillon fut par la suite rattaché aux domaines de la Maison de Poligny[9].

Pierre de Poligny en était le seigneur en 1505, après avoir hérité des biens bourguignons de sa cousine Claudine de Montagû, Dame de Châtillon, de Lisine et Palantine. Pierre de Poligny fut désigné par l'Archiduc Philippe, Roi de Castille, pour être l'un des Gentils-hommes qui l'accompagna en Espagne. Il remporta en 1511 le prix dans le tournoi de Vincelles. Il décéda en 1549 [10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1806 1814 Nicolas Gauthier    
mars 2008 En cours
(au 5 juillet 2020)
Françoise Leblanc-Vichard [11],[12]
Réélue pour le mandat 2020-2026
DVD Architecte

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[14].

En 2018, la commune comptait 8 habitants[Note 3], en diminution de 20 % par rapport à 2013 (Doubs : +1,53 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
23273304250358309259154183
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
17819217912810556545851
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
404427482037322426
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
353818151516151310
2018 - - - - - - - -
8--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de Châtillon-sur-Lison du XIIIe siècle est inscrit aux monuments historiques depuis 2002.
  • Les anciennes Forges[17], fondées en 1677 dans une boucle de la Loue (voir photo ci-dessous) et arrêtées en 1876, désormais reconverties en usine hydroélectrique depuis 1920.
  • Le pont sur la Loue : joli pont en pierre à cinq arches situé juste en amont des Forges offrant une belle vue sur les falaises de Rurey grâce au miroir créé par le barrage.
  • La confluence Loue-Lison.

Début 2017, la commune est « réputée sans clochers »[18].

La commune a la particularité de ne pas avoir d'église.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Jean Baptiste Guillaume, Histoire généalogique des sires de Salins au comté de Bourgogne, édition Jean-Antoine Vieille, 1757, p. 26 à 27. books.google.fr

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. histoire généalogique des sires de Salins
  9. « Maison de Poligny », sur www.maisondepoligny.com (consulté le ).
  10. François-Félix Chevalier, Mémoires Historiques sur la ville et seigneurie de Poligny, t. 2, Lons-Le-Saunier, Imprimerie Pierre Delhorme, .
  11. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  12. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  17. http://www.chantony.fr/histoire_divers/forges_de_chatillon.htm
  18. « Recherches sur critères », Clochers de France.