Saint-Jean-de-Sauves

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Saint-Jean-de-Sauves
Saint-Jean-de-Sauves
La plaine entre Mazeuil et Saint-Jean-de-Sauves.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Châtellerault
Canton Loudun
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Loudunais
Maire
Mandat
Christian Moreau
2014-2020
Code postal 86330
Code commune 86225
Démographie
Gentilé Clémentins, Clémentines
Population
municipale
1 380 hab. (2016 en augmentation de 3,06 % par rapport à 2011)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 50′ 28″ nord, 0° 05′ 38″ est
Altitude Min. 60 m
Max. 130 m
Superficie 56,58 km2
Localisation

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Saint-Jean-de-Sauves

Saint-Jean-de-Sauves est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Jean-de-Sauves, arrosée par la Dive et le Prepson[1], se trouve au nord-ouest du département de la Vienne.

Son altitude minimale, 60 mètres, se situe au nord-ouest du bourg, là où la Sauves quitte le territoire communal pour servir de limite entre Moncontour et Marnes. Le point culminant, 128 ou 130 mètres[2], se trouve au sud-ouest, au Puy de Mouron.

Le bourg de Saint-Jean-de-Sauves, à l'intersection des routes départementales 15, 40, 41 et 67, est implanté sur la rive gauche de la Sauves. Il se situe, en distances orthodromiques, 10 kilomètres au nord-ouest de Mirebeau et 19 kilomètres au sud de Loudun.

La commune est également desservie par de nombreuses autres routes départementales : 18 et 725 (l'ancienne route nationale 725) au sud, 63 à l'ouest, 20 et 126 au nord-est, tout comme la route nationale 147, en limite de Verrue.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Jean-de-Sauves
Moncontour Saint-Clair -- La Chaussée Verrue
Marnes
Moncontour (enclave de
Saint-Chartres)
Saint-Jean-de-Sauves Coussay
La Grimaudière Mazeuil Chouppes

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

Histoire[modifier | modifier le code]

Créée à la Révolution française, la commune de Saint-Jean-de-Sauves s'est agrandie successivement avec les fusions d'anciennes communes : Saint-Aubin-du-Dolet en 1845 et Frontenay-sur-Dive en 1972[3], cette dernière conservant le statut de commune associée.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours (réélu en 2008) Christian Moreau[4] UDI  

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[6].

En 2016, la commune comptait 1 380 habitants[Note 1], en augmentation de 3,06 % par rapport à 2011 (Vienne : +1,78 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9329229779661 1321 1961 1741 4061 432
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4691 5251 5021 4881 4751 4721 5021 5221 411
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 4291 4441 4241 2751 3631 4211 4241 3221 298
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 1851 1711 4801 4861 4361 2941 3071 3391 380
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[9], il n'y a plus que 42 exploitations agricoles en 2010 contre 70 en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont très légèrement diminué et sont passées de 4 096 hectares en 2000 à 4 040 hectares en 2010 dont 236 sont irrigables[9]. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[10]..

58 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orge et maïs), 25 % pour les oléagineux (colza et tournesol à parts égales), moins de 1 % pour les protéagineux, 7 % pour le fourrage et 1 % reste en herbe. En 2000, six hectares (un en 2010) étaient consacrés à la vigne[9].

Quatre exploitations en 2010 (contre neuf en 2000) abritent un élevage de bovins (234 têtes en 2010 contre 387 têtes en 2000). Cinq exploitations en 2010 (contre sept en 2000) abritent un élevage de caprins (2 093 têtes en 2010 contre 1 717 têtes en 2000)[9]. C’est un des troupeaux importants de caprins du département de la Vienne (74 500 têtes en 2011) qui est le deuxième département pour l’élevage des chèvres derrière celui des Deux-Sèvres[11]. La vocation laitière du troupeau est très forte. Moins de 2 % des élevages caprins sont non laitiers en 2000. La quasi-totalité de la production laitière, en constante augmentation (de 2000 à 2011 : + 44 %[12]) est livrée à l’industrie agro-alimentaire soit 96 % des 485 000 hectolitres récoltés dans l’ensemble du département de la Vienne en 2004. La production de fromage à la ferme reste très marginale et ne représente que 1 % de la production de lait et 6 % des fermes. 75 % des élevages sont basés sur un système de production de type hors sol, la surface agricole étant destinée essentiellement dans ce cas, à la production de fourrage. 75 % de ces exploitations n’élèvent que des chèvres. Le dynamisme de cet élevage, l’accent porté sur la qualité des produits a permis d’obtenir les AOC « chabichou du Poitou » et « sainte-maure de touraine » pour les fromages produits[13].

Les élevages de volailles et d'ovins ont disparu au cours de cette décennie[9]. La disparition des élevages de moutons est conforme à la tendance globale du département. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7 % de 1990 à 2007[11].

Le jardin des Trois Noyers est une ferme maraîchère qui est aussi un conservatoire des variétés anciennes de tomates. Plus de 150 variétés sont produites dont les tomates-ananas, les Noires de Crimée, les Roses de Berne, les Tétons de Vénus ou d'incroyables tomates bleues.

Développement durable[modifier | modifier le code]

La commune accueille l'un des onze centres de compostage des déchets organiques du département. Le tonnage annuel est de 5 000 tonnes alors que pour l'ensemble des équipements du département, il est de 175 050 tonnes[14].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église de Frontenay-sur-Dive, inscrite aux monuments historiques depuis 1926[15]. L'église Saint-Pierre date des XIe, XIIe et XIXe siècles. Elle est construite en tuffeau et galuche[Quoi ?]. La première mention de l'église date de 1080. L'édifice a subi quelques modifications au cours du XIXe siècle avec l'adjonction des bas-côtés. Le portail est roman. Il comporte deux voussures sculptées sur colonnettes et une troisième qui a été rajoutée au XIXe siècle. Certains chapiteaux portent un décor à motifs de végétaux ou d'animaux, dont un monstre à deux têtes. Le clocher abrite un pigeonnier de 77 boulins. L'église possède une belle chaire en bois polychrome du XVIIe siècle. Un autel consacré à la Vierge et un décor mural ont été peints naïvement par le prêtre desservant la messe vers 1950.
  • Chapelle de la Roche.
  • Musée exposant les objets trouvés lors des fouilles archéologiques.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Les plaines du Mirebalais et du Neuvillois[modifier | modifier le code]

Les plaines du Mirebalais et du Neuvillois qui couvrent 100 % du territoire communal sont classées comme zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) [16]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Présentation de la commune » (consulté le 10 novembre 2014)
  2. Selon deux éléments différents du Géoportail, la carte signale 128 mètres alors que la case Communes signale 130 mètres
  3. Saint-Jean-de-Sauves sur Ldg/EHESS/Cassini
  4. Fichier des maires de la Vienne sur le site de la Préfecture. Consulté le 15 novembre 2009
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  9. a b c d et e Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  10. Agreste – Enquête Structure 2007
  11. a et b Agreste – Bulletin no 12 de mai 2013
  12. Panorama de l’Agriculture en Vienne – Juin 2012 – Chambre d’Agriculture de la Vienne
  13. Agreste – Bulletin no 11 de décembre 2005
  14. Rapport de l’AREC – La gestion des déchets ménagers en Vienne – Recueil des données – Année 2011.
  15. Notice no PA00105691, base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 15 novembre 2009
  16. Secrétariat scientifique de l'inventaire des ZNIEFF, DREAL Poitou-Charentes , 2011