Monts-sur-Guesnes

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Monts-sur-Guesnes
Monts-sur-Guesnes
Orchestre des bigophoneux de Monts-sur-Guesnes.
Blason de Monts-sur-Guesnes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Châtellerault
Canton Loudun
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Loudunais
Maire
Mandat
Alain Bourreau
2015-2020
Code postal 86420
Code commune 86167
Démographie
Population
municipale
837 hab. (2016 en augmentation de 20,09 % par rapport à 2011)
Densité 73 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 55′ 11″ nord, 0° 12′ 45″ est
Altitude Min. 66 m
Max. 146 m
Superficie 11,40 km2
Localisation

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Monts-sur-Guesnes est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village est situé à à 16 km au sud-est de Loudun, à 18 km au nord-ouest de Lencloître, et à 18 km au nord-est de Mirebeau dans le pays loudunais. Jusqu'à la Révolution Monts-sur-Guesnes est situé en Anjou et dépend également de la généralité de Touraine : carte de l'ancienne province d'Anjou

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La forêt de Scévolles est un massif forestier de 5 000 hectares. Son nom évoque un grand poète français du XVIe siècle, Scévole de Sainte-Marthe, issu d'une illustre famille loudunaise. Il fut l'ami intime de Ronsard, fut reçu avec Renaudot et bien d'autres dans son salon littéraire à Loudun. Le massif forestier s'étend sur les sables du Cénomanien. Chênes et noisetiers y côtoient robiniers et pins. De nombreux animaux y trouvent refuge : cerfs, chevreuils, sangliers, renards, blaireaux, fouines...

Les espaces boisés contribuent à assurer des fonctions de production (bois d’œuvre mais aussi bois énergie), de protection (espèces, qualité des eaux) et sociales (accueil du public). Les forêts les plus anciennes ou implantées dans des conditions écologiques particulières (pentes, bords de cours d'eau,...) abritent en général la biodiversité la plus forte. Mais, au cours de l’histoire, pour répondre aux besoins d'une population rurale importante, la forêt poitevine a été intensément défrichée et sur-exploitée jusqu’à la révolution industrielle. Environ la moitié des forêts actuelles du Poitou n'existait pas il y a 200 ans[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

D’une manière générale[2], le temps est assez sec et chaud pendant l’été, moyennement pluvieux en automne et en hiver avec des froids peu rigoureux.

La température moyenne est de 11°C. Juillet est le mois le plus chaud (maximale absolue 40,8°C en 1947). Janvier est le mois le plus froid (minimale absolue – 17,9°C en 1985). 9 °C à peine sépare les moyennes minimales des moyennes maximales (cette séparation est de 6°C en hiver et de 11°C en été). L’amplitude thermique est de 15°C.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du bourg pourrait dériver du mot "gaine" ou "gué", le territoire étant parcouru par plusieurs cours d'eau. Le nom pourrait provenir, aussi, de l'anthroponymie Waimus. Monts proviendrait du latin mons qui signifie mont[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Monts est situé sur le point le plus haut du Loudunais, à 146 mètres au-dessus du niveau de la mer, sur une position élevée dominant les plaines alentour.

Cette position stratégique favorise l’édification d'un château fort. On pouvait d'ailleurs voir, au siècle dernier à un kilomètre à l'est du bourg actuel, une butte de terre appelée la Motte de Saulnais ; Rabelais en avait fait une dépatture de Gargantua. Les mottes servaient d'emplacement défensif du Xe siècle au XIIe siècle et comportaient souvent un donjon en bois et torchis entouré de palissades. En cas d'alerte, la population se rassemblait autour de ce donjon, dans la basse cour.

Au début du XIe siècle, un certain Grimault de Monts faisait un don au couvent de Guesnes pour se faire pardonner de l'usurpation de domaines. Au XIIIe siècle : à cette époque, le fief est entre les mains d'une importante famille du Loudunais, la famille Odart. En 1306, Guy Odart prête hommage au seigneur de Bauçay pour sa terre de Monts. En 1313, le bailli de Touraine poursuit un chevalier Odart, qui prétendait posséder la haute justice sur la ville et le territoire de Monts, droit qui appartenait au roi, selon les conclusions d’une enquête. Le 17 août 1330, un autre Guy Odart, époux de demoiselle Guillemette de la Touche, fonda une chapelle Notre-Dame de la Chambaudière, chapelle disparue au XVIIe siècle.

C'est peut être ce même Guy Odart qui se distingua contre les Sarrazins d'Espagne et qui rapporta une fiole d'huile sainte, longtemps conservée dans l'église de Saint-Vincent.

Pendant la guerre de Cent Ans, le pays étant ravagé par les bandes anglaises, Guy Odart obtint des lettres de guet et garde pour son château de Monts, situé à une lieue et demie de Purnon, place occupée par les Anglais[Quand ?].

Au milieu du XVe siècle, le seigneur de Monts, Jean Odart étant mort sans postérité, c'est sa sœur Jeanne, épouse de Pierre de Brilhac, qui hérite de la seigneurie. La famille de Brilhac possédait déjà un château à Argy, dans l'Indre.

En 1480, Louis XI, de passage dans le Loudunais, reste coucher une nuit au château de Monts. L'année suivante, le roi, réunissant la châtellenie de Loudun à la Couronne, en profite pour récompenser ses plus fidèles serviteurs : il érige en particulier la terre de Monts en châtellenie en faveur de Pierre de Brilhac, son majordome. L'érection en châtellenie supposait la faculté d'avoir un château, une haute justice avec fourches patibulaires et aussi le droit d'établir bailli, prévôt, châtelain, garde des sceaux, sergents, notaires et autres officiers nécessaires pour l'exercice de cette haute justice, ce qui donnait de l’importance au seigneur châtelain. Pierre de Brilhac en profite donc fin XVe siècle pour remanier le château et construire le logis principal attenant à la tour ronde.

Mais l'érection en châtellenie contenait une concession autrement plus importante pour la prospérité de Monts : c'est l'instauration des foires et marchés. Louis XI signale dans son document : "nous constatons que Monts est enclavé et environné par plusieurs gros villages et qu'il y a de bons revenus à cause de la fertilité du pays ; il y a donc lieu propice pour établir foires et marchés pour le bien et l'utilité du pays environnant". Les marchés se tenaient tous les samedis jusqu'en 2014 où le conseil municipal décida de le déplacer au vendredi pour relancer une fréquentation en baisse. Les foires, au nombre de quatre, avaient lieu les jours suivants : à la Saint-Nicolas (le 6 décembre), à la conversion de saint Paul (le 25 janvier), le second lundi de Carême et le 21 juin.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle, pendant la période de la Renaissance, les Brilhac font remettre leur château de Monts au goût du jour, en faisant percer au rez-de-chaussée quatre fenêtres, dont trois sont encore visibles.

Pendant les guerres de religion, un régiment protestant qui portait secours à Coligny en mauvaise posture à la bataille de Moncontour, pilla et incendia la chapelle Saint-Avertin et le feu ravagea une partie de la ville. C'est peut être ce même régiment qui en profite aussi pour visiter l'église de Saint-Vincent et pour détruire le tombeau de Guy Odart, où il était représenté en chevalier. Quelques années plus tard, la jeune veuve de René de Brilhac, Jacqueline de Savonnières, recevait à diner et à coucher, Henri de Navarre, futur Henri IV.

En 1594, Jacqueline de Savonnières vendait la châtellenie de Monts à sa sœur, Louise de Savonnières, épouse de Martin du Bellay, seigneur de Gizeux.

La terre de Monts ne resta dans la famille du Bellay que pendant deux générations. Charles, criblé de dettes, fut obligé de vendre la propriété en 1651.

Le 26 juillet 1651, Madeleine de Savonnières et son gendre, François Frézeau, achètent la châtellenie en copropriété et la font ériger en marquisat en novembre 1655, c'est un second souffle donné à la ville de Monts.

Après la mort de François Frézeau en 1702, Jean Angélique, son fils, devient marquis de Monts. Jean Angélique est un brillant militaire, comme son père, mais il meurt de la fièvre pourpre en 1711 âgé de moins de quarante ans. À partir de cette date, la terre de Monts est en indivision entre Paule-Louise-Marie Briçonnet d'Oysonville, épouse de Jean Angélique Frézeau, et ses enfants mineurs. Cependant, les besoins d'argent se font cruellement sentir et Paule-Louise-Marie commence à prélever de l’argent sur l'héritage de ses enfants. Marie-Madeleine, une des filles, ne commence à toucher les revenus de la terre de Monts qu'à partir de 1727, mais il va falloir attendre le décès de la mère et de trois des enfants pour que le partage puisse être enfin prononcé le 6 juin 1753 : les terres de Monts et de Maulay revenant à Marie Madeleine, épouse de Nicolas Doublet de Persan, et le reste de l'héritage à son frère Hilarion, marquis de la Frézelière.

Mais Marie-Madeleine meurt un an et demi plus tard, le 17 janvier 1755. Les domaines de Monts et de Maulay sont attribués à son fils, Anne-Nicolas Doublet, marquis de Persan, le 20 février 1756. Anne-Nicolas, fils du précédent, propriétaire de la terre de Monts par la donation que son père lui en avait faite, tant par contrat de mariage du 11 janvier 1779, que par acte du 11 février 1789, vendait cette terre, avec le consentement des créanciers, le 7 octobre 1791, à Jean-Pierre Gravier, citoyen de Paris.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Pendant ce temps, la population de Monts-sur-Guesnes accueille favorablement les avancées de la Révolution française, comme le reste de la France. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution. Il devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes et des principaux événements révolutionnaires, comme la fête de la Liberté, l’anniversaire de la proclamation de la République (22 septembre 1792) ou la célébration de l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Monts-sur-Guesnes depuis 1945
Période Identité Étiquette Qualité
1946 1947 Maurice Delagarde    
1947 1957 Paul Raud    
1957 1965 Maurice Pichot    
1965 1971 Remy Moinard    
1971 1977 Mary Delachaume    
1977 1989 Remy Moinard    
1989 2001 Chantal Hartl    
mars 2001 avril 2015 Bruno Belin[5] UMP Conseiller général, président de la communauté de communes, président du conseil départemental de la Vienne depuis 2015
avril 2015 octobre 2015 Alain Fraudeau    
octobre 2015 décembre 2015 Bruno Belin LR 1er adjoint faisant fonction de maire
décembre 2015 En cours Alain Bourreau LR Retraité

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Monts-sur-Guesnes est jumelée avec Momignies (Belgique).

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7].

En 2016, la commune comptait 837 habitants[Note 1], en augmentation de 20,09 % par rapport à 2011 (Vienne : +1,78 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
645689681646850828841890859
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
864916923884867967935885882
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
846859844745814735722749772
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
801713653642620641639704811
2016 - - - - - - - -
837--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l’Insee, la densité de population de la commune était de 57 hab./km2 contre 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[10], il n'y a plus que 10 exploitations agricoles en 2010 contre 11 en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont diminué et sont passées de 468 hectares en 2000 à 400 hectares en 2010. 65 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges), et 19 % pour les oléagineux (tournesol).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • La plupart des bâtiments de Monts-sur-Guesnes sont des bâtiments du XIXe siècle. Certains de ces bâtiments ont été rénovés comme le château qui est maintenant devenu la mairie et une bibliothèque.
  • Le château de Monts

La seigneurie de Monts est mentionnée dès le XIIe siècle. En 1480, Louis XI remercie pour son accueil la famille Brilhac, seigneur des lieux de 1429 à 1589 en lui offrant le titre de châtellenie pour son domaine. En conséquence, vers 1500, les Brilhac décident de modifier l'édifice défensif médiéval. Les constructions et les décors ajoutés à cette époque hésitent encore entre le vocabulaire de style gothique et celui de la Renaissance. En effet, choux frisés et gâbles côtoient chapiteaux à putti et coquillages.

Le château est victime d'effondrements dans les années 1970. Son propriétaire cède pour un Franc symbolique la tour ronde à la Commune, qui rachète le logis central. La commune y effectue d'importants travaux de restaurations et y installe la mairie dans les années 1990. De nouvelles réhabilitations sont lancées à partir de 2013 dans les ailes Nord et Ouest et dans la tour à mâchicoulis achetés à leur tour par la municipalité.

La chapelle et l'enceinte du château sont classées comme monument historique en 1979.

L'édifice est en belles pierres blanches de tuffeau. Le style gothique est représenté par la façade nord richement ouvragée et la tour de l'escalier rajoutée vers 1500. L'escalier est accessible grâce à une belle porte ouvragée donnant sur la cour du château. La porte est de style gothique. L'escalier est en vis à l'intérieur de la tourelle polygonale. Elle est ornée à l'intérieur et sur chacun de ses pans d'une frise sculptée composée d'animaux et de feuilles de vigne évoquant une scène de chasse. Sur l'un des pans, la frise représente un homme et son chien dont le mouvement évoque la course après le gibier.

On peut découvrir, aussi, une belle tour de guet et une charpente de grande facture.

  • Le château de Purnon, de la fin du XVe siècle, dans la commune voisine de Verrue.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Laurent-et-Saint-Hilaire est composée de deux nefs datant de deux époques différentes. Celle de gauche date de 1717 et constitue, jusqu'au XIXe siècle, la chapelle du château. En 1810, elle devient église paroissiale. L'église est alors agrandie par la création d'une deuxième nef. Le porche est de la fin du XXe siècle. L'église abrite trois épitaphes en marbre de Carrare dédiées à des membres de la famille Frézeau de la Frézelière. L'une d'elles est de Nicolas Coustou (1658-1733).

Équipement culturel[modifier | modifier le code]

La salle de spectacle La Montjoie est une salle auto-construite, par les habitants, après l’incendie de la salle précédente, en 1938. Elle est bâtie immédiatement à proximité du château. Elle a servi de salle polyvalente jusqu’en 1991. Après une totale réhabilitation, la salle accueille de nouveau divers types de spectacles (théâtre, concert, cinéma ...) depuis le 1er octobre 2011 [11].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Étienne Pichot (1781-1867) est un grognard de l'armée napoléonienne. Il a parcouru plus de 10 000 km à pied entre 1803 et 1815. Il a participé à la campagne d’Italie, puis à celle de Croatie. Il appartenait alors au 60e régiment de ligne. Puis il reste en garnison à Raguse, jusqu'en 1810. À cette date, il rentre à pied à Toulon en réalisant en 30 jours 1 500 km. Il intègre alors le 1er régiment de chasseurs de la vieille Garde. C’est un corps d’élite. Pour en faire partie, il fallait non seulement avoir participé à trois campagnes, être distingué pour un exploit et bien entendu avoir eu une conduite exemplaire. Mais il fallait aussi être grand (1,76 m) et savoir lire et écrire. C’est ainsi qu'en tant que soldat d’élite il participa à la campagne de Russie et notamment, qu’il survivra au passage de la Berezina. Il parcourut, au cours de cette retraite, dans des conditions effroyables (attaques constantes des cosaques et des partisans, froid, faim…), 50 km par jour. Il fut placé ensuite sous les ordres du général Cambronne (1770-1842). Il participa ainsi à toutes les dernières batailles de la fin de l’Empire jusqu’à la bataille de Waterloo. Dès le retour des Bourbon au pouvoir et l’instauration de la Restauration, il est congédié. Il devient marchand à Mons, se marie et a trois enfants. Il est décoré de la médaille de Sainte-Hélène.
  • Justin Pichot (petit-neveu d'Étienne Pichot), maire de Monts-sur-Guesnes de 1882 à 1886,
  • François Millet Pichot (petit cousin d'Étienne Pichot), maire de Monts-sur-Guesnes de 1886 à 1900,
  • Paul Raud (arrière petit-fils d'Étienne Pichot), maire de Monts-sur-Guesnes de 1928 à 1946 et de 1947 à 1956,
  • Maurice Pichot (arrière-arrière-petit-neveu d'Étienne Pichot), maire de Monts-sur-Guesnes de 1957 à 1965.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de la Vienne.
Blason Blasonnement :
Burelé d'argent et de gueules de dix pièces, à la cotice d'or brochant sur le tout.
Commentaires : Le blason de la commune reprend les armoiries de la famille Frézeau de la Frézelière qui fut propriétaire du château à partir de 1651.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. IFEN-BD CORINE Land Cover® 2006, toutes couches « Forêt », hors espace vert artificialisé non agricole
  2. Livret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne – Novembre 2012, édité par la Chambre d’Agriculture de Poitou-Charentes
  3. Le Patrimoine des communes de la Vienne en 2 tomes – Edition FLOHIC – 2002 – (ISBN 2-84234-128-7)
  4. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 175 et 178
  5. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  10. Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  11. Laurence Chegaray, « La salle de la Montjoie renaît de ses cendres », Centre Presse, 7 août 2010, p. 9