Loudun

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Loudun
La Tour carrée, monument emblématique de Loudun.
La Tour carrée, monument emblématique de Loudun.
Blason de Loudun
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Châtellerault
Canton Loudun (bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays loudunais
Maire
Mandat
Joël Dazas
2014-2020
Code postal 86200
Code commune 86137
Démographie
Gentilé Loudunais
Population
municipale
6 740 hab. (2014)
Densité 154 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 00′ 38″ nord, 0° 05′ 04″ est
Altitude Min. 47 m – Max. 120 m
Superficie 43,77 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-loudun.fr

Loudun est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine. Ses habitants sont appelés les Loudunaises et les Loudunais.

C'est une ville avec les ruines de l'ancien château détruit par Richelieu, et dont le centre historique est entouré de vieux remparts. Cette ville possède un grand patrimoine culturel avec, entre autres, sa Tour Carrée, ses ruelles ayant gardé l'esprit du Moyen Âge, toutes les caves à champignons et à vins, sans oublier le musée Renaudot.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Lauzdunensis vicaria en 850[1]; Laucidunensis en 895[2],[3]; Losdunum en 1059[4],[3].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le mot gaulois dunon, qui désigne une forteresse, et parfois un lieu en hauteur, a laissé sa trace dans le nom de beaucoup de villes françaises même lorsque ceux-ci ont été latinisés par la suite. Le plus souvent, il est associé au nom d’un chef gaulois comme à Loudun justement, mais aussi à Verdun ou Meudon. Ou encore au nom de dieu gaulois le plus vénéré Lug par exemple. C’est le cas à Laon et à Lyon dont les deux noms dérivent de Lugduno.[réf. nécessaire]

Loudun appelée egalement "Lugdunum"[Informations douteuses] [?], nom gallo-romain d'origine celtique. Le nom de la ville signifie donc « colline, du dieu Lugus » le Corbeau Lugus a été rapproché du gaulois lugos orthographié lougos en français qui aurait signifié « corbeau » selon Plutarque, le Lumineux, la Lumière, Lugus étant une divinité solaire et de la lumière. Dun est un toponyme ou un élément de toponyme courant dans les régions de peuplement ou d'ancien peuplement celtique. Il signifie à l'origine citadelle, forteresse, enceinte fortifiée, puis secondairement colline, mont. On le trouve sous la forme dunon (lire dūnon avec un U long en gaulois ou plutôt dūno, latinisé en dunum, dun en gaélique et din en gallois et en breton (dans Dinan). On le rencontre également dans les textes relatifs à la mythologie celtique, notamment pour désigner la résidence de dieux ou de héros.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Tout au nord du département de la Vienne, la commune de Loudun est bordée à l'ouest par le Martiel, un sous-affluent de la Dive et par la Négron au sud-est.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Les Trois-Moutiers Bournand Basses Rose des vents
Mouterre-Silly N Sammarçolles
Messemé
O    Loudun    E
S
Chalais La Roche-Rigault

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La ville est située au croisement de la route nationale 147 et des routes départementales 14, 61, 63, 147 et 759, soit en distances orthodromiques, 20 km à l'est de Thouars, 22 km au sud-ouest de Chinon, 30 km au sud-sud-est de Saumur et 52 km au nord-nord-ouest de Poitiers.

Au nord, la départementale 47 dessert le village de Véniers.

L'enclavement de Loudun en matière de transport peut expliquer, pour une part, son retard de croissance et sa difficulté à se rendre attractif pour les entreprises comme pour les résidents. Dans une société où la gestion des temps est un enjeu de plus en plus central, l'éloignement, autant en termes de distance que de temps, de Loudun du cœur dynamique du département et de son offre de services administratifs, de santé, culturels, économiques, etc., est un handicap majeur[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Loudun et le Loudunais sont situés dans un territoire à la croisée des marches de trois grandes régions historiques : l'Anjou, la Touraine et le Poitou.

Contrairement au découpage actuel, où la région Poitou-Charentes présente au nord du département de la Vienne une excroissance pour englober Loudun, au Moyen Âge et jusqu'à la Révolution française, c'est le Saumurois qui s'enfonce dans le Poitou actuel englobant Loudun jusqu'à Mirebeau au sud.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 986, Guillaume III de Poitiers et Geoffroy Ier d'Anjou s'affrontent au lieu-dit les Roches Saint-Paul, alors rattaché à la paroisse de Coussay. Geoffroy obtient le fief de Loudun mais est vassal de Guillaume. Loudun dépend des comtes d'Anjou jusqu'en 1206, date à laquelle Philippe Auguste la rattache à la Couronne de France. Cependant, Philippe Auguste donne Loudun en garde à Guillaume des Roches, sénéchal d'Anjou et du Maine, car le roi de France considère Loudun comme une place stratégique et décide de remplacer l'ancien château par une nouvelle forteresse pour contrer les puissants Plantagenêt.

En 1214, Jean sans Terre intrigue contre le roi Philippe Auguste, en achetant l’aide des barons poitevins : les Chauvigny, les Mauléon et les Thouars. Jean-sans-Terre occupe Angers. Louis, le fils de Philippe Auguste intervient à Moncontour dont il fait détruire le château. De son côté, Philippe-Auguste est vainqueur à Bouvines. Il vient aussitôt à Loudun pour imposer la paix de Chinon à Jean sans Terre qui doit renoncer à la plus grande partie de ses possessions en Poitou.

Le 4 février 1367, Charles V octroie Loudun au duc d'Anjou, en échange de Champtoceaux[6].

Sénéchaussées de l'Anjou au XVIIIesiècle.

Le 1er décembre 1372, le traité de Loudun est signé entre le roi de France et les principaux barons poitevins, qui lui rendent hommage. Il met ainsi fin à la reconquête du Poitou qui avait suivi le traité de Brétigny (1360).

En 1476, le roi René, duc d'Anjou est contraint de conclure un accord avec Louis XI, étant accusé d'avoir négocié avec Charles le Téméraire. Loudun est à nouveau réunie à la couronne de France. Louis XI l'érige en bailliage. François Ier ordonne qu'on rédige la coutume de Loudun. Le Loudunais devient une sénéchaussée, qui dépend du gouverneur de Saumur.

À la fin d'année 1480, Louis XI libère le cardinal Jean de la Balue et le transfère provisoirement à Loudun, à condition qu'il quitte le royaume de France. Aussi le légat Giuliano della Rovere, futur pape Jules II, y arrive-t-il au début du mois de janvier 1481[7].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

En 1542, lors de la création de la généralité de Tours, la sénéchaussée de Loudun intègre cet ensemble territorial constitué par les provinces d'Anjou, du Maine et de la Touraine.

Localisation de Loudun dans l'Anjou de l'Ancien régime.

En 1568, les luttes entre protestants et catholiques reprennent. Henri, roi de Navarre, alors âgé de 16 ans se trouve à Loudun avec l'armée protestante. Les protestants brûlent la collégiale Sainte-Croix, le couvent de l'église des Carmes (Saint-Hilaire-du-Martray) et l'échevinage. Le duc d'Anjou (futur Henri III) fait le siège de Loudun pour récupérer la cité aux mains des protestants.

En 1569, Coligny assiège Poitiers, mais l’arrivée de l’armée royale le force à lever le siège. L’affrontement a lieu lors de la bataille de Moncontour : le duc d'Anjou inflige une défaite sanglante aux Huguenots.

En 1579, le roi Henri III élève Loudun au rang de duché non héréditaire au profit de Françoise de Rohan.

En 1584, Henri III donne l'ordre de faire détruire la forteresse érigée par Philippe Auguste, le palais des ducs-rois d'Anjou-Sicile et l'enceinte fortifiée de Loudun.

En 1587, Henri de Navarre s'empare de Loudun, ainsi que de Vivonne, Mirebeau et Châtellerault.

En 1605 fut prévu un siège de présidial à Loudun, qui aurait compris le bailliage de Chinon, mais l'opposition de Tours et Poitiers empêcha le projet d'aboutir.

En 1616, pour mettre un terme à une nouvelle révolte des nobles, la paix de Loudun (désastreuse pour la Cour) est signée entre Marie de Médicis (la régente) et le prince de Condé.

En 1628, la baronnie de Mirebeau fut acquise par le cardinal de Richelieu et unie en 1631 au duché-pairie de Richelieu, et dont le tribunal ducal relevait à la fois du Parlement de Paris et de la sénéchaussée de Saumur[8].

En 1630, la ville de Loudun fut le théâtre d'une traque lancée par le cardinal de Richelieu, avec pour objectif de faire taire le prêtre catholique Urbain Grandier qui l'avait critiqué férocement.

En 1631, Louis XIII envoie à Loudun le conseiller d'État Jean Martin, baron de Laubardemont, afin de terminer la démolition de la forteresse construite par Philippe-Auguste, du palais des ducs-rois d'Anjou-Sicile, du donjon et de l'enceinte fortifiée de la ville.

En 1634, commença à proprement parler « l'affaire des démons de Loudun ».

En 1711, le 6 septembre, un tremblement de terre a mis à bas une partie des murailles, et provoqué l'effondrement d'une partie de l'église principale.

Révolution française[modifier | modifier le code]

En 1790, lors de la création des départements français, le Sud-Saumurois (sénéchaussée de Loudun et pays de Mirebeau dépendants du gouverneur de Saumur et partie méridionale de l'Anjou) est rattaché au département de la Vienne.

Comme le reste de la France, Loudun accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution et, en tant que symbole, il est coupé le 5 mai 1793, lorsque la nouvelle de la prise de Thouars par les armées vendéennes arrive, par crainte de représailles. Les membres du conseil municipal jugèrent également plus prudent de se replier sur Chinon, et le drapeau blanc fleurdelysé flotte un instant sur la bourgade[9]. Dès l’alerte passée, il est replanté (le 8 mai), puis à nouveau le 18 (remplacé par un spécimen de plus grande taille)[10]. Lorsqu'un détachement de cavalerie vendéenne pénètre dans la ville le 25 juillet, l’arbre est abattu une nouvelle fois[11]. Il est à nouveau replanté, suivi de trois autres : un porte (Saint-)Nicolas, un autre place de la Bœufetterie, un troisième porte de Chinon, et le dernier dans le quartier du Martray[12]. Ils deviennent des lieux de ralliement pour toutes les fêtes et les principaux événements révolutionnaires, comme la célébration des victoires des armées révolutionnaires, la lecture des lois, l'anniversaire de l'exécution de Louis XVI[12]. Ces quatre arbres sont abattus de nuit en octobre 1799, au moment de la réaction royaliste, mais replantés immédiatement. Un autre arbre est abattu et replanté en janvier 1800[12].

Loudun est chef-lieu du district de Loudun de 1790 à 1795, puis de son arrondissement de 1800 à 1926.

En 1802, lors de la nomination des premiers préfets de France, c'est un Loudunais, Pierre Montault-Désilles qui devient premier préfet du département de Maine-et-Loire. La même année, son frère Charles Montault-Désilles, devient l'évêque d’Angers.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Luftwaffe bombarde la gare le 18 juin 1940 : le quartier environnant souffre, et le bilan est de 20 morts[13]. La Wehrmacht pénètre dans la ville le 20 juin[14].

Durant l’été 1944, les aviations alliées mènent de nombreuses opérations de strafing : des chasseurs patrouillent sur les axes (voies ferrées, routes principales) à la recherche de cibles d’opportunité. C’est ainsi que des chasseurs alliés tirent sur la gare le 8 juillet[15] et qu’elle est à nouveau bombardée le 15 août[16].

En 1948, pour célébrer le centenaire de la révolution française de 1848 et de la Deuxième République, un arbre de la liberté est planté dans le jardin de la mairie[17].

En 1964, l'ancienne commune de Veniers fusionne avec Loudun[18]. En 1972, Rossay en fait autant[18].

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de la Vienne.
Blason Blasonnement :
De gueules, à une tour crénelée d'argent, maçonnée de sable ; au chef d'azur, chargé de trois fleurs de lis d'or[19].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Loudun.
L'hôtel de ville.
Liste des maires successifs depuis 1943
Période Identité Étiquette Qualité
1943 1947 Jean Mannet Radical puis DVD Conseiller général de Loudun
Marc Godrie    
1999 René Monory CD puis UDF-CDS puis UDF-FD Garagiste
Conseiller général de Loudun
Conseiller régional de Poitou-Charentes
Ministre
Sénateur
Président du conseil général de la Vienne
Président du conseil régional de Poitou-Charentes
Président du Sénat
Suppléant du député Pierre Abelin
mars 2001 Jean-Pierre Fredaigue DVD  
mars 2001 mars 2008 Jean Touret UMP Conseiller général de Loudun
Conseiller régional de Poitou-Charentes
Vice-président du conseil général de la Vienne
Suppléant du député Jean-Pierre Abelin
mars 2008 Elefthérios Benas[20] DVD puis UMP Médecin
Conseiller général de Loudun
en cours Joël Dazas DVD Chargé d'affaires
Président de la communauté de communes du Pays loudunais
Suppléant du conseiller départemental Bruno Belin

La communauté de communes du Pays loudunais[modifier | modifier le code]

Loudun est le siège de la communauté de communes du Pays loudunais qui regroupe 52 communes, dont sept communes associées et quatre cantons : Loudun, Moncontour, Monts-sur-Guesnes, Les Trois-Moutiers.

En 1999, sa population était de 24 625 habitants, pour une superficie de 849 km2.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Loudun est jumelée à six villes :

Blank map of world no country borders.PNG
La commune de Leuze-en-Hainaut en Belgique
La commune de Ouagadougou au Burkina Faso
La commune de Thibodaux en Louisiane aux États-Unis
La commune de Shippagan au Canada
La commune de Burgos en Espagne
La commune d'Audun-le-Tiche en France

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué trois fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[21].

Démographie[modifier | modifier le code]

La commune de Loudun s'est agrandie à deux reprises, d'abord en 1964 avec l'intégration de Véniers, puis en 1972 avec la fusion-association de Rossay, qui reste commune associée.

Démographie de Véniers[modifier | modifier le code]

Évolution démographique de Véniers
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
442 499 499 407 467 481 462 488 500 477
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
488 464 437 436 407 434 481 492 476 460
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 - -
488 466 462 432 441 459 454 430 - -
1962 population sans doubles comptes.
(Sources : EHESS[22].)

La population de Véniers est toujours restée relativement stable, entre 400 et 500 habitants.

Démographie de Rossay[modifier | modifier le code]

Évolution démographique de Rossay
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
168 153 170 181 157 184 197 201 213 226
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
226 206 210 198 177 188 203 224 228 228
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 -
230 215 233 231 219 211 203 197 146 -
1962 et 1968 population sans doubles comptes.
(Sources : EHESS[23].)

La population de Rossay a atteint son maximum en 1926 avec 233 habitants.

Démographie de Loudun[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[25],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 6 740 habitants, en diminution de -4,92 % par rapport à 2009 (Vienne : 1,65 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 000 5 150 5 128 5 044 5 078 5 032 4 980 4 670 4 557
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 810 4 504 4 403 4 493 4 522 4 525 4 528 4 652 4 617
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 615 4 653 4 781 4 836 5 252 5 059 5 219 5 313 5 501
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
5 587 6 948 8 035 8 120 7 854 7 704 7 173 6 904 6 740
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l'Insee, la densité de population de la commune était de 160 hab./km2, contre 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Longtemps cantonnée entre 4 500 et 5 500 habitants, la population de Loudun a brusquement augmenté avec l'intégration de Véniers en 1964, puis avec la fusion-association de Rossay en 1972. Elle a culminé à 8 120 habitants au recensement de 1982, et a depuis perdu près de 1 000 habitants en 26 ans. Loudun comptait 7 854 habitants en 1990, à peine 150 de moins dix ans plus tard ; elle tombe désormais (fin 2013) à 6 780. En revanche, le reste du Loudunais connaît une certaine stabilité, notamment dans le canton des Trois-Moutiers où l'ouverture, en 2015, du Center Parcs devrait dynamiser la démographie.

Transports[modifier | modifier le code]

  • Réseau TER Poitou-Charentes (Autocars)

La ville de Loudun est desservie par la relation Autocars TER no 14[27] : Chinon ↔ Loudun ↔ Thouars

  • Réseau départemental Lignes en Vienne (Autocars)

Géré par le conseil général de la Vienne, le réseau Lignes en Vienne dessert la ville et ces établissements scolaires[28].

  • (BUS) Lignes en Vienne 110 : Liaison Poitiers ↔ Mirebeau ↔ Loudun (ligne 110).
  • (BUS) Lignes en Vienne 201 : Liaison Châtellerault ↔ Lencloître ↔ Loudun (ligne 201).

Économie[modifier | modifier le code]

Le Loudunais est une région agricole et viticole. Le leader mondial des produits tubulaires destinés aux bovins, la société Agritubel, est basée à Loudun.

La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de la Vienne.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La Tour Carrée, ancien donjon du château construit par Foulques Nerra, comte d'Anjou, en 1040, classée depuis 1877[29].
  • Le château du Bois-Gourmond, XIVe et XVIe siècles, inscrit partiellement en 1929 puis en intégralité depuis 1993[30].
  • Le château du Bois-Rogue à Rossay, dont la chapelle du XIIIe siècle et la galerie du XVIe siècle sont classées depuis 1970[31].
  • La commanderie ancienne des hospitaliers de Saint-Jean (ou chapelle Saint-Jean), XIIIe siècle, inscrite aux monuments historiques depuis 1995[32].
  • L'église Sainte-Croix, appelée aujourd'hui collégiale Sainte-Croix sert d'écrin à de nombreuses expositions d'art contemporain et concerts. Le chœur et le transept du XIIe siècle sont classés depuis 1955, les parties subsistantes de l'ancienne nef étant inscrites depuis 1992[33].
  • Le musée Théophraste-Renaudot : met à l'honneur Théophraste Renaudot dont les œuvres appartiennent à l'histoire de la pensée, de la littérature.
  • L'Aquarium : présente tous les milieux aquatiques d'eau douce grâce à une quinzaine de bacs et bassins.
  • Le musée Charbonneau-Lassay : les collections disposées à l'image d'un cabinet de curiosités traitent de l'histoire de la cité et de son riche passé.
  • Le Jardin d'Inspiration médiévale : au pied de la Tour Carrée, il présente des plantes médicinales ainsi que des condiments. Des carrés en châtaignier tressés, des pergolas, des arceaux de bois servent de décor à ce jardin.
  • Le couvent des Carmes, XIVe au XVIIe siècle, inscrit depuis 1995[34].
  • L'église Saint-Hilaire du Martray, attenante au couvent des Carmes, classée depuis 1921[34].
  • L'église Saint-Pierre du marché, construite sous Philippe Auguste, classée depuis 1921[35].
  • Enceinte (douves, enceinte, ancienne tour ronde), XIIIe siècle, inscrite depuis 1948[36].
  • L'hôtel de Saint-Laon, XVIIe et XVIIIe siècles, inscrit depuis 1995[37].
  • L'hôtel de ville, XIXe siècle, inscrit depuis 1995[38].
  • La maison des Échevins (ou Échevinage), XVe et XVIIe siècles, inscrite depuis 1972[39].
  • La porte du Martray, unique vestige des quatre portes de l'enceinte urbaine construite sous Philippe Auguste, classée depuis 1946[40].
  • Deux maisons des XVe et XVIe siècles[41],[42]ainsi qu'un portail du XVIIIe siècle[43]sont également inscrits.
  • Le « Logis gothique », à proximité de la chapelle Saint-Jean.
  • La Maison de l'Art Roman : le noyau de cette collection privée est constituée de 35 chapiteaux romans du XIIe siècle, d'une dizaine de tailloirs et de deux voussures de portail.

Visite virtuelle église Sainte-Croix

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La statue de Théophraste Renaudot à Loudun.

Spécialités gastronomiques[modifier | modifier le code]

Le Croquant de Loudun est une spécialité biscuitière ayant pour origine la tradition de la culture d'amandiers en pays loudunais.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne)
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 390a sous Laudun
  3. a et b Ernest Nègre, Op. cit.
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cit.
  5. Étude de KPMG pour le Conseil général de la Vienne : FuturS en Vienne – diagnostic – novembre 2009.
  6. Archives nationale, p. 1340, no 465 ; publié par Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome X, p. 266, note no 2, Librairie Renouard, Paris 1908 ; "...touchant la chastellenie de Lodun, baillee en recompense par noz predecesseurs au duc d'Anjou au lieu de ladicte baronnie de Champtoceuax, en nous suppliant et requerant que des dictes lectres..." (Lettre de Louis XI datée aux Montilz-lèz-Tours le 19 avril 1468 (même document, même page)
  7. http://books.google.fr/books?id=VsFCkAOE3NAC&pg=PA99 Philippe de Commyne : Lettres, commentaire p. 99
  8. La Frontière des origines à nos jours, colloque d'historiens, Presses universitaires de Bordeaux, Bordeaux : 1997
  9. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 109-111
  10. Robert Petit, op. cit., p. 118
  11. Robert Petit, op. cit., p. 119-120
  12. a, b et c Robert Petit, op. cit., p. 200-201
  13. Christian Richard, 1939-1945 : la guerre aérienne dans la Vienne, Geste éditions, 2005. 348 p. (ISBN 2-84561-203-6) , p. 28
  14. Jean-Henri Calmon, Occupation, Résistance et Libération dans la Vienne en 30 questions, Geste éditions, coll. « 30 questions », Jean-Clément Martin (dir.), La Crèche, 2000, 63 p. (ISBN 2-910919-98-6), p. 11
  15. Christian Richard, op. cit., p. 203
  16. Christian Richard, op. cit., p. 274
  17. Robert Petit, op. cit., p. 223
  18. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. (Malte-Brun, la France illustrée, tome V, 1884)
  20. http://archive.wikiwix.com/cache/?url=http%3A%2F%2Fwww.vienne.pref.gouv.fr%2Fuploads%2Fss3iCms%2Fdocs%2F2008_fichier_des_maires.pdf
  21. Site des villes et villages fleuris, consulté le 27 décembre 2016.
  22. Véniers sur le site "Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui" Consulté le 11 janvier 2010
  23. Rossay sur le site "Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui" Consulté le 11 janvier 2010
  24. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  27. http://www.ter-sncf.com/Regions/poitou_charentes/Fr/Se_deplacer_en_TER/Avant_mon_voyage/Fiches_horaires/Default.aspx
  28. http://www.cg86.fr/193-lignes-en-vienne.htm
  29. « Ancien donjon », notice no PA00105498, base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. « Château du Bois-Gourmond », notice no PA00105509, base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. « Château du Bois-Rogue », notice no PA00105499, base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. « Ancienne commanderie Saint-Jean », notice no PA00135596, base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. « Église Sainte-Croix », notice no PA00105501, base Mérimée, ministère français de la Culture
  34. a et b « Couvent des Carmes et église Saint-Hilaire du Martray », notice no PA00105502, base Mérimée, ministère français de la Culture
  35. « Église Saint-Pierre », notice no PA00105503, base Mérimée, ministère français de la Culture
  36. « Enceinte », notice no PA00105504, base Mérimée, ministère français de la Culture
  37. « Hôtel de Saint-Laon », notice no PA00135598, base Mérimée, ministère français de la Culture
  38. « Hôtel de Ville », notice no PA00135595, base Mérimée, ministère français de la Culture
  39. « Ancienne maison des Échevins », notice no PA00105505, base Mérimée, ministère français de la Culture
  40. « Porte du Martray », notice no PA00105508, base Mérimée, ministère français de la Culture
  41. « Maison, rue de la Porte-Saint-Nicolas », notice no PA00105506, base Mérimée, ministère français de la Culture
  42. « Maison, rue du Portail-Chaussée », notice no PA00135597, base Mérimée, ministère français de la Culture
  43. « Portail », notice no PA00105507, base Mérimée, ministère français de la Culture
  44. Le Robert encyclopédique des noms propres, édition 2008, p. 1359 et 1899, signale à l'article Loudun : « Maison natale de T. Renaudot (musée) ».